jeudi 30 avril 2009

"You're magnetized !"

Pour la petite histoire, j’ai un bout de dent qui a décidé de prendre son indépendance pendant le week-end de Pâques. Je dégotte donc un rendez-vous, le gentil docteur me colle un bout de résine et c’est reparti comme en 40… pendant une semaine, après quoi la résine prend elle aussi son indépendance. Retour chez le dit dentiste quatre jours plus tard :

Dr Dentiste : Tu es du genre à prendre le jus quand tu touches une porte ?

Vert dont les cheveux qui font des étincelles au moindre pull en laine : Oui
(pour l’anecdote y’a deux semaines, je faisais des étincelles ou je me prenais le jus à chaque fois que je touchais les tiroirs métalliques des diapos au boulot…)

Dr Dentiste : C’est exactement ce que je pensais, tu es trop électrique ! C’est pour ça que ça ne tient pas.

Entre ça et le fait qu’au boulot il suffit que je m’approche d’un ordi (sans le toucher ni rien) pour que soit disant le problème se résolve tout seul…
Vous croyiez qu’ils voudront bien de moi chez les X-Men ?

lundi 27 avril 2009

Gérard, Spock et Coraline (carnet de soirée)



Pendant que je me bois une petite tisane, et histoire de poser par écrit quelque part cette sympathique soirée de clôture au Festival Jules Verne avec Marmotte (qui est le plat préféré de l'aigle royal mais chuttt !)

On retiendra donc, dans un ordre relativement chronologique :

- Si vous comptez être là une demi-heure en avance, et que vous prenez le RER, comptez une heure d'avance...

- ... du coup la chasse aux places est corsée, mais finalement tout au fond de la salle, on voit très bien l'écran aussi (et dieu que les fauteuils sont confortables au Grand Rex)

- Un mini-film d'animation sur les poulpes, je crois que c'est celui qui a été aux oscars cette année... vraiment mignon ^^

- Une remise de prix presque comme aux Oscars avec des remerciements et des statuettes, sans les strass et les paillettes... ni les traducteurs correcteurs : on se propose l'an prochain pour traduire les remerciements.

- Tiens, le ménure a l'air d'être un oiseau sympa à caser dans notre jeu en Salle Commune

- Depardieu, le vrai, pour un Jules Verne Award... avec des répliques (grossièrement rapportées) sujettes à de mauvaises interprétations...
Parole de l'organisateur du Festival : "En France, on récompense toujours trop tard les grands acteurs, nous on est content de le faire avant" (sous entendu "et bah on est bien content de vous chopper avant votre mort !")
Parole de Gérard : "J'avais jamais entendu parlé de votre festival jusqu'à maintenant mais merci !" (Traduction : "Et pan dans les dents ! ")

Bon sinon il y avait aussi des films...



Tout d'abord un Star Trek, en présence de moult fans (c'est le moment où j'ai eu une pensée émue pour les gens qui se retrouvent devant un SW ou un HP au milieu de fans... les pauvres... et encore là j'ai trouvé ça très calme hormis quelques applaudissements dans les passages héroïques).

Donc Star Trek (énième du nom ?)... bah je ne connais notoirement rien à cet univers donc je ne peux pas juger sur ce point, mais c'est assez fun pour une néophyte : du grand spectacle, des beaux effets spéciaux, un scénario à grosses ficelles mais qui fonctionne bien. Les personnages sont sympas, c'est drôle, y'a pas de prise de tête, et coté renouvellement d'un univers le moyen employé est assez radical (mais déjà vu ailleurs ^^)

Visiblement c'est conçu à la fois pour les fans et pour en attirer de nouveaux, et j'avoue que ça marche bien. Et y'a quelques trouvailles du coté des bruitages (ils s'amusent un peu du fait que dans l'espace il n'y a pas de bruit, c'est une belle tentative ^^), ce qui n'empêche pas des incohérences scientifiques totales à coté (même dans un référentiel Star Trek s'entend...), bref y'en a pour tous les goûts.

A l'occas je creuserais ptêtre de ce coté par curiosité... (comme si j'avais rien d'autre à faire)


Et pour ce qui est de la raison originelle de mon déplacement, à savoir Coraline, Ze Coraline de Neil Gaiman (roman jeunesse de 150 pages qui a ramassé un Hugo, un Nébula, un Locus et un Bram Stocker Awards, rien que ça -) adaptée par Henri Selick (le type qui a fait l'étrange Noël de Monsieur Jack), en présence de Bruno Coulais (compositeur, même qu'il a dit qu'on se "coulais" bien dans le film ou quelque chose de ce goût là, jeu de mot involontaire repris immédiatement par l'orga) et du directeur d'Universal France (qui a évité un massacre terrible en précisant tout de même que c'était adapté de Gaiman).

Bah j'avoue que je n'ai pas trouvé grand chose à dire sur le film, peut-être aussi parce que mes yeux accusaient le coup, et parce que j'étais très occupée à osculter une dent re-cassée, bref, j'ai fini par mettre le doigt sur ce qu'il me manquait à la fin du film : la voix du narrateur.

C'est quelque chose qui est omniprésent chez Gaiman, et je réalise maintenant à quel point ça influence la lecture... d'ailleurs si quelqu'un veut m'offrir Gaiman qui lit ses nouvelles, je suis preneuse, les extraits que j'ai écouté sont charmants. Du coup là on se sent un peu abandonné (et accessoirement c'est là où on se dit que toute adaptation d'un Gaiman sera forcément une déception de ce point de vue).

Cependant on est pas en reste, l'animation est magnifique, l'ambiance buccolico-horrifique fait son effet, l'histoire tient bien la route et suit plutôt bien le bouquin de mémoire, la musique est sympathique, et l'animation magnifique (ah pardon je me répète), avec une grosse préférence pour le chat (et l'autre mère un peu aussi).

Bref on ne peut que louer une fois de plus l'oeuvre de Gaiman, et sa très belle adaptation (menfin vous me faites la même avec Gaiman qui lit des passages dans le fond et là je tombe amoureuse !).

Que dire d'autre pour conclure ? C'était une soirée fort sympathique, il se fait tard, et Marmotte est bien rentrée (non sans avoir failli laissé son passe navigo en guise de pourboire sur son siège *siffle*). Je m'en vais donc rejoindre mon lit, rêver de vaisseaux spatiaux et de yeux en bouton, avant d'appeler mon dentiste demain matin !

PS : Je me suis remise à la série des Gabriel Knight en jeu vidéo, et il faut reconnaitre que malgré leur grand âge (Merci la dosbox) et leur difficulté ardue (merci les soluces en ligne), ils déchirent (le 1, pour sur, je finis le 2 et je vous confirme ça).

Edit plus tard : On me dit dans l'oreillette msn que j'ai un peu zappé le synopsis des films (mais bon Allocine c'est fait pour ça ^^) et aussi que j'ai fait plein de fautes de partout, mille excuses, vous avez vu l'heure !

Bref, sachez que Star Trek (enfin celui-là), c'est l'histoire des débuts de Kirk et de Spock qui ne s'entendent pas le mieux du monde, à bord bien sûr de l'Entreprise, avec des vilains pas beaux tatoués, des astres qui explosent et la galaxie à sauver (ça explique mon oubli, en fait ça ne se résume pas, et pour le reste ça revient à raconter le film)

Et pour Coraline pour ceux qui n'ont pas lu (shame on you), c'est l'histoire d'une petite fille qui emménage dans une vieille maison (occupée par des résidents assez loufoques) et qui trouve sa vie ennuyeuse, surtout avec ses parents qui ne s'occupent pas d'elle. Elle découvre en explorant la maison une étrange petite porte, qui la mène dans la maison de l'Autre Mère, où il fait bon manger et jouer, véritable petit paradis pour y vivre... ou pas.

dimanche 26 avril 2009

Crom !

L’autre jour en zappant, voilà t’y pas que je tombe sur Conan le barbare. Attirée par le coté un vintage (normal vu la date de l’œuvre) qui change de ce qu’on fait maintenant, les effets spéciaux pourris et le ketchup liquide, j’ai regardé la fin d’un œil distrait… et bah ça a quand même de la gueule ce film, faut vraiment que j’arrive à le voir en version complète un de ces 4…

(et que je rajoute ça aussi dans ma liste de lectures, mais la seule bibliothèque où il est dispo, j’y ai bien évidemment déjà emprunté mes 5 bouquins... on se demande vraiment de laquelle il s'agit)

Menfin avant que vous ne vous inquiétiez pour ma santé mentale (merci c’est gentil, mais je suis toujours aussi fondue – savoyarde ah ah ah), ce ne sont pas les pectoraux du barbare qui ont fait chavirer mon cœur, mais la musique…



Composée par Basile Poledouris, elle est vraiment sublime… je suis complètement sous le charme, et ne me faites pas croire qu’un morceau comme ça ne vous fait rien (bon j’ai choisi exprès, parce que assez bizarrement quand on tombe sur un des morceaux repris fréquemment dans Naheulbeuk ça a tendance à casser l’ambiance pourvu qu’on remette les voix des personnages dessus…).

Le sieur a l'air d'avoir quelques autres compositions intéressantes si je me fie à ce que j'ai écouté sur Deezer...

Affaire à suivre donc… en film, livre etc.

samedi 25 avril 2009

Deux Batman

Pas plus tard que l’autre jour, je suis tombée sur une liste assez intéressante, celle des 25 meilleurs comics Batman. Avec un top 3 assez serré entre Frank Miller, Frank Miller et… Alan Moore (et pour l’instant fangirl juste derrière on a Arkham Asylum de Dave McKean, que je ne manquerais point de lire à l’occasion…).

Et comme de hasard, deux d’entre eux étant sur ma liste de choses à lire (le Dark Knight Returns c’est fait depuis longtemps), me voilà donc à sillonner la capitale pour les dénicher en bibliothèque, récupérant enfin au passage V pour Vendetta mais ça c’est pour plus tard…

Batman Année 1– Frank Miller



Si vous ne vous êtes jamais demandé quelle était la source d’inspiration n°1 pour les films de Nolan, ou si vous en doutiez encore, c’est bien de Frank Miller que vient cette lecture particulière de Batman. Ca se sentait déjà dans Dark Knight Returns, c’est translucide dans ce Batman Year One (oui j’ai du mal avec la vf), qui en à peine 50 présente une étonnante genèse de Batman.

On fait connaissance avec plus que troublé Bruce Wayne, et avec l’incontournable -actuellement lieutenant- Gordon qui vient d’arriver dans la place. Le comic nous fait suivre l’évolution de chacun, Batman construisant progressivement son identité, Gordon trouvant ses marques dans le bourbier infect de Gotham.

L’univers est abominablement sombre. Si vous trouviez Gotham City glauque et corrompue jusqu’à l’os dans les films de Nolan, sachez que ce n’est rien comparé à la version donnée à Frank Miller (qui est pourrie jusqu’aux molécules d’ADN). Batman et Gordon, au milieu de ça, cherchent à y mettre bon ordre, chacun à leur façon. Il n’y a pas de méchant au sens batmanien du terme dans cette histoire.

Du coup, cela fournit l’espace pour explorer la psyché de ces deux héros, qui choisissent chacun leur voie (Batman en dehors de la loi, Gordon en la suivant au maximum) pour ramener l’ordre à Gotham, et qui ont chacun leur faiblesse, leurs talon d’Achille, leur tourment intérieur.

Ce qui fait de cette lecture un véritable délice, où l’on découvre des héros qui sont tous sauf immaculés. Un sacré coup de poing quand on s’est habitué aux dessins animés (qui pourtant sont loin d’être manichéens).

Batman Rire et Mourir – Alan Moore



Toujours dans la série « a définitivement inspiré certaines adaptations cinéma », Rire et Mourir (alias The Killing Joke) vaut bien Year One. Le Joker de The Dark Knight y puise ses sources… et celui de Burton aussi d’ailleurs.

Parce que c’est un peu lui, le héros de l’histoire, celui qui mène le jeu (de toute façon dans Batman, le Joker vole toujours la vedette à Batman, c’est bien connu), ça se sent ne serait-ce que dans les couleurs bien pétantes, totalement à l’opposé de Year One.

Notre anti-héros aux cheveux verts s’échappe une fois de plus de l’Asile, pour s’en prendre au commissaire Gordon qu’il veut rendre fou, pour prouver que ce qui lui est arrivé, à lui, Joker, est à la portée de tous, même d’un symbole comme le commissaire.

C’est l’occasion d’y voir le Joker dans toute sa splendeur, et de découvrir comment il est devenu ce qu’il est, selon Alan Moore. Et de voir les bons vieux ennemis/amis que sont le Joker et Batman s’affronter une fois de plus.

Sur le fond, l’histoire n’apporte rien qu’on ne sache (ou soupçonne) sur ces deux lurons et sur leur caractère à chacun, mais c’est tellement la définition même de ce qu’est un Batman que c’est un vrai plaisir à lire, d’autant plus que le récit est rondement mené, et la fin assez perturbante, tout compte fait.

Et pour conclure cette petite balade au pays du justicier masqué, je ne peux m’empêcher de faire allusion à THE sortie qui m’intéresse le concernant, à savoir un Batman avec Neil Gaiman aux commandes : Whatever Happened to the Caped Crusader ? Y’a de quoi baver sur son clavier, une combinaison pareille non ? Enfin bref j’ai vu que la version reliée était prévue pour juillet sur amazon…

vendredi 24 avril 2009

Sandman 10 : Veillée Mortuaire - Neil Gaiman


Une semaine pour trouver le courage de se poser devant un clavier pour parler de ce dernier tome de Sandman. C’est assez étrange. Je pourrais vous raconter comment sa lecture a été un véritable cérémonial : installée confortablement sur mon lit, ordi éteint, téléphone aussi, juste une tisane, le livre, et moi, à l’opposé de tous les tomes précédents que j’ai souvent lu à moitié dans le métro/bus/tram, à moitié sur l’ordi, avide de grappiller chaque bride d’histoire.

Veillée funéraire est un peu différent. C’est la conclusion, la fin, the End, le rideau tombe, les lumières se rallument, au revoir et adieu.

(Faisons abstraction du tome 11, deuxième tome sorti quand Delcourt a repris la série (dans un désordre chronologique total) et qui a été réalisé pour les 10 ans de Sandman si ma mémoire est bonne. Il se compose d’histoires sur les Eternels, parfois comics, parfois à mi-chemin du livre illustré… qui peuvent quasiment se lire n’importe quand, sauf que quand même ca spoile quelques passages. Bref)

Je disais donc que le tome 10 est une conclusion. Et quelle conclusion. Pas que ce soit ce soit la première série qui s’étend en une conclusion aussi expansive, qui prend bien le temps d’arrêter tous les fils et d’éteindre la lumière en sortant (bien que laissant quand même quelques questions en suspens).

Veillée mortuaire se compose de trois histoires : le final éponyme de la série (après les Bienveillantes dont la fin, étrangement, avait la même saveur) ; Exils, qui est également une conclusion à sa façon ; et enfin, la Tempête, miroir au Songe d’une Nuit d’Eté du tome 3, qui… conclue également.

Ce qui nous fait trois conclusions, sur des registres différents, dans des styles de dessin différents, mais toutes s’insérant parfaitement dans l’univers éclectique de Sandman, et étant au demeurant fortement agréables.

Veillée Mortuaire est une véritable réunion de famille où l’on recroise je pense l’intégralité du casting de la série… je n’ai pas vérifié personnage par personnage mais on n’est pas loin du compte. C’est un peu l’illustration parfaite de ce que disait Gaiman dans Anansi Boys :

« Il existe une théorie selon laquelle le monde entier n’abrite que cinq cents véritables personnes (les acteurs, pour ainsi dire ; tous les autres habitants de la Terre ne sont que des figurants), qui, en outre, se connaissent toutes. Et c’est la vérité, au moins dans une moindre mesure. En fait le monde se compose de milliers de milliers de groupe d’environ cinq cents personnes qui passent leur vie à se croiser par hasard, à tenter de s’éviter, et à se rencontrer dans le même improbable salon de thé de Vancouver. »

Voilà qui résume la situation. Ajoutez à ça une narration assez étonnante qui inclut le lecteur, et ça vous donne une idée de l’étrangeté de la chose. Les dessins au passage sont probablement les plus beaux de la série (bon en même temps on arrive dans les années 90, le style change…).

Exils joue plutôt sur le registre du conte ou de la fable (fable est plus adapté, il ne dépareillerait pas dans le recueil Fables et Réflexions) et est très sympathique à lire.

Enfin la Tempête entremêle étroitement Shakespeare et Sandman en une histoire assez poignante, il faut le dire, illustrée par Charles Vess avec des reprises de l’œuvre de Shakespeare . Le parallélisme étrange entre le maître des rêves et l’auteur de théâtre, et la réflexion sur l’art et la renommée qu’on en retire sonne incroyable juste, et c’est finalement dans cette histoire courte et sa précédente qu’on trouve la fin la plus satisfaisante de Sandman.

Tout ça sans parler réellement de ce qu’il s’y passe, mais cela se révèle finalement facultatif.
En tout cas, une fois fermé ce dernier volume, on reste une fois n’est pas coutume sous le charme de cette série si particulière avec ses incroyables personnages et ses étranges histoires.
(que je vous présenterais un de ces 4 dans sa globalité si l’occasion s’offre à moi…)

samedi 18 avril 2009

Flash Gordon – Mike Hodges


On ne remerciera jamais assez son FAI et ses offres internet-téléphone-tv, c’est comme ça qu’on se retrouve le samedi soir à utiliser un crédit offert pour louer des films débiles en vidéo à la demande… en même temps, à choisir entre Flash Gordon et une comédie romantique, y’a pas photo, d’autant plus que Flash Gordon comporte aussi sa part de gnangnan qui fera fondre les cœurs les plus tendres (et marrer les autres).

Bref Flash Gordon est l’adaptation éponyme d’un fameux comic éponyme des années 30, sur laquelle lorgnait d’ailleurs George Lucas avant de faire Star Wars. On ne regrettera jamais qu’il nous ait sorti Star Wars (où même le Anakin geignard de l’épisode II est plus crédible que Flash en maillot et collants sur son « scooter de l’espace »), mais bon à regarder ce Flash Gordon, y’a de quoi être songeur…

C’est donc l’histoire de Flash Gordon (Flash… ah ah… savior of the Universe), joueur de football américain, dans un avion avec une charmante jeune femme (la potiche frisée de service dont il tombe raide dingue en 30 secondes et demi, et réciproquement), avion qui se retrouve pris dans d’étranges perturbations atmosphériques. Les pilotes disparaissent mystérieusement, et Flash et sa belle… ah oui c‘est vrai elle s’appelle Dale (bah quoi comme on scande pas son nom en permanence on l’oublie vite) atterrissent en catastrophe chez un espèce de savant fou, Zarkov, qui les embarque dans sa fusée, parce qu’il faut aller sauver la Terre du vilain empereur de l’univers Ming qui menace de la détruire.

Les voilà donc devant un grand méchant, qui décide que Flash doit mourir (forcément, c’est le héros), que sa bonne femme doit devenir sa concubine (forcément, c’est une nana), et que le savant fou doit subir un lavage de cerveau. Mais bon c’est sans compter notamment sur la fille de l’Empereur, qui a des vues sur Flash (et sur à peu près tout ce qui est de sexe masculin). Et ne parlons même pas du futur James Bond en collants verts et de l’homme oiseau.

Bref comme si ce pseudo résumé n’avait pas attiré votre attention sur le haut potentiel d’un tel film, il faut savoir que :

- le scénario est d’une simplicité à mourir et les retournements de situation sont tellement mal fichus qu’ils n’ont aucun effet (typiquement à chaque fois que Flash va mourir, c’est tout juste si on annonce pas avant qu’il va s’en sortir – pff aucun sens du cliffhanger)

- les personnages sont désespérants ou souffrant manifestement de dédoublements de personnalités, y’a qu’à voir Zarkov qui passe du savant fou au bon pote en deux minutes, sans parler de la potiche qui oscille entre frêle princesse et garce capable de coller des pains (et qui accessoirement qui préfère se servir d’un truc laser comme d’une massue plutôt que de tirer sur les gardes avec)

- les dialogues sont assez pathétiques, entre le « Go Flash Go ! », et le « Non pas les vers perforants » ça vous donne une idée des perles, et encore je vous épargne les échanges entre Flash et Dale qui sont à à vomir (je n’ose imaginer en VF)

- les combats sont terrifiants de nullité, avec une mention spéciale pour le premier, dans le palais, qui après un petit moment de tension pour bien dire que l’Empereur est grand, méchant et maléfique, vire dans une espèce de comédie du n’importe quoi qui donne le ton du film.

- les décors et les costumes sont d’un tel kitsch qu’on a rarement vu un environnement aussi coloré et clinquant dans un film de SF

- les effets spéciaux auraient du mal à faire de l’ombre à des vieux films des années 50, ne serait-ce que les incrustations…

- l’ambiance sonore est assez unique aussi… les sons de laser, de vaisseaux et de gardes qui meurent sont à mourir de rire.

- Et bon il faut reconnaître que la musique de Queen porte quand même grandement le film, avec le Flash savior of the universe qui revient régulièrement, au moins pour la petite intro… le reste est majoritairement composé de synthé et guitare électrique, et franchement y’a de sacrés morceaux (j’ai particulièrement un faible pour la marche nuptiale qui vire limite en marche funèbre…)

Bref, dans le genre nanar kitsch devant lequel on rit d’un bout à l’autre, film qui ne demande pas de réfléchir et qui détend les synapses, je le recommande vivement, tout particulièrement pour une soirée entre amis en bouffant des saloperies devant le petit écran (on regrettera presque l’absence d’un karaoké à la fin… enfin quoique ça ne relève même plus du karaoké à ce niveau), c’est un peu comme un grand bol d’air frais chargé de vapeurs hallucinogènes, ça a un effet dingue !

Une expérience qui affecte tous les sens, encore mieux que le Futuroscope !

dimanche 12 avril 2009

L’énigme du cadran solaire – Mary Gentle


Il y a pas longtemps (enfin je me rends compte que mine de rien ça fait presque un an, dieu que le temps passe vite…), je vous avais chanter les louanges du Livre de Cendres, de Mary Gentle, vaste fresque uchronique, quelque part à la frontière des genres, jouant sans cesse sur la corde de la véracité historique, roman racontant l’histoire incroyable de Cendres, sorte de Jeanne d’Arc n°2 avec un langage et des manières pas piquées des hannetons, occupée à repousser l’invasion de Carthaginois, et la venue inexpliquée de l’obscurité…

Bref il était tout naturel que je finisse par me pencher sur l’autre pavé de l’auteur disponible en français (en plus d’un roman de SF, les Fils de la Sorcière, lu il y a bien longtemps), à savoir l’Enigme du Cadran Solaire, facilement 1000 pages, découpées en 2 tomes.

L’histoire est celle de Rochefort, homme de main de Sully en 1610, qui se retrouve contre son gré, sous les menaces de Marie de Médicis, à manigancer l’assassinat d’Henri IV. Il fomente cela de manière à que celui-ci échoue, notamment en employant un instituteur un peu illuminé… mais le hasard fait que la tentative de Ravaillac échoue.

Voilà donc Rochefort obligé de fuir la France pour l’Angleterre, accompagné de l’exaspérant Dariole, jeune freluquet qui prend plaisir à le battre régulièrement en duel. Sauf qu’à Londres, voilà qu’un homme mystérieux lui impose d’organiser un nouvel assassinat, qui permettrait de modifier l'histoire de façon déterminante de façon à éviter l’Apocalypse qui doit subvenir d'ici 5 siècles d’après ses calculs : la cible est Jacques Stuart, roi d’Angleterre.

D’après l’introduction, l’histoire se présente comme étant les mémoires de Rochefort, sauvées du feu, traduites et agrémentées d’autres textes retrouvés avec le manuscrit. Ainsi commence donc l’Enigme du Cadran Solaire, récit d’aventure tirant fortement son inspiration dans le genre du roman de cape et d’épée. L’auteur se revendique d’ailleurs de Dumas en guise d’introduction.

On retrouve dans ce roman les mêmes manières propres à Mary Gentle. Tout d’abord, l’ultra-réalisme de l’époque décrite est épatant : avec une odeur de merde (il faut le dire), des rues sales, des gens qui ne lavent jamais, des costumes étranges, et ce jusqu’au moindre détail. L’histoire démarre en 1610, et on a l’impression d’être dans un vrai 1610, tant on croise tous les intervenants de l’époque (à commencer par Marie de Médicis et Sully, ainsi que tant d’autres… un coup de wikipedia une fois la lecture terminée suffit à le prouver).

C’est assez marrant parce que je suis retombée sur cette phrase qui provient, je pense, du Livre de Cendres, à savoir : « L'important, c'est la personne qui raconte les histoires, et les histoires qu'on ne raconte jamais. ». Voilà qui résume bien notre ouvrage, qui une fois de plus se concentre sur un personnage, Rochefort, et sur les trous laissés par l’Histoire. Bien plus que dans Cendres, l’auteur joue ici sur la pseudo- véracité de son histoire qui n’apparaîtrait pas dans les livres.

Le récit est fait sur un ton extrêmement cru, des dialogues tout sauf châtié, et coté détails on est servi… même trop parfois (je pensais être blindée coté violence… bon par contre j’étais loin de l’être coté pornographie). C’est un pur récit d’aventure qui enchaînent péripéties sur péripéties, avec quelques pauses, et quelques ellipses. Je préfère m’abstenir de développer, tout le charme est dans la découverte de celles-ci.

Une fois de plus, c’est donc un sacré morceau de littérature, encore un truc inclassable qu’on se demande si ça relève du roman historique, ou de l’uchronie (l’auteur revendiquant clairement la SF, elle), qui est assez entraînant.

Ceci dit, sans rien ôter à ses qualités, d’un point de vue purement personnel je lui préfère quand même le livre de Cendres. Il manque à l’Enigme du Cadran Solaire le souffle épique qui me donnait envie d’avaler 2000 pages sans s’arrêter. Et une héroïne de l’envergure de Cendres.

Rochefort est un peu tout son contraire : homme de l’ombre assez lamentable même si duelliste de talent. Il ne trahit pas beaucoup d’émotions, et quand c’est le cas, ce n’est pas forcément ce qu’on apprécie de lire. J’avoue avoir eu énormément de mal à l’apprécier pendant un moment, sans doute parce qu’il est aux antipodes ce qu’on a l’habitude de lire. Bon par contre j’ai eu mal pour lui, parce que ce type n’a vraiment pas été béni par Dame Chance (à coté Fitz est un heureux veinard).

En passant en préparant cet article, je suis retombée sur une interview de Mary Gentle au Cafard Cosmique. Je vous déconseille de la lire si vous n’avez jamais lu un roman d’elle, sous peine de vous faire spoiler pas mal de chose, mais en guise de bonus, elle apporte un éclairage assez intéressant sur ses textes.

samedi 11 avril 2009

Ponyo sur la falaise – Hayao Miyazaki


Ca commence dans l’eau, avec des poissons, des méduses, et autres créatures aquatiques. Il y a un homme bizarre aux cheveux roses et au costume rayé, Fujmoto, qui a un je-ne-sais-quoi d’un Willy Wonka désabusé au fond de l’eau. Et un étrange poisson rouge à tête humaine, sa fille, apprendra-t-on, qui fait une fugue… et échoue dans un seau chez un petit humain, Sosuke, qui baptise sa nouvelle amie Ponyo.

Pendant un moment, on pense au Monde de Nemo, mais finalement, c’est bien dans la Petite Sirène que cette histoire puise ses sources. Mais comme à son habitude, Miyazaki digère et réinterprète l’histoire à sa façon, la rendant complètement méconnaissable.

Je ne suis pas convaincue que la mère du prince dans le conte d’Andersen soit aussi dangereuse au volant de sa voiture, et je ne me souviens pas de poissons de l’ère secondaire ou primaire… enfin bref. Ne parlons même pas de la version Disney ^^.

Bref, encore une fois, on a affaire à un pur Miyazaki : univers riche, coloré et fascinant, amourette, aventure, une mer comme on en voit rarement et une intrusion du fantastique dans le réel qui ne dérange personne si ce n’est le spectateur parfois.

L’histoire est à la hauteur des héros, à savoir 5 ans. Elle est incroyablement gentillette et mignonne, pleine de bons sentiments, avec des enfants souvent plus sages, courageux, etc. que les adultes. On est plus proche de Mon Voisin Totoro que de Princesse Mononoke.

Au passage la comparaison avec Willy Wonka (surtout celui joué par Johnny Depp) n’est pas malvenue. A voir la bande de grands-mères de la maison de retraite, parfois plus présentes et sensées que les parents, il y a définitivement un quelque chose de Roald Dahl dans ce schéma, où sont mis en avant les vieux et les petits jeunes.

Les dessins sont magnifiques, tout à la main comme ça ne se voit plus guère, et extrêmement simples (comparé à ses précédentes œuvres). D’après ce que j’ai lu, c’est un parti pris volontaire. Ce qui n’empêche pas d’admirer le monde marin dans toute sa splendeur (et accessoirement de trucs qu’on refuse de voir traditionnellement : poissons, crustacés, méduses… Et coté sons on est pas en reste. J’avoue que je suis restée ébahie devant les sons qui animent le monde marin (ce qui n’est pas une mince affaire quand on y réfléchit).

Bien évidemment la musique de Joe Hisaishi est magnifique. J’avais oublié, à force d’écouter ses réalisations très épurées comme Kikujiro ou Hana-bi, à quel point il pouvait sortir des pièces majestueuses, qui flirtent un moment avec Wagner avant de repasser sur des choses plus bucoliques. Et tout ça au profit d’une atmosphère sous-marine ou bord de mer très prégnante.

Forcément, un Miyazaki est toujours un grand moment de bonheur et d’évasion, par ses images, sa musique, son histoire, et cela même assis sur un siège de ciné pourri dans une salle pas chère parisienne (*siffle*).

J’avoue par contre que personnellement je classe Ponyo en dessous de ses dernières réalisations, sans doute parce que je n’y retrouve pas ce qui me touche le plus dans ses films présidents : richesse des images qui fourmillent de détails, histoire avec des tonalités adultes…

Ponyo en comparaison fait un peu gentillet et simpliste… ça n’enlève rien à ses qualités, c’est un très bon film pour petits et grands enfants, mais disons qu’il ne justifie pas de retourner le voir deux fois dans la même semaine par la suite (nan, ne posez pas de questions, je suis une inconditionnelle du Château ambulant).


mardi 7 avril 2009

Le Seigneur de l’Hiver – James A. Hetley


Et tout frais de la veille au soir, la suite du Royaume de l’Eté. En guise de suite, on n’est pas volé, l’histoire reprenant pile poil là où la précédente s’arrête, minus quelques jours sans doute. Pour ceux qui ont raté l’épisode 1, remontez donc à l’article précédent.

Si le premier tome était pas trop mal, celui-ci est loin de s’en tirer avec les honneurs : l’intrigue est assez obscure, juste prétexte à envoyer tous les héros chacun de leur coté (avec une vague histoire de vengeance, de dragon et de passage secret). Du coup on côtoie quelques cinq… six intrigues ? Voyons voir, nous avons Fiona, Maureen, Brian, Jo, David et le dragon… en effet ça fait bien six.

Le tout se fait sur à peine 300 pages, en changeant régulièrement de point de vue, du coup si certains romans souffrent de leur longueur et leur tendance à délayer la sauce, ici il aurait plutôt été bon que l’auteur rallonge un peu son histoire. Dommage parce qu’il y a des pistes intéressantes, mais elles sont où pas assez creusées (Brian et sa pièce mystérieuse, peut-être prévu pour une suite potentielle inexistante à ce jour et à ma connaissance), ou trop vite résolues (Maureen qui passe du coq à l’âne).

Bref pas un grand numéro, dommage.

lundi 6 avril 2009

Le Royaume de l’Eté – James A. Hetley


J’ai du l’emprunté quelque part en janvier celui-là, il a traîné au pied du lit un moment, tout ça pour le finir en une journée (commencé à 8h dans le bus, terminé à minuit le soir, et entre temps j’ai une vie je vous rassure), le pauvre, je ne sais pas s’il méritait ça.

C’est l’histoire d’une fille paumée et peut-être bien folle avec une vie de misère qui se retrouve confrontée un soir à de bien étranges évènements, qui vont l’amener à côtoyer des gens d’un autre monde, dans lequel elle ne manquera point de se rendre…

Si vous avez l’impression d’avoir déjà lu ça quelque part, c’est normal, on a le grand poncif du voyage dans un autre univers (pseudo arthurien), avec le paquet de clichés qu’il peut entraîner avec lui. Je vous épargne la liste complète, ça va paraître mesquin.

Parce que malgré ceux-ci, c’est un bon bouquin pour se détendre. Le début est un peu longuet, d’autant plus que l’alternance des points de vue est poussée à son maximum et la quantité d’infos à assimilée est assez énorme (d’autant plus que l’auteur joue sur les points de vue contradictoires des différents protagonistes si bien qu’on se demande parfois qui est fou et qui ne l’est pas).

Par ailleurs, il faut attendre la moitié du bouquin pour rentrer dans le feu de l’action, et quand on rentre en phase de résolution, il y a de quoi se demander comment tout va tenir dans les 100 pages qu’il reste, mais l’auteur s’en sort très bien, et somme toute on passe un agréable moment, avec quelques passages un peu inattendus.

On connaît les bonnes vieilles histoires où la science permet de vaincre. Je me rappelle de l’importance capitale d’un doctorat en histoire dans le Cycle de Darwath, mais j’avoue que je n’aurais jamais pensé à exploiter ainsi la psychologie !

Et parait que y’a une suite (le Seigneur de l’Hiver), je m’en vais donc y jeter un œil, histoire d’avoir un peu de lecture facile sous le coude pendant que je patauge toujours autant dans l’Enigme du Cadran Solaire (qui est sans doute génial – yack à lire les critiques- mais long à démarrer)

dimanche 5 avril 2009

Chagrin d’école – Daniel Pennac


Non, vous ne rêvez pas, ce n’est ni de la SF, ni de la fantasy, ni même du fantastique, et encore moins du roman historique. C’est bien de la littérature « générale » (ou littérature blanche comme ils l’appellent parfois dans les textes sur la fantasy, enfin bref pas de la littérature « de genre » quoi).

Et c’est signé Daniel Pennac, ce qui est très important. C’est un de mes auteurs fétiches, pas au point de me jeter sur ses romans comme avec d’autres (à ce sujet le mois d’avril va me coûter très cher : le dernier Sandman plus la trad de son recueil de nouvelles, si on ajoute à ça à l’occasion la trad du Graveyard Book… bref), mais quand même, parce que j’ai un peu grandi avec cet auteur (pas au point d’avoir appris à lire sur du Pennac mais pas loin).

Mon premier Pennac, je l’ai lu en primaire, c’était l’Oeil du Loup. Ensuite j’ai lu les Kamo au collège, les Malaussène au lycée (ah la Fée Carabine), et le reste après… y’en a pas beaucoup des comme ça avec qu’on a l’impression d’avoir toujours lu. On peut pas vraiment dire que je lise encore beaucoup d’auteurs que je lisais dans ma jeunesse, sinon quand je les relis…

D’ailleurs même ma gaimanomania m’est venue assez tard, je me rappelle avoir essayé Neverwhere au lycée, avoir lu un chapitre, et l’avoir rendu (par contre je n’ai pas oublié le parapluie avec le plan de métro de Londres, allez savoir pourquoi), comme quoi nos goûts et nos centres d’intérêt évoluent en permanence.

Bref, revenons à nos moutons. De l’extérieur, l’ouvrage est assez hermétique vu que le résumé en 4e est en fait un bulletin scolaire, et puis c’est tout. Mystère mystère… d’ailleurs l’ouvrage est assez dur à classifier, oscillant entre autobiographie d’un cancre devenu prof (merci mes cours de littérature contemporaine de licence, c’est le moment où mon cerveau traumatisé hurle « nouveau roman »)et réflexions sur l’école…

Ca ressemble assez à Comme un roman en cela que c’est un ensemble éclectique dont on ne sait pas trop où il nous mène, mais qui parle d’école, d’échec scolaire, et de la figure du cancre. C’est parfois drôle, parfois touchant, parfois éclairant, parfois inattendu, et ça ne tombe jamais dans le lieu commun.

La langue est comme toujours parfaitement maîtrisée, ce qui fait que ça se lit bien, même si des fois on se demande bien où l’on va (oui je sais, peu importe la destination, c’est le voyage qui compte), les questions soulevées (et les réponses apportées) sont intéressantes.

En tout cas je dois avoir des préoccupations à 30 km de critiques littéraires et des gens qui attribuent des prix littéraires vu que ma conclusion est que rien ne vaut la Fée Carabine (menfin ça n'en reste pas moins un Pennac, un gage de bonne lecture en lui-même ^^)

samedi 4 avril 2009

Fables 7 : Les Royaumes – Bill Willingham


Le volume précédent de Fables, recueil de trois histoires, permettait de faire une pause en découvrant le passé de Bigdy, un autre aperçu de Cendrillon, et une histoire de transition, sorte d’accalmie entre deux averses, suivant la fin de la bataille, sur les débuts du nouveau maire et sur les débuts de la nouvelle mère (ah ah ah).

Bref, avec les Royaumes, on reprend en quelque sorte l’intrigue dans cet instant d’hésitation après une grande bataille, quant à ce qu’on va faire ensuite. Cette fois-ci, le casting change, en oubliant les têtes d’affiches habituelles (exit Blanche Neige et Bigdy, on aperçoit à peine le Prince Charmant et la Belle et la Bête) pour se concentrer sur le personnage de Blue Boy.

Celui-ci, aux dernières nouvelles, était reparti dans les Royaumes pour y sauver sa chère et tendre, à savoir le Chaperon Rouge. C’est donc l’occasion de visiter enfin ces territoires dont on parle tant, tombés aux mains de l’ennemi, et accessoirement d’en apprendre plus sur ce mystérieux Adversaire.

L’histoire est simple et plaisante, et joue sur quelques vrais/faux retournements de situation et révélations (la plupart étant prévisibles mais très agréables quand même). C’est une promenade plaisante, qui s’éloigne du registre poignant que prenait parfois le tome précédent pour virer à la pure parodie des contes et romans de chevaleries pour une bonne partie de l’histoire, avec un héros rusé comme Renard qui sait toujours faire bon usage de ses objets magiques.

On croise également quelques nouveaux personnages qu’on ne fréquentait guère jusqu’ici, comme la Reine des Neiges ou Mowgli, et on sent que se prépare en arrière-fond un truc massif pour la suite. Bref, une fois de plus, c’est toujours aussi bon (même si j’avoue que sortant du très complexe Watchmen je trouve Fables presque trop simpliste en comparaison ^^), et la suite se fait attendre comme d’habitude avec impatience.

Par contre j’ai vu que ce volume avait été amputé de deux histoires sur Jack, j’espère qu’on les retrouvera dans un autre…