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vendredi 10 juillet 2026

The Mandalorian and Grogu – Jon Favreau

Affiche film The Mandalorian

The Mandalorian and Grogu est le premier film Star Wars sorti au cinéma depuis il y a bien longtemps (mais dans une galaxie lointaine), puisque la dernière fois c’était l’épisode IX, sorti en 2019 (ouch). Est-ce que ça m’avait manqué ? Pas vraiment, et franchement le projet n’était pas des plus vendeurs, mais c’était l’occasion de se faire une petite sortie ciné comme au bon vieux temps.

vendredi 29 août 2025

Revisionnage de la trilogie Le Hobbit et de la trilogie Le Seigneur des Anneaux

Frodo sur un fond noir, les inscriptions de l'Anneau se réflétant sur son visage
Puisqu'on est parti dans un trip nostalgique, voilà
mon fond d'écran avant la sortie du premier film

C'était la conclusion logique à ma relecture du Hobbit et du Seigneur des Anneaux, il fallait que je revois les films. Déjà parce que j’avais très envie de revoir Le Seigneur des Anneaux depuis longtemps, mais aussi parce que je voulais donner une seconde chance à la trilogie du Hobbit, que j’avais peu apprécié à sa sortie…

dimanche 1 août 2021

Kaamelott premier volet – Alexandre Astier

Kaamelott - Affiche


C'est un peu le film que l'on attendait plus. Lorsque sa mise en production a été annoncée il y a deux ans, cela ressemblait à un petit miracle. Puis sa sortie a été annoncée. Puis repoussée à plusieurs reprises en raison de la pandémie. J'en étais arrivée au stade où je ne pensais même pas avoir la chance de le voir au cinéma. Et finalement si. Comme quoi la patience est vraiment un plat qui se mange sans sauce !

jeudi 16 janvier 2020

Star Wars IX : L’Ascension de Skywalker – J. J. Abrams


Si j’avais fait preuve d’un certain enthousiasme (teinté d’inquiétude) lors du retour de Star Wars au cinéma en 2015, je crois bien que la multiplication de films et les changements de direction n’ont guère aidé à garder la foi, et pour être honnête, je n’attendais plus grand-chose de ce nouveau film. C’était peut-être la meilleure attitude à avoir, car quand on a assez peu d’attentes, il est plus facile d’apprécier les bons côtés d’un film.

mercredi 24 juillet 2019

Tolkien – Dome Karukoski


Voilà bien longtemps que je n’avais pas alimenté la partie « Tolkien » de ce blog, faute d’avoir le temps de me plonger dans les dernières publications en français. À défaut, je suis allée jeter un œil au biopic qui vient de lui être consacré et qui est sorti en juin au cinéma.

mardi 23 avril 2019

Captain Marvel vs. Shazam !


Il y a presque trois ans de cela, je m’étais amusée à mettre en concurrence l’écurie DC et l’écurie Marvel à l’occasion de la sortie quasi-simultanée de Batman v. Superman (aka Justice League 0.8) et de Captain America : Civil War (aka Avengers 2.5). A l’époque, mon cœur penchait plutôt pour Marvel, mais la tendance s’inversant dernièrement, j’ai eu envie de jouer à nouveau au jeu des comparaisons, d’autant plus que les deux derniers films en date m’offraient une occasion royale.

mercredi 27 février 2019

How to train your dragon [3] : The Hidden World – Dean Deblois


Depuis que j’ai découvert le premier film en 2012 (oui j’avais un train de retard), je suis tombée sous le charme de l’univers de How to train your dragon (Dragons en VF). J’ai dû voir les deux premiers films à deux ou trois reprises, et j’ai aussi visionné toute la série animée dérivée. Il allait donc sans dire que j’attendais avec impatience mais non sans une pointe de tristesse la conclusion de cette trilogie.

dimanche 16 décembre 2018

Les animaux fantastiques 2 : Les crimes de Grindelwald – David Yates


Il y a deux ans, la sortie du premier volet de la trilogie (désormais en cinq volumes) des Animaux fantastiques avait réveillé mon âme de fan d’Harry Potter avec son histoire plus adulte, son univers qui ne demandait qu’à être exploré et son héros attachant. Inutile de dire que j’attendais donc avec impatience la suite. Voyons en détail si elle s’est révélée aussi convaincante. Avis garanti sans spoilers, sauf sur la fin.

lundi 2 juillet 2018

Solo : a Star Wars story – Ron Howard


De tous les projets de films Star Wars, Solo était celui qui me faisait le moins rêver : on sentait un peu trop l’opportunisme du sujet et sa gestation chaotique (les premiers réalisateurs ont été virés pour divergence artistique) n’avait rien de rassurant. Si le résultat n’est pas la catastrophe annoncée et se révèle plutôt divertissant, il est malheureusement un peu trop planplan pour marquer vraiment les esprits.

dimanche 31 décembre 2017

2017 en 17 souvenirs (bilan)

La fin de l’année, c’est pour bientôt, il est donc plus que temps de se livrer au traditionnel exercice du bilan. J’ai beau préparer le travail en amont, une fois encore je me retrouve dans l’impossibilité de proposer un podium de taille normal. Mes favoris étant trop nombreux et différents pour pouvoir être classés entre eux, je vous propose un petit tour parmi mes dix-sept (oui on est en 2017, pourquoi pas ?) meilleurs souvenirs de l’année.

jeudi 21 décembre 2017

Star Wars Episode VIII : Les Derniers Jedi – Rian Johnson


Après un petit détour par le chouette prologue à l’épisode IV qu’était Rogue One l’année dernière, il est temps de reprendre en cette fin d’année le cours de la « grande histoire » Star Wars avec Les Derniers Jedi, 8ème épisode de la saga. Après un épisode VII sympathique mais un peu lourd dans ses références, voyons donc si Star Wars peut oser la nouveauté ou si l’univers est condamné à se répéter.

(pour info les spoilers sont à la fin de l’article, vous pouvez donc lire tranquillement si vous avez résisté jusque là à la frénésie du moment, faites attention au niveau des commentaires par contre)

lundi 28 août 2017

La Tour Sombre – Nikolaj Arcel


Ca y’est, elle est enfin là, après des années d’errance : c’est l’adaptation de La Tour Sombre. Il est difficile pour moi de juger ce que vaut le film seul, mais pour la lectrice assidue de la saga que je suis, le résultat est fort sympathique, voire parfois carrément jouissif.

lundi 7 août 2017

Valérian et la Cité des mille planètes – Luc Besson


Luc Besson et moi ça n’a jamais été le grand amour (huez-moi si vous voulez mais j’ai vraiment du mal avec Le Cinquième Élément), mais j’ai eu envie de donner sa chance à Valérian et la Cité des mille planètes, d’autant plus que la période est propice aux films spectaculaires où l’on laisse son cerveau au vestiaire, pourvu que la salle soit climatisée !

mercredi 14 juin 2017

Wonder Woman – Patty Jenkins

 

Après avoir bien apprécié le personnage dans le film Batman v. Superman, c’est peu de dire que j’attendais le film Wonder Woman. Allait-il nous réussir à offrir enfin un vrai (et bon) film de super-héroïne ou allait-il définitivement couler l’univers cinématographique DC ? Spoilers : je crois bien qu’il vient justement de le sauver !

lundi 20 mars 2017

Un Blade runner sous un soleil vert sur la planète des singes…


Ce mois-ci, j’ai profité du cycle Chic Planète au Forum des images pour revoir quelques vieux classiques de la SF sur grand écran. Histoire de ne pas trop encombrer mon recueil factice en fin de mois, voici le compte rendu de mes visionnages. Je suis bien contente de cette opportunité et je vais sans doute garder l’œil sur la programmation du Forum des images (même si beaucoup de séances en journée sont difficilement accessibles).

dimanche 1 janvier 2017

En route pour 2017 ! (bilan 2016)


Pendant le mois de décembre dernier, j’ai eu la joie un peu coupable d’ouvrir tous les jours mon calendrier de l’avent Star Wars et de construire les petits personnages, robots et vaisseaux.

J’ai pensé qu’il aurait été dommage de ne pas vous faire partager ce petit bonheur sous forme de carte de vœux. Je vous souhaite à toutes et à tous une très bonne année 2017, qui sera j’en suis sûre pleine de petits bonheurs : frissons à la lecture d’un livre, émerveillement devant un film ou dégustation coupable de chocolat devant une série télé !

mardi 20 décembre 2016

Rogue One : a Star Wars Story – Gareth Edwards


Dès que le film Rogue One a été annoncé, je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre. Le pitch me plaisait bien, de même que la présence d’une héroïne féminine. Mais les rumeurs de tournage supplémentaires étaient inquiétantes, et il était difficile de ne pas voir le projet comme une simple machine marketing destinée à vendre des jouets. Une séance de cinéma plus tard, voici mon verdict (sans spoilers).


Rogue One : Star Wars Story est le premier des spin-off Star Wars, des films qui s’intercaleront désormais entre les sorties des épisodes « normaux » pour faire patienter le fan. Pour ce film-là, l’histoire n’est pas totalement détachée de la grande saga puisqu’il met en scène comment l’Alliance rebelle s’est procurée les plans de la première Etoile de la mort, juste avant l’épisode IV. C’est un peu comme si on se retrouvait devant un épisode 3,95 donc.

Point de sabre laser ou de destinée dans cette aventure, mais une bande de héros hétéroclites sans Jedi ni princesse, qui sont tous très abîmés par une vie qui les oblige parfois à commettre des crimes au nom du bien. Inutile de vous dire que le ton est considérablement plus sombre que dans le Star Wars habituel, et qu’on sort complètement du registre du conte et du récit initiatique. Rassurez-vous, il reste cependant des méchants très méchants (avec des capes très classes !), faut pas déconner non plus on est dans Star Wars !

Dès le départ, Rogue One cherche donc à s’affranchir de la grande saga en coupant au traditionnel générique avec texte qui défile au profit d’un flash-back (une première !). Dans le même esprit les noms des planètes sont désormais indiqués à l’écran et on n’a plus les habituelles transitions façon diaporama Power Point. Quant à la musique composée par Michael Giacchino, si elle emprunte parfois certains thèmes qu’on connaît elle prend elle aussi son indépendance.


Le film ne coupe pas tous les ponts pour autant : il offre un excellent prologue à l’épisode IV et multiplie les références plus ou moins pointues, qui peuvent concerner Un nouvel espoir ou les séries animées. On croise ainsi des personnages familiers mais aussi des concepts fort obscurs comme les Gardiens de Whills (que seuls les fans ultimes dans mon genre replaceront je pense).

A la différence du Réveil de la Force qui était parfois un peu lourd dans ses références, Rogue One sait les introduire de façon subtile : elles ne s’accumulent pas comme autant de trophées et on peut passer à côté sans peine (sauf peut-être pour le personnage de Saw Gerrera qui m’a semblé un peu obscur sans le contexte des séries animées).



Pour le reste, on trouve dans Rogue One tout ce qu’on est en droit d’attendre d’un Star Wars (sauf des Jedi, vu qu'ils sont tous morts !) : il y a de l’action bien sûr (à un rythme supportable), mais tempérée de quelques moments de calme pour poser des personnages et donner à voir la désunion de la Rébellion ; on visite plein de planètes et on rencontre plein d’aliens bizarres (dommage qu’il n’y en ait aucun dans l’équipe d’ailleurs) ; il y a même un droïde cynique qui pourrait faire concurrence à HK-47 avec ses vannes.

Les effets spéciaux en mettent également plein la vue. Rien d’étonnant en soit pour un space-opera, même si ici la partie la plus spectaculaire est pour moi l’incrustation de personnages de l’épisode IV. Le résultat est bluffant, et contribue à vraiment renforcer le lien entre les deux films.

(par contre ça soulève quelques questions morales, mine de rien on n’est pas loin du roman Remake de Connie Willis !)


Certes on pourra reprocher à Rogue One quelques passages un peu bâclés (des scènes coupées peut-être ?), des personnages qui auraient gagné à être développer pour que leur association soit moins artificielle et une musique qui n’arrive hélas pas à la cheville de John Williams même si j'attends de la réécouter pour fixer mon avis (cependant j’ai été bien plus convaincue par le Jupiter Ascending du même compositeur).

Mais ces quelques défauts n’empêchent pas de passer un excellent moment de cinéma. Rogue One est sans aucun doute une machine marketing, mais cela n’a nullement empêché son réalisateur d’y mettre tout son cœur et d’en tirer un film plus qu’honnête, et même carrément plaisant. Je ne sais pas s’il restera autant dans les mémoires que d’autres films de cet univers, mais en tout cas j’en suis ressortie bien plus satisfaite que de l’épisode VII qui doit faire ses preuves lors d’un prochain revisionnage !

mardi 13 décembre 2016

Premier contact – Denis Villeneuve


Cela faisait plusieurs mois que j’attends la sortie de Premier contact (aka Arrival en VO), avec autant d’impatience que de circonspection. Ayant lu la nouvelle qu’elle adapte (L’histoire de ta vie de Ted Chiang), j’avais vraiment du mal à croire qu’on puisse en conserver toute la saveur au cinéma. La bande-annonce n’avait rien fait non plus pour me prouver le contraire. Autant dire que j’ai rarement été aussi contente d’être contredite dès les premières images !


Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire, je serais brève pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte : Premier contact met en scène l’arrivée de vaisseaux extraterrestres sur Terre. Comme ils n’ont pas l’air partis pour raser la planète, l’humanité va chercher à communiquer avec leurs occupants. Sauf que ceux-ci ne parlant pas un mot d’anglais (ou de quelque autre langue humaine), c’est à une linguiste, Louise Banks, qu’incombe la lourde tâche d’entamer le dialogue.

Voilà pour les présentations, je n’en dirais pas plus car Premier contact est un film qui s’apprécie pour le plaisir de la découverte : celle d’une intrigue de rencontre avec des aliens originale qui mise plus sur la réflexion que sur les gros calibres pour ceux qui n’ont pas lu le texte d’origine ; celle d’une adaptation qui arrive retranscrire l’âme de la nouvelle tout en la magnifiant pour les lecteurs de Ted Chiang.


A tout point de vue Premier contact se révèle un film superbe qui joue sur différents tableaux : il fait réfléchir (ce n’est pas si courant dans les films de SF récents pour citer M. Vert) , il en met plein la vue et il arrive à susciter l’émerveillement et l’émotion.

L’intrigue est bien construite (et très bien adaptée), les images sont superbes, les acteurs très bons (Amy Adams offre une excellente performance) et la musique signée Johann Johannsson est complètement adéquate dans sa bizarrerie… Il n’y a pas un seul élément de travers dans ce film, tout concourt à en faire une expérience exceptionnelle.


Pour ma part j’ai adoré le travail d’adaptation, d’autant plus qu’on sait dès les premières images que le réalisateur va réussir son coup. J’ai aimé retrouver tout l’esprit de cette nouvelle si particulière (au point qu’un an et demi après sa lecture, j’ai complètement gommé ses défauts pour ne retenir que son excellence), avec des ajouts bienvenus (la dimension géopolitique), des coupes bienvenues (le propos sur la linguistique est plus intelligible) et une émotion bien plus présente.

J’ai apprécié (bien sûr) que le personnage principal soit une femme. J’ai été sensible au fait que Premier contact ne mise ni sur les explosions ni sur les scènes d’action effrénées en dépit d’une forte présence militaire. Et j’ai été charmée par la capacité du film à traiter d’enjeux à l’échelle d’une personne et de toute l’humanité en même temps.

Vous l’aurez compris je pense, Premier contact est un film à voir en cette fin d’année et c’est à mon avis un classique de la SF en devenir, qui n’aura aucun mal à s’inscrire dans la lignée de Rencontres du troisième type (j’étais bien contente de l’avoir vu peu de temps avant d’ailleurs) entre autres références du domaine. Si vous ne l’avez pas encore vu, vous savez ce qu’il vous reste à faire…

mercredi 23 novembre 2016

Les animaux fantastiques – David Yates


Les films Harry Potter et moi, ça n’a jamais été une grande histoire d’amour (au grand désespoir de M. Vert qui ne comprend pas que je puisse adorer les livres et passer complètement à côté des films). L’idée de faire trois films supplémentaires autour des Animaux fantastiques, un petit livre de moins de 100 pages, ne m’enchantait pas non plus (ne parlons même pas de cinq !). Du coup c’est sans aucune attente que je suis allée voir ce film (mais le jour de la sortie et en compagnie d’amis de Poudlard.org, on ne se refait pas !).


Mais je ne ferais pas durer le suspense plus longtemps, ça a été une magnifique surprise. Les animaux fantastiques, c’est tout simplement LE film qui vient de me réconcilier avec Harry Potter au cinéma. Cet article sera sans spoiler (non sans mal). Cependant si vous n’avez pas vu le film, méfiez-vous tout de même des commentaires au cas où !

Donnons quand même le cadre général, qui ne vous apprendra rien que la bande-annonce ne vous a pas montré. Durant l’année 1926, un passionné de magizoologie qui répond au doux nom de Newt Scamander (ou Norbert Dragonneau si vous préférez la VF) débarque à New York avec une valise pleine de surprises. Combien de temps lui faudra-t-il pour être plonger dans les ennuis ? Univers Harry Potter oblige, cela arrive très vite !


Cela ne m’a pas pris longtemps pour tomber sous le charme de ce film. Difficile en effet de résister à ce Newt Scamander qui réussit à être aussi brillant qu’inapte socialement (Matt Smith a été envisagé pour le rôle, ça vous surprend ?). Difficile également de ne pas être émerveillé lorsqu’on découvre le New York magique des années 30. Difficile enfin de ne pas se sentir comme chez soi dans cette histoire qui combine sujets sérieux et humour, petits détails à remarquer pour les fans et grands moments à savourer…

C’est un peu comme de retourner dans sa maison d’enfance, à ceci près que sa maison d’enfance a grandi en même temps que nous : après quelques notes de musique familières, on a vite fait de réaliser que l’atmosphère comme le schéma narratif ont changé. Même le ton a évolué et se veut plus adulte. J’ai d’ailleurs pris conscience que bien que Harry Potter ait toujours traité de sujets sérieux, jusque-là il le faisait d’un point de vue finalement assez « enfantin ».


En fait c’est comme si se libérer des livres avait fait du bien à l’univers : comme Les animaux fantastiques est une histoire originale, le spectateur a le plaisir de la découverte et n’est pas frustré par les coupes ou les changements (surtout quand c’est un livre auquel on porte assez naturellement un grand attachement).

Du côté de l’écriture comme de la réalisation, tout le monde a bien plus de marge de manœuvre, ce qui permet de partir dans une direction très différente. Même si le film n’échappe pas à quelques clichés des blockbusters, il y a tellement de bonnes choses dans ce film qu’on les pardonne facilement.


Déjà le héros, Newt Scamander est un Poufsouffle, ce qui est absolument extraordinaire. Certes on avait déjà eu Cédric Diggory mais il restait un personnage secondaire. Pour une fois la maison des laissés pour compte (dans un des livres on apprend tout de même qu’elle accueille tous ceux dont ne veulent pas les autres fondateurs) est mise à l’honneur. Et mine de rien ça a son importance !

De manière générale, ce sont de toute façon tous les personnages que j’ai trouvé bons (à part peut-être Colin Farell qui m’a semblé un peu transparent), avec une mention spéciale au side-kick comique qui n’a aucun mal à transcender son rôle.


Les visuels sont également époustouflants. Le New York d’époque, superbement reconstitué, avec quelques lieux magiques de toute beauté. Certes on perd un peu le délicieux charme anglais des premiers films (il manque parfois un peu) mais ce qu’on a à la place compense largement.

Du côté du nerf de la guerre du film, à savoir le bestiaire, c’est également un véritable régal pour les yeux. Je ne vous citerais pas toutes les créatures présentes (spoiler !) mais j’ai été sidérée du rendu, d’autant plus qu’on les reconnaît bien lorsqu’on a lu le petit livre à leur sujet.


La musique fait également un formidable travail de fond pour nous immerger dans l’univers. Composée par James Newton Howard, elle sait être selon les besoins du film magique ou épique, tout en glissant ici et là quelques références sonores. Et les petits passages jazzy ici et là s’intègrent à merveille.

Enfin, le film fourmille de petits détails qui raviront les fans (dont certains n’apparaissent que lors d’un deuxième visionnage). Entre quelques noms glissés au détour d’une conversation et quelques créatures non nommées mais fort reconnaissables par les experts, les fans peuvent savourer encore plus leur séance sans que cela nuise à la compréhension générale de l’intrigue.


Bref à tout point de vue, cette extension d’univers est une vraie réussite (je vous renvoie d’ailleurs à l’excellente vidéo du Fossoyeur de films à son sujet qui résume fort bien ses bons points). Si vous ne l’avez pas encore vu, vous pouvez courir le voir, que vous soyez fan ultime ou juste connaisseur de l’univers, vous devriez passer un bon moment, en 2D ou en 3D (elle n’est pas mauvaise même si comme toujours elle ne rend pas le film meilleur).

lundi 26 septembre 2016

Kubo et l'armure magique – Travis Knight


C’est presque à l’aveugle que je suis allée voir ce film d’animation, dont j’avais à peine vu une bande-annonce… et quelle claque ! Il est déjà fort agréable de voir un film sans avoir l’impression d’avoir vu tous les moments importants dans le trailer, mais on apprécie encore plus la séance quand le film en question se révèle un petit bijou sur tous les plans.


Kubo et l’armure magique est un film d’animation qui nous raconte le voyage de Kubo, un jeune garçon qui vit seul avec sa mère et qui gagne sa vie en racontant des histoires sur la place du village, grâce à des origami qu’il anime en jouant du shamisen.

Un jour, il commet l’erreur de ne pas rentrer avant la nuit, ce qui lui attire forcément des ennuis. Aidé par une statue de singe animée par la magie et par un guerrier changé en scarabée, il va devoir retrouver les trois pièces d’une armure magique pour sauver sa vie.


L’histoire peut vous sembler un peu bateau sur le papier : le jeune héros qui part en quête d’un objet magique, on a déjà vu ça mille fois. Mais sur ce cadre classique, c’est une superbe histoire qui se tisse, qui exploite certes à fond le schéma de la quête (compagnons d’aventure et défis mortels inclus) mais avec quelques originalités bienvenues.

On appréciera déjà que le héros ait un pouvoir atypique, l’animation d’origami (ce qui est en même moins courant que le lancer de boule de feu ou la télékinésie !), mais aussi que le film ne tourne pas en simple histoire de vengeance. Kubo et l’armure magique n’a pas peur d’être triste et ose offrir une autre définition du courage (qui n’équivaut pas forcément à affronter un gros monstre avec une épée).

Le tout est porté par des personnages très attachants et une jolie narration qui ne cesse de jouer sur les motifs récurrents et n’hésite pas à interpeller le spectateur, et ce dès le début du film :
« If you must blink, do it now. Pay careful attention to everything you see no matter how unusual it may seem. If you look away, even for an instant, then our hero will surely perish. »
(on passera sur le fait que cette phrase fera rire –ou frémir- intérieurement tout fan de Doctor Who)



Si l’histoire en elle-même s’élève au niveau du film jeunesse lambda (bien plus que le récent Comme des bêtes par exemple), ce qui rend Kubo et l’armoire magique exceptionnel, c’est la qualité de l’animation et la beauté des images.

Les premières images sont à couper le souffle, et le reste du film l’est tout autant : jolis décors, personnages magnifiques et chaque animation d’origami est un régal pour les yeux. L’esthétique japonisante qui se ressent à chaque image ne gâche rien non plus.

Comme je suis allée voir ce film sans me renseigner, je ne savais pas qu’il était l’œuvre des studios Laika, qui ont produit le film Coraline. Quelle n’a pas été ma surprise du coup de découvrir durant le générique de fin qu’il s’agissait de stop-motion. Les marionnettes et les images de synthèse se marient tellement bien qu'on n’y voit que du feu (même si la qualité des animations aurait dû m’interroger, mais j’étais trop occupée à baver devant les images).


Si vous avez envie de voir une belle histoire qui vous en mettra plein les yeux tout en faisant chavirer votre cœur, n’hésitez pas à courir voir ce petit bijou d’animation qui a de fortes chances de finir dans mes coups de cœur de l’année.