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vendredi 14 novembre 2014

Coup de théâtre(s) (théâtre)


Comme j’avais adoré l’adaptation du Tour du monde en quatre-vingt jours par Sébastien Azzopardi et Sacha Danino, je ne pouvais pas laisser passer leur dernière création, Coup de théâtre(s), que l’on peut voir à la Gaité Montparnasse à Paris jusqu’à début janvier.

Coup de théâtre(s), c’est l’histoire d’Ulysse qui alors qu’il pensait prendre sa retraite peinard, à Ithaque, est envoyé en mission à travers le temps pour retrouver la quenouille qu’on a volé aux Moires. Le voilà donc parti pour une traversée des époques… et surtout des genres théâtraux de ces époques.

L’histoire commence sous forme d’une tragédie grecque puis continue sa route en commedia dell'arte, en pièce de Shakespeare, de Molière et ainsi de suite, autant dire qu’on révise ses classiques, mais sur un très ton humoristique, à mi-chemin entre le pastiche et la parodie.

C’est d’ailleurs peut-être la limite de la pièce (autant l’évoquer tout de suite), pour en apprécier toutes les subtilités elle demande un minimum de culture théâtre (surtout quand on commence à toucher aux œuvres de Anton Tchekhov ou de Samuel Beckett). Ca ne veut pas dire que vous ne rirez pas si vous ne connaissez pas, mais de manière générale on rit plus lorsqu’on reconnait (si je me fie à mes voisins).

Ceci dit tout n’est pas que références théâtrales. A l’image du Tour du monde en quatre-vingt jours, Coup de théâtre est un joyeux bazar : petites vannes ici et là qui évoquent l’actualité, chansons improbables, courses poursuites dans tous les sens… Le spectacle dure presque deux heures, et on rigole tout du long (sauf quand on s’inquiète de se prendre un acteur sur la tête, des fois ils font peur à bondir comme ça !).

On ne s’ennuie pas une minute, et on se régale de voir les acteurs, au nombre de sept, changer de rôle comme de chemise (à l’exception d’Ulysse) avec une sacrée aisance, et déplacer les éléments de décor pour créer à chaque fois une autre époque.

Bref c’est une chouette pièce, bien fichue, épatante, hilarante… et si vous y aller d’ici début décembre, vous pouvez facilement avoir une place pour moins de 30 euros juste sous le nez des acteurs. Au prix où est le cinéma à Paris, il ne faut pas se priver !

Et en plus ça fait une participation pour le challenge de Lune, ah que je suis contente d’entrer dans le jeu directement avec un truc improbable !


jeudi 9 octobre 2014

[Théâtre] L'Exoconférence d'Alexandre Astier


Des fois, il y a des gens qui sont limite énervants tellement ils excellent dans leur domaine. Prenez le cas d'Alexandre Astier par exemple. Donnez-lui la légende du roi Arthur, il vous sort Kaamelott (série aussi drôle qu'intelligente, et vu que j'en suis au énième revisionnage en ce moment, je peux vous dire que ça passe toujours aussi bien). Confiez-lui Bach, il vous invente Que ma joie demeure ! (spectacle sur le compositeur, encore une fois aussi drôle qu'intelligent).

Du coup, si vous vous mettez à lui parler de l'existence des extraterrestres, vous pouvez être sûr qu'il va vous inventer un chouette truc sur le sujet. Et ça s'appelle L'Exoconférence. J'ai dit énervant ? En fait ce type est génial !

L'Exoconférence porte bien son titre, puisqu'il s'agit d'un spectacle prenant la forme d'une conférence (problèmes de diaporama inclus) qui étudie la question de la vie dans l'univers. Cela passe par l'étude de quelques principes d'astronomie, de quelques hauts faits divers aliens, et pour le détail je vous invite à venir assister à une séance, histoire de conserver le plaisir de la découverte.

Ca fait un peu court comme présentation, mais cela me laisse de la place pour les éloges, et il y a matière à. Le spectacle dure 1h30, et on ne voit absolument pas le temps passer (c'est bien la première conférence pendant laquelle je ne pique pas du nez au bout de 30 minutes !).

Alexandre Astier est tout seul sur scène, mais il arrive parfaitement à occuper l'espace (et le temps) tout au long du spectacle, n'hésitant pas à jongler entre les rôles quand c'est nécessaire. Il est aidé par une scénographie ma foi fort simple mais parfaitement adaptée au format « conférence », « effets spéciaux » inclus.

Et puis le texte en lui-même est bien évidemment de très grande qualité. Oh oui on rigole souvent, comme il se doit. Mais comme toujours avec Alexandre Astier c'est aussi extrêmement érudit. Pas au sens élitiste qui étale sa science (bien qu'il étale, sa science), mais plutôt au sens très documenté et finalement fort pédagogique.

On sent de sacrées connaissances dans le domaine de l'astronomie et de la physique, et pour le coup j'ai même appris quelques trucs. Et comme c'est fait avec humour, on se dit par moment qu'on aurait bien aimé avoir Alexandre Astier au lycée pour nous expliquer le principe des forces, ça serait certainement mieux passer qu'avec le manuel.

Bref Astier fait du Astier, autant dire que c'est excellent. Si vous aimez tout ce que fait le personnage, vous n'avez plus qu'à courir réserver votre place si ce n'est pas déjà pas fait. Je recommande également ce spectacle aux amateurs de science (bien sûr), de science-fiction (évidemment !), aux gens qui aiment rêver en regardant les étoiles, aux gens qui ont envie de découvrir l'astronomie en s'amusant, et de manière générale à tout le monde ou presque (passez juste votre chemin si vous êtes créationniste, parce qu'avec l'évocation du Big bang et tout ça, pas sûr que ça passe très bien).

lundi 8 juillet 2013

Les Deux Tours : Ciné-concert


On prend les mêmes et on recommence... enfin plutôt, on continue ! Après La Communauté de l'Anneau en ciné-concert, je suis donc allée voir Les Deux Tours, toujours au Palais des Congrès.

Si le premier film était une chouette expérience, j'ai encore plus apprécié celui-ci. C'était assez prévisible car Les deux tours c'est juste mon tome favori, mon film favori et ma BO favorite de la trilogie, mais tout de même...

Il faut dire que cette fois-ci, j'avais une place plus bas (en fait comme il restait des sièges libres à nouveau, on a été placés directement plus bas, ce qui est appréciable) ce qui m'a permis de mieux voir l'orchestre. Par ailleurs, la bande-son était moins forte. Si du coup on n'entendait guère les dialogues dans certains moments (en même temps on les connaît par cœur et y'avait des sous-titres !), la musique était beaucoup moins parasitée par les dialogues.

Il m'est donc arrivé assez fréquemment d'oublier le film pour me concentrer sur la musique, et quelle musique ! C'est déjà beau à écouter en CD, mais comparé à une interprétation par l'orchestre... j'en avais des frissons dans certains passages (notamment quand Gandalf repointe le bout de son nez, ou encore lors des batailles).

C'est vraiment une BO exceptionnelle, avec un incroyable travail sur les mélodies (largement du niveau de Star Wars) et le choix des instruments. C'est assez marrant de voir notamment que Gollum par exemple a SON instrument attitré (un cymbalum il me semble), si bien qu'on sait qu'il va pointer le bout de son nez dès que le musicien prend ses baguettes.

A côté de ça, j'ai quand même eu grand plaisir à redécouvrir le film sur grand écran (la chevauchée finale ne ressemble à rien sur une télé) et même dans sa version courte. Si j'aime les versions longues pour leur plus grande cohérence (Brego qui ne sort pas de nulle part notamment), tous leurs petits détails et anecdotes (la cuisine d'Eowyn et le grand âge d'Aragorn), il faut reconnaître tout de même que la version cinéma est plus rythmée, on ne risque pas de s'endormir !

C'était donc une très belle soirée dont la seule fausse note était peut-être Gollum's Song dont j'ai trouvé l'interprétation pas folichonne (mais il faut un timbre très particulier pour la chanter, et j'imagine qu'avoir une soliste pour le film et une juste pour le générique, ça commence à faire beaucoup!).

Pour faire simple : vivement le ciné-concert du Retour du Roi !

dimanche 4 novembre 2012

La Communauté de l'Anneau : Ciné-concert


Je pense que la BO du Seigneur des Anneaux va bientôt être la musique que j’ai eu le plus souvent l’occasion de voir en concert (à égalité avec Star Wars, mais ça me semble bien plus normal pour Star Wars qui est bien ancienne comme BO).

J’avais eu l’occasion de voir la symphonie du Seigneur des Anneaux il y a (plus que) quelques années à Lyon (juste sublime), le concert au Grand Rex (un peu plus mitigé à cause des danseuses bavaroises), et le mois-dernier, je suis allée voir le ciné-concert de la Communauté de l’Anneau au Palais des Congrès.

C’était mon premier ciné-concert, et j’avoue que c’est assez impressionnant à voir. Je n’ose imaginer le travail que cela doit demander pour jouer pratiquement 2h30 non-stop (à l’exception d’une entracte), avec un minutage à la seconde près pour coller aux images du film.

Et pourtant, je n’y ai quasiment pas fait attention, parce que j’ai été complètement happée par le film. Il faut dire que la dernière fois que j’ai eu l’occasion de regarder le premier volet du Seigneur des Anneaux sur grand écran, c’était en 2003 (et encore, c’était la version longue, oui j’ai eu la chance de la voir au ciné celle-là !). Donc ce que j’ai vu ce soir-là, c’était un film que je n’avais pas vu depuis 2001 ou peu s’en faut.

C’est assez marrant de redécouvrir la version classique d’ailleurs. Je la trouve longue à démarrer (mais c’est à l’image de tout le premier film –et même le premier livre d’ailleurs, la route est longue jusqu’à Rivendell), mais trop rapide en même temps, si bien que je comblais les trous dans ma tête.

Ce qu’il m’a surpris le plus, c’est l’intro. Je savais que la version longue en avait une complètement différente (avec tout le fameux « Concerning the Hobbits »), mais je me suis surprise à également beaucoup apprécier celle-ci (dont certains passages ont été coupés dans la version longue il me semble).

En tout cas ça m’a fait tout bizarre de revoir ce film sur grand écran. Même s’il a un rendu de l’histoire parfois trop simpliste par rapport au livre (qu’est-ce que Legolas et Gimli ont l’air stupide parfois), et certaines libertés scénaristiques peuvent hérisser le poil (enfin il fallait bien justifier le salaire de Liv Tyler…), ça reste quand même une belle réussite d’avoir réussi à porter ce livre sur grand écran de façon (à peu près) correcte, et visuellement superbe.

Les amis qui m’accompagnaient ont trouvé qu’il avait pris un coup de vieux en dix ans, ça ne m’a pas tant frappé. Par contre, ce qui m’a sauté aux yeux, c’est l’impact qu’il a eu, tant certains passages et façons de filmer ont été pompées et repompées (voire carrément détournées, surtout pour le Conseil d’Elrond).


(et non je ne vous ai pas mis la plus traumatisante)


Quant à la bande son… l’orchestre a fait ça avec un tel talent qu’à part quelques passages où la musique couvrait les dialogues, je me suis à peine rendue compte de leur présence. Pendant le concert, je n’y ai pas trop fait attention, mais après coup, j’étais plus qu’impressionnée (surtout quand on voit le nombre de gens sur scène pour obtenir ce résultat).

A vrai dire la musique du premier volet est loin d’être celle que j’aime le mieux, même si la plupart des thèmes sont déjà là (même le thème du Gondor/Minas Tirith retentit déjà ici et là), je trouve qu’on est loin de la virtuosité des deux autres films, surtout pour la première partie.

Par contre, une fois parti de Rivendell, on commence à avoir de très belles choses, surtout dès qu’on arrive dans la Moria… dix ans plus tard, la musique qui accompagne la fuite devant le Balrog me file toujours des frissons dans le dos ! Et ne parlons pas du final, c’est ces morceaux là où l’on apprécie vraiment la présence d’un orchestre (même qu’on aurait presque envie de jeter ses CD après tant ils semblent sans relief).

Bref c’était une très belle expérience, et j’espère bien qu’on aura l’occasion d’avoir Les deux tours et Le retour du roi par la suite, parce que rien qu’à l’idée d’entendre les thèmes du Rohan joués par un vrai orchestre…

Il faudrait jusqu’ils revoient un peu les tarifs, parce qu’à 50 euros pour la catégorie la moins chère (130 pour la plus chère !), forcément les premières catégories ne se sont pas vendues, ce qui a donné lieu à un sacré chambardement au début du concert quand tout le monde est descendu s’installer en bas (enfin du coup en haut on était peinard, on a pu étaler nos pieds sur les sièges de devant !). M’est avis qu’ils auraient mieux rempli la salle avec des tarifs mieux échelonnés…

Autre comptes rendus chez Shaya & Tigger Lilly

dimanche 28 octobre 2012

Le tour du monde en quatre-vingt jours (théâtre)


Oui je suis déchainée en ce moment côté sorties, d’ailleurs j’ai encore un ciné-concert dont je dois vous parler, mais ce sera pour plus tard. Vue avec ma cousine (oui le théâtre est une affaire de cousines chez moi), cette pièce est comme vous vous en doutez l’adaptation de l’œuvre éponyme de Jules Verne.

C’est la première fois que j’ai l’occasion de voir à quoi ressemble un café-théâtre, et ma foi, j’ai trouvé très ça très plaisant. Le Café de la Gare (où est monté la pièce) est une petite salle où, comme il est si bien expliqué à l’entrée, on aura forcément mal au cul quelle que soit la place choisie, et presque certainement mal au dos, mais dans tous les cas, on verra la scène !

Du coup c’est très chaleureux, et les acteurs sont très proches du public (au propre comme au figuré, la pièce s’amuse régulièrement du 4e mur dans certaines répliques).

Le tour du monde en quatre-vingt jours est ici une joyeuse comédie qui part dans tous les sens sous prétexte de raconter l’épopée de Phineas Fogg et de son fidèle serviteur autour du monde (à vitesse grand V puisque l’histoire est bouclée en moins d’1h30).

N’ayant pas lu le roman, j’ignore si l’adaptation est fidèle, mais certains tics de Phineas (et la conclusion) me semblent sortir droit d’un roman de Jules Verne. Pour le reste, c’est surtout de l’humour, avec une bonne dose de blagues délicieusement anachroniques. Bref on passe toute la pièce à se bidonner, tout simplement.

J’avoue avoir adoré le décor très cheap (et qui arrive bien à rendre compte des différents pays traversés), les superbes effets spéciaux (j’adore comment ils simulent le train), et surtout les cinq acteurs de la pièce, absolument fantastiques, surtout quand on sait qu’ils passent leurs temps à changer de rôle (et de costume en passant).

Bref c’est drôle, extrêmement bien fait, et pas excessivement cher (entre 22 et 24 euros la place tarif plein), autant dire que si vous trouvez la programmation morne au cinéma ces temps-ci, ou si vous avez besoin d’une bonne dose de rire (ou les deux), n’hésitez pas à aller faire un tour au Café de la Gare.

Quant à moi, j’ai très envie de lire le roman maintenant, mais j’ai idée que je vais le trouver un poil ennuyeux…

samedi 20 octobre 2012

Petit week-end à Lille (1) - Laurent Voulzy en concert



Le week-end dernier, j’étais en vadrouille dans la région lilloise pour aller voir un concert de Laurent Voulzy. Je n’ai pas fait qu’écouter son concert, mais je vous raconterais le reste plus tard, il mérite bien un billet pour lui tout-seul. On ne se moque pas, Voulzy, c’est l’idole de ma maman, et comme elle a nous a élevé avec ses chansons, ça m’a complètement déteint dessus.

La première fois que je suis allée le voir sur scène, on a eu le droit à un orage monstrueux en guise de concert, du coup j’étais donc bien contente d’enfin le voir en vrai (et avec un toit, à bas les concerts en plein air !). D’autant plus que son dernier album, Lys & Love, avec ses compositions d’inspiration médiéval-Renaissance est juste sublime.

Ma maman disait toujours que les concerts de Voulzy étaient des vrais shows, et j’ai pu le constater en direct. Malgré une acoustique pas géniale dans la salle et ce pauvre Laurent qui n’avait pas beaucoup de voix ce soir-là, j’en ai pris plein les yeux et les oreilles.

Déjà côté scène et lumières y’a un sacré boulot (et même les costumes, bien qu’ils ne gardent pas longtemps leurs vestes et leurs capes, on les comprend !), et les musiciens sont impressionnants. Au nombre de cinq seulement en plus de la star, ils alternent instruments et parties chantées avec une sacrée aisance (une des chanteuses jouait de la guitare, de la harpe et du violoncelle en alternance, rien que ça !).

L’enchainement des chansons est extrêmement bien réalisé avec ses nouvelles chansons (sauf Blackdown à mon grand regret), mais bien sûr des anciennes soigneusement choisies pour bien s’insérer dans l’ambiance (on aurait cru qu’elles faisaient partie du dernier album).

Bien sûr, les classiques étaient au rendez-vous (Belle-île-en-mer tous en chœur sinon c’est pas drôle), et quelques surprises, une petite chanson empruntée à Alain Souchon par ici et une magnifique reprise de Scaborough Fair par là (que je venais de découvrir chez Simon & Garfunkel en plus)

J’ai trouvé le bis très touchant, avec un Laurent Voulzy qui revient tout seul sur scène avec sa guitare et chante quelques-uns de ses tubes avec le public. C’était bien sûr trop court, on aurait voulu que ça dure toute la nuit, mais vu ses difficultés à monter dans les aigus sur Cœur Grenadine, on lui pardonnera d’avoir écourté.

D’autant plus qu’on a eu l’occasion de le voir après le concert (après une bonne petite heure d’attente dans le froid, on est fan ou on ne l’est pas), d’échanger deux trois mots, d’obtenir un autographe et de prendre une photo, et je l’ai trouvé très sympathique (et il a un sacré sens du devoir pour avoir s’être prêté aussi bien au jeu des rencontres à une heure aussi tardive après deux heures de show !).


Ma maman a bien évidemment été conquise (moi aussi !), et comme on a appris dans la foulée qu’il faisait un concert à l’église Saint Eustache à Paris en décembre, et qu’on rêve d’entendre ses nouvelles créations dans une église (on a raté le coche à Saint Denis en juin hélas), on remet ça juste avant Noël ! Mais à part ça je ne suis pas du tout une groupie hein !

dimanche 30 septembre 2012

Des fleurs pour Algernon (au théâtre)


Quand je suis tombée sur l’affiche dans le métro, je n’ai pas pu résister. Vous pensez bien, l’adaptation d’un de mes romans favoris, je n’allais pas passer à côté (et j’ai même embarqué la famille dans l’affaire), d’autant plus que la première semaine les places étaient à moitié prix.

Je ne vous refais pas le résumé de l’histoire de cet idiot qui devient intelligent, j’en ai déjà assez souvent parlé, je vais plutôt m’intéresser à l’adaptation en elle-même.

Des fleurs pour Algernon prend ici la forme d’un monologue d’une petite heure et demi. C’est assez marrant parce que la pièce est montée dans la petite salle de la Comédie des Champs-Elysées, toute petite et donc très intimiste. On est très proche de Charlie du coup.

L’adaptation a été réalisée par Gérald Sibleyras, et si vous vous attendiez à entendre le livre lu, vous risquez d’être déçu. Si la trame reste la même (et avant que vous ne paniquiez, oui, la fin aussi reste la même), il y a de nombreuses coupes (notamment toute la famille de Charlie remplacée par une tante bien plus sympathique) et des changements (Charlie travaille dans une usine de plastique et non dans une boulangerie).

Au premier abord, ça m’a un peu perturbé, parce que je connais le texte sur le bout des doigts. Et puis finalement, j’ai apprécié cette relecture qui permet de voir le livre sous une autre lumière que celle que j’aborde actuellement.

Personnellement j’ai toujours été marqué dans le livre par tous les souvenirs oubliés de Charlie qui remontent après son opération. Dans cette pièce, ces souvenirs sont complètement passés sous silence. Par contre à la place, on insiste bien plus sur la relation entre Charlie et Algernon (et tout ce que ça dit sur l’expérimentation scientifique).

Le décor, assez aseptisé, évoque un laboratoire (avec deux caméras qui épient Charlie en permanence), avec une chaise qui se déplace ici et là, et très peu d’objets (un balai, un cartable, un carnet et un stylo). Tout se joue par l’utilisation des lumières (et des sons dans une moindre mesure) pour rendre les différentes atmosphères.

Et puis il y a Charlie. Vous vous doutez bien que dans un monologue, tout dépend du seul acteur sur scène, et dans le cas présent, Grégory Gadebois, l’interprète de Charlie, est juste brillant. Sa métamorphose au cours de la pièce, de l’idiot au génie, est sacrément impressionnante. Il y a la voix bien sûr, mais ce qui m’a frappé, c’est tout le langage corporel qui va avec.

Et puis il n’en fait pas trop. Le Charlie idiot n’est pas caricatural (d’ailleurs ça m’a perturbé de voir les gens rire aux histoires de Charlie, moi le texte m’a tellement marqué que j’ai du mal à rire de lui désormais), et le génie mêle habilement suffisance et froideur (qui fait de la peine quand on réalise que quoi qu’il soit, Charlie est toujours seul).

Bref c’est une chouette adaptation, avec une sacrée performance d’acteur, qui permet de voir une autre lecture de l’œuvre. La pièce est montée jusqu’à fin décembre, et les places ne sont pas excessivement chères (autour de 30 euros), alors si vous êtes en région parisienne, et que vous avez adoré le livre, n’hésitez pas !

(en plus de la SF au théâtre, ça ne se voit pas si souvent !)


mercredi 21 décembre 2011

Le Songe d’une nuit d’été (théâtre)


La semaine dernière, je suis allée au théâtre voir une pièce (ce qui explique sûrement la tempête qui a suivi pendant la nuit pour célébrer ce fait exceptionnel), et pas n’importe laquelle, puisqu’il s’agit du Songe d’une nuit d’été de William Shakespeare, monté en ce moment au théâtre de la Porte Saint Martin.

En fait ma cousine de passage à Paris voulait avoir un spectacle, et avait des vues sur Cabaret, sauf que les places qui restaient étaient un peu trop chères. Assez ironiquement, entre la scénographie et les costumes de certains acteurs du Songe d'une nuit d'été, on s’y serait parfois cru, dans un cabaret…

Le Songe d’une nuit d’été est une pièce que j’avais toujours rêvé de voir, sans doute parce qu’on trouve tellement de références à elles dans le domaine de la fantasy qu’on finit par avoir l’impression de la connaître sans l’avoir vu (merci notamment à Neil Gaiman et Garry Kilworth).

Et puis, la première vraie pièce de théâtre que j’ai eu l’occasion de voir au lycée était la Tempête (du même auteur, pour ceux qui ne suivraient pas), que nous avions étudié en long, en large et en travers (en français, en théâtre, en histoire de l’art…) et ça a été un pur moment d’éblouissement que j'avais bien envie de retenter l'expérience.

Bref, le Songe d’une nuit d’été nous conte l’histoire de quatre jeunes gens : Lysandre aime Hermia (et réciproquement), mais Hermia doit se marier à Demetrius, qui ignore complètement Helena, folle amoureuse de lui. Lorsque les deux premiers s’enfuient ensemble, Helena révèle leur fuite à Demetrius, et tout ce joyeux monde se retrouve dans les bois où rôdent Obéron, Titiana et leurs cohortes, si bien que les quatre jeunes gens vont vite se retrouver mêlés à des histoires de fées.

C’est évidemment l’argument qui attire tout bon fan de fantasy qui se respecte, et dans la première partie de la pièce, entre deux querelles d’amoureux, on a le droit à une bonne dose de magie : transformation en âne, filtre d’amour, et querelles de fées en veux-tu en voilà, avec un Puck dont on a du mal à savoir s’il écoute réellement son roi ou s’il n’en fait qu’à sa tête.

Je ne m’attendais par contre pas du tout à cette deuxième partie complètement différente (pour citer ma cousine, « on dirait du Molière »), bien plus axée comédie, avec toute une mise en abîme sur le théâtre particulièrement bien orchestrée. Je suis même allée vérifier en rentrant si ça faisait bien partie de la pièce, c’est dire.

En tout cas c’est une très belle pièce, facile à suivre (il y a une vingtaine d’acteurs sur scène sans qu’on s’y perde), légère sans être frivole (Helena m’a même beaucoup émue dans certaines de ses répliques), avec tout ce jeu sur le théâtre que je trouve absolument merveilleux.

Côté adaptation, cette version au théâtre Saint Martin était vendu pour ses deux têtes d’affiche (Lorànt Deutsch et Mélanie Doutey), mais ce ne sont pas les acteurs qui portent la pièce (le premier interprète Puck, un rôle taillé sur mesure, et la deuxième ne m’a pas marqué plus que ça), j’ai plus apprécié les « vrais » acteurs de théâtre dont le nom est écrit en tout petit sur l’affiche.

La mise en scène est signée Nicolas Briançon, et j’ai trouvé le parti pris esthétique tout à fait intéressante pour les décors, l’ambiance, les costumes… on ne sait jamais trop si on est dans une forêt ou dans un cabaret, et les fées (bien qu’ayant peu de répliques) contribuent à donner une atmosphère assez étrange à l’ensemble quand on les voit se tortiller dans leurs costumes moulants tout en imitant les écureuils.

Bref, j’ai trouvé cette pièce fort chouette sur le fond comme sur la forme, et a réveillé mes envies de théâtre. Elle est présentée jusqu'au 2 janvier, donc si vous êtes en région parisienne, n’hésitez pas, on trouve des places soldées sur Internet avec un placement tout à fait correct même au troisième balcon.

dimanche 26 juin 2011

Joe Hisaishi en concert


L’inconvénient, quand on aime les musiques de films, c’est que un genre qui se produit assez peu en live, et qu’on doit se contenter de l’écouter au cinéma (ce qui est un immense plaisir en soi) ou bien chez soi, en CD ou en mp3 (achetés légalement bien sûr !). Et quand bien même certains concerts ont lieu, quelle est la probabilité d’avoir le compositeur sur scène ?

Il y a quelques années, il y a eu un concert d’Ennio Morricone à Paris, où il dirigeait lui-même l’orchestre, un rêve… évidemment, c’était en semaine, je faisais mes études à Grenoble, et les places étaient hors de prix. J’en ai encore des regrets. Alors quand j’ai vu passer l’annonce d’un concert de Joe Hisaishi à Paris, avec Joe Hisaishi lui-même aux commandes, j’ai sauté sur l’occasion.

Pour ceux qui ne situent pas bien qui il est, Joe Hisaishi est un compositeur japonais que l’on retrouve dans pratiquement tous les films d’Hayao Miyazaki (de Nausicaä à Ponyo en passant par Chihiro, Totoro, Mononoke et le Château ambulant…) et pas mal de films de Takeshi Kitano (Hana-bi et l’Eté de Kikujiro entre autres, je n’ai toujours pas vu les films mais les BO sont très belles).

Je suis toujours admirative devant son travail, car si ce sont ses grandes envolées symphoniques dans Princesse Mononoke qui m’ont attiré, il arrive aussi à faire des choses sublimes avec un simple piano, ou mieux encore, avec des percussions (toujours dans Princesse Mononoke, jetez un œil au morceau Battle Drums).

Entre autres choses, il a composé une nouvelle bande-originale pour le Mécano de la Générale, de Buster Keaton, lorsque le film est ressorti en salle en version restaurée il y a quelques années, et pour l’avoir vu en salle, le résultat est superbe (et diablement entrainant).

Bref Joe Hisaishi, concert, Paris, j’ai sorti la carte bleue, et me voilà au Zénith le jeudi 23 au soir !


Pour le coup ils n’avaient pas fait les choses à moitié, un bel orchestre symphonique et deux chœurs (d’ailleurs tout ce blanc facilite grandement les photos), mais il fallait bien ça pour rendre toute la splendeur des musiques de Hisaishi.

Le programme était tout à fait alléchant (du Miyazaki, du Kitano, le Buster Keaton et quelques titres que je ne connaissais pas), et après les applaudissements de rigueur et une petite présentation (il s’agit d’un concert caritatif pour le Japon), il met la barre très haut dès le début avec Nausicaä.

Ca va être ma minute râlage et on n’en parlera plus, ce qui m’a énervé pendant ce morceau, c’est le bruit de fond des gens qui finissaient de s’installer. Bien qu’ils aient ouvert les portes très tôt et que le concert ait démarré avec une bonne vingtaine de minutes de retard, pendant tout ce morceau, ça a été le festival des derniers arrivés, les gens obligés de se lever, l’ouvreuse qui réclame son pourboire.

A vous donner des envies de meurtre, heureusement ça avait cessé au morceau suivant, sans quoi vous auriez entendu parler de moi au journal télévisé ! D’autant plus qu’il a enchainé avec Princesse Mononoke, BO qui peut toujours potentiellement vous coller des frissons dans certains passages et je n'aurais pas aimé qu'on me le gâche.

Evidemment, pour chaque film, il ne joue pas la BO entière, mais un meddley des thèmes les plus connus (principalement The Legend of Ashitaka, The Demon God et la chanson du film pour celui-ci), qu’on réécoute avec plaisir. Un petit bémol sur la chanson chantée en anglais, j’aime autant la version japonaise, mille fois plus jolie même si je ne comprends pas les paroles !

Je ne vais pas tout vous détailler, c’était un vrai bonheur pour les oreilles d’entendre ces morceaux en live. D’ailleurs en rentrant, ma playlist Hisaishi a remplacé celle de Murray Gold (oui je sais, c’est à peine croyable), mais les musiques que j’écoute me semblent bien plus creuses en version CD.


J’ai beaucoup apprécié le Mécano de la Générale parce que les extraits qui correspondaient étaient projetés en même temps, ce qui donnait un côté ciné-concert tout à fait charmant. D’autant plus quand les gens se laissaient absorbés par le film et riaient aux facéties de Buster Keaton.

De tous les morceaux, celui qui a bien failli me tirer les larmes était Summer (l’Eté de Kikujiro), une musique déjà sublime en temps normale. L’orchestration un peu différente l’a carrément fait monter d’un cran, ce que je ne n’aurais pas pensé possible. D’ailleurs je ne dois pas être la seule à avoir été conquise, ça s’est carrément ressenti au niveau des applaudissements.


Chose marrante, Joe Hisaishi ne se contente pas de conduire l’orchestre, il joue la plupart des parties piano lui-même. Du coup on le voit tout à coup partir vers son piano, et la première fois j’ai cru que l’orchestre allait arrêter de jouer (bah oui, c’est un peu comme si le conducteur d’une voiture sortait de son véhicule quoi xD), et en fait non. D’ailleurs il dirigeait à moitié de son piano des fois, c’était rigolo.


Bref ce type est un héros, et j’aime beaucoup comment il s’adapte aux morceaux, autant il est très sérieux sur certains, autant sur les Miyazaki il a un air très guilleret !

Le concert devait se terminer sur Ponyo (histoire de finir sur une note très positive et une musique pouvant potentiellement rester dans votre tête toute la nuit !), évidemment, vu l’enthousiasme de la salle, nous avons eu le droit à un bis et un ter.

Le morceau Ashitaka to San (avec une très belle partie piano bien sûr), ce qui était déjà un superbe cadeau, et pour ceux qui résistaient encore au charme de ce compositeur (y’en-avait-il seulement ?), Mon voisin Totoro en guise de conclusion.


Voilà, j’espère vous avoir bien fait baver, c’était un très chouette concert, comme quoi la musique de film n’est pas à réserver qu’aux salles de cinéma. Et c’est tellement mieux sans les danseuses bavaroises !

Pour ceux qui veulent un compte-rendu un peu plus détaillé, je vous conseille le compte-rendu du Geeksinvaders (à qui j’ai emprunté les vidéo), qui a nettement mieux reconnu les musiques que moi et pris de bien plus belles photos ^^.

jeudi 27 janvier 2011

Le concert du Seigneur des Anneaux


Hier soir c’était jour de fête, pensez-vous, un concert du Seigneur des Anneaux au Grand Rex ! Il n’y avait pas à hésiter, et nous étions présents en nombre (il y avait Shaya, Tigger Lilly, Spocky, Isil, et sûrement plein d’autres connaissances noyées dans la foule) pour assister à cet évènement, il y avait même quelques elfes quelques rangs devant.

J’avoue avoir été assez surprise de ce concert parce que je m’attendais à revoir/réentendre la symphonie du Seigneur des Anneaux (plus de deux heures de Howard Shore d’affilé ou presque) que j’avais vu il y a quelques années et qui était juste superbe. Et en fait non, ça n’était pas vraiment ça. Des fois il faudrait que je pense à lire les descriptifs en petits caractères, comme en bas des cartes des restaurants qui indiquent une majoration de 50 cts après 21h (par exemple).

Ceci dit le début promettait, puisqu’on a eu le droit à un narrateur plus que prestigieux : Christopher Lee a fait son entrée sous des tonnerres d’applaudissements, et bien qu’il soit, je cite « trop vieux pour les cascades » (ce qui ne l’a pas empêché d’essayer ceci dit), il a encore la pêche pour ses 88 ans !

J’ai commencé à avoir un doute lorsqu’après une petite introduction musicale, les musiciens ont enchainé sur un très beau morceau, inconnu au bataillon (et on me la fait pas à moi, je connais la musique des films sur le bout des doigts).

En fait, c’est tout simplement parce qu’on a affaire à un concert de l'Orchestre Philharmonique d'Hollywood et de l’Ensemble Tolkien. Et s’ils interprètent certes les musiques des films, l’ensemble Tolkien est également (et même d’abord) un groupe de musique danois qui met en musique les poèmes et chansons de l’univers de Tolkien (site web).

C’est donc leurs propres compositions qu’on a entendu, enfin je le suppose, ça n’a pas vraiment été explicité (ou bien ça l’a été lorsque tout le monde applaudissait Christopher Lee, c’est une possibilité). Bref ça m’a un peu égaré, même si l’alternance de la BO et des compositions du groupe n’est pas désagréable en soit. J’ai bien aimé la petite gigue irlandaise qui a suivi le thème des Hobbits par exemple.


J’ai moins aimé quand ils l’ont joué une deuxième fois quand « Frodo et Sam marchant vers le Mordor se rappelaient la Comté », puis une troisième fois lorsque « Merry et Pippin se rappelaient l’anniversaire de Bilbo ». Et ainsi de suite, je pense qu’on l’a entendu cinq ou six fois en comptant les rappels à la fin !

Ca m’a un peu perturbé, ça et la narration de Christopher Lee… L’acteur maitrise plutôt bien le français, mais son texte avait un parfum douteux de traduction à la va-vite, et il y avait des phrases vraiment bizarres (les « sept anneaux pour les seigneurs nains dans leurs temples de pierre » n’était pas le pire passage). Et ça avait tendance à manger la musique parfois.

Mais bon, quand même, c’était de la belle musique, et si à mon goût ils ont laissé trop de mes thèmes favoris de côté (la plupart des morceaux venaient du premier film, avec surtout les chansons), je les ai pardonnés lorsqu’ils ont repris quelques-uns des beaux thèmes du Retour du Roi. C’était pas LE concert ultime du Seigneur des Anneaux, mais c’était tout de même deux bonnes heures de musique.

Le coup de « l’hymne du Mordor », et les petites improvisations de Christopher Lee étaient également bien drôles. En fait, j’en redemanderais bien, mais sans ces fichues chansons irlandaises. Parce que là je suis en train d’écouter les chansons de l’ensemble Tolkien (celle-ci, ou celle-là), et ça passe très bien. Mais pitié, pas la danse irlandaise !


Comme vous pouvez le constaster, mes photos sont minables, alors allez donc voir celles de Tigger Lilly, et lire son compte rendu bien moins exigeant que le mien !

dimanche 31 mai 2009

Belyscendre – La Belle et la Licorne

Hier, avec Elysio, nous sommes allés affronter la chaleur et la déshydratation (bon c’est de ma faute, j’avais oublié ma bouteille dans mon frigo), armés de sandwichs et autres trucs vaguement suédois (ça n’a aucun rapport mais c’est pour que vous situiez le contexte), pour aller voir un truc génial :


J’ai découvert Belyscendre complètement par hasard un jour, en récupérant un enregistrement d’un concert du Naheulband, où Belyscendre était plus ou moins compris dans le lot… Il s’agit d’un groupe qui réinterprète avec ses propres arrangements des chansons traditionnelles (ou d’inspiration) avec deux chanteuses, un guitariste et un percussionniste (et quelques variantes et invités au gré des chansons).

Lys et Cendre, les chanteuses en couleur(ma seule photo en couleur potable, il s'avère comme vous allez le voir que mon appareil photo ne fait des bonnes photos par manque de lumière en N&B ou en sépia)

Ca a été le coup de foudre direct : chansons traditionnelles aux paroles souvent très drôles (ou émouvantes), belles voix, musiques et rythmes entraînants… ajoutez à cela les petits interludes du concert qui s’amusent à tresser une histoire autour des chansons, et ça donne un cocktail vraiment très chouette.

Où l'on chante...(le type plaqué à droite est Ancelain, le guitariste)

Et je saurais que trop vous recommander d’acheter leur premier album, Prends garde au loup, commandable sur leur site, qui s'écoute très bien si on oublie les interludes qui sont marrants en concert, mais vite lassants en dehors. Le deuxième, Belles Embarquez, est en préparation…

Où l'on parle de taille de corne de "licorne"

Ici, il s’agit d’un nouveau spectacle qui reprend pas mal de leurs « tubes », ainsi que quelques nouvelles venues (la Biche Blanche qu’on peut voir en vidéo sur leur site), dont certaines sont magnifiques et poignantes, et d’autres bien drôles (la chanson des marins…). Le tout s’articule autour de la pseudo véritable histoire de la Dame à la Licorne, assez rigolote. Et en plus ils ont terminé sur Les Métamorphoses, et ça c'est... magnifique, y'a pas d'autre terme.


Où l'on commence à dériver...(le type dans l'ombre avec un chapeau c'est Knarf, celui du Survivaure qui fait des jeux de mots aussi mémorables que ceux de Spes)


Si vous avez l’occasion de les voir (ils passent à l’Elysée-Montmartre en septembre), n’hésitez pas, c’est du pur bonheur, et je met au défi quiconque de ne pas finir debout à taper dans les mains et à chanter avant la fin du concert ! Je vous laisse avec quelques photos de la fin, qui... c'est à voir, et d'autant plus courageux dans une salle où il règne une pareille chaleur !)

Où l'on se téléporte (si si je vous jure !)

Si si, c'est bien toujours de la chanson "traditionnelle"