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vendredi 28 novembre 2025

Utopiales 2025 : le compte rendu

Affiche des Utopiales 2025 par Stéphanie Hans

J’avais en tête que cette année, c’était la dixième fois que je venais aux Utopiales de Nantes. Et puis j’ai recompté, en fait c’est la onzième. Ce qui m’arrange drôlement au final parce que j’aurais bien eu du mal à marquer le coup dans cet article. Ce n’est absolument pas le festival qui est en cause, c’est plutôt moi.

mercredi 27 novembre 2024

Utopiales 2024 : le compte rendu

Affiche des Utopiales 2024 réalisée par Emil Ferris

Cette année, j’ai pris la bonne résolution de ne pas attendre un mois pour écrire mon compte rendu de mon passage aux Utopiales. J’ai donc écrit cette chronique le jour de mon retour. Pourquoi est-il publié aussi tardivement alors ? C’est juste qu’il m’a fallu trois semaines pour m’occuper des photos et pour la publier 😅. On va dire que ça sera la bonne résolution de l’année prochaine ça !

samedi 9 décembre 2023

Souvenirs des Utopiales 2023

Affiche des Utopiales par Elena Usdin

Allez, on est en décembre, il est grand temps de faire son compte rendu des Utopiales, non ? Comme ça m’arrive souvent, j’ai été complètement débordée dès mon retour, mais il n’est jamais trop tard pour se souvenir des bons moments, images à l’appui.

mercredi 7 décembre 2022

Souvenirs des Utopiales 2022

Affiche des Utopiales réalisée par MArc-Antoine Mathieu

Mine de rien, cela faisait trois ans que je n’étais pas venue aux Utopiales. J’étais tellement persuadée que ça allait tomber à l’eau pour une raison x ou y cette année que je suis donc partie les mains dans les poches sans programme et avec tout juste ma brosse à dents, du linge de change et deux livres à dédicacer dans la valise. Ne vous étonnez donc pas de ce compte rendu un peu free style également.

jeudi 28 novembre 2019

Utopiales 2019 – Jour 2


Résumé des épisodes précédents : Cette année, comme les précédentes, j’ai fait le voyage jusqu’à Nantes pour profiter des Utopiales, le festival international de science-fiction qu’on ne présente plus, tant il semble attirer de monde. Une fois encore, j’ai parcouru ses allées, piétiné à la librairie, bavé devant les expositions et twitté frénétiquement en conférence. Il y a quelques jours, je vous racontais ma première journée. Voilà la suite de mes aventures.

samedi 23 novembre 2019

Utopiales 2019 – Jour 1


Cette année, comme les précédentes, j’ai fait le voyage jusqu’à Nantes pour profiter des Utopiales, le festival international de science-fiction qu’on ne présente plus, tant il semble attirer de monde. Une fois encore, j’ai parcouru ses allées, piétiné à la librairie pour avoir des dédicaces, bavé devant les expositions et twitté frénétiquement en conférence. Une visite guidée, ça vous dit ?

lundi 28 octobre 2019

Utopiales me voilà (7)


Alors que le froid s’installe et que l’hiver approche, alors que la morosité s’installe et que l’on commence à compter les jours jusqu’aux vacances de Noël (sauf ceux qui sont en vacances actuellement, et encore !), il est un rendez-vous immanquable pour les amateurs d’imaginaire, c’est bien entendu le festival des Utopiales à Nantes.

samedi 8 décembre 2018

Souvenirs des Utopiales 2018


Comme chaque année fin octobre début novembre, les amateurs et amatrices de science et de science-fiction se retrouvent aux Utopiales à Nantes. Et comme chaque année après des journées bien remplies en festival, tous ou presque sont tous frappés par le blues post-Utopiales en reprenant le cours de leur vie. Histoire de se remonter le moral (que l’on ait pu ou non venir aux Utopiales), faisons donc une petite balade dans mes souvenirs de cette édition.

mercredi 24 octobre 2018

Utopiales me voilà (6)


Dans une semaine, le festival des Utopiales ouvrira ses portes à la Cité des congrès de Nantes. L’occasion pour les fans de science-fiction sous toutes les formes de se retrouver pour assister à des conférences, voir des films et des expositions, jouer, découvrir et bien entendu dévaliser la librairie. Allons donc voir à quoi va ressembler cette dix-neuvième édition (la sixième pour moi).

mardi 14 novembre 2017

Souvenirs des Utopiales 2017


Il y a une dizaine de jours se terminait l’édition 2017 des Utopiales. Pour ne pas refermer tout de suite la porte jusqu’à l’année prochaine, je vous propose cette semaine une petite balade rétrospective sous forme de dix souvenirs.

lundi 30 octobre 2017

Utopiales me voilà ! (5)


Comme chaque année en cette période, on observe une migration caractéristique des amateurs de SF se déplacer vers la ville de Nantes, plus particulièrement vers la Cité des Congrès. La cause de ce phénomène ? C’est là-bas que se déroule le festival international de science-fiction des Utopiales, tout simplement !

samedi 19 novembre 2016

Utopiales 2016 – Jour 3


La dernière journée est passée à la vitesse de l’éclair. Je voulais assister à la conférence sur les 20 ans du Bélial’ à 10h (à écouter ici) mais j’ai préféré emmené M. Vert sur Mars grâce à l’exposition V2RPlanets, où on a pu s’amuser avec un casque de réalité virtuelle et visiter certains lieux de la planète. Je l’avais déjà fait l’an dernier mais l’expérience reste toujours aussi étonnante, surtout quand on sait qu’on nous présente des prises de vue réelles.


Nous sommes ensuite allés à la librairie et au stand ActuSF faire nos emplettes. C’est là où ça devient confus. M. Vert a acheté des livres pour me les offrir, j’en ai acheté pour les lui offrir, et puis il a aussi pris des livres pour lui (que je lirais peut-être) et j’ai pris des livres pour moi (qu’il lira peut-être), du coup on ne sait plus trop où on est, sauf sur un seul point : nous avons immédiatement déchargé le butin dans notre voiture pour soulager notre dos !



Nous avons ensuite capté en route la Rencontre avec Thibault Damour menée par Roland Lehoucq (un extrait ici). Je n’ai pas tout suivi (j’étais occupée à remettre de l’ordre dans mes notes) mais l’enthousiasme de ces deux physiciens avait quelque chose de contagieux. Et il y avait une photo de jelly à un moment. Et ils ont parlé de l’importance de la SF qui garde vivante le message philosophique d’Einstein quand même !

A 12h, nous sommes allés écouter la conférence Mécanismes de la science-fiction masculine, confortablement installés dans un canapé sur le côté de la scène Hetzel (excellente idée ces canapés !). Le sujet était fort intéressant et les intervenantes survoltées (le modérateur n’a pas eu grand-chose à faire), je ne me suis pas ennuyée une minute. je vous recommande fortement de la rattraper à l’occasion (à écouter ici).

J’ai ensuite fait un rapide tour à la librairie pour obtenir une dernière dédicace sur l’anthologie, celle de Catherine Dufour. Et j’ai acheté l’affiche du festival (qui fait des merveilles dans nos toilettes, c’est presque le même bleu que les carreaux de faïence !).


Nous avons ensuite quitté les Utopiales pour aller rendre visite aux Machines de l’île (on reste dans le thème donc). L’éléphant est toujours aussi impressionnant et le futur arbre aux hérons est toujours aussi prometteur.


Nous n’avons pas eu le temps de pousser jusqu’au Carrousel des monstres marins mais ce sera pour une autre année, la route du retour nous attendant.

BILAN DES COURSES


  • 4,5 conférences suivies
  • 1 film vu ;
  • 6 livres achetés pour moi (et 5 pour les offrir) ;
  • Une anthologie presque entièrement dédicacée (il ne me manque que Gérard Klein, Ménéas Marphil et Jean Pettigrew) ;
  • Trop peu de temps pour parler aux copains hélas ;
  • Un M. Vert qui a bien apprécié sa visite (mais qui aurait comme moi aimer avoir trois jours de congé en plus pour s’en remettre)
Voilà pour cette année, rendez-vous l’année prochaine !

D’autres comptes rendus :

jeudi 17 novembre 2016

Utopiales 2016 – Jour 2


Après une première journée bien remplie, nous aurions pu faire la grasse matinée mais passage à l’heure d’hiver oblige, nous étions dans la place de bonne heure. M. Vert et moi avons donc été de bons élèves : à 10h, nous étions à la conférence Vol spatial et science-fiction. Un sujet fort accrocheur qui s’est révélé intéressant, évoquant certains des grands vaisseaux de la SF tout en parlant des contraintes du voyage spatial (mode de propulsion, vie dans l’espace). A rattraper ici.

A 11H, nous sommes ensuite allés à la remise du prix Planète-SF, qui comprenait cette année une petite surprise : profitant de la présence de Paolo Bacigalupi sur le festival, le jury lui a remis son trophée (pour le prix qu’il avait reçu en 2012).



Le prix de cette année a quant à lui été remis au roman Les Nefs de Pangée de Christian Chavassieux, ce qui m’a fait très plaisir vu que c’était mon favori parmi les lauréats (d’ailleurs il va falloir que je lise Mausolées maintenant).

Plutôt que d’enchaîner sur la Rencontre avec Alan Turing, nous sommes ensuite allés visiter les différentes expositions :



Science Machina : une exploration sympathique des recherches du CEA et de l’Inserm, avec des mises en BD sympathiques. Nous avons eu l’occasion de tomber sur Nathalie Besson (encore elle, je crois que M. Vert a flashé sur elle !) qui nous a expliqué le fonctionnement du collisionneur.


Bajram : comme toujours avec ce genre d’exposition, c’est super impressionnant et cela donne très envie de lire toute son œuvre (M. Vert a failli craquer pour Universal War One d’ailleurs)


Metaquine : Exposition accompagnant un roman dont je n’avais presque pas entendu parler (malgré son succès si je me fie à la foule lors des séances de dédicaces), j’ai trouvé la démarche captivante et là encore j’ai eu envie de découvrir le livre… mais la librairie a été dépassée par son succès, le dernier jour il n’y avait plus que le tome 2 !


Et puis il y avait aussi le coin des Jeux vidéo (images très belles mais trop de monde pour pouvoir tester les jeux), l’exposition Masse (très drôle) et La petite bédéthèque des savoirs (qui donne envie de s’offrir toute la série).


Nous avons terminé avec les Prototypes du Grand Napotakeu, un ensemble résolument étrange (voir complètement barré) mais avec de chouettes installations. Et on a croisé le robot Pepper dans les parages, c’était sympathique et intéressant de voir à quel point simuler des mouvements de tête ou de corps suffit à humaniser un robot.


Après avoir obtenu la signature d’Olivier Cotte sur le Dark Vador vs. Monsieur Spock (bon ok je compte quand même le lire avant de l’offrir, vous avez gagné !), nous avons filé faire la queue pour une séance de cinéma (oui j’ai enfin franchi le pas, je suis allée voir un film cette année !).

Nous sommes donc allés voir Cronos, le tout premier film de Guillermo del Toro. J’ai trouvé fort sympathique cette histoire fantastique autour de la question de l'immortalité. On retrouve déjà quelques obsessions du réalisateur, et le grand âge comme le petit budget lui confèrent une patine particulière.


Retour à la librairie ensuite pour glaner les dédicaces d’Estelle Faye et d’Ugo Bellagamba sur l’anthologie, avant de faire signer mon Club Uranium à Stéphane Przybylski (j’en ai profité pour militer pour un résumé avant la sortie du tome 4 !).

Petite balade au sous-sol ensuite, où nous avons bavé sur quelques beaux objets (M. Vert a fait quelques emplettes mais je ne suis au courant de rien) et sur tout un tas de jeux (j’ai découvert d’ailleurs qu’il existait un Carcassonne Star Wars !).


Cela a failli nous mettre en retard pour le cours du soir de Roland Lehoucq sur le sujet Energie et SF. C’était comme il se doit à la fois didactique et drôle (je ne verrais plus jamais cette scène de l’épisode I de Star Wars où Qui-Gon ouvre une porte avec son sabre-laser de la même façon), tout en soulevant des problématiques intéressantes sur les réserves énergétiques de la planète (c’est d’ailleurs la conférence où j’ai pris le plus de notes).

La journée s’est terminée avec la remise du prix Julia Verlanger à Karim Berrouka et par un resto entre membres du Planète-SF, après quoi je me suis effondrée car même si je n’avais acheté aucun livre, j’en avais trainé trois toute la journée dans mon sac, et ça pèse !

A suivre...

mardi 15 novembre 2016

Utopiales 2016 – Jour 1


Les années se suivent et ne se ressemblent pas, mais une constante demeure : les quelques jours passés aux Utopiales à la fin du mois d’octobre, l’occasion unique de baigner dans la science-fiction du matin au soir et d’échanger à ce sujet sans avoir l’impression d’être un extra-terrestre.

Cette année il y avait cependant du changement. Tout d’abord le festival ouvrait ses portes le samedi et non le jeudi, autant dire que la foule était au rendez-vous les deux premiers jours, au contraire des années précédentes.

Ensuite au lieu de venir tranquillement en train, j’étais en voiture (et même au volant pour une partie du trajet !), ce qui est plus économique quand on embarque des copines blogueuses et offre plus de souplesse au niveau des horaires et du poids maximum de livres autorisé mais qui a un inconvénient : la fatigue.

Du coup c’est complètement endormie que j’ai débarqué aux Utopiales cette année le samedi à midi, et impressionnée par la foule déjà présente en ce premier jour (ça ne m’étonne pas que le festival ait attiré 82 000 visiteurs), j’ai mis un peu de temps à retrouver mes marques.


Dans ces cas-là, la meilleure solution est encore de revenir aux fondamentaux : les livres ! Les premières étapes à l’arrivée (outre le bar de Mme Spock pour se restaurer) ont donc été :

- Le bouquiniste du sous-sol où j’ai fait l’emplette d’un Livre d’or de la SF sur Robert Heinlein (oui j’ai été très raisonnable)
- La librairie pour apprécier l’odeur des livres neufs et faire les premiers repérages
- Le stand ActuSF pour acheter l’anthologie des Utopiales.

C’est à peu près à ce moment-là que j’ai commencé à me laisser aller d’ailleurs. J’avais entendu parler de Fidèle à son pas balancé, le nouveau recueil de Sylvie Lainé regroupant l’ensemble de ses textes mais je n’avais pas spécialement prévu de l’acheter (sinon pour faire un joli cadeau) vu que j’avais déjà ses précédents livres.


Sauf que l’objet-livre étant de toute beauté, j’ai prétexté la présence de quelques inédits pour craquer complètement et en acheter deux exemplaires. Un pour offrir et un pour me l’offrir. Voilà qui commence bien, non ? D’ailleurs cerise sur le gâteau, ils ont été dédicacés directement par Sylvie Lainé qui passait par le stand.

J’avais normalement prévu un certain nombre de conférences dans l’après-midi, mais comme j’avais toujours le cerveau un peu dans le brouillard j’ai laissé Monsieur Vert aller assister à la rencontre avec Nathalie Besson et j’ai préféré aller errer à la librairie et me livrer à mon activité favorite : la chasse à la dédicace sur mon anthologie.


J’ai donc été à la rencontre de Paolo Bacigalupi, de Karim Berrouka, d’Ann Leckie, de Raphaël Granier de Cassagnac et de Lev Grossman. Que des gens dont je dois explorer la bibliographie, encore de belles années de lecture en perspective !

Je suis aussi allée papoter avec Danielle Martinigol de son roman Les Oubliés de Vulcain que j’avais offert à mon filleul, de sa potentielle adaptation en film/série et du château de Guédelon qui sert de cadre à sa nouvelle série jeunesse.


Après quoi j’ai été raisonnable, je suis allée à une conférence à 16h : Figures de l’inventeur dans l’imaginaire contemporain. Je n’ai pas tout suivi parce que les débats partaient parfois dans tous les sens (de la figure du savant solitaire à l’ancienne au chercheur moderne qui ne travaille plus qu’en équipe) mais j’ai bien apprécié l’ensemble, d’autant plus que les différents intervenants avaient bossé leur sujet. Vous pouvez la rattraper ici.

Retour ensuite à la librairie où j’ai fait l’acquisition de Dark Vador vs. Monsieur Spock (c’est pour l’offrir) que j’ai fait signer par Jeanne A. Debats. J’ai également croisé en passant Olivier Gechter qui m’a promis la suite du Baron noir pour l’année prochaine chez un nouvel éditeur (avec une réédition des épisodes précédents en prime, ça va encore doublonner ma bibliothèque mais c’est pour la bonne cause).

J’ai terminé la journée devant les Discours inauguraux (très officiels comme il se doit mais c’était assez marrant de suivre la transcription en langue des signes) et par la présentation de l’affiche du festival par Bajram (intéressant et impressionnant) avant de rentrer dans notre gîte pour un repas au calme et un repos bien mérité (sur un canapé qui grince mais ça c’est une autre histoire !).


dimanche 23 octobre 2016

Utopiales me voilà ! (4)


Dans un peu moins d’une semaine s’ouvrira la 17ème édition des Utopiales à Nantes, avec une riche programmation qui s’étalera du 29 octobre au 3 novembre autour de la thématique Machine(s), qu’il s’agisse de machines pour explorer, de machines pour servir, de machines pour transformer ou de machines extraordinaires.

A ce sujet d’ailleurs, l’affiche signée par Denis Bajram est absolument extraordinaire (et me fait immédiatement penser aux robots de Miyazaki). Le premier drame de ma vie en ce moment, c’est que si je l’achète je n’aurais nul endroit pour l’afficher (à part dans les toilettes, ce qui sans doute un peu humiliant pour une si belle affiche mais aura le mérite de relever considérablement le cachet du lieu).

Comme chaque année les invités seront légion (je me suis arrêtée de compter à 100 mais j’étais loin de la fin de la liste) et l’on pourra profiter d’un riche programme de conférences, d’expositions et de séances de cinéma entre deux visites à la plus grande librairie de science-fiction du monde et deux remises de prix (notamment le meilleur d’entre eux, le prix Planète-SF !).

Le deuxième drame de ma vie en ce moment, c’est que je ne serais là que trois jours et que je n’ai toujours pas réussi à me procurer un retourneur de temps afin de pouvoir suivre deux conférences en même temps (ActuSF, on compte sur vous !).

Mais rassurez-vous il n’y a pas que du drame dans ma vie en ce moment, puisque cette année j’ai réussi à convaincre M. Vert de m’accompagner (le premier qui fait une blague sur le potentiel drame à venir va m’entendre). J’aurais donc quelqu’un pour porter mes sacs de livres !! En contrepartie je lui ai promis une visite des Machines de l’île.

Il faut donc que je trouve un créneau, ce qui n’est pas bien simple quand on regarde le programme (consultable ici) des conférences et des séances de cinéma (sur lesquels je vais une fois n’est pas coutume faire l’impasse). Voilà tout ce que j’aimerais bien réussir à voir :

Samedi 29 octobre :
  • 10h : Peut-on vivre « Seul sur Mars » ? (celle-là c’est mort, on sera sur la route)
  • 12 h : La machine est-elle l’avenir de la femme ?
  • 14h : Le vaisseau spatial comme personnage
  • 16h : Figures de l’inventaire dans l’imaginaire contemporain
  • 17h : Interro surprise : l’uchronie

Dimanche 30 octobre :
  • 10h : Vol spatial et science-fiction
  • 11h : Remise du prix Planète-SF (comme pour une fois j’ai réussi à lire tous les nominés, on verra si j’ai une bonne intuition ou pas)
  • 12h : Rencontre avec Alan Turing
  • 16h : La machine mythologique
  • 17h : Les machines sont-elles nos esclaves ou … ?

Lundi 31 octobre :
  • 10h : Les 20 ans du Bélial’
  • 12h : Mécanismes de la science-fiction masculine
  • 13h : Machines et traductions en science-fiction
  • 16h : Le héros handicapé en science-fiction & Utopie et machines (mais il est probable qu’on soit déjà sur le chemin du retour ce jour-là)
Le programme étant fait, il ne me reste plus qu’à faire le tour des livres à emmener pour les dédicaces, à remplir ma valise avec mes plus beaux tee-shirts geeks (pour être reconnaissable) et en route !


samedi 14 novembre 2015

Utopiales 2015 en quelques souvenirs


Pour la troisième année consécutive, j’ai pu me rendre aux Utopiales, formidable festival nantais de science-fiction où l’on peut pendant quelques jours s’évader dans un autre monde et où l’on peut discuter invasions aliens sans passer justement… pour un alien ! Voilà quelques souvenirs de cette édition :

1. Cette année, on a beaucoup parlé de réalité(s) en conférence


… mais je n’ai pas tout suivi. Il faut dire que quand les conférences qui m’intéressaient ne tombaient pas pendant la séance de dédicace à ne pas rater, j’avais de toute façon tendance à perdre le fil assez vite. J’en ai tout de même vu trois en entier :

- Pour une approche rationnelle de la magie : la science-fantasy, qui n’a absolument jamais parlé de Pern (snif) mais qui était plutôt drôle à suivre grâce à Catherine Dufour qui a le sens de l’anecdote ;
- Interro surprise sur… les planètes, menée d’une main de maître par l’excellent Roland Lehoucq qui nous a beaucoup parlé de la planète d’Avatar (et qu’on aurait bien écouté quelques heures de plus) ;
- Le passé rêvé de l’uchronie avec Lhisbei et Betrand Campéis qui était également fort intéressante (avec toute l’objectivité dans je peux faire preuve, je ne peux que saluer le sujet clairement balisé et les intervenants qui ne partaient pas dans tous les sens)

Pour les autres conférences, ma foi, il y a toujours ActuSF !

2. Cette année, j’ai beaucoup bavé devant les expositions


Manchu était à l’honneur pour cette édition, j’ai donc pu me régaler devant ses œuvres, avec le petit plaisir pour une fois d’avoir des œuvres originales sous le nez, ce qui veut dire qu’on voit les coups de pinceaux (chose qui parait presque impossible à imaginer en regardant ses couvertures de livres !)

Non loin on pouvait profiter des expositions Demain, les animaux du futur (très intéressante extrapolation sur l’évolution des espèces) et Le passage errant de Sarah Scaniglia (où l’on retrouve des monuments emblématiques nantais déplacés dans d’autres paysages, dépaysement garanti !)

L’exposition Wika était à tomber question dessins et non loin de là j’ai beaucoup apprécié la mise en scène de l’exposition des 20 ans de Série B (façon bunker), où j’ai pu enrichir ma collection des métiers méconnus des Utopiales. L’an dernier, j’avais repéré le traducteur, cette année, c’est le réparateur d’exposition :


3. Cette année, j’ai admiré une immense flotte lego


A l’entrée des Utopiales, un mobile gigantesque accueillait jour après jour les vaisseaux spatiales créés par les visiteurs, et c’était très impressionnant de la voir grandir jour après jour. Un regret ? Ne pas avoir ajouté ma propre création !

4. Cette année, j’ai passé beaucoup, beaucoup de temps à la librairie


Il est toujours agréable de déambuler dans la plus grande librairie de science-fiction du système solaire (jusqu’à preuve du contraire), de savourer le nombre d’ouvrages présents, d’en acheter certains (le bilan arrive, soyez patients !), de noter des titres pour de futurs investissements.

Mais la librairie, c’est aussi un excellent endroit pour croiser des gens (après le bar et la salle de presse), et the place to be pour les dédicaces. D’ailleurs cette année j’y ai passé beaucoup de temps histoire d’avoir tous les auteurs de l’anthologie (j’ai juste raté Philippe Curval mais je ne me rappelle même pas l’avoir vu sur le planning, et j’ai triché pour certains, je les ai interrompu alors qu’ils signaient des anthologies au stand ActuSF). Et j’ai bien dû poireauter deux heures pour pouvoir rencontrer Alain Damasio et Robert Silverberg, l’occasion en passant de jouer au jeu de la couverture la plus horrible :


J’ai d'ailleurs un peu craqué pour cette séance de dédicace avec ce grand monsieur de la SF et j'ai donc amené à Robert Silverberg (en plus des Monades urbaines et de l’anthologie des Utos) son livre d’or de la SF que je venais de dénicher chez le bouquiniste du sous-sol, parce qu’un livre d’or dédicacé c’est très classe !

A noter qu'après avoir sauvé des auteurs affamés avec des Schoko-bons en 2014, cette année j'ai sauvé Jérôme Noirez qui n'en pouvait plus de tousser avec des Ricola (il faudrait vraiment que je songe à me faire sponsoriser par les marques de bonbons quand je viens aux Utopiales !).

5. Cette année, j’ai assisté à la remise du prix Planète SF


Qui était annoncé dans le programme ! Entre les bandeaux à la librairie et les gens qui se renseignent pour savoir qui l’a gagné, mine de rien le prix commence à acquérir une petite renommée.


Le prix a été attribué à Morgane Caussarieu pour son roman Je suis ton ombre, et la cérémonie était fort chouette (le discours du big boss et l’auteure heureuse d’avoir battu Neil Gaiman). Justement, ce livre est dans ma liseuse, il ne me reste plus qu’à le rattraper !

6. Cette année, je suis allée sur Mars


Grâce à l’exposition V2RPlanets, j’ai pu visiter des paysages martiens pendant quelques minutes grâce à la 3D et à un casque de réalité virtuelle, ce qui était fort chouette (et j’ai pu découvrir en passant qu’il est désormais difficile de parler de Mars sans quelqu’un vous sorte une blague sur les patates).

L’équipe qui organisait avait également amené un globe de Mars sur lequel nous avons pu suivre le parcours du héros de Seul sur Mars. Cela a un peu adouci mon jugement sur le film : même s’il ne m’a pas passionné, c’est tout de même une formidable porte d’entrée pour rêver à l’aventure spatiale !

7. Cette année, j’ai ramené une valise pleine de bouquins


Comme cela faisait presque deux mois que je n’avais rien acheté, et fière de ma PàL à treize livres (papier), je me suis laissée aller, et ça n’a pas été une mince affaire de faire tout rentrer dans ma valise (je remercie en passant Cornwall qui nous laissait vider nos sacs à dos dans son coffre de voiture tout au long de la journée !). J’étais venue avec 3 livres à faire dédicacer, je suis repartie avec 12 de plus !


Bilan des courses :

Livres amenés pour des dédicaces (et ramenés signés bien sûr) :
- L’animal de Sylvie Lainé
- La horde du contrevent de Alain Damasio
- Les monades urbaines de Robert Silverberg

Livres achetés :
- L'anthologie des Utopiales 2015 (comme d'habitude)
- Dragon de glace de G.R.R. Martin (pour profiter de l'offre ActuSF)
- Le livre d'or de la SF sur Robert Silverberg (désormais signé !)
- Les voyageurs malgré eux de Elisabeth Vonarburg (qui manquait à ma collection)
- Lasser dans les arènes du temps de Sylvie Miller et Philippe Ward (Lasser ! Lasser !)
- La nouvelle traduction des Deux tours de Tolkien (on ne se refait pas, et puis au moins elle est déjà sortie de ma PàL, elle)

Livres offerts :
- 22/11/63 de Stephen King (cadeau de Lune pour la fin de son challenge)
- Philip K. Dick goes to Hollywood de Léo Henry (offre ActuSF deux livres achetés, vous avez déjà essayé de résister à un livre offert inédit ?)
- L'ensorceleuse de Pointe-Lévy de Sébastien Chartrand
- Montréel de Eric Gauthier
- Deux numéros de la revue Solaris
(tous offerts par les éditions Alire dans le cadre de leur sympathique apéro qui donne envie de lire québécois !)

Bon je termine avec un dernier point et je me met au boulot, j’ai de la lecture qui m’attend !

8. Et cette année, j’ai encore passé beaucoup de temps à papoter...

... Avec (et j'espère n'oublier personne) A.C. de Haenne (sans savoir qui on était mutuellement, c'était drôle !), Arieste, Brize (même si on s'est juste fait coucou de loin !), Cédric, Cornwall, Elessar, Fix, Gromovar, Isil, Jae_Lou, Lhisbei et M. Lhisbei, Lorhkan, Lune, Mariejuliet, Martlet, Shaya, Tigger Lilly, Tortoise, Xapur, Xian et Yueyin.

Comme toujours, j’ai été ravie de vous revoir / de vous croiser en coup de vent / de vous rencontrer pour la première fois, et j’espère bien qu’on se reverra l’année prochaine ! (en fait si vous pouviez tous revenir, je pourrais copier directement mon paragraphe de liens, ça me ferait gagner du temps l'année prochaine ;)).

dimanche 25 octobre 2015

Utopiales me voilà (3)


Une fois n’est pas coutume, je serais d’ici quelques jours à Nantes pour profiter des Utopiales, formidable festival de science-fiction où l’on peut au gré des jours qu’on y passe voir des expositions et des films, assister à des conférences diverses et variées, dévaliser la librairie, chasser la dédicace et papoter avec les amis blogueurs qu’on n’a pas vu depuis l’édition précédente.

Le thème de cette 16ème édition est Réalité(s), décliné autour de quatre axes : Qu’est-ce que la réalité ? (excellente question), Réalités augmentées, Psycho-réalités et Réalités alternatives (voilà qui fleure bon l’uchronie…).

Avec 200 invités, 110 conférences et de nombreuses expositions (dont une consacrée à Manchu qui signe l'affiche de cette année) et séances de film, il va être difficile de savoir où donner de la tête. Comme d’habitude je me livre à un dépouillement préliminaire du programme, à voir si je le respecte ou pas.

Jeudi, je ne serais pas là, je compte donc sur ActuSF pour bien enregistrer Interstellar est-il un film réaliste ? et la Rencontre avec Sylvie Lainé (entre autres, maintenant que je me penche sur ce jour-là y'en a des choses intéressantes).

Vendredi, je suis relativement raisonnable, mais je me réserve le droit de changer d’avis :
12h : Pour une approche rationnelle de la magie : la science-fantasy (Pern forever)
16h : Et si une découverte archéologique modifiait notre interprétation du passé ? (c’est mon rêve) et Les réalités historiques sont-elles solubles dans le merveilleux ? (par contre je n’ai toujours pas retourneur de temps pour pouvoir assister aux deux…)
18h : Anthropologie-fiction : quand les sciences humaines prennent leur revanche (Ursula forever)

Samedi c’est une autre paire de manches :
11h : Remise du prix Planète-SF des blogueurs (inratable, les nominés sont ici) et Quand les réalités biologiques dépassent le bestiaire de l’imaginaire
12h : Et si le futur avait commencé plus tôt, où en serions-nous aujourd’hui ?
13h : Rencontre avec Jean-Philippe Jaworski
15h : Les temps parallèles : quand l’uchronie permet de mieux comprendre l’histoire
17h : Le passé rêvé de l’uchronie
18h : Time Opera : hommage à l’oeuvre de Robert Silverberg

Quant à dimanche, mon train part je crois trop tôt pour assister à Nous avons trouvé une exoplanète semblable à la Terre et accessible. Que faisons-nous ? et je ne serais définitivement pas là pour Les extraterrestres viennent de révéler leur présence, que faisons-nous ?. Pourvu que ça n’arrive pas de sitôt du coup !

Après de longues délibérations intérieures, je n’emmène que deux livres en dédicace : Les monades urbaines de Silverberg (mon texte préféré, enfin du moins celui que j’ai en rayon) et Janua Vera de Jean-Philippe Jaworski (la toute première édition qui a nettement moins de textes que les autres). J’aurais beaucoup aimé faire signer Le château des millions d’années à Stéphane Przybylski mais c’est toujours compliqué de faire signer un livre numérique !

Voilà le programme est fait, il ne reste plus qu’à faire la valise, à mettre le blog en mode automatique pour quelques jours, et en route !

dimanche 9 novembre 2014

Utopiales 2014 : Jour 2


Et voilà la suite et fin de mes aventures aux Utopiales avec plus de conférences, plus de livres, plus de schoko-bons et encore plus de manque de sommeil !


Oui nous sommes aux Utopiales, c'est donc tout à fait normal de croiser un Dalek, un Doctor féminin et K9 au détour d'une exposition de bon matin.

Comme j'avais plus ou moins expédié toutes mes dédicaces sauf une le vendredi, j'avais le champ libre pour les conférences du samedi, j'en ai donc profité un maximum, et ce dès dix heures le matin !


La fabuleuse épopée des inadaptés en science-fiction

Sans doute la conférence qui m'a le plus intéressé, si je me fie à mes deux pages de notes bien serrées sur le sujet. Il faut dire que c'est un sujet qui colle à la SF, puisque comme ça a été si bien expliqué, mettre le lecteur dans la peau d'un inadapté lui permet de découvrir l'univers présenté (qu'on se retrouve dans la peau d'un idiot ou d'un génie, d'un amnésique, d'un mutant, d'un barbare terrien qui découvrir des civilisations avancés ou d'un anthropologue qui découvre une nouvelle planète).

Bref comme le résume si bien Catherine Dufour, la SF est une littérature d'inadaptés pour les inadaptés (et écrite par des inadaptés). Du coup « les inadaptés dans la SF, c'est un peu comme le lait dans le fromage » ! Cela explique aussi pourquoi on associe facilement la SF à une littérature d'adolescents, car comme l'a si bien indiqué Jo Walton, « qui n'a jamais eu 13 ans et eu l'impression d'être entouré d'aliens ? ».

L'homme mystère

Pendant la conférence, petit moment envers du décor quand on a identifié avec Tigger Lilly (jusqu'à preuve du contraire) le monsieur qui effectue les traductions anglais-français. C'est assez rigolo de le voir dans sa bulle faire de grands gestes tout en parlant.

A la fin de la conférence, je suis allée retrouver Catherine Dufour en dédicace pour lui faire signer le Guide des métiers pour les filles qui ne veulent pas finir princesses, et lui dire tout le bien que j'en avais pensé.

Un festival pour tous les âges...
Direction ensuite le bar de Mme Spock pour la remise du prix Planète SF des blogueurs. C'est assez rigolo de voir des gens en costume se restaurer comme si de rien n'était. Et voir défiler des familles où même les plus petits sont costumés !


Remise du prix Planète SF des blogueurs

Et voilà déjà l'heure de la remise du prix. Cette année j'étais un peu déçue, malgré une enquête insistante auprès du jury, je n'ai pas réussi à déterminer le gagnant avant l'heure. Je n'avais éliminé que deux titres sur quatre ! L'an prochain je ferais mieux.

Bref le prix a été attribué à Même pas mort de Jean-Philippe Jaworski, un prix amplement mérité si je me fie aux avis des collègues. Ce qui me rappelle que mon exemplaire est toujours sagement emballé dans son plastique dans ma PàL, il va falloir que j'y remédie un de ces quatre...

Le prix a été remis à Jean-Jacques Régnier, un des collaborateurs des Moutons électriques, qui a lu un message très chouette de Jaworski (et superbement bien écrit avec ça, mais on n'en attendait pas moins de cet auteur !) que vous pouvez lire ici. Et puis pas le temps de s'arrêter, en avant pour la conférence suivante !


Etres et intelligences extraterrestres : vers une typologie ?
A écouter ici

Cette conférence a vite dévié de son sujet, puisque finalement elle a plus abordé la question du contact potentiel avec des intelligences extraterrestres, notamment avec la présence de Claudio Maccone, le président du comité permanent de SETI, un programme de recherche qui « écoute » l'espace.

Du coup cela fait un excellent complément ou contrepoint à l'Exoconférence d'Alexandre Astier, qui aborde un peu les sujets, notamment la limite de résumer l'intelligence aux mathématiques ou à la physique pour transmettre un message. Ou autre question existentielle : pourra-t-on manger les aliens qu'on rencontre ?

J'ai relevé une anecdote bien rigolote de Claudio Maccone, à qui on a expliqué un jour que les soucoupes volantes et les cercles de culture étaient du fait... des français !! Et oui, il paraît qu'on fait dans le développement de technologies de pointe pour impressionner les américains !

Après la conférence, je suis allée acheter les deux recueils de Sylvie Lainé qui manquaient à ma collection (Le miroir aux éperluettes et Espaces insécables) parce qu'elle avait parlé d'une des nouvelles de ces recueils pendant la conférence (bouh la mauvaise influence). Je suis allée les faire dédicacer par la suite. Et c'est là où Endea et moi avons sauvé les auteurs en signature qui menaçaient de mourir d'inanition en distribuant biscuits et schoko-bons ! (si si c'est une action héroïque, ça m'a valu une jolie dédicace d'ailleurs !)


Rencontre avec Philippe Ward et Sylvie Miller

Nous avons ensuite déjeuné en écoutant Philippe Ward et Sylvie Miller parler de Lasser. Je n'ai pas appris grand chose mais c'est toujours plaisant de les entendre parler de leur tambouille, et j'ai appris en passant la sortie prochaine du tome suivant (début 2015) et qu'il y avait au moins 5 tomes de prévu (ce qui est une excellente nouvelle, car des fois que vous l'ignoreriez, Lasser détective des dieux est le meilleur remède lorsqu'on n'a plus le goût à la lecture).

Après cette conférence-déjeuner (très pratique le bar de Mme Spock), je suis allée faire un dernier tour chez le bouquiniste au sous-sol où je n'ai pas craqué pour des Livres d'or de la SF (oui j'ai résisté), mais pour Histoires de voyages dans le temps, achat tout à fait approprié pour les mois à venir (dans le pire des cas je pourrais toujours chroniquer chaque nouvelle à la pièce pour le challenge de Lune... si elle est d'accord bien sûr !).

Suite à quoi je suis allée m'asseoir dans un coin de la scène Hetzel pour attendre la conférence suivante, ce qui était un choix plutôt judicieux...

La scène...

... face au public !
Le ventre, notre second cerveau ?

Cette année, je crois bien que c'est cette conférence pratiquement purement scientifique qui m'aura le plus passionné. Il faut dire qu'un sujet pareil semble relever de la SF (Philippe Curval en a même fait une nouvelle).

Et pourtant c'est prouvé, entre les nombreux neurones présents dans notre tube digestif (l'équivalent d'un cerveau de chat, voilà qui donne un sens nouveau à l'expression « un chat dans la gorge ») et le microbiote de bactéries et autres êtres vivants qu'on a à l'intérieur du corps et qui peut nous influencer, le cerveau n'a plus le monopole dans notre mode de fonctionnement.

J'ai bien apprécié aussi l'idée que l'homme n'est pas une machine, un système fermé, mais un écosystème qui communique avec l'extérieur. Pour citer Alain Damasio qui a merveilleusement bien mis ça en mots : « On a un zoo à l'intérieur du corps ».

Du coup après la conférence, je suis allée voir le documentaire Le ventre, notre deuxième cerveau (disponible en VOD ici, sinon je crois l'avoir croisé sur Daily Motion), qui permet d'en apprendre beaucoup plus sur le sujet, les nouveautés que cela va apporter dans le traitement de certaines maladies (que ce soit l'obésité ou les maladies neurodégénératives), et je dois dire que c'est vraiment fascinant (et assez drôle parce que les chercheurs interviewés ont pour la plupart de bonnes têtes de savants fous).

Après ce film, j'aurais dû rattraper la Rencontre avec Anne Fakhouri, mais comme je commence à tomber de fatigue j'ai préféré aller buller dans un coin tranquille (et je la rattraperais sans doute plus tard grâce à ActuSF). Je suis ensuite allée me réserver une place assise pour la suite de la soirée, ce qui m'a permis de capter la fin de la conférence Hommage à Jacques Sadoul, où le modérateur animait la conférence en attrapant au vol des visiteurs qui avaient connu Jacques Sadoul et où j'ai appris que la revue Univers dans les années 70-80 était diffusée à 30 000 exemplaires, rien que ça !


Rencontre avec Roméo, le robot qui vous accompagne

C'est assez marrant de voir qu'on a beau grandir, les robots, ça nous fait toujours rêver ! Du coup ça expliquer l'affluence monstrueuse pour faire connaissance avec Roméo. Heureusement, du côté de l'espace Shayol, on arrive toujours à s'entasser.

Roméo est un prototype de robot destiné à l'accompagnement des personnes âgées, et même s'il est loin d'être point (on ne l'a même pas vu se déplacer), sa présentation fait forcément son petit effet (surtout auprès des plus jeunes).

Après s'être présenté, il a poussé la chansonnette (une expérience hilarante même si un peu douloureuse pour les oreilles) et montré ses brillantes capacités d'identification de l'âge et du sexe des personnes (mais il était ébloui par les spots, on le pardonne vu que c'est devenu hilarant). C'est marrant, y'a quelques années les robots n'étaient que des jouets pour enfants, mais petit à petit ils deviennent réalité.

La vedette de la soirée laisse ensuite place à la soirée de remise de prix.


Soirée de remise de prix


Un prix extraordinaire a été remis à Chris Foss, l'invité d'honneur du festival.


Comme d'habitude le prix du jeu vidéo revient à un jeu complètement barré, Neuromance, où on joue une petite vieille qui utilise ses maladies neurodégénératives pour s'évader de la maison de retraite ! Vous pouvez le tester ici, comme tous les autres jeux de la compétition.

J'ai un peu zappé les prix Jeux de rôle (Les brumes de Saint Malo de Pierre Eric Mouton), BD (Punk Rock Jesus de Sean Murphy) et Cinéma (Reset de Marcus Kryler et Fredrik Åkerström pour les courts métrages, The Midnight After de Fruit Chan pour les longs métrages), mais c'était rigolo les séances de Skype avec les réalisateurs primés qui ont parfois appris la nouvelle en direct.


Le prix Utopiales Européen jeunesse a été remis à Jeanne A. Debats, très émue quand elle est montée sur scène, pour son roman Pixel Noir.


Et enfin le prix Utopiales Européen a été remis à Dmitry Glukhovsky pour son roman Sumerki. Il nous a bien fait rire lorsqu'il nous a expliqué qu'il n'y croyait pas et qu'il n'avait rien préparé vu que la dernière fois qu'il avait obtenu un prix littéraire en Russie, il avait appris plus tard que son éditeur avait signé un chèque pour qu'il l'obtienne !

A noter que cette année, la mode était aux mentions spéciales : outre le prix exceptionnel pour Chris Foss, on a eu le droit à des mentions spéciales du jury pour le prix BD (Kanopé de Louise Joor), long métrage (Tusk de Kevin Smith pour l'interprétation de certains rôles), court métrage (Triad de Bradley Oliver-White), et jeunesse (Automne de Jan Henrik Nielsen) ! A quand la mention spéciale du prix Planète SF des blogueurs ?

Le sujet a d'ailleurs été évoqué lors du repas entre blogueurs qui a suivi à la Taverne du château. Ce n'est pas mon genre de faire de la pub, mais quand on trouve un resto qui accepte avec plaisir 14 personnes sans protester (bien au contraire), avec des serveurs sympathiques qui savent gérer sans problème les grandes tablées, et où on mange très bien... pour un peu on aurait déjà réservé pour l'année prochaine pour une prochaine tournée de crèmes nantaises !

Et retour ensuite à l'hôtel pour refaire la valise et dormir quelques heures avant de remonter dans un train pour Paris... c'était trop court, mais c'était un chouette week-end !


Bilan des deux jours
  • 9 livres achetés 
  • 8 livres dédicacés (dont l'anthologie où il ne me manque que Barbara Sadoul) 
  • 7,33 conférences (en comptant celles que j'ai suivi en pointillé) 
  • 4 expos visitées (mais toujours pas celle du Lieu Unique) 
  • 2 sandwichs, un affreux (à bas les supermarchés) et un très bon (merci l'excellente boulangerie à côté de la Cité des Congrès) 
  • 2 restos entre blogueurs, riches en fous rires, en discussions passionnantes et de manière générale en bons moments entre amis
  • 1 film (j'avais dis que je le ferais cette année, mais je crois que la portion cinéma des Utos, ça sera l'année prochaine !) 
  • 0 livre d'or de la SF acheté, oui j'ai résisté (sauf que j'en ai acheté un en ligne pas plus tard que jeudi...)
Et surtout beaucoup de potes blogueurs croisés, parmi lesquels BlackWolf, Cédric, Elessar, Endea, Gromovar, Jae_Lou, Lhisbei et Monsieur, Lorhkan, Mariejuliet, Marmotte, Ptitetrolle, Shaya, Tigger Lilly et Tortoise (et si j'en ai oublié, mille excuses). Les Utopiales, c'est déjà un super festival en soit, mais rien que pour les rencontres qu'on y fait, ça donne toujours un peu l'impression de rentrer à la maison (une maison certes un peu tordue et pleine de vaisseaux spatiaux, d'images étranges, de la plus grande librairie de SF de l'univers, de robots et d'IA, mais une maison quand même !)

Voilà pour cette édition 2014, je terminerais sur des remerciements à ActuSF grâce à qui on peut rattraper toutes les conférences qu'on a raté (notamment la rencontre avec Alexandre Astier), ça mériterait bien un prix spécial ça non ? ;)

A l'année prochaine !

D'autres comptes rendus : Endea (Brèves - Prix et dédicaces), Gromovar, Jae_Lou, Lhisbei, Ptitetrolle, Tigger Lilly (Prélude, Résultat des courses)