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mardi 8 septembre 2009

Harry Potter Reboot (8/8) : Bonus Track


Excusez le retard pour le dernier volet de cett saga estivale (allez l’été prochain je fais même chose avec le Seigneur des Anneaux, chiche !), j’avais eu la brillante idée de laisser mon exemplaire des Contes de Beedle le Barde à Paris. Et comme il était bien sûr impensable de conclure sans revenir sur ce dernier ouvrage...

Harry Potter ce sont les romans, mais aussi des adaptations ciné qui plaisent ou non, une pléthore de livres dérivés, de jeux dérivés, de produits divers dérivés à l’écharpe aux chaussettes en passant par le cahier de textes et l’assiette pour bébé trouvée dans les placards de la location de vacances (véridique !).

Mais bon, s’il y a incontestablement des produits dérivés qui sont vraiment sympas, ce sont les petits livres écrits par JKR comme des à coté de la saga : les Animaux fantastiques et le Quidditch à travers les âges, sortis en 2001, et les Contes de Beedle le Barde, sorti en décembre 2008.


Les Animaux fantastiques de Newt Scamander
&
Le Quidditch à travers les âges de Kennilworthy Whisp

Honnêtement, je ne sais pas à quoi pensait JKR en écrivant ces petits livres, mais si j’étais d’humeur hérétique je dirais que c’est le meilleur de Harry Potter qui est condensé là, ou presque.

Le premier est le manuel cité sur la liste de livres de Harry dans le tome 1, Fantastic Beasts and where to find them, écrit par Newt Scamander (Norbert Dragonneau, j’admire d’ailleurs les grands écarts du traducteur pour arranger sa sauce à ce sujet). Sur le sujet des animaux magiques, on en apprend les bases, à se demander pourquoi Hagrid a jugé nécessaire d’en demander un autre en troisième année (sinon pour le fait qu’il soit « marrant »).

J’adore ce livre. Il reprend tous les animaux déjà rencontrés dans les livres à l’époque du tome 4, en présente pas mal qu’on verra par la suite (avec presque quelques présages dissimulés), et de manière générale, c’est un essentiel pour qui veut écrire des fanfictions, ou creuser l’univers d’Harry Potter

Certes on y parle faune magique, mais en lisant l’historique, on relève pas mal d’éléments sur l’histoire sorcière. On notera quand même qu’il existait une confédération internationale sorcière très tôt, ce qui semble assez paradoxal pour une société sorcière qui a plutôt toujours l’air d’avoir trois siècles de retard.

En plus, il est très drôle (il est écrit un peu dans le même esprit que le tome 1 quand on découvre le monde sorcier), et les graffitis d’Harry et ses amis lui donnent une sympathique valeur ajoutée. Pour le coup je serais curieuse de voir la version actualisée jusqu’au tome 7 !

Le second est le fameux Quidditch through the ages cité également dans le premier tome, et qui explique en long, en large, et en travers ce sport magique : origines, règles, équipes… En prime on s’offre une bonne tranche d’histoire sorcière, notamment sur l’invention du balai volant.

Comme les animaux fantastiques, c’est un livre assez drôle avec ses extraits de journaux et de correspondance, ses petits dessins, ses anecdotes humoristiques. Jetez un œil aux autres jeux de balai si vous voulez la preuve que les sorciers sont des gens cinglés. Et comme les animaux fantastiques, en prêtant attention aux détails, on trouve quelques infos intéressantes sur le monde sorcier (que je n’ai évidemment pas noté, c’est bien dommage).

Bref ces deux là sont des vrais indispensables, et on regrette qu’il n’y en ai pas plus dans ce genre : imaginez un peu qu’elle nous sorte l’Histoire de Poudlard dans le même format !


Les Contes de Beedle le Barde

Je ne vais pas rentrer dans les détails, j’ai déjà assez déblatéré sur la question jadis. Finalement en le relisant, ce fameux recueil de contes à la base de l’intrigue du tome 7, je l’ai trouvé beaucoup moins frustrant.

Certes, ça ne casse pas trois pattes à un canard, et les contes, sinon bien écrits, sont assez anecdotiques si on omet le Sorcier au cœur velu. Mais une fois encore on trouve quelques informations intéressantes, notamment sur comment Nick Quasi-sans-tête a trouvé la mort. Et l’anecdote sur le théâtre à Poudlard est bien marrante aussi.

Ceci dit, il manque la fraîcheur des deux autres ouvrages, et accessoirement la présence incessante des notes de JKR qui parle de Dumbledore comme d’un grand ami brise le « 4e mur ». Autant pour les Animaux fantastiques et le Quidditch à travers les âges, on s’y croirait (j’ai cherché partout, JKR n’est mentionné que dans le copyright, et le nom du traducteur n’est même pas donné !), autant là, l’effet d’immersion se perd un peu. Ca reste ceci dit un bonus sympathique.


Et donc, Harry Potter…

Ca fait tout bizarre de finir cette relecture. Il me semble que c’est dans le Panorama illustré de la fantasy et du merveilleux qu’il est dit, à la fin de l’article sur le sujet, que ce n’est pas forcément un chef d’œuvre, juste une très bonne série.

Je crois que c’est un peu ça, le secret d’Harry Potter. Certaines personnes le dénigrent parce que c’est devenu une grosse machine marketing. Mais ce serait oublié que si la série a marché, au départ, c’est par le bouche à oreille. Parce que c’est juste un bon livre, susceptible de plaire à un très large public.

C’est drôle et léger, mais sérieux quand même, dur parfois. Ca se lit très facilement de manière générale. Le monde sorcier est fascinant à découvrir, et riche en références en tout genre (les prénoms, les créatures…). Les histoires, à tiroir, happent le lecteur et ne manquent pas de surprise à la première lecture. Les personnages forment une incroyable galerie où chacun se retrouve au moins dans un, à un moment donné. On suit les pas du héros, de l’enfance à l’âge adulte.

Certes ça ne révolutionnera pas la littérature, tout ça. En même temps, les livres révolutionnaires, précurseurs etc., c’est souvent aussi très chiant à lire, alors tant qu’à se faire plaisir…

Il y a plein de raisons d’aimer Harry Potter. Si je ne devais retenir que deux images pour résumer toute la série, ou plutôt, ce qu’elle représente pour moi, ce serait les suivantes, qui assez bizarrement, proviennent toutes deux du tome 1 :

- Dumbledore proposant un esquimau au citron au Professeur McGonagall en pleine nuit, dans une banlieue de Londres et au mois de novembre

- Harry devant le miroir de Riséd, découvrant sa famille.

Le premier résume très bien la folie douce qui règne dans le monde sorcier où on aime faire fondre les chaudrons, où l’on fabrique des bonbons au goût « crotte de nez » et où on considère comme extraordinaire un jeu où on peut se faire fracasser le crâne par des grosses balles en métal.

Le deuxième représente plutôt l’aspect affectif de la série. Toute l’histoire d’Harry est marquée par cette recherche de la famille, celle qui a disparu mais celle qu’il peut se construire aussi. Ca va être sa raison principale de se battre et d’aller de l’avant. Ce n’est pas pour rien que le tome 3 est un des plus poignants de la saga… et que « l’Amour » se révèle être la plus grande force de Harry.

Voilà donc pour la séance de relecture harrypotterienne de l’été. Ca me fait tout bizarre de conclure, après un mois et demi de lecture intensive de romans et de fanfictions. Je suis bien contente que la Stratégie d’Ender (lecture du mois du Cercle d’Atuan) soit un roman prenant, parce que mes autres lectures me semblent un peu fades après tant d’Harry Potter.

On n’a pas fini de parler d’Harry Potter ceci dit. Deux films sont encore à sortir (quoique j’en attende pas grand-chose). Il semblerait que JKR travaille toujours sur son projet d’encyclopédie, et accessoirement les Moutons électriques préparent pour novembre un Bibliothèque rouge sur notre sorcier préféré : les nombreuses vies d’Harry Potter. Celui-là, je l’achète, même si je dois manger des pâtes pendant trois mois pour le payer !

Et comme je pense qu’Harry Potter doit son incroyable pouvoir aussi bien aux livres d’origine qu’à toute la communauté qui gravite autour, en guise de bonus, voilà trois sites internet fort sympathiques à consulter pour aller plus loin, et trois coups de cœur fanfiction du moment (même si je pourrais vous faire une liste des 50 fanfictions essentielles sans aucun problème !).


Petite sitographie sorcière

Le site est ultra connu, ça n’en reste pas moins une référence quand vous cherchez une info sur la série. Tout y est rentré, jusqu’au moindre détail donné dans une interview, ce qui est quand même très pratique quand on vérifie un détail pour une fanfiction. Une traduction française existe, mais elle a l’air d’avoir pris des vacances ces temps-ci.

Un très vieux site que je connais depuis mes débuts de fans. La dernière mise à jour remonte à Mathusalem, et le site est envahi par les pubs, mais son contenu reste très intéressant, avec notamment une très bonne analyse de la série qui n’a pas pris une ride, et des dossiers sur les noms des personnages ou les animaux fantastiques qui sont superbement illustrés. C’est un peu l’ancêtre de la Pensine, site dans le même genre mais sans les dessins.

Ma dernière trouvaille, par un ancien du Lexicon, il s’agit d’une mini analyse chapitre par chapitre des livres Harry Potter, en relevant les détails, en mettant en lumière certains passages, en pointant du doigt les incohérences (je ne verrais plus jamais le Quidditch de la même façon). Chaque chapitre est présenté avec une sélection de fan arts, que du bonheur pour les yeux !


Bibliographie fanfictionnaire


Sur le poncif du frère jumeau d’Harry Potter que tout le monde prend pour le Survivant, ksomm814 écrit un récit prenant avec quelques particularités (Harry ne sait pas qu’il est Harry), qui n’est pas, pour citer l’auteur, ni un « Potter bashing » ni un « twin vs twin », mais juste une histoire de mauvais choix et des conséquences qui en découlent. Les trois premiers livres sont couverts, et pour le moment, c’est une très bonne réécriture avec un twist bien maitrisé.

Les Survivants (et les Bâtisseurs) de Alixe

Si après avoir fermé le tome 7, vous ressentez l’envie compulsive de continuer l’histoire, la longue fanfiction d’Alixe est là pour vous. A partir des éléments donnés par JKR, reprenant le fil de l’histoire, elle comble le vide entre le dernier chapitre et l’épilogue du tome 7. C’est bien écrit, c’est riche, et bourré de réflexions pertinentes sur le monde sorcier. Ajoutez à cela des enquêtes chez les aurors dignes de romans policiers… y’a de quoi se faire (très) plaisir !

Azkaban Break et ses suites de Colibri Vert

Inspiré de la série Prison Break (qu’il n’est pas la peine de connaitre pour apprécier la fic), Azkaban Break est un UA où Regulus Black, ayant échappé à la mort, se fait enfermé à Azkaban sous une fausse identité pour faire échapper son frère, avec l'aide (un peu contrariée) de Rogue… C’est prenant, haletant, et les suites (qui parlent de Harry et de Horcruxes, entre autres) sont toutes aussi juteuses, surtout quand Rita Skeeter rentre en scène. A lire, c’est du très bon.

lundi 11 mai 2009

Des jolis dessins...

Comme j'aime copié sur mes voisins et mes voisines, j'ai également repiqué à Fenice ses nuages de mots. Et comme je fais toujours les choses en grand, j'ai passé toutes mes fics dans la moulinette de ce petit site qui créé des nuages à partir de textes...
Bon ça met surtout en avant les héros, mais c'est marrant...


L'histoire commence à Poudlard
Où l'histoire est surtout celle Salazar et Rowena, et un peu les deux autres. Ironie du sort, Poudlard n'y apparait même pas.


Voldemort à l'Ecole de Sorciers
Où l'on parle surtout de Harry en fait, un peu moins de Voldie et d'un Force Rose coupé en deux, jamais de Poudlard, et où "ça c'est tout comme bien", tout simplement.



Da Vinci Code : Le Mystère des Chocogrenouilles
Où, encore une fois, beaucoup de Harry, et un peu de contenu qui ressort pour une fois : carte, tableau, Léonard. Voilà qui rassure.



Les Aventuriers du Graal Perdu
Où, comble du narcissisme, la narratrice prend bientôt plus de place que Harry. Beaucoup de personnages aussi, c'est plus bien comme ça.



Une pas si lointaine galaxie
Où, pour une fois, on cite Poudlard. Et où on s'amuse de trouver Rowena et Jedi non loin (ce qui est déjà marrant dans la fic originale)


La Mort de ma Mère
Mon nuage favori, parce que pour une fois ce sont des mots qui ressortent, et non des personnages. C'est tout particulièrement intéressant de voir ressortir ce "j'ai" énorme, et l'omniprésence de la mère de Salazar sur le destin de son fils... à l'image de l'OS !


Sailor Poudlard
Petite preview de l'unique fic sur laquelle je travaille encore ces temps-ci (enfin j'y réfléchis plus que j'y travaille, bloquant royalement sur le 3e chapitre -final)

Voilà donc pour la petite introspection nombriliste (et encore j'ai pas poussé le vice jusqu'à inclure les liens vers les fics en question en guise de self-promo ^^), la suite sera plus culturelle si je trouve la motivation...

jeudi 15 janvier 2009

Fanfiction Downloader

Ou le logiciel ultime pour les lecteurs de fanfiction.

Tout en errant dans le fandom de Stargate, décidément riche en découvertes en tout genre, je suis tombée sur un logiciel plus qu'utile aux gros lecteurs de fanfiction, ceux qui en lisent partout et qui les collectionnent sur leur disque dur.

Je ne compte plus les heures passées à enregistrer des pages web sur mon PC, classées par histoire, parfois par auteur voir par statut (un vrai travail documentaire ^^), à une époque où je n'avais pas d'accès internet permanent... encore aujourd'hui, ça m'arrive de le faire pour lire dans le train (quoique le problème soit contournable avec Firefox 3 : si on enregistre les onglets ouverts avant de quitter, ça garde les pages en mémoire).

D'ailleurs c'est le truc à faire quand on tombe sur une fanfiction qu'on aime particulièrement, sinon c'est la croix et la bannière pour la retrouver, pour peu que le titre et l'auteur ne nous aient pas marqué plus que ça.

(je cherche encore deux fanfictions Stargate m'ayant marqué, publiées sur fanfiction.net, et dont les seuls éléments que j'ai pour les retrouver sont les épisodes auxquels ils se réfèrent, mais qui ne sont pas cités dans le résumé xD)

Bref voilà donc la solution à toutes nos peines : Fanfiction Downloader.



Il fonctionne pour fanfiction.net et quelques autres gros sites, et fait tout le boulot pour vous en téléchargeant lui même les fanfictions. C'est très simple, on lui donne l'URL du premier chapitre, les chapitres qu'on veut enregistrer, le répertoire de destination, le format voulu (tout ensemble ou chapitre par chapitre, html, rtf, pdf ou ebook), et en avant !

Il dispose d'une traduction française assez riche en contresens sur les formats, alors privilégiez l'anglais.... Personnellement je suis déjà fan, et je vais enfin pouvoir rattraper mes retards de lecture sans avoir besoin de charger toutes les pages à la main... si vous voulez y jetez un oeil, vous le trouverez ci-dessous :

jeudi 4 décembre 2008

Le petit guide des fanfictions Stargate (version light)


(je vous épargne la version longue, celle-ci ne fait *que* 4 pages)
Pour ceux qui ont raté le coche, je suis en pleine période Stargate en ce moment, et qui dit Stargate dit également fanfictions, pas comme si ce n’était pas l’univers pour lequel j’ai lu mes premières fics (ex-aecquo avec Starwars, me rappelle plus lequel a commencé). Bref c’est un petit topo sur le sujet, sorte de mini-annexe spécifique à mon ancien guide sur les fanfictions.

C’est quoi Stargate ?

Stargate-SG1, de son nom complet, est une série de science-fiction tirant sur le coté space-opéra/science-fantasy de la SF, ce qui explique sans doute une bonne part de sa popularité. Elle raconte les aventures d’une équipe, SG1, qui explore les différentes planètes de la galaxie via un appareil extraterrestre, la porte des étoiles, découvert en Egypte (près des grandes pyramides qui non ne sont pas des tombeaux mais des pistes d’atterrissage pour des vaisseaux aliens), qui vous fait voyager à travers un vortex et vous amène quasi instantanément à l’autre bout de la galaxie.

Les épisodes, qui se suivent et ne se ressemblent pas ont des tons et des genres très variés, du délire au drame, du film d’action à la discussion continue, de l’huis clos au voyage… il y a en a pour tous les goûts. Les personnages sont tous attachants à leur façon, chacun avec ses qualités, ses défauts, ses talents et ses squelettes dans le placard. Par ailleurs, la série joue aussi sur la ligne de la série B dans son esthétique et son univers (tout le monde parle anglais mais écrive en égyptien ancien ou en latin, et les goa’uld utilisent des torches pour éclairer leurs vaisseaux) qui lui donne tout son charme, ainsi que l’emploi de nombreuses références et clichés (ils ont refait ou parodié pas mal de films, à commencer par StarWars)

Bref c’est un univers très large dont je ne donne ici qu’un bref aperçu. La série, aujourd’hui terminée compte dix saisons, plus de deux cents épisodes, et accessoirement deux téléfilms. Par ailleurs, elle dispose également d’un spin-off, Stargate Atlantis (même genre de personnages et d’aventures, mais dans une autre galaxie), qui comptera à sa fin cinq saisons et un téléfilm. Oui, c’est vaste, alors imaginez un peu les fanfictions là dedans.

Et y’a quoi à lire là dedans ?

Il y a un nombre incalculable de fanfictions sur l’univers de Stargate, c’est une des plus grosses catégories sur fanfiction.net (32 000 Atlantis compris) dans le domaine des séries TV, et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg pour ce fandom.

Il y a de tout (et n’importe quoi aussi) et une certaine diversité, mais comme partout, on finit par retrouver quelques poncifs d’écriture, de thème et de scénarii. La liste qui suit n’est pas exhaustive, mais ça regroupe tout ce qui a pu me marquer au cours de mes lectures comme genre, avec exemple à la clé (en anglais, il y a belle lurette que je ne regarde même plus le français ^^). Je précise en passant que bien que n’ayant donné qu’un titre de fic pour chaque auteur, les autres fic valent en général au moins autant le détour, de même que j'alterne entre page fanfiction.net et site perso/LJ pour chaque cas, connaitre les deux est utile...

Une pause fic : Les tags & missing scenes

Les missing scenes (littéralement « scènes manquantes » pour les anglophobes) – ou tag, les deux termes se recoupent dans ce contexte- sont des fanfictions en général de taille assez courte (500-2000 mots), qui complètent un épisode en présentant au lecteur un passage manquant, dans l’épisode, ou dans le cas le plus courant, juste après. Une sorte d’épilogue se penchant généralement sur les réactions des personnages face à certains évènements clés, souvent omises dans la série.

C’est un genre qui peut sembler affreusement peu original à priori, vu qu’il ne s’agit de que de continuer un épisode, mais c’est un véritable dérivatif aux frustrations de fans, déjà, et accessoirement une bonne missing scene demande à mon avis au moins autant de travail qu’une fic de 50 000 mots, voir plus. Il faut maîtriser le sujet (l’épisode), les personnages (l’OOC ne passera pas) et le reste de la série pour éviter de déborder. Ce sont souvent des textes poignants, justes, précis et efficaces (comme tout OS qui se respecte), qui se dégustent un peu comme une bonne plaque de chocolat noir à 70% de cacao.

Aftershocks de Rachel500 : un projet plus qu’ambitieux, puisque pour chaque épisode, elle écrit un tag… elle en est à la saison 5, imaginez un peu la montagne de boulot. On peut feuilleter, lire la suite des épisodes qu’on préfère au hasard de nos envies, que du bonheur !

A l’aventure compagnons... : la fic épisode

A l’opposé total du tag, on trouve la fic épisode. Il n’y a pas vraiment de nom pour la qualifier officiellement, mais ce terme là me semble bien convenir. Ce sont des histoires de taille variable qui reprennent plus ou moins le format de la série : mission d’exploration d’une planète, retour du méchant ultime, etc. Ce genre est à Stargate ce que les pseudos tome 5/6/7 étaient à Harry Potter (quand la série n’était pas finie), le fond de commerce (avec les histoires de pairing).

Là où le tag tire sa force de son traitement des personnages et de sa petite taille, ce genre de fic repose avant tout sur son caractère divertissant. Il faut une intrigue originale et cohérente, de l’action et des rebondissements, et les trois quarts du travail sont faits. Ajoutez une intégration correcte du canon et un travail sur les personnages, et vous avez la fic parfaite pour vous occuper une soirée !

Egeria Legacy de annerb : accessoirement c’est aussi une AU mais on s’en fiche. C’est une histoire avec un très bon scénario basé sur les Tok’Ra, un très bon travail sur les personnages (sauf Daniel je trouve, pas toujours très cohérent), pas mal de références mélangées, un soupçon de ship SJ (voir plus loin), et pas mal d’introspection de personnage qui fait toute sa valeur ajoutée… Il lui manque juste le coté team fic, parce que c’est quand même du Sam-centric

Un peu d’amour dans ce monde de brut : Pairing & Jack/Sam

Stargate, comme tout fandom qui existe vit pour moitié sur ses histoires de couple. C’est un des grands paradoxes du monde des fanfictions, qui vit sur la frustration des fans de ne rien voir à la télé, mais se supporterait pas de voir cela à la télé, je pense.

C’est encore plus vrai pour le pairing phare de cet univers, canonique qui plus est, le Jack/Sam, sorte d’équivalent moderne de Roméo&Juliette vu qu’ils ne peuvent pas s’aimer à cause des règles de non-fraternisation dans l’armée (ah, les fameuses règles), si bien que leur histoire tient à tout un tas de petits détails comme des regards, des contacts physiques *OMG il lui a effleuré l’épaule *, des flirts *très* légers, et des « concrétisations » qui n’arrivent que dans des cas extrêmes (autre réalité, rêve de rêve, boucle temporelle), scrupuleusement relevés par les shippers (qui ça, moi ?).

On a pas que du J/S, mais c’est quand même le fond de commerce du domaine, qui donne des fanfictions magnifiques, tout particulièrement celles qui privilégient le coté complètement angst (désolé la trad française ne représente pas le tiers du concept) de leur relation sans tomber dans les facilités de scénario. Y’a du très bon fluff aussi quand on en veut, et des sacrés lemons même (oups me suis trahie). On trouve au moins autant d’horreurs et de clichés, même que je pourrais tenir 15 pages sur le sujet sans peine (entre les dérogations du président et le chalet dans le Minnesota, y’a de quoi), mais comme partout, une bonne écriture fait passer le pire des clichés.

Rassurez-vous, on trouve d’autres pairing, des canoniques (certains Sam/Pete sont vraiment mignons), d’autres moins (on pourrait s’attendre au pire en lisant un Sam/Rodney avec un bébé dans l’équation, et bien non, c’était à la fois émouvant et drôle), et d’ailleurs ça se lit plutôt bien pourvu que ce soit bien écrit.

Trinkets de Denise : Une des plus belles réalisations en terme de J/S, ensemble de 9 tags, tous se déroulant à Noël sauf un, sur les 8 premières saisons, plus un épilogue, avec un fil conducteur (les trinkets, babioles échangées à Noël), et faisant bon usage d’épisodes clés pour développer la relation entre les deux personnages. C’est du 50-50 entre fluff et angst, avec une très bonne caractérisation des personnages et un joli concept. De toute façon Denise est une auteur géniale, elle a plus de 200 fics à son actif, et toutes valent le détour.

La derniere fic avant la fin du monde : l’apocafic

Tout est dans le titre, c’est un genre assez fréquent dans Stargate, la fin du monde, la fin de la Terre, détruit finalement par un ennemi récurrent, et nos héros se retrouvent à essayer de réparer ça (pas comme si le voyage temporel n’était pas une habitude), de se venger, ou encore de reconstruire ailleurs, vous avez l’apocafic, qui commence mal et finit… cela dépend des auteurs, mais inutile de dire que tout le spectre des couleurs y passe.

The Way… Series par sbz : Honnêtement le genre des apocafic n’a jamais été ma tasse de thé, mais s’il y en a une qui m’a marqué, c’est bien celle-ci. C’est une série énorme, 7 parties et plus de 500 000 mots, c’est long, mais c’est passionnant. En laissant de coté une bonne partie du casting, en créant des sacrés morceaux d’intrigues avec de nouvelles civilisations, en offrant un aperçu assez inédit de certains personnages… le résultat laisse sans voix. Mais c’est long, soyez prévenus ^^.

Ripple effect : les Univers alternatifs

Un peu comme dans Harry Potter, il faut distinguer les univers parallèles (et dimensions parallèles, attention, ce n’est pas la même chose !) qu’on visite via un procédé, et les univers alternatifs, qui réécrivent l’histoire à partir d’un point donné. J’ai toujours aimé ce genre parce que c’est un peu l’essence de la fanfiction, reprendre l’histoire et se la réapproprier dans le sens qu’on voudrait qu’elle prenne. Stargate est assez riche dans le domaine : personnages qui ne meurent pas, personnages qui prennent la place d’un autre, conclusion qui change… on a vraiment de bonnes opportunités de développer de chouettes fics.

The Knife Edge of Madness de Strix Varia : J’aurais pu en citer des dizaines, à commencer par toutes celles de Denise, mais pour varier un peu les auteurs, j’ai choisi celle-là parce qu’elle m’a marqué mais ce n’est pas non plus la plus représentative du genre. C’est encore une bonne vieille Sam-centric, sur comment elle s’en est sorti toute seule (mais pas en terrible état parce qu’accessoirement amnésique) dans l’épisode Desesperate Measures (saison 5).

Et pour finir, le mini-dico des termes utiles

UST
Abbréviation de Unresolved Sexual Tension, presque un synonyme de S/J, recouvre toutes ces fics où il n’y a de relation « officielle » (mais ils s’aimmmeuh quand même), et accessoirement ne couchent pas ensemble, comme c’est si bien défini. A opposer aux RST, resolved sexual tension, tout un programme, surtout en ce qui concerne le rating.

Whumping
Terme exclusivement à Stargate, plutôt connu comme le « Danny Whumping », mais on trouve aussi du Sam Whumping… C’est un équivalent du Hurt/Comfort, avec le grand classique de la séance de torture en guise de préliminaire qui revient régulièrement.

Voilà, maintenant, vous ne pourrez pas dire que vous ignorez ce qui vous attend de l'autre coté de la Porte des Etoiles...

jeudi 22 novembre 2007

Sailor Moon


Allez hop, comme promis et après quelques mois d’obsession plus que compulsive sur le sujet, voilà un petit tour d’horizon de l’univers de Sailor Moon. La première partie est honteusement pompée sur mon article pour le Serdaigle Match, vous m’excuserez mais il a le mérite d’être clair ^^

Sailor Moon, Sailor Moon une fille pas comme les autreuh…

Cette petite ritournelle beuglée de manière si charmante par Bernard Minet en plein Club Dorothée ne vous dit rien ? Voilà qui est bien dommage, vous avez définitivement raté quelque chose dans votre enfance si les « pouvoir du prisme lunaire » et autres formules du genre... Et c’est une personne qui s’intéresse aux mangas et autres dérivés à peu près autant qu’au mécanisme de fonctionnement d’un robot mixeur qui vous dit ça.
Bref ceux qui connaissent n’ont pas besoin qu’on leur rafraichisse la mémoire, voilà donc une petite présentation pour les autres.

Sailor Moon est à l’origine un manga en 18 volumes signé par Naoko Takeuchi, appartenant au genre des « magical girl », c'est-à-dire grosso modo les manga et anime dont la/les héroïne(s) ont des pouvoirs magiques (merci wiki ^^).

« Bonjour, je m’appelle Bunny, j’ai quatorze ans, et je vais à l’école de mon quartier » Episode 1 de l’anime : la Métamorphose

Voilà, le décor est planté, avec son héroïne. Bunny Rivière (plus connue sous son nom original japonais de Usagi Tsukino) est une jeune collégienne pas toujours en retard en cours, dans lesquels elle ne brille pas forcément par ses talents. Ses deux grandes passions, à part dormir, sont les jeux vidéo (et le beau garçon qui tient la boutique d’arcades où elle passe son temps ^^) et la nourriture (elle a une méchante tendance à se jeter sur tout ce qui est sucré).

Bref le portrait est pas bien folichon. Sauf que Bunny est aussi Sailor Moon, une guerrière de la lune qui défend l’ordre et la justice (et souvent l’amour même si c’est pas forcément prévu au programme…), contre des méchants maléfiques qui cherchent à conquérir le monde et à détruire la planète (les deux objectifs peuvent sembler incompatibles mais dans Sailor Moon c’est un plan parfaitement logique).

Pour devenir Sailor Moon, elle utilise alors sa broche : S’en suit une jolie petite transformée très stylée sur fond de musique rythmée, et voilà notre guerrière de la lune en costume de marin en mini jupe prête à sauver le monde, ou plus précisément les habitants de Tokyo qui sont une fois de plus les malheureuses victimes d’un plan maléfique visant à s’emparer de leur énergie/cœur pur/miroir des rêves/starseed, et ce par le biais d’une coupe gratuite pour l’inauguration d’un salon de coiffure, d’une grande braderie de bijoux, de chaussures de verre maléfique ou d’un pique-nique dans un parc. Donc plan maléfique, une ou plusieurs victimes qui ont forcément croisé Sailor Moon dans la journée, un monstre à vaincre… après quelques péripéties Sailor Moon sort son arme de choc, le frisbee lunaire (magnifique adaptation française, il s’agit de son diadème en fait), le bâton lunaire ou autre baguette magique, et renvoie le grand méchant dans le néant.

Vu comme ça, tout a l’air très simple. Sauf que même en Sailor Moon, Bunny est une véritable catastrophe ambulante et se retrouve toujours plongée dans les ennuis jusqu’au cou. L’homme masqué avec son smoking, ses roses et ses discours (le personnage le plus craquant de la série à mon avis ^^) arrive toujours pour la sauver. Et comme ça ne suffit pas forcément, Sailor Moon est flanquée de quelques acolytes, d’autres Sailor : Mercure en bleu avec ses paillettes d’argent, Venus en orange avec ses croissants d’amour, Mars en rouge avec ses flammes et Jupiter en vert avec ses éclairs, qui sont là pour la soutenir, la garder en vie, et accessoirement la vanner assez régulièrement.

Le tout se passe sur une toile de fond de royaume lunaire disparu après avoir été anéanti par les forces des ténèbres, de réincarnation, de princesse de la lune disparue, de cristal d’argent à retrouver et autres joyeusetés pour la première saison. Pour les saisons suivantes, en vrac, on parlera de gens qui s’amusent à voyager dans le temps, d’arbres maléfiques, de quête du Graal et du temps du Silence, du royaume des Rêves et de Pégase, et de conquête de la galaxie, bref on ne s’ennuie pas. Bref voilà quelques éléments, même si on est loin d’avoir fait le tour du sujet. A l’origine manga, on en fit très vite un anime, puis un drama (série télé pour les incultes), et j’en passe des meilleurs… petit tour d’horizon de ce que ça donne.

(Note au passage : ceci est écrit par une ignare en terme de culture japonaise alors excusez si je sors des banalités ^^)

LE MANGA


Description de la forme : 18 tomes, divisés en 5 grandes histoires, plus des petites histories bonus souvent centrées sur un perso en particulier.

C’est le point d’origine de Sailor Moon, les manga signés Naoko Takeuchi. C’st assez magique de les lire quand on a connu l’anime, parce qu’on a un peu l’impression de découvrir un trésor caché. En effet, on y retrouve les meilleurs moments de l’anime, sans ses travers.

Le scénario tout d’abord, est beaucoup plus compact et resserré, ne s’égarant pas dans des boucles et traitant l’essentiel. Ce qui change de la routine un monstre/un épisode sur laquelle je reviendrais pour l’anime. D’ailleurs, certains points de l’histoire passent beaucoup mieux dans leur version manga (les derniers tomes notamment…), de même que les caractères des personnages se révèlent moins caricaturaux.

Le dessin à lui-seul vaut des milliards, avec ses formes toutes en douceur et en courbe, avec une capacité à faire passer beaucoup de chose dans une simple page parfois sidérante. Sans parler des couvertures qui sont plus que magnifiques.

En grande accro de l’anime, je regrette personnellement l’absence de couleur (pour moi Sailor Moon est et restera toujours une boite de gouache ambulante) et d’animation… et Tuxedo Kamen ne lance pas de roses, hélas. En parlant de ça…

L'ANIME


Description de la forme : 200 épisodes répartis en 5 saisons(Classic/R/S/SuperS/Stars), plus 3 films (épisodes d’une heure ^^), plus quelques « specials » (épisodes spéciaux, en partie avec des redites), vous trouverez la description de tout ça sur Internet…

Bon ok, Sailor Moon c’est un manga, mais l’anime en reste tout de même l’avatar le plus connu, merci le club Dorothée. A quelques rares exceptions près, chaque épisode ressemble au schéma que j’ai donné comme résumé là-haut, avec toujours un monstre à vaincre à la fin. Après, il y a par-dessus une grande intrigue principale, quelques sous-intrigues, et mêmes quelques sous-sous intrigues parfois…

Le point fort de la série, c’est de savoir jouer sur tous les registres, entre rire et larmes, et ce parfois dans le même épisode. S’il y a des moments à s’écrouler de rire devant son écran, il y a aussi quelques grands moments « boite à mouchoir », et malgré le fait que ce soit un dessin animé (mais bon y’a que les occidentaux qui pensent que les dessins animés ne sont pas faits pour pleurer devant ^^). Bref cela rend la série très attractive et attachante.

A coté de ça, il y a ce que je qualifierai de « style Sailor Moon », à savoir les transformations, les discours, les pouvoirs, les apparitions, la gestuelle… et puis les monstres (avec des séries thématiques parfois marrantes…) qui font aussi toute la saveur de la série. Bref si on enlève tout ça, il ne reste pls grand-chose à voir, parce que ça représente une bonne partie du rêve…

Mais l’anime a néanmoins quelques défauts, les deux principaux étant la tendance à caricaturer les personnages (assez visible avec Sailor Moon qui peut être vraiment lourde par moments…) et à trainer en longueur pour faire plus d’épisodes, d’où certains « passages à vide » en milieu d’histoire…

Les saisons ne sont pas toutes égales en qualité, loin de là, et chacun a ses favorites, voilà mes conclusions qui n’engagent que moi…

- Sailor Moon Classic : L’origine, le début, le mythe, celle qu’on a le plus vu, du coup, dur d’en faire la critique. Le point le plus flagrant, c’est un sacré passage à vide entre l’arrivée de Sailor Mars et celle de Sailor Jupiter, avec des épisodes répétitifs au possible… mais la suite… Si vous êtes capables de regarder les épisodes 34, 35, 40 et 45-46 à la suite et sans avoir ne serait-ce qu’un petit pincement au cœur, bravo à vous, moi je peux sincèrement pas tant on s’éloigne du coté bon enfant du début de la série pour tomber dans le tragique…

- Sailor Moon R : Une bonne saison dans le fond, même si ce n’est pas ma favorite, parce qu’elle met du temps à démarrer à cause de l’histoire de Ail&Ann. Pou la suite, tout dépend de sa capacité à supporter le personnage de Chibiusa (ce qui n’est pas évident ^^), mais la 2e intrigue se fait un peu plus tortueuse, et introduit pour la première fois la notion (trouble) de rédemption. C’est agréable de voir que les personnages grandissent un peu, et comme d’habitude le final ne déçoit pas en terme d’émotions…

- Sailor Moon S : Une de mes deux saisons favorites, et pour moi la première saison d’apprentissage, où tout le monde grandit un grand coup. C’est également une saison très trouble, qui pose des tas de questions sur les choix, les sacrifices, les amitiés, ce qu’on peut faire au nom d’un idéal. Les nouveaux personnages reflètent d’ailleurs ces questions (Sailor Uranus, Neptune & Saturne). Et le final déchire, croyez-moi, peut-être parce que la clé de voûte pour une fois n’est pas un grand méchant à vaincre… enfin disons que c’est légèrement plus complexe que ça…

- Sailor Moon SuperS : Définitivement celle que j’aime le moins, sans doute par son coté enfantin. Cette saison se veut légère, et met surtout en avant Chibiusa, faisant franchement passer Sailor Moon au second plan (puisque techniquement pendant toute cette saison, elle est dépendante de Chibiusa pour tous ses combats…). L’intrigue traine en longueur, si bien qu’on s’ennuie un peu, même si on trouve quand même quelques bons passages (genre l’épisode du dentiste…).

- Sailor Stars : Ze best season, définitivement, ex-æquo avec la 3e parce que leurs points forts ne sont pas forcément les mêmes, bien qu’on y retrouve une fois de plus des questions sur l’amitié, sur les différents cotés de la guerre (y’en a-t-il que deux ?) et ainsi de suite. Mais le plus de cette dernière saison, mais qu’elle prend une tournure beaucoup plus adulte avec l’entrée des héroïnes au lycée, et ça c’est agréable… et on comprend aussi pourquoi elle n’a jamais été diffusée en France (en même temps vu les personnages « troubles » que sont les Starlights, et Sailor Moon qui se balade nue comme un ver pendant la moitié du dernier épisode, on peut comprendre ^^). La saison se divise grosso modo en 3 : la conclusion de la saison précédente sur les premiers épisodes (un remix assez intéressant de la Reine des Neiges), suivie par une série d’histoires assez légères pour poser l’intrigue (avec un summum qu’est l’épisode 184, qui est tout simplement à mourir de rire tellement il part en live, et ce dès les premières minutes), puis enfin le dénouement avec une sacrée tension dramatique sur une bonne dizaine d’épisodes…

LE DRAMA


Description de la forme : 49 épisodes, plus un Special Act (la conclusion), l’Act zero (mini prequel sur Sailor V) et quelques bonus…

Quand y’en a plus, y’en a encore, Sailor Moon finit donc un jour par passer du dessin (animé ou non) au réel, avec des vrais acteurs en chair et en os, et des vrais costumes ridicules en polyester et en plastique… Mesdames et messieurs, voici le drama !

On pourrait s’attendre à des horreurs, vu ce qui va être transposé en « vrai », et vu la tête des costumes et des effets spéciaux. Et bien… oui, dans une certaine mesure, cette série est affreusement kitch… les premières transformations vous feront forcément mourir de rire, et attendez seulement de voir la tête de Nephrite ou de Zoicite… Mais mais mais la série ne se limite pas à ça, bien au contraire…

En effet, en se basant sur la première intrigue du manga (l’éternel Reine Beryl vs le Royaume de la lune avec le cristal d’argent au milieu), le drama développe une histoire plus intéressante, dans la mesure où elle s’intéresse beaucoup plus aux personnages et à leurs relations, faisant parfois passer carrément au second plan les histoires de monstres… Les personnages bénéficient également d’un travail d’approfondissement et de réécriture, ce qui est loin d’être une mauvaise idée (Sailor Moon y gagne beaucoup, en perdant d’une part son coté maladroite qui ne sait pas se battre au profit de ses soucis à gérer ses vies antérieures…).

Du coup, on devient très vite accro à cette série, parce qu’on ne peut qu’avoir envie de suivre le déroulé de leurs relations, rencontres, amitiés, histoires d’amours et autres, et parce qu’on est très loin de la bonne entente entre Sailors à laquelle on est habitué par l’anime et le manga… Même les méchants bénéficient d’une approche un peu plus travaillée, et les fait passer pour autre chose que des abrutis qui obéissent aux ordres. A coté de ça, la série sait être aussi légère et drôle, avec des grands moments d’anthologie en terme de dialogue. Bref, je ne suis pas experte en drama japonais, mais j’avoue que celui-ci me plait. Je ne peux que vous recommander d’y jeter un œil...

ET PLUS SI AFFINITES…


Pour ceux qui se posent la question, cette horreur juste au dessus, c’est une photo de la comédie musicale. Oui, ça existe, et non, je n’en parlerais pas, parce que c’est pas franchement évident à regarder (et même à supporter…). Mais bon je ne voulais pas occulter volontairement un aspect de l’univers Sailor Moon… Y’a des jeux vidéo aussi en passant. Mais en fait c’est pas de ça dont je voulais parler mais de…

FANFICTIONS

Il était tout naturel que j’aille y faire un tour, et le voyage ne fut pas décevant. Bon, bien sûr, ne cherchez rien en français, le stock est réduit… En anglais par contre, il y a de quoi faire, et dans tous les domaines… même si vous avez intérêt à aimer les histoires d’amour, on est dans Sailor Moon après tout. J’en ai lu des tas, il y a des très bons auteurs, de très bonnes fics, et puis il y a des choses incroyables… Le phénomène sur lequel je suis tombée s’appelle Lilac Summers (nom de l’auteur pour ceux qui se posent la question…)

Cette personne a écrit sept fanfictions dans l’univers de Sailor Moon, et toutes ou presque sont des chefs d’œuvre en terme d’écriture. Cela tient en grande partie à son style, qui est d’un genre efficace droit au but qui touche, avec une petite touche déjantée qui fait tout. Juste deux exemples pour vous montrer :

- The Big Wish : l’histoire d’Usagi qui voudrait désespérément plus « approfondie » avec son petit copain, qui lui la trouve trop jeune. Cette fic est une véritable claque, un grand vent d’air frais, parce qu’elle se permet de traiter d’un sujet plus que tendancieux avec une franchise et un à-propos tout simplement bluffants, sans jamais dépasser PG13 comme rating. Bref c’est un sacré tour de force, et c’est hilarant qui plus est, rien que pour les 150 stratagèmes de séduction qu’elle met en œuvre, certains étant vraiment… abusés ^^?

- Final Truths : Lilac Summers écrit souvent des fics assez légères, maismon autre exemple est volontairement choisi dans « l’autre coté de la barrière ». Cette fois-ci, Usagi se démène parce que Mamoru vient de la larguer sans explications, et qu’elle veut élucider le mystère, ou au moins faire en sorte que ça ne l’empêche pas de vivre. L’histoire est douce-amère, et touchante, toujours grâce à cette espèce de franchise qui abandonne tout essai de littérature pour dire les choses proprement et plonger dans la psyché des personnages. Ce que n’empêche pas l’auteur d’offrir quelques belles tranches de fous rires…

Pour la lire :