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mardi 25 octobre 2022

Ou ce que vous voudrez – Jo Walton

Ou ce que vous voudrez - Couverture

Jo Walton fait partie de ces autrices dont j'achète les livres sans même savoir de quoi ils parlent, tant je lui fais confiance pour m'offrir une belle expérience de lecture. Son nouveau roman qui vient de paraître en France, Ou ce que vous voudrez, ne fait pas exception.

dimanche 4 août 2019

Pierre-de-vie – Jo Walton


Petit à petit, la collection Lunes d’encre continue à publier en français l’œuvre de Jo Walton. Après Des griffes et des crocs, c’est au tour de Pierre-de-vie d’arriver en français cette année sous une superbe couverture d’Aurélien Police (who else ?). L’occasion de visiter un univers à la fois tranquille et complexe où le temps nous joue des tours.

jeudi 14 décembre 2017

Les griffes et les crocs – Jo Walton


Depuis que je l’ai découverte avec Morwenna, je suis accro aux écrits de Jo Walton. Et cette année, nous sommes particulièrement gâtés en France car nous avons le droit à la traduction de non pas un mais deux de ses romans. J’avais déjà chroniqué Mes vrais enfants au début de l’année, il était donc plus que temps de se pencher sur Les griffes et les crocs, paru cet automne.

lundi 27 février 2017

Mes vrais enfants – Jo Walton


Cela faisait un moment que j’attendais ce nouveau roman de Jo Walton, et pourtant j’ai un peu hésité à me lancer. Face au déluge de louanges, j’avais peur de revivre la même expérience que pour Morwenna, où une deuxième lecture avait été nécessaire pour apprécier vraiment le roman sans pression. Mais je n’ai pas pu résister à la tentation, et c’est sans aucun regret finalement !

Mes vrais enfants nous emmène à la rencontre de Patricia, une vieille femme en maison de retraite qui perd un peu la boule. Rien d’anormal pour son âge me direz-vous, sauf que sa confusion se nourrit d’un phénomène bien particulier : elle se rappelle de deux vies.

dimanche 5 juin 2016

Une demi-couronne – Jo Walton



Après Le cercle de Farthing et Hamlet au paradis, Une demi-couronne vient conclure la trilogie du Subtil changement, une uchronie très intéressante qui voit la Grande-Bretagne basculer dans le fascisme après avoir fait la paix avec les Allemands en 1941.

Nous retrouvons une fois de plus l’inspecteur Carmichael, dix ans après les évènements de Hamlet au paradis. Il est à la tête du Guet, équivalent anglais de la Gestapo, où il joue un jeu dangereux à jongler entre ses fonctions officielles et ses activités clandestines. Comme si cela ne suffisait pas, sa pupille, la jeune Elvira, s’apprête à faire son entrée dans le monde et n’a pas son pareil pour s’attirer les ennuis.

Ce troisième volume perd le côté polar qui faisait le charme du premier tome, mais adopte à la place le ton d’un thriller on ne peut plus haletant. J’en étais presque contente d’enchaîner les trains en retard et en grève pour pouvoir le dévorer plus vite !

Cela est dû à son rythme bien sûr, Jo Walton jouant fort bien de la narration alternée entre Carmichael et Elvira pour faire monter la tension. Mais les personnages sont aussi pour beaucoup dans cet attrait : Carmichael est comme toujours un personnage complexe et fascinant, et sa jeune pupille l’est toute autant.

Je crois d’ailleurs que c’est mon héroïne préférée : on s’attache très facilement à ce personnage de jeune débutante issue du bas de l’échelle sociale dont la mentalité évolue au cours de l’intrigue. Elle est extrêmement crédible, tout simplement.

L’autre aspect qui est chouette, c’est le bond dans le temps : les deux précédents tomes mettaient en scène une Angleterre alternative des années 40-50 où les changements n’étaient pas toujours très faciles à saisir. Une demi-couronne nous projette dans les années 60, et pour le coup on sent vraiment le décalage au niveau sociétal.

Le seul reproche que l’on pourrait faire à ce troisième tome est le caractère un peu expéditif de la fin (un peu à l’image des précédents d’ailleurs), comme si l’auteur avait une contrainte de taille et devait se dépêcher de tout boucler.

Cela ne m’a pas vraiment gêné au final, au contraire (ne lisez pas ce qui suit si vous n’avez pas encore terminé ce livre) j’ai apprécié le ton presque trop gentillet. Après trois tomes de noirceur je me suis même rangée de tout cœur avec l'indécrottable optimisme de l'auteur.

Voilà pour la trilogie du Subtil changement, nouvelle occasion de se frotter à l’excellente prose de Jo Walton. A titre personnel je lui préfère Morwenna (plus touchant, mais qui a cependant l'inconvénient de faire plus dans le fan service). Cependant j’ai adoré l’univers qu’elle met en scène, le rythme endiablé et l’écriture toujours très juste… je suis donc ravie de savoir que ses autres romans vont également être traduits en français !

CITRIQ

dimanche 22 mai 2016

Hamlet au paradis – Jo Walton


Après avoir lu et apprécié Le cercle de Farthing, excellent polar uchronique et accessoirement premier tome de la trilogie du Subtil changement, il était plus que temps pour moi de retrouver la plume de Jo Walton en m’attaquant à sa suite, Hamlet au paradis (un titre qui n’a rien à voir avec la VO, Ha’penny, mais qui est extrêmement bien trouvé).

Nous voilà donc de retour dans cette Angleterre uchronique qui a fait la paix avec l’Allemagne en 1941 et qui sombre peu à peu dans le fascisme. Si on n’y trouve nul camp de concentration, il ne fait pas bon d’être juif et les lois destinées à tout contrôler se multiplient.

Dans cette joyeuse ambiance, Viola Lark, une actrice de théâtre qui a coupé les liens avec sa famille noble, se voit proposer le prestigieux rôle de Hamlet dans une pièce où les genres des personnages sont inversés. Un vrai bonheur si elle ne se retrouvait pas en même temps plongée dans un complot destiné politique.

En parallèle, ce cher inspecteur Carmichael que nous avions déjà suivi dans Le cercle de Farthing doit enquêter sur le décès d’une des actrices de la pièce, dû à l’explosion d’une bombe. Cela vous surprendra si je vous annonce que leurs histoires sont donc destinées à se croiser ?

Au niveau de la structure, Hamlet au paradis ressemble beaucoup au Cercle de Farthing : une enquête policière qu’on suit grâce à une narration alternée. Le résultat est cependant un peu différent, mais pas désagréable : il n’y a pas vraiment de révélation finale pour le lecteur qui a toutes les informations en main, au contraire des deux héros.

L’ambiance aussi change : on passe du quasi huis-clos à la campagne à une enquête en ville, dans un milieu très mondain, celui du théâtre. J’ai beaucoup aimé tout ce que donne à voir Jo Walton à ce sujet : comment travaillent les acteurs, comment les pièces sont adaptées, les réseaux d’acteurs, etc.

J’ai également apprécié de retrouver Carmichael, un excellent personnage qui réussit à avancer en dépit de tous les obstacles auxquels il fait face. J’ai un peu moins accroché à Viola Lark, sans doute parce que le livre est trop court pour permettre de bien développer le personnage. Son passé, un élément clairement déterminant, reste finalement assez mystérieux ce qui lui donne un petit côté girouette. Cependant les interrogations des deux personnages face à un régime de plus en plus autoritaire sont très intéressantes.

Globalement j’ai eu grand plaisir à dévorer Hamlet au paradis (en quelques jours à peine) mais je l’ai trouvé un peu moins satisfaisant que le premier : il est sans doute un peu trop court, ce qui ne laisse pas le temps de bien développer l’intrigue et les problématiques des héros (pour Carmichael ça va mais pour Viola il manque quelques éléments).

Cela ne m’empêchera pas de me jeter sur la suite. Vu la conclusion de ce roman, difficile de ne pas vouloir savoir comment les choses vont évoluer !

CITRIQ

mercredi 1 juillet 2015

Relire Morwenna


L'an dernier, je me suis lancée avec entrain dans le challenge Morwenna's List. Au début, à chaque livre de la liste lu, je m'amusais à parcourir le roman pour retrouver dans quelles circonstances Morwenna en avait parlé, mais comme cela relevait parfois de la quête de l'aiguille dans la botte de foin, j'ai préféré programmer une relecture de Morwenna en guise de conclusion au challenge.

Lorsque Morwenna a été publié en France l'année dernière, il a été tellement encensé sur les blogs que cela m'a un peu gâché la lecture, que j'aurais dû apprécier plus que cela (d'ailleurs depuis je me méfie de l'effet buzz). Du coup, j'ai été contente de replonger dedans la tête vide d'interférences, c'était un peu comme si je redécouvrais le roman.

Ca a été d'autant plus plaisant qu'après avoir picoré des entrées de journal avant de dormir, j'ai pu lire le reste du roman pratiquement d'une traite dans les transports en commun, une après-midi où j'allais rendre des livres dans une bibliothèque à l'autre bout de Paris avant d'aller me réapprovisionner en SF dans une autre. Bref j'étais dans l'ambiance, ce qui fait que j'ai failli rater à plusieurs reprises mon arrêt de bus/train.

Relire Morwenna n'apporte en soi pas grand chose de neuf, mais on replonge néanmoins avec plaisir dans ce portrait d'adolescente dévoreuse de livres. Il faut dire qu'il est très facile de s'identifier à Morwenna, que presque chacune de ses paroles mériterait d'être extraite sous forme de citation, et qu'accessoirement c'est un roman qui fait du bien, tout simplement.

Entre temps, j'ai eu l'occasion de lire deux autres textes de Jo Walton (une nouvelle et Le Cercle de Farthing), j'ai donc d'autant plus apprécié l'écriture de l'auteure, très douce et extrêmement évocatrice : on ressent et on se représente très bien les choses tellement tout sonne vrai.

Et les références littéraires dans tout ça ? Ce qui était ma première motivation (ou presque) pour cette relecture est vite passée au second plan lorsque je me suis rendue qu'à quelques rares exceptions près, les titres de romans semblent plus là pour donner une vraie consistance de lectrice à Morwenna, et accessoirement un bel ancrage historique sous forme de name dropping.

Je m'attendais à retrouver plus d'avis critiques, mais finalement Morwenna évoque ses lectures de façon assez superficielle (et encore plus les titres que j'ai lu de sa liste). Cela ne l'empêche pas ceci dit d'avoir une influence prescriptrice, à force de l'entendre parler de Heinlein j'en ai emprunté un à la bibliothèque lorsque je terminais ma relecture !

Du coup nul doute que je continuerais à cocher des croix sur la liste de Morwenna, même après la fin du challenge. En attendant, voilà la liste à jour de tout ce que j'ai pu lire, avec les nouveautés en gras :


lundi 27 avril 2015

Le Cercle de Farthing - Jo Walton


L'an dernier, j'ai découvert Jo Walton grâce à Morwenna, le très touchant journal intime d'une adolescente dévoreuse de livres et fan de science-fiction. J'ai ensuite croisé à nouveau sa route dans l'anthologie 2014 des Utopiales, et j'ai une fois de plus été charmée. Il était donc assez logique que je m'intéresse à son nouveau (enfin pour les Français du moins) roman : Le Cercle de Farthing.

Premier tome d'une trilogie, Le Cercle de Farthing se déroule dans une Angleterre uchronique où la paix a été signée avec l'Allemagne en 1941 grâce un groupe de notables qui a réussi à évincer Churchill du pouvoir : c'est le Cercle de Farthing qui donne son titre au roman. L'Amérique ne s'est donc pas engagée dans la guerre, et Hitler a eu toute latitude pour se lancer à la conquête de l'URSS (il y est d'ailleurs encore quand le roman démarre, huit ans après).

Mais le roman ne se soucie à peine des conséquences géo-politiques de ce changement majeur à l'échelle mondiale. Au contraire, il se déroule pratiquement à huis-clos dans un manoir des Eversley, des membres du Cercle de Farthing. Lors d'une réception, l'un des membres les plus importants est assassiné lors d'une réception. Il est retrouvé poignardé dans sa chambre, une étoile jaune plantée dans sa poitrine.

Difficile de ne pas soupçonner David, le mari juif de la fille des Eversley. Mais pour l'inspecteur Carmichael, de Scotland Yard, tout cela est bien trop facile. Il va donc chercher à faire la lumière sur cette affaire.

Je me suis jetée dans Le Cercle de Farthing sans vraiment savoir à quoi m'attendre (mis à part une uchronie), j'ai donc été assez surprise de découvrir un roman policier, très prenant qui plus est. J'ai d'ailleurs consacré un dimanche après-midi à la lecture parce que je voulais avoir le fin de l'histoire !

Il faut dire que Jo Walton sait faire monter la tension en jouant sur une double narration qui alterne le récit à la première personne de Lucy, la fille des Everlsey dont le mari est soupçonné de meurtre, et celui à la troisième personne de l'inspecteur Carmichael. Et comme ils n'ont pas les mêmes informations, c'est assez savoureux de passer de l'un à l'autre et d’échafauder des hypothèses de son côté.

Forcément comparé à Morwenna, c'est un roman plus froid, qui joue moins la carte de la sensibilité (ce qui n'est pas un mal, par certains côtés Morwenna était presque trop facile à aimer), mais pourtant je suis très facilement rentrée dedans.

Cela tient beaucoup aux deux narrateurs, extrêmement vivants et humains. On sympathise très facilement avec eux, sans pour autant que ce soit des figures idéales. Je reprocherais juste un peu à Lucy de faire dans le lyrisme parfois, mais cela colle fort bien à son caractère.

Les personnages secondaires ne sont pas en reste, et qu'on les aime ou qu'on les déteste, on savoure les découvertes qu'on fait à leur sujet. Ce qui est assez rigolo c'est qu'on est dans le cadre d'une famille titrée, dans un manoir, avec des domestiques, bref on se croirait pratiquement dans la série Downton Abbey... à ceci près que les habitants de Downton Abbey font vraiment figure de bisounours à côté des Eversley et de leur entourage. Cette atmosphère assez proche a sans doute joué sur mon appréciation du livre.

Côté uchronie, elle se fait assez discrète par certains côtés, mais elle est très bien fichue par le fait qu'elle est pesante. On a parfois l'impression que les conséquences de cette « Paix dans l'honneur » sont minimes, et en même temps par bien des côtés cela m'a rappelé Le complot contre l'Amérique (mais en moins angoissant quand même).

Et l'intrigue policière ? Je pense que les habitués du genre pourraient trouver assez vite la clé du mystère, mais pour ma part j'ai pas poussé trop loin mon raisonnement et je me suis laissée emporter par l'intrigue, ce qui était vraiment très agréable. Je mettrais juste un bémol sur la fin qui m'a laissé un peu insatisfaite (elle a été pour moi à la fois facile ET frustrante), mais c'est rien de bien grave et c'est plus une question de ressenti personnel qu'un réel problème à mon avis.

Jo Walton a donc réussi une fois de plus à m'offrir une belle lecture. Si Le Cercle de Farthing me restera sans doute moins en tête que Morwenna, j'ai néanmoins adoré retrouvé la plume de l'auteur, et j'espère bien lire très vite ses autres écrits en français !

CITRIQ

lundi 28 juillet 2014

Morwenna - Jo Walton

« Si vous aimez suffisamment les livres, les livres vous aimeront en retour. »
Forcément, lorsqu'on tombe sur ce genre d'extrait de livre, on ne peut qu'avoir envie de se jeter dessus, à fortiori quand tout le monde ou presque en chante les louanges. D'habitude, j'attends toujours un peu que l'effervescence retombe, mais pour Morwenna je n'ai juste pas pu résister.

Il faut dire que l'histoire est plus qu'alléchante : Morwenna, une adolescente qui vient de perdre sa soeur jumelle dans un terrible accident, est envoyée par son père dans une école privée. Ne rentrant pas vraiment le moule (elle est galloise, elle boite, et comble de l'horreur elle ignore le modèle de la voiture de son père ou le type de fourrure que porte sa mère !), Morwenna n'arrive pas vraiment à trouver sa place.

Ce qui ne la dérange pas plus que ça, elle a donc tout le temps nécessaire pour dévorer des romans de science-fiction, chercher des fées et tout faire pour combattre l'influence de sa mère sorcière.

Raconté à la première personne sous forme d'un journal, Morwenna est un roman auquel il est difficile de résister, pour la simple et bonne raison que la plupart de ses lecteurs ont été des Morwenna à un moment ou à autre. Dans mon cas, ayant connu l'internat au lycée, et la visite à la bibliothèque une fois par semaine pour me réapprovisionner en SF, je me retrouve un peu trop dans le personnage pour ne pas me fondre dans sa peau.

Jo Walton sait vraiment ce qu'elle fait, et elle arrive à travers ce journal à rendre compte avec brio de la fin de l'adolescence, cet entre-deux où on construit doucement l'adulte qu'on deviendra, tout en développant un sens unique de la prise de tête dans les relations avec autrui (famille, amis et petits amis...).

Le ton est d'autant plus véridique qu'on aborde le sujet sans une intrigue de grand méchant maléfique qui veut dominer le monde ou autre. Enfin si en fait, il y a bien les fées et la mère sorcière de Morwenna, mais on est dans un fantastique tellement doux qu'il laisse le lecteur assez libre d'y voir une réelle présence magique ou juste une façon particulière de voir le monde par les yeux de la narratrice.

On se concentre finalement beaucoup sur la vie de tous les jours : les cours, les relations avec les camarades de classe et la famille paternelle, et surtout les livres. Et c'est dans cet aspect que Morwenna sonne si juste. Ce roman est un merveilleux hommage à la lecture, au rôle qu'elle peut jouer dans notre vie, à la façon dont elle nous fait réfléchir, et comment on se construit parfois par rapport à elle.

C'est particulièrement frappant quand on est lecteur de SF, vu que Morwenna elle-même est une avide lectrice du genre et qu'on se retrouve, fait assez rare, à partager sa passion avec un héros littéraire (et ce genre d'opportunité se compte sur les doigts d'une main). Ceci dit sans même connaitre la moitié des titres évoquées, j'ai été touchée par ses comptes rendus de lecture, ce qui laisse à penser que même un non lecteur de SF appréciera cette déclaration d'amour aux livres et aux échanges entre lecteurs.

Morwenna est donc un très chouette roman, que j'ai trouvé très doux et agréable à la lecture, une sorte de madeleine de Proust qui a réveillé plein de souvenirs en moi, et qui m'a accessoirement donné plein d'idées de romans de SF à lire.

A la lecture j'ai nourri une petite déception, car le roman ne semblait pas à la hauteur du chef d'oeuvre dont on m'avait chanté les louanges. Mais rassurez-vous, une semaine après avoir terminé ma lecture, alors que je rédige ma chronique, c'est le plaisir de la lecture qui m'est revenu, pas la déception. Il faut juste voir ce livre non pas comme un roman exceptionnel, juste comme un texte extrêmement touchant quand on aime lire.

Et puis j'ai bien apprécié l'ironie du sort : c'est finalement un roman qui parle du plaisir de lire et de partager sur ses lectures qui montre à quel point fréquenter les blogs est certes très enrichissant, mais que parfois l'avis des autres suffit presque à vous gâcher une lecture !
« Il y a des choses affreuses dans le monde, c'est vrai, mais il y a aussi des livres magnifiques. Quand je serais grande, je voudrais écrire quelque chose que quelqu'un pourra lire assis sur un banc par une journée pas trop chaude et qui lui fera complètement oublier le lieu et l'heure. »

CITRIQ