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mercredi 14 mai 2025

Les armées de ceux que j’aime – Ken Liu

Couverture du livre Les armées de ceux que j'aime

Je n’ai pas fait un décompte scrupuleux mais il me semble bien que Ken Liu est l’un des auteurs les plus édités dans la collection avec quatre novellas à son actif (à égalité avec Claire North). Et comme on est rarement déçu avec ses écrits, c’est toujours avec plaisir que je découvre chaque nouvelle parution.

samedi 23 juillet 2022

Luke Skywalker : Légendes – Ken Liu

Luke Skywalker : Légendes - Couverture

Cela ne vous avait sans doute pas échappé que j’aimais beaucoup les écrits de Ken Liu.
Cela ne vous avait également pas échappé que j’étais une grande fan de Star Wars, au point d’avoir lu tous les romans et comics qui sortaient à une époque.
J’ai lâché l’affaire depuis quelques années déjà mais je n’ai pas pu résister à voir ce que pouvait bien écrire Ken Liu dans cet univers. Alors allons-y !

dimanche 15 août 2021

Toutes les saveurs – Ken Liu

 Toutes les saveurs - Couverture

Un nouveau texte de Ken Liu, c’est un petit plaisir qui ne se refuse jamais, et l’auteur une fois n’est pas coutume ne déçoit pas avec cette novella qui nous plonge dans l’histoire américaine pour parler de ses thématiques favorites avec un soupçon de fantastique.

lundi 5 octobre 2020

Jardins de poussière – Ken Liu

Jardins de poussière - Couverture

Selon le bilan de mon projet estival que je ne peux qu’approuver, Ken Liu fait partie des auteurs de SFFF incontournables de ces dernières années. Je n’ai toujours pas lu ses romans, mais je trouve excelle dans le format court (qui pour moi reste le format par excellence en SF). Je ne pouvais donc que me jeter sur son dernier recueil sorti en 2019.

lundi 4 novembre 2019

Une heure-lumière : hors-série 2018 & 2019


Lancée il y a bientôt quatre ans, la collection Une heure-lumière (UHL pour les intimes) du Bélial’ propose des novellas en tout genre qui font le bonheur des amateurs de formats courts. L’an dernier et cette année, une opération spéciale permettait d’obtenir un hors-série bonus pour l’achat de deux numéros de la collection. Je n’ai évidemment pas plus résisté, et je profite de ma lecture du hors-série 2019 pour parler également de celui de 2018 (sans quoi mon tag UHL me semble incomplet !).

dimanche 13 août 2017

Le regard – Ken Liu


Après le superbe recueil La ménagerie de papier et l’excellentissime novella L’homme qui mit fin à l’Histoire (allez la lire tout de suite si ce n’est pas déjà fait !), j’attendais avec impatience le prochain texte de Ken Liu à être traduit. Me voilà désormais à jour après ma lecture du Regard, une novella qui contient tout ce qu’on peut aimer chez cet auteur.

mercredi 14 septembre 2016

L’homme qui mit fin à l’histoire – Ken Liu


Des fois, il y a des livres qui nous laissent sans voix. Non pas parce qu’ils sont affreusement mauvais mais parce que leur lecture entraîne un tel torrent d’émotions et d’interrogations qu’on est juste incapable d’en faire la synthèse.

C’est le cas de L’homme qui mit fin à l’histoire, une novella de Ken Liu (dont j’avais déjà fort apprécié le recueil La ménagerie de papier), qui raconte sous forme d’un faux-documentaire (comme la nouvelle Aimer ce que l'on voit de Ted Chiang) comment un historien et une physicienne du futur inventent un moyen de voyager dans le temps pour voir l'histoire s’écrire en direct.

L’historien choisit d’aller observer l'Unité 731, un camp installé en Chine par les Japonais pendant la Seconde Guerre mondiale pour y réaliser d'horribles expériences. Une période sensible de l’histoire donc, dont l’existence a très souvent été niée, si bien que les expériences de l’historien déclenchent toutes sortes de réaction en Chine et au Japon, chez les familles des victimes et chez les anciens bourreaux, dans le monde scientifique et du côté du commun des mortels.

Il ne m’est pas facile de parler de ce texte qui m’a littéralement prise aux tripes, de par son sujet, certes très dur, mais aussi par toutes les interrogations qu’il aborde. A la fin de la lecture, j’avais les yeux franchement humides et j’avais bien de la peine à trier toutes mes impressions.

L’homme qui mit fin à l’histoire est une novella brillante sur le fond comme sur la forme. Elle ne néglige ni l’émotion ni la réflexion et réussit à poser bien plus de questions en une centaine de pages que bien des pavés, avec une volonté de multiplier les points de vue qui force le respect.

C’est d’ailleurs ce qui m’a parlé dans ce texte : il donne à voir mais laisse le lecteur seul juge face à la complexité des horreurs de la Seconde Guerre mondiale, tout en lui rappelant que rien n’est jamais complètement noir ou complètement blanc.

Où commence et où s'arrête le devoir de mémoire ? Doit-on porter le poids des horreurs de nos ancêtres ? Qu'est-ce que la vérité ? Qu'est-ce que l'Histoire ? Il n'y a pas de réponse simple à toutes ces questions, mais l'important c'est de continuer à se les poser, à étudier les différentes possibilités.

Et c’est ce que fait brillamment cette novella dont je vous recommande vivement la lecture, d’autant que son argument SF reste au final assez léger (un peu de physique vite expédié) pour la rendre accessible au commun des mortels et qu’elle permet de découvrir le versant asiatique de la Seconde Guerre Mondiale, une partie de notre histoire qu’on connaît généralement assez mal.

CITRIQ


106 p.

samedi 28 mai 2016

La ménagerie de papier – Ken Liu


L’an dernier j’ai beaucoup entendu parler de Ken Liu lorsque je lisais le recueil La tour de Babylone de Ted Chiang. La comparaison était tout à fait pertinente tant les thématiques qu’ils traitent sont similaires sur le fond. Cependant la forme est très différente, comme j’ai pu le découvrir grâce à cet excellent recueil, La ménagerie de papier.

Dix-neuf nouvelles de taille variable composent cet ouvrage, avec des registres et des thématiques très variées (du voyage spatial et des rencontres avec l’Autre aux relations parents-enfants). Si évidemment il est difficile de toutes les aimer autant, force est de reconnaitre qu’il s’agit tous de textes brillants.

Cela est dû au juste équilibre qu’a trouvé Ken Liu. Ses nouvelles proposent d’excellentes idées de SF (le genre qui tire vers le haut) avec des développements parfois poussés voire techniques, cependant elles n’ont jamais la froideur de la hard-science car elles sont toutes profondément centrées sur l’humain. Ce qui fait que chaque texte, quelle que soit sa taille ou son thème dégage une profonde chaleur humaine (tout le contraire de Ted Chiang donc) et se révèle satisfaisant à tout point de vue.

Commençons avec Renaissance. Ce texte est une excellente mise en bouche avec cette histoire qui mêle thriller et SF dans un monde où l’effacement de mémoire a remplacé fait office de sanction en cas de faute. Voilà qui ferait un bon scénario de film !

On enchaîne ensuite sur Avant et après, une jolie pastille dont il est difficile de parler en détail, mais qui est très bien construite.

Les Algorithmes de l'amour nous raconte comment une femme se perd dans la fabrication de poupées dotées d'intelligences artificielles et dans son deuil, ce qui est à la fois émouvant et horrible.

Nova Verba, Mundus Novus est une deuxième pastille qui met en scène l’exploration d’une Terre plate, pour un résultat plutôt léger et entraînant.

Après quelques excellents amuse-gueules, Faits pour être ensemble est la première nouvelle à m’avoir vraiment frappé. Elle met en scène un futur où Cortana, Siri et autres assistantes informatiques occupent une place prépondérante dans nos vies. Le récit est très bien mené, d'autant plus qu’il montre les deux côtés de la pièce. Il est passionnant à lire et pose plein de questions du coup. Bref j’adore.

Emily vous répond est une nouvelle courte et grinçante sur l'effaçage de souvenirs qui m’a un peu rappelé Eternel sunshine of the spotless mind dans l’esprit (la forme est différente par contre).

Trajectoire est le deuxième texte à m’avoir fait vibrer grâce à son histoire qui parle d'art, de maternité d’accomplissement personnel et d'immortalité entre autres choses. Là encore j'ai beaucoup aimé le fait que l'auteur donne à voir la médaille et son revers.

Le Golem au GMS est une délicieuse histoire plutôt légère dont l'introduction suffit à donner le ton : « Le lendemain du départ de la Terre du vaisseau Princesse des Nébuleuses, Dieu s'adresse à Rebecca ». Je me suis régalée.

Avec La Peste, on assiste à la rencontre de deux humains du futur alors que l’un a vécu dans un abri sous-marin et que le deuxième devait s’adapter à un environnement hostile. L’histoire est bien menée, et j’aime l’importance donnée à l’aspect communication.

L'Erreur d'un seul bit est un texte complexe que j’ai trouvé fascinant. Il aborde la question de la foi d'un point de vue scientifique, un pari risqué mais le résultat est fort intéressant, avec un traitement très humain du sujet.

La Ménagerie de papier est une superbe nouvelle très légèrement fantastique autour d'une relation mère-fils, qui aborde la question de l'immigration et celle de la barrière des langues. Elle est très touchante à lire et mérite bien ses lauriers.

Le Livre chez diverses espèces s’amuse à imaginer les formes possibles de transmission du savoir chez des espèces extra-terrestres, pour un résultat plutôt amusant.

Dans Le Journal intime, une femme perd sa capacité à lire en tombant sur le journal intime de son mari. Le résultat est un récit plutôt étrange qui parle d’incompréhension.

L'Oracle rappelle un peu les thématiques de Minority Report avec son héros qui vit au ban de la société car il a un jour eu une vision de son futur où il allait être condamné à mort pour meurtre. C’est une jolie réflexion sur le destin.

La Plaideuse est une enquête sur un meurtre dans une Chine ancienne (imaginaire je présume). C’est un texte plaisant et bien mené, on aurait facilement envie d'en lire plus à ce sujet.

Le Peuple de Pélé est une très jolie histoire sur une colonie humaine sur une autre planète, qui doit gérer les communications différées avec la Terre, entre autres choses.

Mono no aware nous raconte l’héroïsme ordinaire lors de la fin du monde et d’une aventure spatiale et se révèle touchant.

La Forme de la pensée se penche sur la rencontre d’humains et d’une espèce intelligente complètement différente. La nouvelle est superbe dans cette façon de mettre en scène un mode de communication complètement différent, et dure dans son jugement de l'espèce humaine (mais ô combien juste).

Le recueil se conclut sur Les Vagues, une ultime histoire de voyage spatial qui aborde cette fois ci la question de l’évolution et de l’immortalité. Ces thèmes très intéressants sont superbement traités avec une jolie narration qui alterne avec des récits cosmogoniques.

Voilà pour ce « petit » tour d’horizon des nouvelles présentées dans ce recueil. Évidemment j’ai mes favorites, mais globalement il n’y a pas un seul texte qui m’ait déplu ou qui m’ait laissé sur le carreau, ce qui est plutôt rare dans ce genre d’ouvrage. Inutile de dire que je suis plus que satisfaite de ma lecture et si vous n’avez pas encore lu La ménagerie de papier, je vous invite à vous jeter dessus.

D’ailleurs je suis bien embêtée pour ma part, ayant emprunté l’ouvrage à la bibliothèque, j’ai désormais bien envie de m’acheter un exemplaire pour pouvoir l’exhiber fièrement sur mes étagères !

CITRIQ


Item 4 : Lire une oeuvre SFFF écrite par un auteur de couleur ou métissé
(mais comme Infinités, dans le genre multipass il est pas mal aussi ce bouquin !)