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vendredi 10 juillet 2026

The Mandalorian and Grogu – Jon Favreau

Affiche film The Mandalorian

The Mandalorian and Grogu est le premier film Star Wars sorti au cinéma depuis il y a bien longtemps (mais dans une galaxie lointaine), puisque la dernière fois c’était l’épisode IX, sorti en 2019 (ouch). Est-ce que ça m’avait manqué ? Pas vraiment, et franchement le projet n’était pas des plus vendeurs, mais c’était l’occasion de se faire une petite sortie ciné comme au bon vieux temps.

samedi 23 juillet 2022

Luke Skywalker : Légendes – Ken Liu

Luke Skywalker : Légendes - Couverture

Cela ne vous avait sans doute pas échappé que j’aimais beaucoup les écrits de Ken Liu.
Cela ne vous avait également pas échappé que j’étais une grande fan de Star Wars, au point d’avoir lu tous les romans et comics qui sortaient à une époque.
J’ai lâché l’affaire depuis quelques années déjà mais je n’ai pas pu résister à voir ce que pouvait bien écrire Ken Liu dans cet univers. Alors allons-y !

mercredi 6 juillet 2022

Obi-Wan Kenobi (mini-série)

Obi-Wan Kenobi (mini-série) : Affiche

Cela fait bizarre de se dire que je n’avais pas consacré de réel article à Star Wars depuis la sortie de l’épisode IX il y a presque trois ans. Pas qu’on manque d’actualité Star Wars avec toutes les séries qui viennent remplacer les films, mais je n’ai pas forcément grand-chose à en dire. Mais pour les beaux yeux d’Obi-Wan Kenobi et pour le Summer Star Wars, je suis prête à tout !

jeudi 16 janvier 2020

Star Wars IX : L’Ascension de Skywalker – J. J. Abrams


Si j’avais fait preuve d’un certain enthousiasme (teinté d’inquiétude) lors du retour de Star Wars au cinéma en 2015, je crois bien que la multiplication de films et les changements de direction n’ont guère aidé à garder la foi, et pour être honnête, je n’attendais plus grand-chose de ce nouveau film. C’était peut-être la meilleure attitude à avoir, car quand on a assez peu d’attentes, il est plus facile d’apprécier les bons côtés d’un film.

lundi 2 juillet 2018

Solo : a Star Wars story – Ron Howard


De tous les projets de films Star Wars, Solo était celui qui me faisait le moins rêver : on sentait un peu trop l’opportunisme du sujet et sa gestation chaotique (les premiers réalisateurs ont été virés pour divergence artistique) n’avait rien de rassurant. Si le résultat n’est pas la catastrophe annoncée et se révèle plutôt divertissant, il est malheureusement un peu trop planplan pour marquer vraiment les esprits.

jeudi 21 décembre 2017

Star Wars Episode VIII : Les Derniers Jedi – Rian Johnson


Après un petit détour par le chouette prologue à l’épisode IV qu’était Rogue One l’année dernière, il est temps de reprendre en cette fin d’année le cours de la « grande histoire » Star Wars avec Les Derniers Jedi, 8ème épisode de la saga. Après un épisode VII sympathique mais un peu lourd dans ses références, voyons donc si Star Wars peut oser la nouveauté ou si l’univers est condamné à se répéter.

(pour info les spoilers sont à la fin de l’article, vous pouvez donc lire tranquillement si vous avez résisté jusque là à la frénésie du moment, faites attention au niveau des commentaires par contre)

vendredi 8 décembre 2017

Journal d’une princesse – Carrie Fisher


Lorsque ce livre est sortie l’année dernière en VO, j’ai tout de suite eu très envie de le lire, curieuse de découvrir l’envers du décor de Star Wars non pas tel qu’on le montre joliment mis en scène dans tous les documentaires, mais plutôt du point de vue d’une de ses actrices principales qui n’a pas toujours la langue dans sa poche. J’étais donc bien contente de le voir arriver en français cette année, même si cette lecture ne se fait pas sans une petite pointe de tristesse, Carrie Fisher nous ayant quittés il y a déjà bientôt un an.

jeudi 19 octobre 2017

Je suis ton père : la saga Star Wars, l’Amérique et ses démons – Thomas Snégaroff


La sortie récente de la bande-annonce du prochain Star Wars m’ayant récemment redonné le goût des sabres-lasers et des batailles spatiales, j’en ai profité pour sortir du fond de ma Pile à Lire un sympathique essai qui analyse la saga avec un point de vue original : la politique américaine. Et ça fonctionne !

lundi 26 décembre 2016

Dark Vador vs. M. Spock – Olivier Cotte et Jeanne A. Debats


Ce livre est un peu comme une chaîne de l’amitié bizarre entre fans de Star Wars et de fans de Star Trek. J’en avais acheté un exemplaire aux Utopiales pour l’offrir à une amie fan de Star Wars, et je comptais bien le lire avant de lui remettre. Entre temps il m’a été offert par une amie fan de Star Trek (qui aurait bien aimé le lire avant de me l’offrir). A qui vais-je le prêter maintenant ? Voilà une bonne question…

Edité chez Dunod (une maison d’édition pleine de surprises, à la base je les connais pour leurs manuels universitaires et pour leurs ouvrages professionnels), Dark Vador vs. M. Spock est un ouvrage qui s’amuse à comparer les deux sagas phares de space-opera à tout point de vue : vaisseaux, cohérence scientifique, effets spéciaux, place des personnages féminins, etc.

Chaque sujet est traité sur une double page (une illustration pleine page et un texte en face), avec quelques anecdotes délicieuses en bonus. Il est ensuite possible de choisir son vainqueur en cochant une case en bas de page. Mais tout d’abord ON N’ECRIT PAS SUR LES LIVRES (surtout ceux de la bibliothèque, surtout ceux de la bibliothèque où je travaille) et surtout on n’a pas vraiment envie de se livrer à ce périlleux exercice de choix.

En effet en lisant les textes de Olivier Cotte et de Jeanne A. Debats, j’ai surtout eu l’impression d’assister à une belle discussion de passionnés qui aiment autant Star Trek que Star Wars. Et ils en parlent tellement bien (et avec beaucoup d’humour) qu’on aurait bien du mal à faire un choix. Bien sûr étant accro à Star Wars depuis mes treize ans, je penche plutôt du côté des Jedi… mais ce livre a sérieusement titillé ma curiosité au sujet de Star Trek (c'est d'ailleurs sûrement un complot pour me faire basculer du côté vulcain de la Force).

Dark Vador vs. M. Spock est donc un chouette ouvrage pas prétentieux pour deux sous qui permet juste de se plonger dans Star Wars et Star Trek avec un peu de recul et beaucoup d’humour. C’est donc le livre mettre sous le sapin pour les fans de l’une ou l’autre saga (ou à faire apporter par les Rois Mages, vu que cet article arrive un peu tard).

Sa lecture est également fortement recommandée si vous voulez briller en société geek avec des tonnes d’anecdotes amusantes, comme le lien entre Freddy Krueger et Luke Skywalker, ou l'astuce utilisée par les scénaristes de Star Trek pour éviter la censure de certaines idées. J'ai d’ailleurs empêché M. Vert de dormir pas mal de nuits en lui lisant certains passages à voix haute au lieu de le laisser ronfler en paix !

CITRIQ

mardi 20 décembre 2016

Rogue One : a Star Wars Story – Gareth Edwards


Dès que le film Rogue One a été annoncé, je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre. Le pitch me plaisait bien, de même que la présence d’une héroïne féminine. Mais les rumeurs de tournage supplémentaires étaient inquiétantes, et il était difficile de ne pas voir le projet comme une simple machine marketing destinée à vendre des jouets. Une séance de cinéma plus tard, voici mon verdict (sans spoilers).


Rogue One : Star Wars Story est le premier des spin-off Star Wars, des films qui s’intercaleront désormais entre les sorties des épisodes « normaux » pour faire patienter le fan. Pour ce film-là, l’histoire n’est pas totalement détachée de la grande saga puisqu’il met en scène comment l’Alliance rebelle s’est procurée les plans de la première Etoile de la mort, juste avant l’épisode IV. C’est un peu comme si on se retrouvait devant un épisode 3,95 donc.

Point de sabre laser ou de destinée dans cette aventure, mais une bande de héros hétéroclites sans Jedi ni princesse, qui sont tous très abîmés par une vie qui les oblige parfois à commettre des crimes au nom du bien. Inutile de vous dire que le ton est considérablement plus sombre que dans le Star Wars habituel, et qu’on sort complètement du registre du conte et du récit initiatique. Rassurez-vous, il reste cependant des méchants très méchants (avec des capes très classes !), faut pas déconner non plus on est dans Star Wars !

Dès le départ, Rogue One cherche donc à s’affranchir de la grande saga en coupant au traditionnel générique avec texte qui défile au profit d’un flash-back (une première !). Dans le même esprit les noms des planètes sont désormais indiqués à l’écran et on n’a plus les habituelles transitions façon diaporama Power Point. Quant à la musique composée par Michael Giacchino, si elle emprunte parfois certains thèmes qu’on connaît elle prend elle aussi son indépendance.


Le film ne coupe pas tous les ponts pour autant : il offre un excellent prologue à l’épisode IV et multiplie les références plus ou moins pointues, qui peuvent concerner Un nouvel espoir ou les séries animées. On croise ainsi des personnages familiers mais aussi des concepts fort obscurs comme les Gardiens de Whills (que seuls les fans ultimes dans mon genre replaceront je pense).

A la différence du Réveil de la Force qui était parfois un peu lourd dans ses références, Rogue One sait les introduire de façon subtile : elles ne s’accumulent pas comme autant de trophées et on peut passer à côté sans peine (sauf peut-être pour le personnage de Saw Gerrera qui m’a semblé un peu obscur sans le contexte des séries animées).



Pour le reste, on trouve dans Rogue One tout ce qu’on est en droit d’attendre d’un Star Wars (sauf des Jedi, vu qu'ils sont tous morts !) : il y a de l’action bien sûr (à un rythme supportable), mais tempérée de quelques moments de calme pour poser des personnages et donner à voir la désunion de la Rébellion ; on visite plein de planètes et on rencontre plein d’aliens bizarres (dommage qu’il n’y en ait aucun dans l’équipe d’ailleurs) ; il y a même un droïde cynique qui pourrait faire concurrence à HK-47 avec ses vannes.

Les effets spéciaux en mettent également plein la vue. Rien d’étonnant en soit pour un space-opera, même si ici la partie la plus spectaculaire est pour moi l’incrustation de personnages de l’épisode IV. Le résultat est bluffant, et contribue à vraiment renforcer le lien entre les deux films.

(par contre ça soulève quelques questions morales, mine de rien on n’est pas loin du roman Remake de Connie Willis !)


Certes on pourra reprocher à Rogue One quelques passages un peu bâclés (des scènes coupées peut-être ?), des personnages qui auraient gagné à être développer pour que leur association soit moins artificielle et une musique qui n’arrive hélas pas à la cheville de John Williams même si j'attends de la réécouter pour fixer mon avis (cependant j’ai été bien plus convaincue par le Jupiter Ascending du même compositeur).

Mais ces quelques défauts n’empêchent pas de passer un excellent moment de cinéma. Rogue One est sans aucun doute une machine marketing, mais cela n’a nullement empêché son réalisateur d’y mettre tout son cœur et d’en tirer un film plus qu’honnête, et même carrément plaisant. Je ne sais pas s’il restera autant dans les mémoires que d’autres films de cet univers, mais en tout cas j’en suis ressortie bien plus satisfaite que de l’épisode VII qui doit faire ses preuves lors d’un prochain revisionnage !

mardi 19 janvier 2016

Star Wars Episode VII : Le réveil de la Force – J.J. Abrams



Après cette petite promenade dans les anciens films (et dans l’univers étendu qui les accompagnait jusque-là), il est temps de s’attaquer au tout dernier épisode de Star Wars, fraichement sorti en décembre et qui n’en finit pas d’animer les débats : Le réveil de la Force. Pas de gros spoilers en vue à priori, mais méfiez-vous si vous n’avez toujours pas vu le film.



En une phrase : Une nouvelle ère commence, ça fonctionne même si l’émotion n’est plus au rendez-vous

Les bons côtés :
  • L’authenticité : on retrouve l’univers, les personnages, les nombreux aliens, les planètes en tout genre et les effets spéciaux un peu à l’ancienne, bref on est dans un pur Star Wars !
  • Les nouveaux personnages principaux : ils sont bien fichus et attachants, formant une sorte de remake du trio Luke-Leia-Han avec un détournement des codes (Rey reprenant clairement le rôle de Luke par exemple, et c’est une femme, hip hip hip, hourra !)
  • Les anciens : J’avais un peu peur de la présence caméo mais il n’en est rien (enfin disons qu’ils ont un rôle à jouer dans l’intrigue même si tous ne sont pas aussi présents), et c’est un plaisir de les retrouver 30 ans plus tard et de voir qu’ils n’ont pas tant changé que cela. Les séquences entre Han et Leia sont toujours aussi émouvantes en plus !
  • Les multiples références : Le début est assez délicieux dans sa façon de refaire l’épisode IV à sa sauce, on s’amuse de retrouver le plan dissimulé, la capture du héros par le méchant pour obtenir des informations, la pseudo-cantina, la Yoda au féminin…


Les mauvais côtés :
  • Le rythme de l’intrigue : L’histoire semble se dérouler sur à peine deux jours et on avance à 200 à l’heure, c’est presque épuisant à force… pour le coup un ou deux temps calmes de plus n’aurait pas fait de mal !
  • Les facilités : Il est difficile de fermer complètement les yeux sur certaines, comme l’apprentissage ultra-rapide du sabre-laser (même si le film nous donne quelques idées explicatives) ou les retrouvailles un peu trop faciles avec le Faucon… je blâme le côté Disney !
  • L’émotion n’est plus vraiment là : Ce n’est pas forcément la faute du film (et je m’y attendais de toute façon), mais j’étais un peu triste que cet épisode ne m’enthousiasme pas autant que les anciens, je me demande l’effet qu’il m’aurait fait si je l’avais vu à 15 ans…
  • Les multiples références : C’est un aspect sympathique mais à la longue je l’ai trouvé un peu poussif, comme s’ils n’avaient pas osé s’affranchir de l’Ancienne trilogie… j’espère que ça se calmera dans la suite !


En conclusion : Même si l’émotion n’est plus au rendez-vous, c’est un épisode plutôt bien fichu pour dresser le pont entre la trilogie originelle et les nouveaux films. Les personnages sont vraiment chouettes (un sacré atout mine de rien), on se sent immédiatement à la maison quand on découvre Jakku, du coup on pardonnera au film ses quelques facilités. J’espère juste que la suite saura s’affranchir des multiples références et se ménager quelques scènes un peu plus tranquilles !

Musiques à retenir : The Scavenger et/ou Rey’s Theme (avec un petit chose d'Harry Potter par moment), Scherzo for X-Wings (parce que c’est une chouette musique de bataille aérienne) et enfin The Jedi Steps (pour le thème de la Force et les reprises derrière, on ne se refait pas !)

vendredi 15 janvier 2016

Replongeons dans Star Wars (3) – L’univers étendu « Legends »

Pour la plupart des gens, Star Wars se résume à six sept films. Les plus observateurs auront noté l’existence de quelques films et séries dérivées (comme Clone Wars), mais il n’y a guère que les fans purs et durs pour connaître l’immensité de ce monde, grâce à tout l’univers étendu qui s’est déployé sur bien des supports au fil des années.

Avec l’arrivée de l’épisode VII, c’est une nouvelle continuité qui s’ouvre. Si bien que tous les livres, BD, jeux vidéo et dessins animés sortis avant lui (à quelques exceptions près) sont donc partis à la corbeille… enfin dans une sorte d’univers alternatif appelé « Legends ».

C’est tout à fait logique (ne serait-ce que d’un point de vue marketing), mais je vous avoue ressentir une pointe de tristesse à voir toutes ces belles histoires tomber dans l’oubli… enfin dans un univers parallèle. J’ai en effet passé d’excellents moments avec Jacen et Jaina Solo, les Spectre et le grand amiral Thrawn (parmi tant d’autres).

Alors avant de leur dire adieu (pour aller peut-être découvrir les nouvelles aventures qui les remplacent), je tenais à faire un petit tour des histoires qui m’ont le plus marqué (pour des raisons plus ou moins valides, comme vous allez le voir). La présentation suit la chronologie Star Wars (l’an 0 étant la bataille de Yavin, l’épisode IV).

  • Autour de -4000 – Knights of the old republic (jeux vidéo – comics)
Se déroulant bien avant les films, cet univers a commencé en jeu vidéo, avec l’excellent Knights of the old republic (un rpg Star Wars vraiment bien fichu, classique mais avec un twist digne de L'Empire contre-attaque, sa suite aurait été grandiose si son développement n’avait pas été rushé, et ça reste un jeu à la Planescape Torment qui soulève plein de questions pertinentes) et s’est étendu aux comics avec l’excellent Chevaliers de l’ancienne république où un jeune padawan est accusé du meurtre de ses camarades en pleine guerre mandolorienne.
J’ai aimé ce bond dans le passé qui permet de s’affranchir des films, de faire du neuf avec du vieux (ou plutôt du vieux avec du neuf)… on s’étonnera parfois de l’absence de décalage technologique (qui existait dans d’anciennes BD se situant à la même époque et beaucoup plus kitschs), mais sinon c’est un excellent univers (qui aurait pu être conservé en plus vu sa distance…).

  • De -44 à -40 – Les apprentis Jedi (romans jeunesse)
Cette série pour la jeunesse se penche sur l’apprentissage d’Obi-Wan (avant La Menace fantôme), où on le voit galérer à se trouver un maître et se comporter parfois comme un ado idiot (mais par rapport à Anakin Skywalker ce n’est rien du tout). C’est un vrai bonheur à lire car c’est du jeunesse qui ne prend pas les enfants pour des idiots, et on apprécie d’autant plus le duo qu’il forme avec Qui-Gon dans l’épisode I. J’ai prescrit la série à mon filleul, c’est comme ça qu’il est entré dans l’univers Star Wars !

  • -22 – Point de rupture (roman)
Un roman écrit par Matthew Stover qui se penche sur le personnage de Mace Windu pendant la Guerre des Clones, alors qu’il retourne sur sa « charmante » planète natale. Point de rupture donne une épaisseur formidable à un personnage qui jusque-là était classe uniquement à cause de son sabre violet et de son interprète. C’est donc ultra-intéressant de plonger dans sa tête, et quand il passe à l’action, on comprend pourquoi il est maître Jedi (rien à voir avec sa performance dans l’épisode III !). La plupart des romans de l’époque Guerre des Clones sont intéressants, mais celui-là est de loin le meilleur.

  • De -22 à -19 – Clone Wars (comics)
De tous les comics Star Wars que j’ai acheté, voilà une des trois séries de comics que je ne revendrais jamais (avec Chevaliers de l’ancienne république et Legacy, si vous voulez tout savoir). Sautant d’un personnage à l’autre, mettant en scène autant Anakin et Obi-Wan que les Jedi d’arrière-plan (notamment l'excellent Quinlan Vos et son ancienne apprentie Aayla Secura), Clone Wars est un excellent moyen de combler les trous entre les épisodes II et III, avec des petites et des grandes histoires.

  • An 3 – Les ombres de l’empire (roman)
Cet excellent roman fait le pont entre L’Empire contre-attaque et Le Retour du Jedi, expliquant les progrès faits par Luke dans sa maîtrise de la Force, comment Leia a acquis son déguisement et bien d’autres choses (par exemple ce que magouillait Vador pendant ce temps). C’est sans doute le roman le plus accessible de Star Wars, qui se lit avec grand plaisir (sauf un ou deux passages avec Xizor, pas qu'ils soient graphiques ou quoi que ce soit, mais je pense que Star Wars n’est juste pas un univers adapté aux prédateurs sexuels !).

  • An 5 – Luke Skywalker and the Shadow of Mindor (roman)
Le dernier roman de l’univers étendu que j’ai lu (à ce jour, ça changera peut-être) est une aventure très fun qui met en scène Luke, Han, Leia et toute la bande dans une aventure rocambolesque juste après Le Retour du Jedi, avec de l’action, de l’humour, plein de rebondissements et de délicieux renvois à l’épisode III. Un régal ! Et j’en dis plus sur cette page.

  • Ans 6-7 – Les X-Wings (romans & les comics sont bien aussi même si j’en parle pas)
Il n’est pas toujours aisé de rentrer dans des romans Star Wars quand les héros traditionnels ne sont pas au rendez-vous… sauf pour les X-Wings, où l’on suit les traces de l’Escadron Rogue dirigé par Wedge Antilles en pleine reconquête de Coruscant. Presque que des inconnus au casting (Wedge, Wes et Hobbie sont juste des figurants dans les films), mais on se retrouve tous à les aimer pour leurs exploits, leurs troubles intérieurs et bien sûr leur humour ! La suite évoque les aventures l’Escadron Spectre, improbable assortiment de pilotes aux talents inattendus (dont un ancien acteur de films de propagande impériale et un gamoréen génie des mathématiques), c’est encore plus drôle. Yub yub commandant !

  • An 8 – Le mariage de la Princesse Leia (roman)
C’est l’un des tous premiers romans Star Wars que j’ai lu, du coup je le cite plus pour le souvenir que pour son intrigue, digne de Feux de l’amour (avec Leia qui est coincée entre deux soupirants). Mais c’est les Feux de l’amour à la sauce Star Wars où dans ce cas un des prétendants enlève la belle et l’emmène sur l’étrange planète Dathormir (un must à visiter avec ses sorcières dompteuses de rancors qui asservissent les hommes et qui ont collé une peignée à Yoda 400 ans auparavant !) tandis que le deuxième (ce n'est pas Han, lui c'est le kidnappeur !) part la sauver avec le frérot en quête d'archives Jedi… avec du recul, cette intrigue est une honte, mais mettez-vous à la place de l’ado qui lisait son premier vrai roman Star Wars, c’était magique ! (et en plus les sorcières de Dathormir se sont vraiment fondues dans l’univers étendu ensuite)

  • An 9 – La croisade noire du Jedi fou (romans)
Sans doute les meilleurs épisodes VII-VIII-IX non officiels, où un grand amiral de l’Empire semble bien parti pour mettre à bas la toute nouvelle république, alors que Luke continue ses recherches sur la Force et que Han et Leia commencent à fonder une famille. On retrouve tous les personnages des films avec plaisir, on se régale des nouveaux venus (la fameuse Mara Jade notamment), l’intrigue est riche et prenante, et accessoirement le grand amiral Thrawn restera toujours pour moi le meilleur méchant de tous les temps Star Wars (alors qu’il n’a même pas la Force, un comble !). C'était si artistiquement fait.

  • An 10 – L’empire des ténèbres (comics)
Pendant longtemps ça a été la BD que je voulais lire à tout prix à cause de son intrigue alléchante où l’Empereur revient à la vie et où Luke passe du côté obscur. J’avoue qu’après tant d’attente (d'ailleurs je venais enfin de dénicher le dernier tome quand toute la série a été rééditée chez Delcourt... pfff), le résultat n’a pas été à la hauteur de mes espérances, notamment à cause d’une colorisation juste affreuse tout en vert et rose et de dessins qui ne vendent pas du rêve (vous comprendrez pourquoi je trouve Sandman est de toute beauté en comparaison).


Le scénario non plus ne brille pas particulièrement par son intelligence ou sa complexité (amateurs de super armes, venez découvrir les dévastateurs de monde et le canon galactique !). Aujourd’hui cette série de comics a un côté complètement désuet à côté de la plaque, mais en même temps elle a un petit côté fondateur qui m’oblige à la mentionner.


  • Ans 22-24 – Les Jeunes chevaliers Jedi (romans jeunesse)
Encore une de mes premières lectures, cette fois-ci il s’agit d’une série jeunesse qui met en scène les aventures des enfants Solo à l’académie Jedi. On suit les enfants de Han et Leia, le neveu de Chewbacca et la fille de l'ancien soupirant de Leia et d'une sorcière de Dathormir (je savais bien qu'il fallait que je vous parle de son mariage pour quelque chose) qui accomplissent des exploits improbables (et apprennent à devenir des Jedi parfois). Du coup ça ressemble parfois un peu trop au Club des Cinq v 2.0 apprend à maîtriser la Force, mais on s’amuse des caractères parfois inversés des héros (Jaina aime la mécanique tandis que Jacen s’occupe des animaux !), des caméos des héros traditionnels. Et la série n’oublie pas de traiter quelques sujets graves ici et là (la drogue notamment).

  • Ans 25-29 – Le Nouvel ordre Jedi (roman)
Cette série de livres est difficile à oublier puisque c’est avec elle que s’est ouvert l’ère des grands chambardements. Après des années de romans plutôt tranquilles (une menace arrive, les héros sont en danger, ils gagnent au bout de trois tomes maximum), voilà qu’est lancée une série ambitieuse mettant en scène des méchants à la limite de l’invincible car invisibles dans la Force (autant dire que les Jedi prennent cher). L’Univers étendu a alors pris un sacré virage, puisque le premier roman mettait en scène la mort d’un personnage qu’on n’aurait pas cru mortel (bon remarquez il a quand même fallu qu’il se prenne une lune sur la tête !). Après ça, tout semblait permis, ou presque, ce qui a contribué à tenir en haleine jusqu’à la conclusion. Une belle saga épique qu’on garde en tête !

  • An 137 et + – Legacy (comics)
Cette série de comics se déroule plus de 100 ans après Le Retour du Jedi, et pour le coup c’est un sacré vent d’air frais, car même si on suit les pas d’un descendant inattendu de Luke Skywalker qui fait face au côté obscur, Cade Skywalker n’a rien d’un héros au début. J’ai beaucoup aimé cette série pour son inventivité à se projeter dans le futur, pour l’ambiance très sombre et pour les étranges conversations du dernier Skywalker avec son ancêtre Luke (où il explique à son aïeul qu’il se drogue pour ne plus avoir à lui parler !).

Voilà, cette petite promenade au pays des légendes Star Wars est terminée. Pour compléter cette sélection éclectique, je vous renvoie à deux articles que j’avais déjà fait sur ce sujet (ici pour les romans et ici pour les comics), que j’aurais dû relire avant d’écrire celui-là, ça m’aurait évité d’oublier la trilogie Yan Solo (son cousin est un authentique connard, et sa première copine voulait devenir conservatrice de musée, vous le saviez ça ?). Maintenant que cette rétrospective est terminée, je vais enfin vous parler de l’épisode VII !

lundi 11 janvier 2016

Replongeons dans Star Wars (2) – La trilogie originale

Après la prélogie, il est grand temps d’avancer dans la chronologie (tout en remontant dans le temps, c’est le charme fou de Star Wars, tout est à l’envers) pour se pencher sur la trilogie mythique, la première, l’ancienne, appelez-là comme vous voulez, retenez juste qu’à l’heure actuelle ce sont les épisodes IV,V et VI (même si ça n’a pas toujours été le cas).

Cet article n’a pas été facile à écrire car s’il est assez facile de casser du sucre sur la prélogie (et éventuellement de mettre en avant ses atouts inattendus), il est plus dur de parler de films avec lesquels on entretient une relation totalement émotionnelle qui rend difficile toute critique objective. Mais je vais tout de même tenter l’aventure.

Une fois encore, je pars du principe que si vous lisez cet article, c’est que vous avez vu les films, sinon fuyez, je n’ai pas vraiment pris la mesure des spoilers (savez-vous au moins qui est le père de Luke ?!).

Episode IV : Un nouvel espoir


En une phrase : Tellement classique qu’il en est impossible à critiquer

Les bons côtés :
  • Tout : C’est l’épisode fondateur, alors peu importe ses éventuels défauts, tout est bon à prendre dedans, il serait trop dur de faire une sélection !
  • La version française : C’est en écoutant l’émission Pop&Co qui se penchait sur la traduction française que j’ai réalisé que si on laisse de côté les Millénium Condor et autres Chiquetabac, Un nouvel espoir est un de ces films qui est autant (voir plus savoureux) en français qu’en anglais, avec quelques répliques bien chiadées pour Han Solo.
Les mauvais côtés :
  • Le début un peu lent : Sérieusement, une fois passée la première bataille spatiale, l’épopée des droides traîne un peu en longueur, c’est une bonne chose que la majorité des scènes coupées de ce film aient été coupées à ce moment-là !
  • Le contraste entre les scènes originales et celles retouchées : Personnellement je n’ai rien contre les nombreuses retouches qui ont été faites aux films originaux (globalement elles les enrichissent, et pour le reste c’est comme Jar Jar, on vit avec !), mais l’épisode IV est celui où le contraste est le plus frappant entre les ajouts au ciel bien bleu et les scènes d’origine plus crasseuses, ça se voit un peu trop !
En conclusion : Un nouvel espoir a beau être un cran en dessous de ses suites (et en plus ce n’est pas le premier que j’ai vu donc je n’ai pas vraiment de raison de lui être irrationnellement attachée), il est difficile d’en parler parce que c’est un peu le mythe primordial de cet univers…

Musiques à retenir : Main Title (of course), Binary Sunset (aka la première itération du thème de la Force), The Battle of Yavin et The Throne Room. Et avec tout ça j’allais oublier Cantina Band ! (et si je ne parle pas du thème de la Princesse Leia c’est parce que sinon on va dire que je cite tout le film !).

Episode V : L’empire contre-attaque


En une phrase : Le meilleur d’entre tous !

Les bons côtés :
  • La bataille de Hoth : Sacrée ouverture que ce débarquement de troupes impériales, cette lutte désespéré de la Rébellion qui se prend une belle raclée
  • L’histoire d’Han et Leia : Je vous disais à propos de Padmé et Anakin que leur histoire était d’une tristesse absolue, ce n’est pas le cas de Han et Leia qui malgré les difficultés qu’ils traversent (déjà ils ont leurs égos à surmonter, et une vague histoire de congélation) fonctionne à merveille avec de beaux dialogues
  • Le parcours initiatique de Luke : J’ai toujours une admiration pour Luke car si pour nous la Force et les Jedi sont un fait admis, lui il doit tout accepter en moins d’un épisode, et sérieusement réviser toute sa façon de voir le monde… et c’est superbement bien rendu avec ça !
  • Le final : Bespin, le plan de Vador, le combat avec Luke, la révélation, la fuite… pfiou, ce film se termine aussi bien qu’il avait commencé (enfin sauf pour les gentils !).
  • Le ton très sombre : depuis l’épisode III est venu ajouter son quota de tragique au compteur, mais L’empire contre-attaque a longtemps garder sa palme d’épisode le plus dramatique… et quand c’est aussi bien géré, c’est un régal.
Les mauvais côtés :
  • Euh… : Il y a peut-être un petit décalage désormais avec la prélogie (certains raccords ne fonctionnent pas toujours très bien), mais c’est bien pour trouver un truc à dire dans cette partie !
En conclusion : La crème de la crème de Star Wars, inégalée à ce jour (et sans doute pendant encore longtemps). A titre personnel je me régale à chaque revisionnage… dernièrement je me suis rendue compte à quel point ce film était important pour pointer les différences de caractère entre Luke et Anakin. Si leur parcours semble similaire par bien des aspects, le fils est quand même loin d’avoir le même tempérament que le père !

Musiques à retenir : Difficile de faire l’impasse sur la mythique The Imperial March et sur les presque aussi mythiques Yoda’s Theme, Han Solo and the Princess. Et The Battle of Hoth et The Asteroid Field restent les plus belles musiques d’accompagnement (à tel point qu’on revoit la scène rien qu’à les écouter), sans parler du final que j’ai toujours adoré.

Episode VI : Le retour du Jedi


En une phrase : Une belle conclusion (jusqu’à la sortie du VII)

Les bons côtés :
  • La séquence de sauvetage chez Jabba : avec l’entrée progressive en scène de tous les personnages (on commence avec les droides comme pour le IV), plein de retournements, des amis qui se retrouvent (et discutent du bon vieux temps en pleine baston), j’adore !
  • Luke devient un Jedi : on s’en rend compte dès le début du film, Luke a bien bossé entre les deux épisodes et c’est un bonheur de le découvrir plus mûr et sûr de lui.
  • Le côté épique de la conclusion : Techniquement on suit en même temps un combat au sol, un combat dans l’espace et un combat de Jedi, ça s’est déjà vu ailleurs mais rarement avec un tel rythme !
  • La confrontation Luke / Vador / Empereur : Déjà excellente en elle-même, elle l’est encore plus en regard de la prélogie quand on voit l’Empereur tenter ses combines qui ne marchent pas très bien sur Luke (paradoxalement Vador s’y entend bien mieux pour mettre son fils en pétard).
Les mauvais côtés :
  • Les ewoks ? : C’est probablement avec les ewoks qu’on s’engage dans cet univers de Star Wars un peu enfantin (qui en viendra aux gungans plus tard), mais personnellement je les aime bien malgré leurs contradictions, ils rentrent à merveille dans cette trilogie où tous les combats ressemblent à du David contre Goliath (et ils permettent à Chewbacca d’avoir ses moments de gloire poilus !).
En conclusion : C’est le premier Star Wars que j’ai vu (oui j’ai vraiment abordé cette saga dans le mauvais sens !), difficile donc de le critiquer… il bouge bien, il offre une excellente conclusion, et la franche camaraderie qui se dégage des personnages me fait toujours chaud au cœur.

Musiques à retenir : Là encore c’est un vrai festival, même si j’avoue un faible pour Emperor's Throne Room, Victory Celebration et bien sûr The Battle of Endor (à ce niveau-là épique n’est plus un adjectif adapté).

Voilà pour la trilogie « classique » qui garde bien des années plus tard toujours le même charme inexplicable (j’étais d’ailleurs bien incapable d’expliquer à une collègue pourquoi Star Wars suscite un tel engouement l’autre jour). Il ne manque plus qu’un petit détour par l’univers étendu désormais « légendaire » et nous terminerons enfin cette balade avec l’épisode VII !

mercredi 6 janvier 2016

Replongeons dans Star Wars (1) – La prélogie

Avant d’aller voir l’épisode VII en décembre, je me suis lancée avec M. Vert dans un revisionnage des six premiers épisodes. Comme je n’ai jamais eu l’occasion de les chroniquer sur mon blog, je me suis lancée dans un petit bilan de chaque film, avant de passer aux choses sérieuses et de vous parler du Réveil de la Force.

Aujourd’hui je vous parlerais de la prélogie ou la nouvelle trilogie comme on a pu l’appeler (mais la dénomination qui va être un peu compliquée à maintenir désormais), autrement dit les épisodes I, II et III. Je pars du principe que tout le monde a déjà vu les films (si ce n'est pas le cas, qu'attendez-vous, ou que faites-vous à lire cet article ?), il y a donc probablement des spoilers.

Episode I : La menace fantôme


En une phrase : Il n'est pas si mauvais que ça

Les bons côtés :
  • Le côté "continuation" de l'épisode VI : les gungans après tout ressemblent à des ewoks en (malheureusement) plus bavards, Obi-Wan a des mauvais pressentiments, Dark Sidious est toujours accompagné du thème de l’Empereur et il y a un gros vaisseau à faire péter à la fin.
  • La dimension politique : Jusque-là Star Wars était plutôt une histoire de guerre et d’aventure, tout à coup voilà qu’on parle de taxes, de Sénat, d’élections et commissions, voilà qui est neuf !
  • L'aperçu du « avant » : commencement oblige, on a un aperçu de la situation initiale avant le vrai début des perturbations, avec la galaxie globalement en paix où, si on se fie à la tête d’Obi-Wan Kenobi, la vie de Jedi a l’air d’être plutôt rigolote.
  • Le sénateur Palpatine tout sourire : quand j’ai vu l’épisode I en 1999, je savais parfaitement qu’il allait devenir Empereur (chose qu’un spectateur lambda ne savait pas vu que son nom n’est pas donné dans les films), et c’était Dark Sidious que je ne replaçais pas, ratant tout le plaisir de le voir tirer les ficelles dans les deux camps… avec du recul je pense que c’est l’épisode où il est le meilleur dans son rôle de sith manipulateur qui se fait passer pour un gentil !
  • Le duel avec Maul : il a la classe, tout simplement ! (à côté Luke et Vador passent pour des pépés)
Les mauvais côtés :
  • Jar Jar Binks : ceci dit avec le temps, on le supporte beaucoup mieux, comme quoi on finit par s’habituer à tout !
  • L’âge d’Anakin : en soit ce n’était pas une mauvaise idée (même si on sent trop clairement l’intention de parler à un jeune public), mais certaines scènes auraient certainement mieux fonctionner si au lieu d’un enfant gentillet de 9 ans (qu’on est définitivement pas censé emmener sur le champ de bataille), on avait eu au moins un ado un peu plus âgé.
  • L’âge de Padmé : elle est censée avoir 14 ans, ce qui n’est pas très crédible en soit, et surtout interroge beaucoup sur cette planète de tarés qui élisent des adolescents au pouvoir (on s’étonne que certains tournent sith après…).
En conclusion : Je suis surprise d’avoir réussi à sortir autant de bons points, mais il faut se rendre à l’évidence, La menace fantôme reste un Star Wars plutôt divertissant, et on pardonne sans doute plus facilement au divertissant qu’au sérieux (typiquement le jeu de dupe de la reine et de ses suivantes n’est pas hyper cohérent, mais le résultat est drôle donc ça passe !).

Musiques à retenir : Duel of the Fates (no comment) et Anakin’s Theme (excellent variation autour de la Marche impériale)

Episode II : L’attaque des clones


En une phrase : Définitivement le plus faible des épisodes de Star Wars

Les bons côtés :
  • L’intrigue simili-policière au début : encore une fois, c’est quelque chose qu’on n’avait jamais vu jusque-là dans Star Wars, c’est plutôt rafraichissant
  • Les Jedi sont faillibles : c’est dans cet épisode qu’on se rend compte que les Jedi ont disparu à cause de Sidious bien sûr, mais aussi à cause de leur propre aveuglement, la scène dans la bibliothèque étant le meilleur exemple (avec cette archiviste Jedi qui croit son fond documentaire universel et néglige clairement les atouts du prêt entre bibliothèques !)
  • L’armée des clones : elle est extrêmement inquiétante d’autant plus qu’on a nullement besoin de l’univers étendu, même sans avoir vu l’épisode III, pour se douter qu’elle arrive un peu trop à point nommé.
  • Le final épique : au moins côté combats on est servi !
Les mauvais côtés :
  • L’histoire d’amour d’Anakin et de Padmé : c’est clairement le cœur de l’épisode, et elle peine vraiment à convaincre, ce qui nuit grandement à l’épisode. La faute à des dialogues pas merveilleux, des scènes pas très Star Wars (genre la prairie) et à une alchimie qui ne fonctionne pas vraiment (sans doute parce qu’ils ont l’air d’être aussi malheureux ensemble que séparés). Rien à voir avec l’histoire de Han et Leia, hélas !
En conclusion : Vu comme ça il y a plus de bons côtés que de mauvais, mais comme le mauvais domine toute l’intrigue, il plombe hélas une bonne partie du film… c’est dommage parce que ce sont les premiers pas vers la transformation d’Anakin en Vador, et ils peinent à convaincre.

Musiques à retenir : Across the stars (la partie la plus réussie de l’histoire d’Anakin et Padmé, le love theme !) et Zam the assassin & The Chase Through Coruscant (une musique tout en percussions, sans doute un des trucs les plus expérimentaux de John Williams, et ça marche !).

Episode III : La revanche des Sith


En une phrase : Plutôt une belle réussite vu le cahier des charges

Les bons côtés :
  • Les très nombreuses scènes spectaculaires : de la bataille au-dessus de Coruscant aux combats de sabre-lasers à la fin, on en prend vraiment plein la vue
  • La chute d’Anakin : elle est extrêmement bien mise en scène à quelques détails près, et une fois passé le « ventre mou » du deuxième tiers du film, on est littéralement accroché à l’histoire
  • Les liens avec la trilogie originale, surtout à la fin : si tout ne se raccroche pas à la perfection, c’est plutôt bien fait.
Les mauvais côtés :
  • La pauvreté des dialogues : c’est un problème qui touche les trois épisodes, et dans le cas présent ils plombent clairement la deuxième partie du film.
  • Le côté too much : c’est très personnel mais je n’ai guère apprécié de voir Palpatine sortir son sabre-laser, venant d’un manipulateur comme lui, c’est un geste qui manque clairement de finesse (et le voir dégommer trois Jedi d’un coup n’est pas très crédible non plus).
  • Les coupes dans l’intrigue : en fait ce film aurait pu faire l’objet de deux films, pour mieux traiter la création de la rébellion (reléguée dans les scènes coupées) et l’intrigue secondaire avec Qui-Gon (qui nécessite de lire la novélisation pour vraiment la comprendre). D’ailleurs on comprend mieux certaines choses en lisant la novélisation, c’est dire !
En conclusion : un épisode pas parfait, mais clairement le moment fort de cette trilogie, avec des scènes très impressionnantes qui font oublier les répliques du style « Anakin tu me brises le cœur ». C’est aussi un épisode qui est très intégré dans la continuité Star Wars (il est sympa de voir et lire les séries animées, livres & comics qui se déroule avant et après), c’est plutôt sympathique pour les fans jusqu’auboutistes.

Musiques à retenir : Battle of the Heroes bien sûr (c’est comme Duel of the Fates, no comment) et A New Hope And End Credits, un combo de titres mythiques qui permet de conclure en beauté (bon depuis l’épisode VII a changé la donne mais à l’époque réentendre The Throne Room m’a filé des frissons !).

Voilà pour cette première série, on se revoit très vite pour les épisodes IV, V et VI !

dimanche 4 mai 2014

Star Wars Identities


Aujourd’hui, nous sommes le 4 mai, et comme tout le monde le sait c’est une date importante : il s’agit du Star Wars Day (beacause May the 4th be with you, tout simplement). Du coup c'est la date idéale pour vous parler de ma visite récente à l’exposition Star Wars Identities, à la Cité du Cinéma.

Au début, je rechignais un peu à y aller : après tout, j’avais déjà eu l’occasion de voir une exposition Star Wars (à la Cité des Sciences il y a quelques années), et le prix de l’entrée était pour le moins exorbitant. Mais bon, on est fan ou on ne l’est pas, et il s'avère finalement cette exposition vaut le détour.


En effet, plutôt que de se contenter de montrer « bêtement » des dessins préparatoires, des maquettes et des costumes, Star Wars Identities est axée comme son titre l’indique sur un fil conducteur : la notion d’identité.

On s’interroge donc, au travers du parcours, sur comment se définit l’identité d’une personne : génétique, rôle des parents et de l’entourage, valeurs, aptitudes, traits de caractère ou évènements marquants, tout y passe !


Le propos exposé est plutôt intéressant, et bien rendu au travers de petits films qui ponctuent l’exposition et qui mettent quasi systématiquement en parallèle les parcours d’Anakin et de Luke. C’est un choix très judicieux car on se rend vite compte que ces deux héros qui semblent pourtant similaires à la base (deux apprentis Jedi tardifs ayant grandi sur Tatooine) ont bien peu de points en commun (à part leur lien de parenté).

On accrochera plus ou moins à cette idée (tout dépend aussi si on a le courage de regarder tous les films), mais ce n’est pas grave, niveau objets exposés il y a également de quoi se faire plaisir. J’ai particulièrement apprécié pour ma part tous les dessins et maquettes préparatoires parfois très surprenants, comme les premiers projets pour Yoda ou Jar Jar.


A part ça l’exposition se démarque aussi par son aspect très interactif : on dispose d’un audio-guide qui se déclenche automatiquement lorsqu’on passe la zone appropriée (un dispositif qui autant d’avantages que d’inconvénients à vrai dire vu le monde qui visite l'exposition), et surtout d’un superbe bracelet qui sert à construire au gré de l’exposition son personnage Star Wars.

On choisit donc sa race, sa planète d’origine, ses traits de caractère et ainsi de suite, et arrivé à la fin de l’exposition on peut afficher le résultat final et frimer avec sur Internet :

Jaina
Nautolane Femelle

J’ai grandi sur la planète marécageuse Dagobah, où les membres de ma communauté gagnaient leur vie en aidant les jeunes Jedi à s’entraîner en secret. Durant les congés, mon meilleur ami et moi avions l’habitude de marcher des kilomètres dans les marécages pour aller fêter entre voisins.

Mes parents exigeaient de moi beaucoup de discipline tout en m’offrant leur soutien, au besoin, et ils m’ont transmis de remarquables habiletés intellectuelles. Plus tard dans la vie, j’ai rencontré la chef des Rebelles Leia Organa, dont les enseignements m’ont enrichie de connaissances qui me sont utiles au quotidien dans mes fonctions de chevalière Jedi.

Je me rappelle la fois où j’ai atterri en catastrophe sur une étrange planète. Cet événement a eu une grande influence sur moi, car par la suite j’ai essayé de joindre les deux bouts en divertissant les troupes de guerriers tusken de passage en leur racontant des histoires de ma planète d’origine.

On dit souvent de moi que je suis une personne généralement organisée et prévoyante, j’ai aussi tendance à être détendue et imperturbable. Mais la chose la plus importante pour moi est la bienveillance : après tout, vouloir le bien des autres, c’est s’aider soi même.

Je suis modérément sensible à la Force; c’est sans doute pourquoi l’Empereur s’intéresse à moi. Lorsqu’il m’a offert un pouvoir illimité en échange de mon allégeance, j’ai résisté à la tentation de me joindre à lui et à ses sbires et j’ai rejeté son offre.
Ceci dit je serais curieuse de voir les statistiques de l’ensemble (quelle profession domine par exemple), ça doit être mon côté archiviste Jedi qui ressort !

Du coup certes l’entrée est un peu chère, mais finalement on n’est pas volé sur le contenu (beaux objets, fil rouge intéressant, partie interactive plutôt rigolote). La boutique est peut-être un peu décevante (il n’y a pratiquement que des tee-shirts !), mais au moins on ne risque pas de faire trop de dépenses supplémentaires !

mercredi 6 novembre 2013

Star Wars : Le livre des Sith


L'année dernière je vous avais parlé du Manuel Jedi, il était assez logique que je finisse par m'intéresser à son pendant du côté obscur, Le livre des Sith, tout aussi joli mais un poil moins satisfaisant niveau contenu.

Il ne s'agit pas cette fois-ci d'un manuel pour devenir le parfait Sith, mais plutôt un recueil de différents textes de grands seigneurs Sith réalisé par Dark Sidious. On y croise donc des écrits fragmentaires d'« éminents » Sith .

Nous avons Sorzus Syn pour l'époque des tout premiers Sith sur Korriban, puis Dark Malgus (un méchant dans The Old Republic si je ne m'abuse), Dark Bane, le célèbre créateur de la règle de Deux (enfin un que je connais !), Mère Talzin, une Sœur de la Nuit de Dathormir qui apporte un peu de mysticisme et enfin Dark Plagueis, le maitre de Sidious avec ses recherches ésotériques sur la Force.

Le tout est accompagné d'une introduction et d'une conclusion de Dark Sidious/Palpatine et de commentaires manuscrits en marge, laissés principalement par les deux derniers possesseurs des textes, à savoir Palpatine et Luke Skywalker.

C'est intelligent d'avoir opté pour une approche radicalement différente (on imagine mal les Sith se lancer dans l'édition de manuels scolaires après tout), mais j'ai moins accroché au concept. J'avais juste du mal à imaginer des Sith prenant le temps d'écrire leurs mémoires, à de rares exceptions. Pour un peu on dirait que Palpatine cherche à laisser derrière lui un héritage sous la forme de ce livre, alors qu'il a tout fait pour ne jamais mourir !

Du coup j'ai eu un peu moins de plaisir à lire le livre, qui laisse une impression de grande confusion (pas si inadéquate que ça ceci dit, c'est un ouvrage Sith) et d'ennui parfois (les commentaires sont plutôt barbants).

Ca reste tout de même un bel objet-livre à parcourir. Chaque fragment de texte a un format, une couleur de papier et une typographie différente. Les illustrations sont très chouettes. Mais il s'apprécie moins à la lecture par contre. Ou peut-être que c'est aussi parce que je ne suis pas Sith dans l'âme, après tout je n'ai jamais été fichue de basculer complètement du côté obscur dans un jeu vidéo après tout !

CITRIQ

lundi 7 janvier 2013

Dark Vador et fils - Jeffrey Brown


J’ai découvert l’existence de cet album par le plus grand des hasards sur Internet, et plus grande encore a été ma surprise de le découvrir traduit en français par Huginn&Muninn. Pas que la VO me fasse peur, mais quand cela évite une commande sur Internet… Evidemment il était déjà épuisé, mais à force d’acharnement, j’ai fini par en récupérer un exemplaire !

Dark Vador et fils est un petit album qui raconte les pérégrinations d’un Dark Vador qui dans un univers alternatif s’occuperait de son jeune fils, Luke, âgé de quatre ans. On dirait le scénario d’une fanfiction, sauf qu’au lieu d’un long roman fleuve, on a ici des petites vignettes pleines d’humour sur les joies d’élever un enfant quand on est un Dark lord of the Sith.


Ce livre est affreusement, terriblement, irrémédiablement et complètement mignon. Non sincèrement, ce n’est pas possible de ne pas fondre devant ces images, que ce soit lorsque Luke tente d’atteindre la boite à cookies avec la Force, ou quand on les voit tous les deux jouer à cache-cache.

Ceci dit ça ne marcherait pas aussi bien si toutes les images ne débordaient pas de références absolument délicieuses à l’ensemble des films. On croise maints lieux, personnages et dialogues extraits directement des films, mais réutilisés de façon assez hilarante (comme ce « tu te défends bien mon garçon » au détour d’une partie de dames dans ce qui ressemble au Faucon Millénium).

Mignon et drôle, cet album est un petit délice, autant dire que j’ai été très heureuse de savoir qu’il sortira en juin un autre album, Vader's little princess, mettant en scène bien sûr les déboires de Vador avec une mini princesse Leia. J’ai hâte de voir le résultat !


CITRIQ