Pour le premier Summer Star Wars, j’avais (re)lu avec grand plaisir la trilogie en cinq volumes du Guide du voyageur galactique (aka H2G2). Comme cette année le SSW est ouvert aux films, je me suis dit que c’était une bonne occasion de parler de son adaptation au cinéma, pour laquelle j’ai une certaine affection.
Sorti en 2005, le film a assez peu fait parler de lui, ce que je trouve assez dommage, car c’est une bonne adaptation du livre/feuilleton radio, absurde à souhait, qui soigne son esthétique et qui dispose d’un très bon casting.On y trouve en effet (entre autres) un Martin Freeman complètement à côté de ses pompes en Arthur Dent, tandis qu’Alan Rickman donne sa voix à Marvin l’androïde dépressif (un très bon argument pour le voir en VO) et que Stephen Fry donne la sienne au Guide galactique (autre très bon argument, quoique Michel Elias en VF soit très bon aussi).
Le scénario, conçu par Douglas Adams (et terminé par un autre scénariste après son décès) suit assez fidèlement l’histoire originale du premier volume (avec quelques péripéties supplémentaires en bonus). Certes, on voit bien passer quelques « hollywooderies » en chemin, surtout sur la fin, mais ça reste tout à fait tolérable (et le film en joue parfois).
Et puis visuellement, c’est une vraie réussite. Je ne parle pas spécialement de toute la partie effets spéciaux pour rendre les planètes, vaisseaux, etc., mais surtout pour le rendu du Guide ou certaines improbabilités du Cœur-en Or, comme la version pelote de laine :

A l’image du livre, c’est difficile de parler globalement de ce film qui déborde de purs moments de délice, je vais donc me contenter de vous en montrer quelques-uns (merci à Youtube).
Le générique avec la chanson des dauphins reste pour moi un de mes moments favoris, tellement représentatif de l’univers absurde de Douglas Adams où les histoires démarrent de la façon la plus improbable possible.
Tous les passages impliquant le Guide sont de vrais délices. J’aime beaucoup le stype d’animation, très épuré (qui s’applique même aux menus du DVD), et les textes de Douglas Adams repris quasiment à l’identique par-dessus. A noter que le générique de fin propose un sympathique article bonus, de même que le dvd (qui nous parle de l’existence de Dieu).
Il y a l’inénarrable histoire du cachalot et du pot de pétunia bien sûr.
Et puis, ce qu’il faut signaler à propos de ce film, c’est que même s’il a quelques défauts (la fin limite guimauve me donnerait presque des hauts le cœur, mais c’est Hollywood, que voulez-vous…), il y a un terrain sur lequel il domine tout le monde.
Il a le meilleur trailer du monde. Non sincèrement, si je l’avais vu au cinéma sans connaitre l’univers (ce qui n’a pas hélas été mon cas), j’aurais couru voir ce film directement ! D’ailleurs je vous le mets en VO et en VF, pour le plaisir !
Tout ça pour dire que si le dvd vous passe entre les mains, n’hésitez pas à le regarder, deux heures d’aventures absurdes dans l’espace (avec des citrons, de la poésie vogonne, et bien sûr 42), ça ne se refuse pas !
Je viens de me rendre compte au passage que le premier volume du guide galactique est un bon exemple de space-opera post-apocalyptique. Moi qui cherche depuis l’été dernier un livre qui compterait pour les challenges SSW et Fins du Monde, je regrette un peu de l’avoir lu aussi tôt !















