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lundi 26 février 2018

La carrière du mal – Robert Galbraith


Cela faisait un petit moment que j’avais laissé en plan les aventures de Cormoran Strike (tome 1, tome 2), détective privé mis en scène par J.K. Rowling sous pseudonyme, mais le visionnage de la mini-série de la BBC m’a donné envie de me replonger dedans. Me voilà donc repartie à Londres suivre Cormoran et Robin dans une enquête encore plus sombre que les précédentes.

mardi 20 septembre 2016

Pottermore présente… (3 mini-guides sur Harry Potter) - J. K. Rowling


Après quelques années de disette, l’univers d’Harry Potter se réveille en cette fin d’année. Entre la pièce de théâtre et le premier film des Animaux fantastiques, c’est trois petits ebooks qui ont discrètement été publiés ce mois-ci, avec des titres plutôt sympathiques (surtout en VO) :
  • Poudlard Le Guide Pas complet et Pas fiable du tout (Hogwarts: An Incomplete and Unreliable Guide)
  • Pouvoir, Politique et Esprits frappeurs Enquiquinants (Short Stories from Hogwarts of Power, Politics and Pesky Poltergeists)
  • Héroïsme, Tribulations et Passe-temps Dangereux (Short Stories from Hogwarts of Heroism, Hardship and Dangerous Hobbies)
Il ne s’agit ni de romans ni de nouvelles mais de compilations de textes écrits par J.K. Rowling sur l’univers Harry Potter : on y évoque l’histoire de l’école, la vie de certains personnages ou le fonctionnement certaines choses dans le monde magique.

Quand on aime les livres et qu’on est avide de détails, c’est très agréable à lire, on retrouve bien l’humour léger caractéristique de tout l’univers et on apprend plein de choses. Après la pièce de théâtre, cette lecture a réveillé ma passion pour cet univers, et m’a donné envie de relire les livres.

J’ai beaucoup apprécié d’en savoir plus sur le Poudlard Express, de connaître en détail la vie de Minerva McGonagall (qui a eu une vie bien plus remplie qu’on pourrait le croire) et d’avoir enfin la réponse à une question capitale, à savoir Salazar Serpentard était-il un pervers pour planter l’entrée de sa Chambre des Secrets dans les toilettes des filles ?!

Ce qu’il faut savoir cependant, c’est que la plupart de ces textes ont déjà été publiés sur Pottermore. Si vous avez déjà lu tout ce qui se trouvait sur le site en question, vous risquez donc de vous sentir floué.

Pour ma part, ayant fréquenté le site assez rarement, j’ai trouvé plutôt agréable de découvrir ces textes, et surtout de pouvoir les embarquer sur sa liseuse pour les parcourir dans mon lit ou dans les transports en commun.

Les ebooks sont vendus à petit prix (2,99 € chacun), et il y a tout de même un peu de travail éditorial : les textes sont classés et présentés par thématique et chaque ebook est doté d’une sympathique couverture.A vous de voir s’il est nécessaire de les acheter ou non, selon votre niveau de pottermania et l’usage que vous comptez en faire (c’est une mine d’or pour les auteurs de fanfiction je pense).

Je regrette presque qu’ils n’existent pas en version papier, car si je me fie aux couvertures et aux titres, il y avait moyen de faire de très jolis livres… et tant qu’à faire, autant en profiter pour enfin concrétiser l’encyclopédie HP que projetait d’écrire J.K. Rowling à une époque.

jeudi 4 août 2016

Harry Potter and the cursed child – J.K. Rowling, Jack Thorne et John Tiffany


S’il y a bien quelque chose que je ne m’attendais pas à faire un jour sur ce blog, c’est chroniquer un nouveau Harry Potter. Bien sûr j’ai évoqué le sujet plusieurs fois au gré des relectures et des à côté littéraires ou cinématographiques, l’histoire s’était terminée en 2007 avec la sortie du 7e tome après tout.

L’annonce d’une pièce de théâtre en guise de huitième tome m’a surprise (j’aurais été moins perturbée par une comédie musicale, tout s’adapte en comédie musicale !), et à défaut de pouvoir aller la voir, j’ai vite repris mes bonnes vieilles habitudes : me jeter sur le livre dès la sortie (et encore j’ai été raisonnable, il est sorti dimanche et j’ai eu la décence d’attendre lundi pour l’acheter et mardi pour terminer ma lecture).

Difficile donc de résister à l’envie de vous chroniquer ma lecture sur le vif, comme au bon vieux temps… à condition de trier un peu mes idées. Cet article sera garanti sans spoilers.

Le plaisir des retrouvailles

Voilà donc neuf ans que nous avions laissé nos héros « dix-neuf ans plus tard » à la fin du tome 7 et c’est là que commence l’histoire de Harry Potter and the cursed child. Si tous les personnages ne sont pas de retour (une scène est après tout un espace limité, et la pièce met déjà en scène un paquet de personnages), on retrouve ceux qui sont là avec grand plaisir.

Je ne cache pas avoir un rapport trop émotionnel avec ces livres qui m’ont accompagné pendant huit années de ma vie (d’adulte en devenir en plus, ça compte triple) mais quand même, quel bonheur de revoir tout ce petit monde et de faire connaissance avec les figurants de l’épilogue : on les retrouve un peu tels qu’on les avait laissé et on suit leurs interactions et leurs péripéties avec plaisir, même s’il faut s’habituer à la forme.

Une vision imparfaite de l'histoire

Harry Potter and the cursed child est en effet une pièce de théâtre, autant dire qu’avec une simple lecture on ne fait connaissance qu’avec la moitié de l’œuvre. Une œuvre ambitieuse qui plus est vu le nombre de personnages, de lieux et d’effets magiques en tout genre (sorts, métamorphoses, déplacements magiques…).

Difficile donc de bien comprendre ce qui se passe parfois car une didascalie ne remplace pas une page d’explication et une ligne de dialogue n’exprime pas forcément clairement une pensée aussi bien qu’un acteur qui la joue. J’espère qu’il y aura une captation vidéo qui permettra de découvrir tout ça (ou qu’une version française sera montée, soyons fous !)

Cependant en bonne fan, je me suis largement contentée du texte brut et j’ai laissé mon imagination combler les trous, ça marche plutôt bien car l’histoire est entrainante.

La famille c’est pas sorcier (ou pas) !

Je vous ai promis de ne rien révéler de l’intrigue, mais je peux néanmoins vous dire qu’elle est riche en péripéties et virevolte dans tous les sens (ce qui est assez surprenant d’ailleurs vu le format). En tout cas on ne s’ennuie pas une minute et on avale les pages comme de rien. Les dialogues très vifs y sont pour beaucoup, à maintes reprises je me suis d’ailleurs surprise à sourire ou pouffer derrière mon livre, ce qui n’arrive pas si souvent que cela.

Ce qui est chouette, c’est qu’on y retrouve un peu l’âme des deux premiers Harry Potter dans la veine « aventure magique pour jeune sorcier », mais avec une thématique très adulte et fort adapté à des héros qui ont bien grandi : les relations parents-enfants (ce qui rappelle un peu le Prisonnier d’Azkaban).

Du coup c’est un peu comme si on se repassait l’épilogue du tome 7 avec son petit côté « tout est bien qui finit bien » qui en a exaspéré plus d’un et qu’on grattait un peu le vernis pour révéler les défauts cachés. Un excellent choix qui permet de s’offrir une « meilleure » conclusion après quelques développements supplémentaires bienvenus, qu’ils soient dramatiques ou juste à mourir de rire.

Un plaisir qui ne se refuse pas

On pourra reprocher à ce livre de tirer sur la corde, d’avoir un petit côté « fanfiction » dans certains éléments qu’il utilise mais personnellement je n’ai rien ressenti de cela à la lecture. J’ai eu vraiment plaisir à replonger dans cet univers magique plein de surprises (dont une qui réussit à être à la fois énorme et complètement anecdotique) et à retrouver les personnages.

C’est un peu comme de revoir des amis perdus de vue depuis longtemps : on a changé, ils ont changé, on ne communique plus tout à fait de la même façon mais la joie des retrouvailles est là et on aurait tort de se refuser ce plaisir certes un peu coupable mais tellement délicieux.

CITRIQ

samedi 16 avril 2016

Le ver à soie – Robert Galbraith


Après avoir goûté aux aventures policières de Cormoran Strike (écrites discrètement sous pseudonyme par J.K. Rowling) avec L’appel du coucou, j’ai remis le couvert avec Le ver à soie, qui nous emmène cette fois-ci visiter le côté sombre du monde littéraire.

Alors que Cormoran Strike a réussi à remettre à flot son agence de détective privé grâce à quelques enquêtes sur des amants, des maîtresses et autres motifs de divorce, il accepte une nouvelle affaire nettement moins lucrative et à priori sans intérêt : une femme qui lui demande de retrouver son mari écrivain qui a disparu depuis quelques jours sans préciser où.

Voilà donc Cormoran Strike, toujours accompagné de la pétillante Robin (sur le point de se marier), qui explore les méandres du monde de l’édition, des écrivains et de leurs agents pour retrouver un auteur à la réputation plutôt sulfureuse.

(et à moins de vouloir en savoir plus, ne lisez pas la quatrième couverture qui n’hésite pas à parler d’un évènement situé après le premier quart du roman… no comment)

On retrouve dans Le ver à soie toutes les caractéristiques de L’appel du coucou : belle galerie de personnages, sacré portrait du monde particulier des célébrités (ici du côté littéraire), et toujours ce Cormoran qui garde ses suppositions pour lui (ce qui est un poil frustrant lorsqu’on ne mène pas son enquête en parallèle, on n’a plus qu’à attendre le final).

Les défauts du premier tome ont été gommés : l’enquête m’a semblé un peu moins faible que sur le précédent tome, le fait d’avoir un casting plus resserré évite qu’on s’égare sans cesse entre les noms, et la résolution est plutôt bien mise en scène (presque un peu trop pensée pour une adaptation en fait).

Côté « technique » j’ai donc l’impression d’une amélioration. J’ai par contre un peu moins accroché au thème : le monde littéraire est principalement représenté par un auteur contesté aux obsessions particulières qui donnent un côté très glauque au roman.

J’ai eu un peu de mal à déterminer si c’était un choix volontaire pour parodier la figure de l’écrivain, ou si c’était juste une volonté de noircir l’atmosphère (sans doute un peu des deux). En tout cas cet aspect ne m’a pas particulièrement plu, ceci dit je crois que c’est une question d’affinités. D’autant plus que cela ne m’a pas empêché de dévorer le livre en quatre jours, avide que j’étais de connaître la conclusion.

Du coup sans être révolutionnaire, Le ver à soie s’inscrit dans la lignée de L’appel du coucou. C’est un polar sympathique et bien mené, avec des personnages bien brossés. Je continuerais sûrement l’aventure à l’occasion avec La carrière du mal, troisième volume sorti il n’y a pas longtemps en français.

CITRIQ

mercredi 27 janvier 2016

L'appel du coucou - Robert Galbraith


C’était un secret de polichinelle, le mystérieux Robert Galbraith n’est autre qu’un pseudonyme de J.K. Rowling, qui avait envie de publier des polars incognito. L’information a cependant fini par fuiter, et ce roman policier a ainsi attiré un public pas forcément amateur du genre, mais qui avait bien envie de goûter encore à la plume de J.K Rowling. C’est justement mon cas !

L’appel du coucou met en scène le détective privé Cormoran Strike, ancien policier militaire, qui est embauché pour élucider le suicide ou possible assassinat d’une top-modèle. Assistée d’une enthousiaste secrétaire par intérim, Robin, il va donc plonger dans le monde impitoyable du show business, et dans les secrets de la mystérieuse Lula Landry.

Je ne suis pas une grande lectrice de roman policier, mais L’appel du coucou m’a fait l’effet d’un roman tout à fait classique avec la figure du détective privé (qui a ici la particularité de vivre dans son bureau suite à une rupture amoureuse), la pétillante et débrouillarde secrétaire, la collecte d’indices et l’interrogation de tous les protagonistes qui amènent à une révélation finale qui élucide le mystère.

Forcément il y a du suspens, on veut tout savoir et les quelques 600 pages s’enchaînent toutes seules. Mais alors, est-ce un banal roman policier ?

Oui et non. Dans la structure certainement, mais il y a la petite « touche Rowling » qui fait toute la saveur de la lecture, à savoir les personnages. Ils sont fort nombreux (la page Wikipédia anglaise en dénombre presque 30) mais ils sont tous très bien caractérisés si bien qu’on ne mélange fort rarement les pinceaux, et on s’étonne de les voir former tous ensemble une sorte de tableau d’ensemble tout à fait cohérent, un vrai portrait du monde des célébrités.

On retrouve dans ce roman la même qualité que dans Une place à prendre, à savoir des personnages soignés et vivants. Ils jouent parfois la carte du cliché, mais ce sont des clichés n’ont aucun de mal à sortir des pages, à avoir une sorte de vie propre, à commencer par le héros, Cormoran Strike, bourru mais attachant, solide malgré ses démons intérieurs.

C’est vraiment la force de L’appel du coucou, qui permet de faire passer la pilule d’une intrigue un peu plus faible. En effet la partie enquête m’a semblé tout à fait correct (même si j’ai trouvé presque frustrant que le détective n’émette pratiquement aucune supposition avant la résolution), mais le final m’a semblé un peu décevant. Cohérent certes, mais avec un arrière-goût de « tout ça pour ça ? » (pour citer ma collègue Acr0)

Au final, L’appel du coucou est donc un roman policier correct, une excellente lecture prenante idéale pour se changer les idées (enfin c’est un petit anxiogène par moments mais au moins vous ne penserez pas à vos propres problèmes !), qui à défaut d’avoir une intrigue exceptionnelle se distingue par une jolie brochette de personnages (et un joli rendu du milieu mondain anglais en passant).

Du coup sans être une révélation littéraire (en même temps après avoir écrit Harry Potter, on peut se permettre d’écrire des choses beaucoup plus triviales sans avoir se soucier des factures), ce roman reste une lecture plaisante. Du coup je lirais probablement la suite, histoire de voir si après avoir fait ses premières armes, J.K. Rowling s’améliore au niveau de l’intrigue !

CITRIQ

lundi 28 octobre 2013

Une place à prendre - J.K. Rowling


A vrai dire je ne pensais pas que je mettrais aussi longtemps à lire ce nouveau roman de J.K Rowling, sorti l'année dernière. Seulement voilà, le sujet ne m'attirait pas des masses, j'avais une peur immense d'être déçue, et mettre 24 euros dans une brique pareille (le bouquin pèse bientôt 1 kilo)...

C'est finalement mon cousin qui m'a donc rendu grand service en me le prêtant, j'ai donc pu le découvrir tranquillement sans avoir à me soucier de mon compte en banque. Et contre toute attente je l'ai beaucoup aimé.

Une place à prendre nous emmène dans la paisible petite ville de Pagford, où la mort soudaine de Barry Fairbrother, membre du conseil paroissial (qui si je ne m'abuse est plus ou moins l'équivalent d'un conseil municipal chez nous) va entraîner un beau remue-ménage. Certains membres du conseil voient là l'opportunité rêver de mettre un terme à tous les projets sociaux pour lesquels Barry se battait, et les candidats se bousculent pour récupérer son siège encore tiède...

Autant dire que les premières pages de Une place à prendre font l'effet d'un retour à Privet Drive, tant on a l'impression d'être parachuté dans cette coquette banlieue où tout le monde passe son temps à cracher sur ses voisins.

C'est ce qui m'a fait plaisir dès les premières pages : on retrouve la plume de J.K Rowling, à la fois très juste et très piquante. En peu de mots, elle a le don de donner vie à des personnages plus vrais que nature, qui sont tout sauf clichés ou manichéens.

Chacun a ses bons et ses mauvais côtés, ses rêves et ses déceptions, et pour presque tous, on finit par découvrir au moins un élément qui fait qu'on ne peut l'aimer ou le détester complètement. Il y a une certaine virtuosité là-dedans, et j'ai adoré cette belle brochette de personnages qui sont tous ou presque en crise (qu'il s'agisse de l'adolescence ou de la quarantaine).

C'est ce qui fait qu'on s'accroche au livre en dépit d'un début assez difficile. Il faut en effet bien passer les deux cents premières pages pour rentrer dans l'histoire, le temps d'arriver à s'y retrouver parmi les multiples personnages (je ne suis pas passée loin de me faire des schémas !) et de se faire au rythme très lent.

Une place à prendre est en effet un roman qui prend son temps, où l'intrigue est avant tout un prétexte pour mettre en scène toute la vie d'une petite communauté. On passe d'un personnage à l'autre, on découvre peu à peu les liens qui les unissent ou les désunissent (famille, amis, amours, relations de travail), et on s'amuse beaucoup à observer les hypocrisies, les mensonges, et comment chacun interprété les choses à sa façon.

C'est comme une sorte de grande symphonie dans laquelle on découvre peu à peu les différents instruments au gré des mouvements : ici une femme enfermée dans son mariage qui se réfugie dans ses fantasmes ; là un homme qui fait tout son possible pour fuir une relation ; là-bas un adolescent en crise contre le reste du monde et surtout contre ses parents...

Ce côté « chorale » du récit fait toute la saveur du roman, mais c'est aussi à mon avis son plus gros défaut : il n'est pas facile de rentrer dans l'histoire, et l'intrigue se révèle plutôt molle. C'est vraiment les personnages et leurs interactions qui portent le roman, et si j'ai passé un excellent moment avec eux, je comprends que cet étrange exercice de style puisse ne pas plaire à tout le monde.

Par ailleurs, parce que la comparaison avec Harry Potter est difficile à éviter, Une place à prendre est un roman bien plus sombre que ce à quoi elle nous avait habitué. Oui Harry Potter avait ses moments difficiles et tragiques, mais dans l'ensemble c'était un texte réconfortant.

Une place à prendre ne l'est pas du tout : c'est un portrait très acide qu'elle dresse de cette petite bourgade, dénonçant tous les petits travers de la société. C'est d'autant plus frappant que tout cela est affreusement réaliste, voir réel (contrairement à Harry Potter qui était un conte finalement). D'ailleurs le bouquin a finit par me prendre littéralement aux tripes, et je l'ai fini les larmes aux yeux (et la boite de mouchoirs pas loin).

J'ai donc eu grand plaisir à retrouver J.K. Rowling, qui a bien réussi avec ce texte à faire quelque chose de très différent d'Harry Potter, mais avec la même plume talentueuse. Une place à prendre n'aura certainement pas le même impact que le petit sorcier à lunettes, mais il m'a beaucoup touché, et vu comment il rôdait en permanence dans un coin de mon esprit tous les jours où je l'ai lu, je ne peux que le classer dans mes meilleurs moments de lecture de l'année.

(allez on se donne rendez-vous l'an prochain pour la chronique de son polar sous pseudonyme !)

CITRIQ

mardi 8 septembre 2009

Harry Potter Reboot (8/8) : Bonus Track


Excusez le retard pour le dernier volet de cett saga estivale (allez l’été prochain je fais même chose avec le Seigneur des Anneaux, chiche !), j’avais eu la brillante idée de laisser mon exemplaire des Contes de Beedle le Barde à Paris. Et comme il était bien sûr impensable de conclure sans revenir sur ce dernier ouvrage...

Harry Potter ce sont les romans, mais aussi des adaptations ciné qui plaisent ou non, une pléthore de livres dérivés, de jeux dérivés, de produits divers dérivés à l’écharpe aux chaussettes en passant par le cahier de textes et l’assiette pour bébé trouvée dans les placards de la location de vacances (véridique !).

Mais bon, s’il y a incontestablement des produits dérivés qui sont vraiment sympas, ce sont les petits livres écrits par JKR comme des à coté de la saga : les Animaux fantastiques et le Quidditch à travers les âges, sortis en 2001, et les Contes de Beedle le Barde, sorti en décembre 2008.


Les Animaux fantastiques de Newt Scamander
&
Le Quidditch à travers les âges de Kennilworthy Whisp

Honnêtement, je ne sais pas à quoi pensait JKR en écrivant ces petits livres, mais si j’étais d’humeur hérétique je dirais que c’est le meilleur de Harry Potter qui est condensé là, ou presque.

Le premier est le manuel cité sur la liste de livres de Harry dans le tome 1, Fantastic Beasts and where to find them, écrit par Newt Scamander (Norbert Dragonneau, j’admire d’ailleurs les grands écarts du traducteur pour arranger sa sauce à ce sujet). Sur le sujet des animaux magiques, on en apprend les bases, à se demander pourquoi Hagrid a jugé nécessaire d’en demander un autre en troisième année (sinon pour le fait qu’il soit « marrant »).

J’adore ce livre. Il reprend tous les animaux déjà rencontrés dans les livres à l’époque du tome 4, en présente pas mal qu’on verra par la suite (avec presque quelques présages dissimulés), et de manière générale, c’est un essentiel pour qui veut écrire des fanfictions, ou creuser l’univers d’Harry Potter

Certes on y parle faune magique, mais en lisant l’historique, on relève pas mal d’éléments sur l’histoire sorcière. On notera quand même qu’il existait une confédération internationale sorcière très tôt, ce qui semble assez paradoxal pour une société sorcière qui a plutôt toujours l’air d’avoir trois siècles de retard.

En plus, il est très drôle (il est écrit un peu dans le même esprit que le tome 1 quand on découvre le monde sorcier), et les graffitis d’Harry et ses amis lui donnent une sympathique valeur ajoutée. Pour le coup je serais curieuse de voir la version actualisée jusqu’au tome 7 !

Le second est le fameux Quidditch through the ages cité également dans le premier tome, et qui explique en long, en large, et en travers ce sport magique : origines, règles, équipes… En prime on s’offre une bonne tranche d’histoire sorcière, notamment sur l’invention du balai volant.

Comme les animaux fantastiques, c’est un livre assez drôle avec ses extraits de journaux et de correspondance, ses petits dessins, ses anecdotes humoristiques. Jetez un œil aux autres jeux de balai si vous voulez la preuve que les sorciers sont des gens cinglés. Et comme les animaux fantastiques, en prêtant attention aux détails, on trouve quelques infos intéressantes sur le monde sorcier (que je n’ai évidemment pas noté, c’est bien dommage).

Bref ces deux là sont des vrais indispensables, et on regrette qu’il n’y en ai pas plus dans ce genre : imaginez un peu qu’elle nous sorte l’Histoire de Poudlard dans le même format !


Les Contes de Beedle le Barde

Je ne vais pas rentrer dans les détails, j’ai déjà assez déblatéré sur la question jadis. Finalement en le relisant, ce fameux recueil de contes à la base de l’intrigue du tome 7, je l’ai trouvé beaucoup moins frustrant.

Certes, ça ne casse pas trois pattes à un canard, et les contes, sinon bien écrits, sont assez anecdotiques si on omet le Sorcier au cœur velu. Mais une fois encore on trouve quelques informations intéressantes, notamment sur comment Nick Quasi-sans-tête a trouvé la mort. Et l’anecdote sur le théâtre à Poudlard est bien marrante aussi.

Ceci dit, il manque la fraîcheur des deux autres ouvrages, et accessoirement la présence incessante des notes de JKR qui parle de Dumbledore comme d’un grand ami brise le « 4e mur ». Autant pour les Animaux fantastiques et le Quidditch à travers les âges, on s’y croirait (j’ai cherché partout, JKR n’est mentionné que dans le copyright, et le nom du traducteur n’est même pas donné !), autant là, l’effet d’immersion se perd un peu. Ca reste ceci dit un bonus sympathique.


Et donc, Harry Potter…

Ca fait tout bizarre de finir cette relecture. Il me semble que c’est dans le Panorama illustré de la fantasy et du merveilleux qu’il est dit, à la fin de l’article sur le sujet, que ce n’est pas forcément un chef d’œuvre, juste une très bonne série.

Je crois que c’est un peu ça, le secret d’Harry Potter. Certaines personnes le dénigrent parce que c’est devenu une grosse machine marketing. Mais ce serait oublié que si la série a marché, au départ, c’est par le bouche à oreille. Parce que c’est juste un bon livre, susceptible de plaire à un très large public.

C’est drôle et léger, mais sérieux quand même, dur parfois. Ca se lit très facilement de manière générale. Le monde sorcier est fascinant à découvrir, et riche en références en tout genre (les prénoms, les créatures…). Les histoires, à tiroir, happent le lecteur et ne manquent pas de surprise à la première lecture. Les personnages forment une incroyable galerie où chacun se retrouve au moins dans un, à un moment donné. On suit les pas du héros, de l’enfance à l’âge adulte.

Certes ça ne révolutionnera pas la littérature, tout ça. En même temps, les livres révolutionnaires, précurseurs etc., c’est souvent aussi très chiant à lire, alors tant qu’à se faire plaisir…

Il y a plein de raisons d’aimer Harry Potter. Si je ne devais retenir que deux images pour résumer toute la série, ou plutôt, ce qu’elle représente pour moi, ce serait les suivantes, qui assez bizarrement, proviennent toutes deux du tome 1 :

- Dumbledore proposant un esquimau au citron au Professeur McGonagall en pleine nuit, dans une banlieue de Londres et au mois de novembre

- Harry devant le miroir de Riséd, découvrant sa famille.

Le premier résume très bien la folie douce qui règne dans le monde sorcier où on aime faire fondre les chaudrons, où l’on fabrique des bonbons au goût « crotte de nez » et où on considère comme extraordinaire un jeu où on peut se faire fracasser le crâne par des grosses balles en métal.

Le deuxième représente plutôt l’aspect affectif de la série. Toute l’histoire d’Harry est marquée par cette recherche de la famille, celle qui a disparu mais celle qu’il peut se construire aussi. Ca va être sa raison principale de se battre et d’aller de l’avant. Ce n’est pas pour rien que le tome 3 est un des plus poignants de la saga… et que « l’Amour » se révèle être la plus grande force de Harry.

Voilà donc pour la séance de relecture harrypotterienne de l’été. Ca me fait tout bizarre de conclure, après un mois et demi de lecture intensive de romans et de fanfictions. Je suis bien contente que la Stratégie d’Ender (lecture du mois du Cercle d’Atuan) soit un roman prenant, parce que mes autres lectures me semblent un peu fades après tant d’Harry Potter.

On n’a pas fini de parler d’Harry Potter ceci dit. Deux films sont encore à sortir (quoique j’en attende pas grand-chose). Il semblerait que JKR travaille toujours sur son projet d’encyclopédie, et accessoirement les Moutons électriques préparent pour novembre un Bibliothèque rouge sur notre sorcier préféré : les nombreuses vies d’Harry Potter. Celui-là, je l’achète, même si je dois manger des pâtes pendant trois mois pour le payer !

Et comme je pense qu’Harry Potter doit son incroyable pouvoir aussi bien aux livres d’origine qu’à toute la communauté qui gravite autour, en guise de bonus, voilà trois sites internet fort sympathiques à consulter pour aller plus loin, et trois coups de cœur fanfiction du moment (même si je pourrais vous faire une liste des 50 fanfictions essentielles sans aucun problème !).


Petite sitographie sorcière

Le site est ultra connu, ça n’en reste pas moins une référence quand vous cherchez une info sur la série. Tout y est rentré, jusqu’au moindre détail donné dans une interview, ce qui est quand même très pratique quand on vérifie un détail pour une fanfiction. Une traduction française existe, mais elle a l’air d’avoir pris des vacances ces temps-ci.

Un très vieux site que je connais depuis mes débuts de fans. La dernière mise à jour remonte à Mathusalem, et le site est envahi par les pubs, mais son contenu reste très intéressant, avec notamment une très bonne analyse de la série qui n’a pas pris une ride, et des dossiers sur les noms des personnages ou les animaux fantastiques qui sont superbement illustrés. C’est un peu l’ancêtre de la Pensine, site dans le même genre mais sans les dessins.

Ma dernière trouvaille, par un ancien du Lexicon, il s’agit d’une mini analyse chapitre par chapitre des livres Harry Potter, en relevant les détails, en mettant en lumière certains passages, en pointant du doigt les incohérences (je ne verrais plus jamais le Quidditch de la même façon). Chaque chapitre est présenté avec une sélection de fan arts, que du bonheur pour les yeux !


Bibliographie fanfictionnaire


Sur le poncif du frère jumeau d’Harry Potter que tout le monde prend pour le Survivant, ksomm814 écrit un récit prenant avec quelques particularités (Harry ne sait pas qu’il est Harry), qui n’est pas, pour citer l’auteur, ni un « Potter bashing » ni un « twin vs twin », mais juste une histoire de mauvais choix et des conséquences qui en découlent. Les trois premiers livres sont couverts, et pour le moment, c’est une très bonne réécriture avec un twist bien maitrisé.

Les Survivants (et les Bâtisseurs) de Alixe

Si après avoir fermé le tome 7, vous ressentez l’envie compulsive de continuer l’histoire, la longue fanfiction d’Alixe est là pour vous. A partir des éléments donnés par JKR, reprenant le fil de l’histoire, elle comble le vide entre le dernier chapitre et l’épilogue du tome 7. C’est bien écrit, c’est riche, et bourré de réflexions pertinentes sur le monde sorcier. Ajoutez à cela des enquêtes chez les aurors dignes de romans policiers… y’a de quoi se faire (très) plaisir !

Azkaban Break et ses suites de Colibri Vert

Inspiré de la série Prison Break (qu’il n’est pas la peine de connaitre pour apprécier la fic), Azkaban Break est un UA où Regulus Black, ayant échappé à la mort, se fait enfermé à Azkaban sous une fausse identité pour faire échapper son frère, avec l'aide (un peu contrariée) de Rogue… C’est prenant, haletant, et les suites (qui parlent de Harry et de Horcruxes, entre autres) sont toutes aussi juteuses, surtout quand Rita Skeeter rentre en scène. A lire, c’est du très bon.

mardi 11 août 2009

Harry Potter Reboot (7/8) : The end of all things


Harry Potter et les Reliques de la Mort
(spoilers comme d'habitude, vous l'aurez compris)

On en pensera ce qu'on veut, mais la lecture est un phénomène magique. Les mots ont une capacité à faire voyager si forte qu'en fermant le 7e tome des aventures d'Harry Potter, il ne reste qu'une sensation de vide, un peu comme si on devenait soudainement orphelin. Sans doute aussi parce que le petit sorcier à lunettes a rempli une partie de ma vie pendant longtemps. Quelque chose comme 7 ans de lectures, d'attentes, d'hypothèses, de débats.

Quand j'ai fini le 7 pour la première fois, je me rappelle d'avoir été partagée entre un sentiment de satiété (enfin, toutes les questions trouvaient des réponses !) et ce vide béant provoqué par le fait qu'il s'agissait du dernier tome. Après, je n'ai quasiment plus lu une fanfiction. C'est un retour récent les fics, causé par la relecture.

Bref contrairement aux autres tomes, ce tome-ci a été une vraie redécouverte, dans la mesure où je ne l'avais jamais lu en français, sinon pour quelques passages clés par curiosité. Avec une seule lecture au compteur, et en anglais, mes souvenirs étaient plus que flous. Du coup, c'était comme si je redécouvrais soudainement l'histoire et son foisonnement de détails passés inaperçus dans la langue de Shakespeare.

Ce qui frappe dans les Reliques de la Mort, c'est le rythme d'abord, et le ton ensuite. Contrairement aux autres qui démarrent doucement et montent en crescendo jusqu'à la fin, celui-là démarre sur les chapeaux de roues... et termine de même. J'avais ressenti un creux au milieu à la première lecture, mais il est passé inaperçu cette fois-ci. En fait, il s'agit du passage où l'action laisse la place à la réflexion. Quand on lit vite (et en anglais), cela se ressent comme un passage à vide. En français avec les détails, on se rend compte qu'il s'agit de réflexions au moins aussi intenses que si nos héros étaient en train de faire la révolution avec des piques et des fourches.

D'ailleurs, pour un tome qui aurait pu être (et s'annonçait quand même comme) une simple chasse au trésor (modèle magie noire niveau 7), on ne peut que relever la complexité de l'intrigue qui va chercher des éléments à droite à gauche sans qu'on ne comprenne de suite ce qu'ils viennent faire là : la vie de Dumbledore, les Reliques de la Mort, les Horcruxes, Rogue, Poudlard, le Ministère de la magie, les gobelins, les baguettes... On est bien content qu'on revienne de temps en temps sur les liens entre tout ça.

Quel joyeux bordel donc... quel affreux et angoissant bordel, plutôt. Le ton est dur, dans ce tome. S'il m'arrivait encore de rire dans les autres tomes, dans celui-ci, c'est très rare (sauf un peu au début). Les personnes tombent comme des mouches, sans qu'on puisse parfois s'attarder sur le pourquoi du comment de la raison. C'est un peu la leçon du tome d'ailleurs : il n'y a pas de morts "utiles", ici, toutes semblent injustes (Fred, Dobby, Hedwige), inutiles (Colin Creevey), inappropriées (Remus et Tonks quoi !).

En plus de l'hécatombe permanente, il y a quelque chose d'affreux que le salut du monde sorcier repose sur trois gamins qui ne savent même pas se faire à manger, ou transplaner correctement pour certains. Certes ils ne sont pas les seuls à œuvrer, on se rend vite compte en avançant de l'incroyable travail dans l'ombre de tous les résistants (l’émission de radio notamment), mais tout de même, les longs mois d'impasse à camper dans la forêt sont sérieusement perturbants de ce point de vue.

Il y a aussi l'horreur des actions de Voldemort qui tue tout le monde sur son passage, perdu dans son obsession d'Harry Potter (quoique bizarrement, c'est tellement cliché que ça frappe moins), il y a le Ministère qui fait froid dans le dos (et là j'ai du mal à ne pas faire d'analogies avec la 2de guerre mondiale sur certains points), il y a le drame de la vie de Rogue... et le drame de la vie d'Harry aussi (la lettre de Lily et la visite du cimetière sont poignants).

Bref un tome vraiment dur, mais qui s'offre aussi ses plus belles tranches d'action à couper le souffle (puisse David Yates ne pas en faire nawak au ciné) : le début avec les sept Harry Potter, l'infiltration du ministère, le passage chez les Malefoy, le cambriolage de Gringotts, la bataille de Poudlard. On s'en prend plein la tronche de ce coté-là.

En parallèle, on a des histoires passionnantes. Celle de Dumbledore permet enfin de boucher les trous dans l'histoire du personnage, notamment, même si comme je le disais, son plus bel hommage est encore dans le Prince de Sang-Mêlé. C'est étrange de voir que Grindelwald n'a pas toujours été sa némésis (alors qu'on aurait pu s'attendre à un parcours similaire à celui d'Harry), et quel point ses erreurs de jeunesse l'ont marqué à vie.

Quelque part, on comprend mieux son admiration pour Harry qui n'a jamais été tenté en dépit de leurs points communs, de devenir comme Voldemort (comme Dumbledore le dit si bien dans le Prince de Sang-Mêlé).

Ceci dit moi les Imperium -certes nécessaires- et le Doloris de la fin me font tiquer à ce sujet... Ca m'avait déjà choqué dans l'Ordre du Phénix, surtout vu le manque complet de conséquences à ce sujet, on n'en parle jamais. Dans la Coupe de Feu, il était clairement statué que c'était Impardonnable avec un grand I, pourtant.

C'est assez étonnant les réflexions que cela provoque chez Harry, la découverte du passé de Dumbledore. Déjà il est assez rare qu'Harry s'offre des pages entières d'introspection sur ses relations avec autrui (Cho et Ginny ne comptent pas, il a toujours un peu l'air d'un crétin à ces moments-là). C'est plus perturbant qu'il se sente trahi, lésé, surtout qu'arrivé à la fin de son histoire, il se rend finalement compte que ça ne change rien. En tout cas ça ne l'empêche pas d'accomplir la mission que Dumbledore lui avait confiée.

Harry est étonnant dans ce tome : fidèle à lui-même (colérique, borné, parfois un poil stupide et complètement imprudent), mais en même temps, il a vraiment atteint définitivement sa maturité. Il réfléchit beaucoup plus, résout aussi bien les énigmes qu'Hermione, bien que d'une manière différente, et assume son rôle de "chef".

Il utilise sa connexion avec Voldemort envers et contre tout, et c'est ce qui finalement lui donne la victoire. C'est assez étrange ce retournement par rapport au 5. Comme je le lisais à quelque part, le fait que cette histoire de lien soit complètement absente du tome 6 rend la chose un peu capilotractée. Ceci dit je ne peux m'empêcher de me demander si Dumbledore, voyant que Voldemort ne peut posséder Harry, n'aurait pas délibérément laissé Harry abandonner l'occlumancie dans le but qu'il puisse se servir de leur lien pour trouver les horcruxes.

Le grand talent d'Harry, dans ce tome, c'est son intuition. Contrairement à Hermione qui raisonne, Harry, lui, agit en suivant son instinct, parfois en mal, parfois en bien. Sa compréhension très intuitive de Voldemort est assez surprenante, mais étonnamment cohérente. Les leçons de Dumbledore ont porté leurs fruits.

D'ailleurs, il s'affirme fort bien comme l'héritier de Dumbledore sur la fin, quand on voit son dernier échange extrêmement intellectuel avec Voldemort par rapport à leurs dialogues habituels. Joli écho au tome 5, et belle réponse au tome 4 où Voldemort avait le dessus.

Je me rends compte que je n'ai toujours pas parlé des éléments clés de l'histoire dans tout ça. Le rôle de Rogue (et son passé), ne sont pas une surprise, mais c'est assez émouvant, et triste surtout. Quand on voit sa vie, on se dit que c'est quand même un personnage qui n'a jamais vraiment été heureux.

Et, pour quelqu'un qui a joué double-jeu pendant la moitié de sa vie, a été manipulé jusqu'à la fin de sa vie. C'est le personnage qui a été le plus manipulé par Dumbledore (bien plus qu'Harry qui avait des clés de compréhension), uniquement pour racheter ses fautes. Ca fait de la peine quand même.

La résolution de l'énigme des Horcruxes est plutôt dans la lignée de ce qu'on aurait pu prévoir : beaucoup de hasards et d'aides extérieures imprévues. J'aime le passage avec l'épée de Gryffondor, et le retour de Ron. Pour une fois, le rouquin acquiert un rôle autre que celui du meilleur pote d'Harry qui est toujours là mais qu’on ne le remarque pas tant que cela d'ordinaire.

L'histoire parallèle, celle des Reliques, est intéressante : riche en symboles, en réflexions, et typiquement Harrypotterienne avec ses mythes qui ont une réalité (c'est un peu comme la légende de la Chambre des Secrets).

Plus que les Horcruxes, c'est une quête, et je trouve assez intéressant que finalement, le maitre de la Mort ne soit pas celui qui retrouve les trois objets, mais bien celui qui accepte la mort comme le fait Harry.

C'est un des points intéressants de la fin. Je n'ai jamais été fan de la théorie "Harry=Horcruxe", parce qu'elle rendait caduc le fait qu'Harry détruise Voldemort (puisqu'il faudrait qu'il se tue avant). Cependant la façon dont J K Rowling aborde le problème rend la chose beaucoup plus intéressante : hasard des probabilités, et retournement des problèmes qui fait que ce qui protégeait Voldemort devient ce qui préserve la vie d'Harry.

Et accessoirement ce passage est un des plus forts du bouquin, avec le chapitre "King's Cross" qui est un peu la conclusion avant l'heure du roman. Bah oui une discussion avec Dumbledore, normalement, ça clôt un livre !

Sauf que ce n'est pas le cas et qu'on a encore quelques évènements derrière. La fin est... surprenante. L'épilogue fait débat, et je connais peu de gens qui l'apprécient. Moi je l'aime bien. Certes il est sommaire, peut-être un peu trop guimauve, et accessoirement il fait un peu incomplet quand on voit toutes les infos que JKR a donné dans les interviews et non dans le dit épilogue.

C'est un peu bête qu'elle ait préféré garder en quelque sorte la version originelle de son épilogue au lieu de le densifier un peu, ce qui n'aurait pas fait de mal je pense. On peut s'interroger en passant sur les noms des enfants (les pauvres, un psy aurait beaucoup à dire sur le sujet !)

Mais personnellement je reste persuadé qu'avec un prénom pareil, Albus Severus ira très loin dans la vie ! Et puis, il faut reconnaitre que ça permet de conclure l'histoire comme elle avait commencé.

Le tome 7 est en effet, malgré sa dureté, le tome le plus proche du tome 1 par certains aspects : il reprend des éléments abordés presque uniquement dans le tome 1 : le sacrifice de la mère d'Harry, Dumbledore et le miroir de Risèd, Ollivander, Gringotts, Godric's Hollow, la moto de Sirius, la cape d'invisibilité. J'ai même surpris un joli clin d'oeil avec un "Mais tu es un sorcier ou quoi" de Hermione à Ron (celui qui retrouve le chapitre me prévient).

Il n'y a pas à dire, c'est donc une très bonne fin de saga, si on omet un épilogue un peu bancal. Je l'aime moins que le 3 et 6, mais il vaut largement le 4 (avec le 5, puis le 2, derrière).

Voilà donc la presque fin de mon cycle Harry Potter de l'été. Reste à relire le Quidditch à travers les Ages, les Animaux Fantastiques, et les Contes de Beedle the Bard. Et en bonus je ferais peut-être une petite sélection de fanfictions. En ce moment je suis dans la suite du tome 7 qu'écrit Alixe, et c'est très chouette ma foi.

jeudi 6 août 2009

Harry Potter Reboot (6/8) : Souvenirs, potions et oh my…


Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé
(spoilers mais pour une fois je ne dis pas qui meurt à la fin)

Waouh, mes problèmes d’informatique s’améliorent, j’en suis à rédiger mes articles sur papier pour éviter les pertes lors des plantages. L’électronique s’envole, les écrits restent. Amis lecteurs, si vous vous sentez d’une âme généreuse pour mon anniversaire…

Mais ce n’est pas -trop- grave (même si quand même…), parce que ça me permet de lire le 6ème Harry Potter tranquille, et ça, c’est que du bonheur ! Voilà donc mes 6 pages écrites à la main sur mon petit cahier d’écriture vert.

C’est un tome que je lis avec une aisance et une facilité incroyable, au point d’en planifier ma lecture pour éviter qu’elle ne perturbe mes journées. Hier soir, je me suis consciencieusement arrêtée à la fin du chapitre « Les Horcruxes » afin d’arriver à une sorte de résolution sans pour autant être « happée » par le final et ne pas en dormir de la nuit avant de l’avoir lu.

Je trouve qu’il retrouve une certaine légèreté propre aux premiers tomes, sans pour autant négliger l’aspect dur et adulte de la situation. Sur un univers angoissant, le récit reste souple, et c’est fort plaisant après l’interminable Ordre du Phénix.

Je ne sais pas exactement ce qui fait qu’il fonctionne si bien (du moins pour moi). Déjà il commence sur de bonnes bases. Certes deux chapitres sans voir Harry, c’est long, mais ça pose pas mal d’éléments d’intrigues pour la suite : les actions de Voldemort et le changement de ministre ; la mystérieuse tâche de Drago ; la promesse de Rogue.

Ces fils vont hanter une bonne partie de l’ouvrage en arrière plan, sans être pour autant les éléments majeurs. Parce qu’il y a aussi l’histoire du Prince de Sang-Mêlé (c’est le titre du bouquin quand même !), et surtout parce qu’il y a les « leçons » de Dumbledore.

Albus (Perceval Wulfric Brian) Dumbledore. Sans doute la première (et la meilleure) raison pour lequel ce tome est incroyable. Bon certes, du coup, toute personne qui ne l’aime pas se voit fâchée avec cette histoire, mais pour les amateurs, le Prince de Sang-Mêlé, c’est l’apothéose de Dumbledore. On mange du APWBD un chapitre sur deux, on en voit tous les aspects, et on boit ses paroles comme du petit lait.

Le début chez les Dursleys est excellentissime. Et la suite ne dément pas en qualité : drôle ou sérieux, fou ou sage, parfois touchant, parfois énervant. Certes, le tome 7 nous raconte sa vie, mais le tome 6, lui parle du personnage avec brio. J’avoue que sa phrase « mais l’harmonica n’était rien d’autre qu’un harmonica » m’a hanté pendant longtemps comme la parfaite réplique Dumbledorienne aux cotés du « C’est ce que tu viens de faire mais tu peux recommencer », de la paire de chaussettes du Miroir du Risèd et du « Ce sont nos choix qui déterminent ce que nous sommes ».

Petite parenthèse fanfictionnaire, j’ai jadis travaillé sur un OS sur le pire souvenir de Dumbledore, à la suite de celui sur Salazar. Je ne l’ai jamais fini (voir pas commencé du tout en fait), et le tome 7 l’a rendu un peu caduc, mais c’est marrant de voir qu’avec le peu d’éléments du 6, j’avais imaginé des trucs pas totalement idiots. On y croisait notamment une mère qui élève seul ses enfants, une petite sœur au destin tragique et la présence de Grindelwald (mais dans un tout autre rôle). C’est toujours marrant de voir comment on peut toucher juste avec un peu d’intuition et trois phrases dans une cave… et y'en a des bien pires que moi dans le monde des fanfics.

Bref si les Reliques de la Mort comblent (de mémoire, je l’ai lu qu’une fois celui-là) des trous, le Prince de Sang-Mêlé met tout de même en scène la seule personne à avoir suivi les débuts et l’ascension de Voldemort, tout en cherchant en même temps à le contrer. Si on creuse un peu la chronologie, c’est quasiment 50 ans de recherches qu’il relate dans ses leçons.

L’histoire de Voldemort, en elle-même, est intéressante, mais ce qui la rend fascinante, c’est la façon dont Dumbledore la raconte : le récit se construit par fragments, par déductions, avec des allers-retours incessants entre passé et présent. Ca relève parfois de l’archéologie, parfois de l’enquête policière, et on attend avec impatience chaque épisode.

A chaque relecture du 6 (et il m’est arrivé de ne relire que les chapitres concernant Voldemort), je suis à chaque fois happée dans ce feuilleton à cliffhanger, ce puzzle humain. C’est étonnant, parce que si on regarde, Voldemort n’est pas un méchant hyper intéressant. Il est quand même complètement dénué de toute ambiguïté ou de nuance de gris. Il n’y a guère que l’histoire des trophées qui m’a fait haussé les sourcils de perplexité à l’époque. Pour le reste, il est juste fondamentalement mauvais jusqu’à la moelle. Mais peu d’ouvrages s’offrent une analyse comportementale aussi détaillée du big bad guy, tout de même.

L’histoire des horcruxes, en elle-même, est très bien trouvée et pas bête du tout. J’étais contente d’y avoir pensé moi-même avant la sortie du livre, mais il faut dire aussi qu’entre Planescape Torment et Baldur’s gate, le principe d’immortalité par l’objet ne m’était pas inconnu. Par contre le nombre ! Et la symbolique des objets surtout ! Du coup ça ouvre la voie à une intéressante chasse au trésor, ce qui plait forcément quand on aime l’archéologie de comptoir.

Ironie du sort, le lecteur attentif remarquera d’ailleurs (et même sans avoir lu le 7 pour les pires geeks HP) que Harry a croisé le chemin ou eut en main tous les horcruxes ou presque bien avant les Reliques de la Mort. Une bonne chose que le dernier tome ne tourne pas que autour de cela, sans quoi on aurait baillé d’ennui tout du long !

Pour le reste que dire d’autre ? Il y a l’arrivée de Slughorn, je vous renvoie à mon article sur l’Ordre du Phénix sous peine de me répéter, rayon nouveaux personnages. C’est sympa toutefois de noter le twist du professeur de potions, un de ces moments drôles au début de l’ouvrage où JK Rowling fait un pied de nez à ses lecteurs en rompant avec la tradition du nouveau prof de Défense.

(d’ailleurs en parlant de tradition, vous noterez qu’à partir du tome 5, l’éternel résumé qui donne le contexte et explique « Harry est un sorcier qui va à Poudlard et qui est célèbre parce qu’il a survécu à un sortilège de mort à l’âge de 1 an » disparaît quasi complètement, ça fait du bien en fait –parce que du coup les gens ne se sentent pas obligés d’en faire un dans leurs fics, ce qui était toujours profondément lourd)

Après, il y a des passages qui font rire, d’autres qui font pleurer –ou en tout cas qui prennent aux tripes, surtout les derniers chapitres. Il y a des histoires d’amour, oui, mais c’est loin de faire de livre à la façon dont elles font l’adaptation en film. Le Harry/Ginny est réduit (et la conclusion laisse sceptique, mais j’attend de relire le 7 pour me prononcer).

Et puis il y a l’énigme du Prince de Sang-Mêlé, qui semble presque peser trop lourd dans l’ouvrage tant Hermione revient dessus, alors que ça pourrait être anecdotique. Sauf que… Du coup à la fin, ça claque (même quand on le sait déjà), surtout couplée à la trahison de Rogue

En toute honnêteté je n’y ai jamais cru d’ailleurs, et je ne suis pas la seule à en juger par les réactions sur les forums à l’époque (et les avatars « I believe in Severus Snape » sur les LJ, tout un programme). C’est sans doute stupide mais pour moi Dumbledore ne pouvait pas se tromper de toute façon. Ce qui manquait au lecteur, c’était surtout la raison, l’explication, le mobile. C’est pour le 7 ça.

Harry, de son coté, est le seul fermement convaincu que Rogue est un connard de première (bon certes sur certains points…). C’est assez ironique parce que ça le place en porte à faux vis-à-vis du lecteur, alors que d’ordinaire Harry est le lecteur (du fait de son statut de narrateur, et accessoirement parce qu’il découvre en permanence le monde magique). Pour une fois, on se détache un peu de lui.

Ceci dit, pour le reste, notre binoclard a un comportement plus qu’honorable. Fini la crise d’adolescence, Monsieur a grandi, et pour le coup, c’est un homme, un adulte, que dis-je, il dit et pense même parfois des choses intelligentes ! On sent le héros qui se développe (un peu au sens tragédie grecque du terme menfin), notamment dans ses résolutions, lorsqu’il discute de la mort de Sirius avec Dumbledore, ou à la fin du chapitre des Horcruxes (décidément celui-là, on y revient tout le temps).

Y’a pas à dire, on sent que la fin est proche…
(A suivre si mon PC le veut bien)

mercredi 5 août 2009

Harry Potter Reboot (5/8) : Harritus Potteribus Irasciblus

Harry Potter et l’Ordre du Phénix
(spoilers et latin de cuisine en bonus)

C’est marrant ce qu’on déniche sur le net en cherchant des couvertures d’HP… pour le coup j’aurais bien aimé l’avoir celui-là de goodie, ça ferait fureur sur une porte de chambre. Et accessoirement évitez d'avoir l'esprit mal tourné comme le mien, parce qu'après on va se demander ce que vous fabriquez avec Harry !

Il faudra penser à remercier mon gentil PC, ses plantages répétitifs avec démarrage improbable voir impossible m’ont laissé l’autre soir avec rien d’autre à faire que lire le 5e tome d’Harry Potter en regardant faire les analyses de l’ordi. D'ailleurs j’ai perdu le compte du nombre de plantage pendant que j’écrivais ce matin, du coup un superbe paragraphe inspiré que je suis bien évidemment incapable de reproduire a fini dans les limbes (snif).

Le plus dur avec le tome 5, ce sont les trois cents premières pages quasiment. Les quatre cents premières même… En fait ça commence à devenir vraiment prenant à partir du chapitre « L’œil du serpent », c'est-à-dire aux alentours de la moitié du bouquin, on plonge dans l’histoire et en avant pour l’aventure. Mais le début… c’est comme la Chambre des Secrets, long à se mettre en place, sauf qu’ici le roman fait 900 pages et pas 300.

Le début est parfois chiant, voire ennuyeux (à se demander où est-ce qu’elle veut nous emmener), et souvent exaspérant, merci Harry. Honnêtement, en relisant les premiers chapitres, j’avais envie de lui coller une baffe pour qu’il arrête un peu son numéro du « Je suis incompris et particulièrement énervé ».

Je pense que s’il réussit si bien à taper sur les nerfs, c’est qu’il malheureusement difficile de ne pas y reconnaître l’ado terrible qu’on a tous été un jour ou l’autre. J’avoue, à ma première lecture du tome 5, j’étais de tout cœur avec lui dans sa colère perpétuelle contre le reste du monde. Maintenant ça me semble complètement stupide. Quelque chose me dit que j’aimerais pas non plus me revoir en pleine crise d’ado…

Harry est littéralement pétri de colère contre tous et le reste du monde, et ses relations avec autrui s’en ressentent sérieusement. D’ailleurs c’est un tome de « ressenti » plus que de « réfléchi ». Ca peut sembler un peu stupide comme ça mais j’ai commencé le tome 6, dans lequel Harry semble enfin se rappeler que le cerveau est un instrument fort utile lorsqu’on s’en sert pour réfléchir. Je vous jure, dans l’espace des premiers chapitres, j’ai perdu le compte des « je pense »/ « je suis sûr que » / « j’ai réfléchi » !

En comparaison, dans le tome 5, Harry se contente plutôt de réagir instinctivement, de préférence avec ses émotions, ce qui lui donne un peu l’air d’un babouin stupide, surtout lorsqu’il est confronté à Cho. Vous noterez d’ailleurs qu’il n’est pas beaucoup plus intelligent avec Ombrage (si mettre Cho et Dolores sur le même plan vous fait froid dans le dos, c’est normal !).

En parlant d’Ombrage d’ailleurs, s’il y a un élément à saluer dans ce tome, ce sont les nouveaux personnages, ceux qui sont assez importants pour mériter un titre de chapitre à eux tous seuls. Il y en deux : Ombrage et Luna.

Ombrage est… comment dire. Je n’aimais pas le rose avant de la connaître, maintenant j’ai une espèce de réaction viscérale quand j’en voie, surtout ce rose vif qu’ils ont utilisé dans le film. Avant la sortie du tome 5, JKR parlait d’un personnage « honey poisoned » (littéralement « miel empoisonné »). C’est très adapté quand on regarde, tant le personnage est une abomination qui se cache sous une couche de rose et de pseudo douceur.

Il n’y a que J K Rowling pour nous pondre des personnages comme ça, il suffit de voir Slughorn par la suite, qui est un sacré phénomène lui aussi. Ombrage, quand on a une nette tendance à se gaver de fanfictions, c’est la preuve ultime que JKR est seule maître à bord. Dans certains fandoms, il arrive que les fanfictions dépassent l’œuvre. Ca ne risque pas d’être le cas dans HP, personne n’a jamais réussi à inventer un personnage à la hauteur de Ombrage !

Pour Luna, c’est pareil, elle n’a aucun équivalent fanfictionnaire, et accessoirement j’ai trouvé peu de fanfictions où elle est écrite correctement, tellement ce personnage est unique.

Je ne sais pas si comme moi vous avez connu la grande époque des fanfictions pseudo tome 5 en attendant le vrai. Toutes s’appelaient Harry Potter et l’Ordre du Phénix, la moitié démarrait avec le faux extrait du tome 5 qui circulait en France (une grande comédie celui-là, sachant qu’il n’existait pas dans le monde anglophone !), et surtout, il y avait quasi systématiquement une Mary-Sue dont la principale fonction était de 1) d’être une élève transférée d’une autre école –de préférence les Etats-Unis-, 2) être fille/cousine/sœur/relation de famille d’un personnage du livre (de préférence Rogue, Dumbledore ou Sirius) et 3) sortir avec Harry.

Pour la petite anecdote, dans toutes ces fics, ça démarrait toujours par une rencontre dans le Poudlard Express, alors que Harry cherche un compartiment et qu’elle est toute seule dans un. Inutile de dire que quand on lit le chapitre « Luna Lovegood », pendant environ 3 lignes on a l’impression d’assister à un cliché de fanfiction, avant d’exploser de rire parce que franchement, c’est l’antithèse totale de toutes les Mary-Sue de fanfictions !

Elle ne vient pas d’une autre école, c’est juste qu’Harry ne la connaissait pas, et accessoirement elle est tellement bizarre que même Harry a tendance à la prendre pour une folle (et se sent hyper-rassurée qu’elle soit la seule à voir elle-aussi les Thestrals). Elle n’est pas plus intelligente qu’Hermione ou plus douée au quidditch que Harry. Et accessoirement Harry ne tombe pas fou amoureux d’elle au premier regard.

J’aime bien Luna d’ailleurs, j’ai toujours pensé qu’elle ferait un bien meilleur parti que Ginny pour Harry dans la vie. C’est un personnage fou mais qui a ses moments très attachants, il n’y a qu’à lire son échange avec Harry à la fin du tome 5.

Les autres personnages ne sont pas en reste, mais j’avoue que le tome 5 a tendance à vite choquer les consciences dans le fait qu’il présente les personnages sous un jour nouveau qui peut franchement perturber : Sirius n’est plus le sage parrain mais un jeune écervelé la moitié du temps ; Dumbledore est vieux et surtout capable de se tromper ; Trelawney suscite de la pitié ; le père d’Harry était un crétin ; l’enfance de Rogue n’était pas si éloignée de celle de Harry.

Le passage du souvenir de Rogue est d’ailleurs un des pires passages de l’histoire, plus que la mort de vous-savez-qui (à ne pas confondre avec Vous-Savez-Qui)… euh non peut-être pas mais quand même. Personnellement en tout cas ça m'a beaucoup plus frappé. Le fait que Harry ait désespérément besoin d’entendre une justification sur le comportement de son père montre à quel point il a été bouleversé par l’évènement, ayant l’impression de perdre son père (en fait l’image qu’il avait de lui mais c’est tout comme).

Dans ces moments là Harry est vraiment seul. Après un tome 4 riche en soutien, le tome 5 est celui de sa bataille seul contre tous et contre tout le monde. Il se dépatouille tout seul face à Cho (si si c’est une bataille ça) si on omet les conseils d’Hermione. Il tient à affronter Ombrage seul en cachant la nature de ses punitions. Il part en vengeance contre Bellatrix sans même réfléchir une seconde. Un peu comme s’il fallait justifier la réalité de la prophétie qui le place à part (« always a marked man », le genre de phrase qui marque).

(tiens pendant que je finis ma 2e page word –à croire que la taille de l’article est proportionnelle à la taille de l’ouvrage-, je me rend compte que le fait d’avoir lu la première fois ce tome en anglais se ressent, je privilégie instinctivement les VO sur les VF dans les citations, sans doute parce que quand on a lu la VO on trouve la VF un peu moins riche).

Le support des autres est bien moins présent dans ce tome comparé au tome 4 : pas de Dumbledore, peu de Sirius –et pas forcément celui qu’on attend-, son emportement perpétuel contre Ron et Hermione. Pourtant le final au Ministère lui rappelle qu’ils sont toujours là. Ceci dit il faudra attendre le tome 6 pour que le message passe vraiment (je compare beaucoup mais je suis déjà assez avancée dans le 6 pour faire la liste des différences).

Quelque part je pense que l’Ordre du Phénix fonctionne en diptyque avec la Coupe de feu, de même que le 6 et le 7. Chacun à leur manière le 4 et le 5 sont le pivot central de la série : la Coupe de feu met en branle des évènements décisifs, le 5, lui s’attache plutôt à donner un contexte à ces évènements (le passé, la situation actuelle), le tout pour arriver aux deux suivants.

Le tome 5, d’ailleurs, est le tome du monde réel : on n’a jamais suivi d’aussi près (ou même suivi tout court, à l’exception de l’évasion de Sirius Black mais comme il était supposé courir après Harry ça concernait Poudlard) la vie du monde sorcier : justice, politique, presse, on en observe tous les aspects (tous aussi moisis les uns que les autres d’ailleurs).

A coté de ça, on a largement le temps de profiter de l’ambiance scolaire, année des BUSE oblige : cours difficiles, surcharge de travail scolaire, on se demande comment ils arrivent à survivre à cela (quand je disais que c’était des héros de sauver le monde en faisant leurs devoirs, c’est encore plus vrai dans celui-ci !).

On parle orientation, examens… c’est vraiment un tome scolaire, mine de rien et en dépit de tout. Notez d’ailleurs qu’à la base, on vend la DA comme une association pour préparer son BUSE en Défense contre les forces du mal notamment. Ce qui n’empêche pas de traiter de la vie à Poudlard (clubs, histoires d’amour, quidditch…).

Il y a d’ailleurs de très bons passages autour de tout ça. Les meilleurs moments étant lorsque Umbrige perd complètement pied : face à McGonagall (excellente dans ses répliques du style « Bien sûr que j’ai eu votre message, sinon je vous demanderais ce que vous faites dans ma classe »), face aux jumeaux (quels phénomènes avec leurs inventions et les dialogues mordants), et de manière général face au bordel ambiant qui se met à régner en fin d’année, au point qu’on se demande comment tous trouvent encore le temps de préparer leurs exams.

Quand on revient dessus, il y a de très bons moments dans ce tome, même parfois on rigole. J’avoue que j’ai beaucoup ri au détriment d’Harry dans ses aventures amoureuses avec Cho (mais quelle horreur !). Accessoirement le tome est riche en informations à assimiler, et en émotions. La fin est à vous briser le cœur. Personnellement, j’ai toujours été profondément choquée par l'enchainement de la mort subite et inattendue de Sirius et Harry qui lance un Crucio (même s’il n’y arrive pas, ça reste un impardonnable !). Derrière, on a le chapitre « La Prophétie perdue » qui donne tellement de réponses en même temps qu’il y a de quoi être submergé.

Mais bon, la longueur n’aide pas, et le manque d’explications avant la fin maintient le lecteur dans la confusion à propos de beaucoup d’éléments (même si comme d’habitude tout s’emboîte à la fin). Bon certes ça justifie la colère perpétuelle d’Harry qui ne pige pas plus que le lecteur, mais quand même.

Bref, quelques coupes et éclaircissements n’auraient peut-être pas fait de mal. C’est assez paradoxal parce qu’on a un tome quand même assez capital à cause de la prophétie (et de plein d’autres choses qu’on ne comprendra qu’à la fin), mais il est long, et il ne se passe pas grand-chose.

Sentiment mitigé au final. Paradoxalement, pour un tome de cette importance, c’est le moins abouti de tous. Je pense qu’il a été dur à écrire de toute façon, sinon on ne l’aurait pas attendu aussi longtemps à l'époque.

Ca reste un passage obligatoire (car riche en informations). Et puis c’est pas grave, le 6 qui vient derrière est bien plus sympathique !

vendredi 31 juillet 2009

Harry Potter Reboot (4/8) : C’est la fête à Harry !

Harry Potter et la Coupe de Feu
(spoilers-dragons en vue)

Des fois que vous ne l’ayez pas remarqué, nous sommes le 31 juillet, il faut donc souhaiter un bon anniversaire à Harry Potter qui réussit à atteindre aujourd'hui (ou peut-être pas, pour ceux qui n'ont pas lu le tome 7 ^^) l’âge vénérable de 29 ans !

Juste après le tome 3, le tome 4 est un très bon moment de lecture. Ce sont les deux que je lis d’affilé sans trop m’arrêter, alors que le tome 5, là, j’ai pas encore trouvé le courage de m’y mettre… Que voulez-vous, on est jamais pressé de se payer 900 pages ou presque de crise d’adolescence.

En plus, le tome 4 a toujours une saveur assez spéciale pour moi, vu que c’est le tome que j’ai pu acheté la veille de sa sortie. Si si c’est possible ! Je me rappelle encore ce rendez-vous de stomato pour mes dents de sagesse, et en sortant on est allés manger à la cafétéria des Nouvelles Galeries avec mon père. On a donc traversé le magasin à 19h, et que vois-je ?

Déjà en rayon pour le lendemain, le 4e tome des aventures de mon sorcier bien-aimé ! Je l’achète sur la suggestion de mon père pour éviter la cohue du lendemain (qui n’existait pas à l’époque en fait), et me voilà partie pour une soirée HP… arrêtée à minuit pour laisser dormir mes collègues d’internat. Reprise le matin avant le petit déj, puis après, puis pendant la pause en maths…

Je me rappelle encore de ma prof de maths qui décida de venir me taper la causette sur la fantasy, et que tout ce que je voulais moi, c’était avancer dans l’histoire parce que le chapitre se nommait « le retour de Patmol » ce qui voulait dire qu’on allait voir Sirius (!!!). Bref à midi j’avais déjà fini, quelle aventure !

Oui parce qu'à partir du 4 j’ai toujours plein d’anecdotes d’achat /de lecture débiles, il faudra que je pense à vous parler de HP5 et la randonnée au Môle, HP6 et les framboises, et j’en passe !

Mais revenons à nos moutons. La Coupe de Feu se lit très bien, très vite, et se prête drôlement bien à une aprem chaise longue sous le parasol à dévorer ce 4e tome. Pourquoi ? Et bien il faut reconnaître que l’intrigue fonctionne drôlement bien.

Déjà, on trouve les ingrédients habituels : les incontournables Dursleys qui sont toujours drôles à leur insu, la découverte d’un autre élément du monde fou de la magie (la coupe du monde du Quidditch, aussi épique pour son match que pour son camp de supporters), des mystères irrésolus jusque là qui laisser une angoisse sur l’histoire (qui a mis le nom d’Harry dans la Coupe ? Voldemort est-il en train de revenir ?).

Il y a quand même de très bons moments : la première tâche, notamment, est haletante avec la campagne anti-Potter, la dispute avec Ron, la découverte des dragons, l’angoisse de ne pas savoir comment les vaincre, la solution, et, finalement, la victoire (c’est là où je trouve que le film en rajoute finalement beaucoup : le déroulement de l’épreuve était déjà assez épique sans ajouter une course-poursuite sur les toits du château).

A ça, il faut ajouter un final en fanfare comme on en fait peu : la surprise du portoloin, l’horreur du retour de Voldemort, un duel qui est quand même un des plus horribles et haletants de la série. On frisonne, on pleure, on est horrifié, avant d’être ému, soulagé, inquiet, et intrigué par la suite des évènements bref c’est mémorable.

Les 4e de couverture en rajoutent toujours des tonnes, mais pour une fois je suis tout à fait d’accord avec le terme de « pilier central » qui caractérise celui-ci. Entre le début du 4 et sa fin, on bascule littéralement d’un monde à l’autre, en ouvrant un champ de possibilité énorme. Les titres des derniers chapitres, à savoir « La Croisée des Chemins » et « Le Commencement » sont bigrement adaptés à la situation.

Je pense que ce n’est pas par hasard (et pas uniquement parce qu’on a attendu 3 ans pour la suite) que toutes les fanfictions écrites avant la sortie du tome 5 sont si foisonnantes d’idées en tout genre (au moins pour les fausses suites). On avait de solides bases, et des opportunités de faire tout (et n'importe quoi) avec les personnages.

J’avoue avoir toujours trouvé après qu’on perdait en originalité, sans doute parce que la perspective allait en se réduisant pour les possibilités de raconter l’histoire d’Harry Potter à sa sauce. Le comble étant après le tome 6 où la plupart des fics étaient d’une linéarité sans nom (c’est bien là où JKR a réussi à tirer son épingle du jeu en introduisant une autre intrigue dans son 7 à elle).

Et puis, il y a un autre point assez notoire du tome 4, c’est celui où Harry est le plus entouré et soutenu. Bon il a toujours des amis quelque soit le tome, mais dans celui-là les adultes sont également très présents (alors que dans les tomes 1 à 3, il y a clairement une crise de confiance) : lettres à Sirius, échanges avec Maugrey, paroles de McGonagall, discussions avec Dumbledore, présence maternelle de Molly. Cet esprit du « tu n’es pas seul » est assez perceptible pour qu’on en ressente grandement l’absence dans le tome 5.

Il y a donc de l’émotion à foison, du frisson quand il en faut, tout en gardant des bons moments de franche comédie, entre les Dursleys, la coupe du monde, les devoirs de divination ou le bal. La palme revient définitivement à Dobby avec son : « Ils ont fait une erreur dans le magasin, Harry Potter, ils vous ont donné les deux même [chaussettes] ! »

On notera aussi la présence une fois n’est pas coutume de ces plaisanteries-prophéties autoréalisables, notamment les jumeaux qui ont leur propre opinion de ce que sera la 2de tâche vu le cri de l’œuf : « Moi, ça m’a un peu rappelé la façon de chanter de Percy… Tu devras peut-être l’attaquer pendant qu’il prend sa douche ». Et oui, la salle de bains des préfets…

Bref, un très bon cru Harry Potter, et maintenant que Voldemort est de retour, passons aux choses sérieuses… ou pas. En avant pour l’Ordre du Phénix !

lundi 27 juillet 2009

Harry Potter reboot (3/8) : Sirius Black s’est échappé !


Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban
(spoiler compris dans le prix)

Bon ca y’est les enfants, la fête est finie, on attaque avec du lourd, du dur, du sanglant (ah non pardon je me plante de tome). Fini les petites aventures, nous voilà au troisième tome.

Avant que vous ne courriez racheté les nouvelles éditions, je tiens à préciser que je n’ai pas constaté de changements ce coup-ci… Aux dernières nouvelles, il manque toujours l’histoire de Snape et du Kappa (cf les Animaux fantastiques), ainsi que la rencontre entre Hermione et un épouvantard (entre autres). Ceci dit je n’ai pas non plus vérifié les plus récentes éditions (les nouveaux poches notamment). Y’a pas à dire, pour lire bien, il faut lire anglais et puis c’est tout !

Le tome 3 est un pur plaisir à lire, relire et rerelire. Rien à faire, je crois bien que c’est mon favori, avec le 4 et le 6 juste derrière. Sans doute parce que c’est celui qui cumule le mieux les différents aspects de l’univers Harry Potter sans être ni trop ennuyeux, ni trop lassant, ni trop long, ni trop léger. C’est un tome complet en quelque sorte.

Il y a du quidditch à foison dans le genre épique et des cours de magie marrants et/ou intéressants. Ca peut paraître anecdotique vu comme ça mais la dimension « scolaire » est très vite oubliée quand on parle d’Harry Potter, et ça se voit bien dans les films où plus ça va, moins ils mettent les pieds en cours. Il ne faut pas oublier quand même que nos héros sont des héros parce qu’ils trouvent le temps de résoudre des mystères millénaires tout en faisant leurs devoirs !

(remarquez je connais bien des cinglés qui font des études ET en parallèle rédigent des devoirs/préparent des cours/écrivent des articles/chassent les boulets pour une école de magie virtuelle, mais ça ne compte pas)

Les nouveaux personnages sont fascinants, parfois attachants comme Lupin (dont je ne cache pas être complètement accro, j’adore tous les passages où il apparaît) ou parfois justes complètement fous comme Trelawney. Avec les habitués des livres, cela donne lieu à des dialogues parfois particulièrement savoureux, déjantés, drôles, ou émouvants.

L’histoire est foisonnante, avec des multiples fils qui finissent tous par se rassembler à la fin, ce qui ne semble pas à priori évident comme ça. Une fois qu’on connaît le dénouement, tout semble logique, mais il faut reconnaître que JK Rowling nous égare allègrement : allez donc vous amusez à faire le lien entre un voyage en Egypte, un rat malade et un prisonnier qui fait des mots fléchés ! Et pourtant tous ces éléments s’imbriquent les uns dans les autres.

Et même si on devait s’habituer au jeu des suspects-qui-n’en-sont-pas-et-vice-versa, rien à faire, les révélations finales font toujours leur petit effet ! Dans un des tomes de Sandman (Fables et Réflexions, pour ceux que ça intéresse), on trouve la phrase « Toute proposition qui n’est pas étrange est fausse ». Ca s’applique relativement bien à la série Harry Potter où ce que tout le monde dit ou pense n’est en aucun cas la vérité.

Le tome 3 est le premier tome à être vraiment « sombre ». Harry quitte définitivement l’enfance après deux tomes presque bucoliques en comparaison. Certes ce n’est rien comparé aux suivants, mais mettez vous à la place d’Harry Potter : un gamin de treize ans dont le seul souvenir de sa famille est le meurtre de ses parents, souvenir horrible, mais extrêmement important pour lui vu que c’est le seul qu’il a. Et que le seul moyen de l’entendre, c’est les Détraqueurs.

On a quand même un Harry qui renonce à son passé, à son histoire personnelle, à ses parents donc pour apprendre le sortilège du Patronus, afin de gagner le prochain match de Quidditch (à priori un enjeu mineur, c’est pas comme il était poursuivi par les Détraqueurs par exemple). Plus que tous les actes héroïques qu’on peut le voir accomplir dans les tomes, je trouve que ce passage est particulièrement fort. Avec un bon renversement de situation quand il découvre la forme de son patronus, n’est-ce pas Albus ?

« C’est donc bien ton père que tu a vu la nuit dernière Harry… Et c’est en toi que tu l’as découvert. »

A part ça, il faut relever la spécificité du Prisonnier d’Azkaban, à savoir que c’est le seul livre de toute la série dont Voldemort est complètement absent. Vous me direz, on l’entend dans le souvenir d’Harry, mais c’est l’unique apparition, et sa présence reste anecdotique. Même dans le six où il n’apparaît pas en chair et en os, sa présence plane comme un mauvais présage (plus même) sur l’histoire, et pour cause.

C’est sans doute ce qui fait le charme de ce tome-ci, puisqu’on laisse de coté le grand méchant assez unilatéral qu’est l’oncle Voldie pour se pencher sur des âmes bien plus complexes (normal, ils n’ont pas tronçonner les leurs, eux !). Ce n’est pas le pays des bisounours où tout est rose. Non, on a même pas le droit à la dichotomie noir/blanc. Ici, tout est en nuances de gris, de Remus à Sirius, en passant par Harry qui passe lui-même par un sacré spectre coloré (il suffit de voir comment il est prêt à tuer Sirius un instant pour finalement épargner Peter peu après).

Ca explique grandement l’intérêt du tome, ça et le fait que l’histoire soit principalement axé autour d’Harry, sa famille, son passé…

Et accessoirement le passage avec le retourneur de temps vaut aussi le détour. Au passage, on peut penser ce qu’on veut de l’adaptation de Alfonso Cuaron, mais quand même, la façon dont il a géré le passage avec le retourneur de temps est drôlement chouette au point de rendre la version livre un poil ennuyeuse (excepté le passage avec le loup-garou qui doit vraiment être là pour rentabiliser les « effets spéciaux »)

D’ailleurs je me faisais la réflexion en regardant le 4e film cet aprem, mais pourquoi donc les adaptations se sentent toujours obligées d’en rajouter des tonnes. Il y a des fois où effectivement les scènes en ressortent d’autant plus, mais bon franchement la 1ère tâche du tournoi n’avait pas besoin de ça, elle est déjà épique en soit !

Comme vous pouvez le constater, je suis parée pour le tome 4, affaire à suivre donc !