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mercredi 13 mars 2013

Stargate et les voyages dans le temps


Lorsque Lhisbei a ouvert cette année son Winter Time Travel aux voyages dans le temps et aux séries télé, aussi bizarre que cela puisse paraître, je n’ai pas tout de suite pensé à Doctor Who, mais surtout à Stargate SG-1, série qui a bercé mon adolescence et qui a exploité à plusieurs reprises le filon avec brio.

Pour ceux qui auraient jamais connu cette série (il y en a vraiment ?), Stargate SG-1 reprend l’univers du film Stargate sorti en 1994 (un film un poil ennuyeux comparé à la série d’ailleurs), et nous fait suivre les aventures d’une équipe d’explorateurs terriens qui visitent d’autres planètes en utilisant la porte des étoiles, et passe ainsi une bonne partie de leur temps à se fritter avec des méchants mégalomaniaques portant généralement des noms de dieux égyptiens.

Stargate SG-1 est une série pour laquelle j’ai beaucoup d’affection, car malgré des scénarios parfois faiblards et des raccourcis pas toujours très heureux, c’est un excellent divertissement. C’est sans doute dû au fait que la série ne se prend pas trop au sérieux (en témoigne des épisodes plus que second degré comme Wormhole X-Treme), et en SF, c’est le meilleur moyen de faire passer les éventuels défauts.

Série de science-fiction oblige, si Stargate SG-1 nous parle souvent vaisseaux spatiaux, téléportation et autres poncifs du genre, elle s’est essayée au voyage dans le temps à plusieurs reprises. Et c’est une petite promenade à travers ces épisodes que je vous propose aujourd’hui. Je me limiterai par contre à la série originelle (je sais qu’il y en a aussi dans Atlantis et Universe, mais à force les schémas se répètent, et puis ça ne vaudra jamais SG-1 !)

Les spoilers sont au rendez-vous, vous vous en doutez. Mais pour ceux qui n’ont jamais regardé cette série, qui sait si cela ne vous donnera pas envie de vous y mettre…



2x21 : 1969
(un des rares cas de titres laissés tels quels d’ailleurs)

Le pitch : Alors qu’ils partent sur une mission de routine, SG-1 se retrouve sur Terre… en 1969. Avec pour seule aide un post-it peu limpide du général Hammond, il va leur falloir trouver un moyen de rentrer chez eux.

Je ne sais pas pour vous, mais dans mon hit des meilleurs épisodes de Stargate, 1969 occupe une très bonne place, tant cet épisode semble dénué de tout défaut (à part peut-être pour le petit détour par le futur à la fin, qui m’a sauté aux yeux comme une fausse note inutile à mon dernier revisionnage).

1969, c’est le schéma type de la boucle temporelle stable dans toute sa splendeur, puisque c’est le post-it du général qui leur permet de trouver une solution pour revenir à leur époque, et ce post-it leur a été donné car le général se souvenait de les avoir rencontré dans le passé. Wibbly-wobbly timey-wimey, nous voilà !

Ce que j’aime dans cet épisode, c’est que la partie « voyage dans le temps » est parfaitement maitrisée (avec les explications de Carter de rigueur sur pourquoi il ne faut surtout pas changer le passé), et que là-dessus les scénaristes se sont offerts un trip sixties absolument délicieux : van multicolore, hippies, visite à une jeune Catherine Langford avec un faux accent allemand, O’Neill qui se fait passer pour un certain Kirk, puis un certain Skywalker…

Tout cela fait de 1969 un épisode léger qui ne nécessite pas de sauver le monde, mais propose à la place de bons délires, sans pour autant négliger la cohérence de l’ensemble (ce qui n’est pas forcément le cas de toutes les histoires de voyages temporels).



4x06 : Window of Opportunity (L’Histoire sans fin)

Le pitch : A cause d’une machine à voyager dans le temps dysfonctionnelle, la Terre se retrouve bloquée dans une boucle temporelle où tout le monde revit sans cesse les dix mêmes heures. Seuls O’Neill et Teal’c ont conscience du phénomène, c’est donc à eux deux de réussir à briser cette boucle.

A vrai dire ce n’est pas un « vrai » épisode de voyage dans le temps (quoique…), Windows of Opportunity, comme son titre VO l’indique si bien, est surtout prétexte à de gros délires de la part de l’équipe (plus que la partie de golf dans la salle d’embarquement, c’est Jack O’Neill faisant de la poterie qui m’a toujours traumatisée, allez savoir pourquoi !).

Mais quand même, il y a une certaine virtuosité dans l’écriture de ces scènes qui se répètent sans cesse (O’Neill et les céréales, Daniel et ses papiers, Sam et le général Hammond qui se disent qu’ils ne se souviendront pas de cette conversation la prochaine fois), avec juste assez de changements pour qu’on ne se lasse pas, et mieux encore, qu’on en rigole, tandis que Jack et Teal’c se démènent pour apprendre le latin, car leur mémoire est la seule chose qui n’est pas effacée à chaque retour en arrière !



4x16 : 2010

Le pitch : Il y a dix ans, SG-1 a rencontré les Aschen, qui les ont aidé à vaincre les Goa’ulds, et apporté maintes avancées technologies merveilleuses sur Terre. Sauf que les intentions des Aschen ne semblent pas être si bienfaisantes que cela, et pour éviter la disparition complète de l’espèce humaine, toute la bonne vieille bande de SG-1 ne voit qu’une solution : modifier le passé.

Autre épisode de voyage dans le temps, autre approche. Cette fois-ci, il n’est point question d’éviter de modifier le passé, bien au contraire. Ayant identifié le point de divergence idéal (la première rencontre avec les Aschen), les voilà qui se démènent pour faire dévier l’Histoire, mais de la façon la moins dangereuse possible, en se contentant d’un message.

2010 est un chouette épisode qui sait être très émouvant (dans son côté dix ans après notamment), mais aussi ménager quelques moments drôles (la visite de Cheyenne Moutain devenu un haut lieu touristique). Mais ce que j’aime le plus, c’est le duo qu’il forme avec l’épisode 2001, une saison plus tard.



5x10 : 2001 (Les faux-amis)

Le pitch : SG-1 revient d’une mission en vantant les mérites de leurs futurs alliés les Aschen. Aïe aïe aïe, se dit le spectateur, l’histoire se répètera-t-elle ? Heureusement, entre les suspicions naturelles du général Hammond, et les dons d’archéologues de Daniel, SG-1 découvrira plus vite la vérité sur les Aschen !

Je triche un peu avec cet épisode qui n’implique nul mécanisme temporel, mais en tant que suite directe de 2010, il est difficile de ne pas en parler. C’était une bonne idée de revenir sur les Aschen, et même si je pense qu’il aurait plus intéressant de développer leur histoire sur plus d’épisodes (ils avaient un potentiel de méchanceté plutôt intéressant je trouve), cet épisode est plutôt marrant à suivre, ne serait-ce que pour voir comment l’Histoire semble désespérément chercher à suivre son cours en dépit des interventions de SG-1 !

En cherchant des captures d’écran sur cet épisode, j’ai découvert qu’un troisième épisode avec les Aschen a été envisagé (où ils arriveraient sur Terre pour se venger, dans la grande tradition des vilains pas beaux), c’est presque dommage que cela soit resté à l’état de projet !



8x19&20 : Moebius (Retour vers le futur)

Le pitch : Après la mort de Catherine Langford, Daniel Jackson récupère dans ses affaires un livre qui lui indique qu’un ZPM pourrait être caché en Egypte. Le seul problème, c’est que sa dernière localisation connue remonte à 3000 ans. Oh, ce n’est pas grave, ce n’est pas comme si nous n’avions pas un vaisseau capable de voyage dans le temps, allons le chercher ! Sauf qu’en faisant cela, SG-1 pourrait bien modifier toute l’histoire…

Il faut savoir que la saison 8 de Stargate SG-1 a bien failli être la dernière, ce qui explique que Moebius, double-épisode final de cette saison, fonctionne tellement bien comme un point final à huit années d’aventure. Il m’a été très dur de poursuivre la série après, qui n’a d’ailleurs connue de conclusion aussi satisfaisante que celle-là.

Pour ce qui aurait dû être la dernière des aventures de SG-1, les scénaristes s’offrent donc un beau retour aux sources, en ouvrant sur le décès de Catherine Landford (sans qui le SGC n’aurait pas vu le jour, la boucle est donc bouclée), et en ressortant les « anciens » de la bande : Kawalsky, Apophis, et même Ra !

Là-dessus se brode une intrigue de voyage dans le temps qui explore un autre type de voyage dans le temps. Après la boucle temporelle et la réécriture de l’histoire, cette fois-ci on a le droit à une belle réalité alternative (façon Retour vers le futur 2, ce qui explique sans doute le titre vf même si Moebius est infiniment plus subtil, menfin je ne vais pas rouvrir le débat sur pourquoi en France on se sent obligé de nous faire des titres d’épisodes à la noix).

Nous voilà donc avec un Daniel et une Sam qui n’ont jamais autant eux l’air de geeks (au sens vraiment négatif du terme), un O’Neill qui s’en fiche, un Teal’c qui n’a pas déserté, et si la raison pour laquelle tout le monde finit par se retrouver n’est pas toujours très cohérente, les dialogues absurdes et les péripéties qui conduisent à un retour à une ligne temporelle « normale » sont juste excellentes.

J’aime beaucoup la conclusion, où nos héros se rendent compte qu’ils n’ont finalement rien à faire (ils l’ont déjà fait !), et surtout, cette dernière image :


Après cet épisode, il y eut encore un autre épisode à voyage dans le temps, plus précisément un film, Continuum, mais je vous avoue l’avoir assez peu apprécié à l’époque (j’en ai parlé ici), du coup je ne vous en reparlerai pas.

Une chose est sûre, sans pour autant en faire le moteur de son intrigue, Stargate SG-1 a su ménager de très bonnes histoires de voyages dans le temps (surtout 1969 et Moebius), bien délirantes certes, mais sans pour autant négliger ni la construction ni la cohérence.

Si j’ai un peu de temps, je finirais cette balade sur les voyages dans le temps par un petit tour des schémas qu’utilise Doctor Who dans le domaine, mais comme il y a nettement plus de matière à trier, je ne promets rien !

dimanche 18 juillet 2010

Séries en folie

Bon ça fait juste depuis des lustres que je dois faire ma critique de Merlin, et voilà que Stargate Universe prend fin. Et Noob. Et la Flander’s Company. Et le Visiteur du Futur pour sa diffusion sur Nolife. Plein de prétextes, mais pas vraiment le temps de tout voir en détail, alors j’ai opté pour un petit bilan bref par série.

Flander’s Company – Saison 3


Synopsis :
Après avoir éjecté les sbires de Chantal Conasse qui avaient pris le contrôle de l’entreprise via une OPA hostile, la Flander’s Company reprend les choses en main, tant bien que mal entre les pannes de réseaux et les supers en vadrouille. Pendant ce temps, les survivants de Chantal Conasse sont attaqués par de mystérieux individus.

Avis :
Après un début de saison aux petits oignons à vous faire rire jusqu’à en mettre vos neurones en rade, il y a une petite perte de rythme en milieu de saison à force de multiplier les intrigues (entre la Flander’s, la CC et l’autre groupe), mais cela n’empêche pas de très bons fous rires, des crossovers de folie, un final tout simplement épique qui ne cesse jamais de surprendre. Bref, encore une très bonne saison et j’attends la suite avec impatience.

Merlin – Saison 2



Synopsis :
Merlin continue à vivre sa petite vie tranquille de serviteur d’Arthur (futur roi de Bretagne), qui consiste à lui sauver la vie une fois par semaine sans pour autant dissimuler ses pouvoirs. Pour mettre un peu de piquant, ajoutez quelques histoires d’amour, Morganna qui découvre peu à peu ses pouvoirs, et voilà votre saison 2 !

Avis :
Le problème de Merlin est que c’est une comédie familiale (diffusée le samedi après-midi c’est clairement le créneau), ce qui fait que les épisodes sont souvent trop indépendants, des personnages qui évoluent peu, et un ton un peu trop comique (ah ces abominables fins d’épisode où Gaius et Merlin se sentent obligés de rire). Ceci dit quelques épisodes s’affranchissent bien de ces contraintes, notamment sur les derniers qui vous tireraient presque une petite larme d’émotion (The Sins of the Father, The last Dragonlord). Et au second degré ça reste très drôle, surtout avec un esprit pervers de fanfictionneuse qui traque la moindre allusion au slash…


Noob – Saison 2



Synopsis :
Après être venu à bout du premier étage de la tour Galamadriabuyak, la guilde Noob s’avance vers de nouveaux horizons, ceux du niveau 20, mais un bâton cheaté et un ancien membre de la guilde sur le retour sont là pour leur mettre des bâtons dans les roues.

Avis :
Je suis un peu mitigée sur cette deuxième saison. Il y a de très très bons épisodes (notamment le milieu de saison), des personnages mémorables (Ystos est mon favori), des superbes effets visuels, mais on s’ennuie un peu, la faute à un scénario un peu trop simple. Une fois passé toute la parodie des MMO (et un peu du Seigneur des Anneaux), on s’ennuie un peu, et l’épisode final bien que très beau sonne un peu creux. C’est un peu dommage, mais ça reste une bonne petite série.

Stargate Universe – Saison 1

Synopsis :
Un équipage de terriens se retrouve coincé sur un vaisseau ancien qui se déplace à travers des galaxies lointaines, très lointaines, sans aucun espoir de retour à priori. A bord, l’ambiance est plus que tendu, entre les tensions au sein du groupe (entre militaires et civils) et les problèmes techniques du vaisseau.

Avis :
Après un début de saison pas forcément très convaincant (beaucoup trop basé sur des Deus Ex Machina en fin d’épisode), la deuxième moitié se révèle bien plus intéressante, avec plus de tension, et des fins d’épisodes plus « osées », y compris le final en fanfare où l’on se demande qui sera encore vivant dans la saison 2 (probablement pas mal de monde, mais quand même, ça fait son petit effet). J’ai beaucoup aimé le fait d’avoir une équipe très peu consensuelle, si bien qu’on ne s’attache à personne (à part Eli peut être) tellement  tous les personnages sont ambigus.

Le Visiteur du futur – Saison 1



Synopsis :
Un étrange personnage venu du futur intervient sans cesse dans la vie de Raph pour l’empêcher d’accomplir telle ou telle action sous prétexte qu’elle va déclencher des catastrophes. Mais pourquoi s’acharne-t-il tant sur Raph ?

Avis :
J’ai découvert cette série lors de sa diffusion sur Nolife, et il faut reconnaitre qu’elle est bluffante. Après un début sous forme de sketchs, une vraie intrigue basée sur les paradoxes temporelles se développe (et le thème est vraiment exploitée avec brio). De nouveaux personnages apparaissent, on visite même le futur, et avant de comprendre, on se jette sur le reste de la saison pour tout dévorer. Très très bonne web-série, et une saison 2 est en préparation en plus !

mardi 13 octobre 2009

Stargate Universe : premières impressions



Décidément c’est la période des retours. Merlin, Kaamelott à la fin de la semaine (*trépigne d'impatience*), et Stargate accessoirement. J’ai toujours pas commencé à fini de regarder Atlantis, mais j’avais envie de voir ce que donnait ce nouveau spin-off.

Je dois avouer que y’a du changement dans la franchise. Même si on reste en terrain familier, on est pour le moment assez loin de la copie-conforme-mais-dans-une-autre-galaxie qu’est Atlantis.

A l’origine de l’histoire, le mystérieux neuvième chevron de la Porte des Etoiles, que personne n’a jamais réussi à utiliser. Mais comme de par hasard un mordu de jeux vidéo en pyjama (ça change des archéologues aux théories fumeuses sur les aliens) arrive à résoudre l’énigme de son fonctionnement.

Il s’avère que ce neuvième chevron permet d’accéder à un vaisseau spatial, dans lequel s’embarque bon gré mal gré une équipe de gens divers et variés. Et plutôt mal gré que bon gré d’ailleurs.

J’avoue que c’est assez marrant de voir les gens se taper dessus et se disputer tout au long des trois premiers épisodes de la série, surtout que chacun semble avoir son propre agenda. C’est beaucoup moins lisse que les castings habituels, pour sûr, et c’est assez plaisant.

Nous avons le plus ou chef autoproclamé de l’expédition, le Dr Rush, qui est bizarre, à défaut d’autre terme, mais aussi Eli, le geek, ainsi que des militaires à foison, notamment un colonel qui ne meurt pas dès le premier épisode (pour le coup c'est une surprise), un lieutenant-futur-héros, et un espèce de Riddick (même si je ne sais pas d’où me vient la comparaison).

Pour l’histoire, le vaisseau spatial serait un vaisseau Ancien fonctionnant en automatique à travers l’univers, suivant un autre vaisseau qui lui dépose des Portes des Etoiles sur les planètes viables. Sauf que ce sympathique moyen de transport n’a pas bien vécu le passage des millénaires (des millionnaires même ?), et ses systèmes de survie sont complètement déficients.

Notre nouvelle équipe va donc passer ces trois premiers épisodes à tenter de les réparer histoire de pouvoir respirer, et vivre un peu plus (une saison de 20 épisodes, par exemple).

J’avoue que l’idée du vaisseau dont l’état s’est dégradé à travers le temps est très plaisant, dans un univers où en général, plus la technologie est ancienne, mieux elle fonctionne ! Quelque part on sent que Stargate prend un nouveau départ, même si on ne sait pas trop vers où.

L’histoire met du temps à démarrer, et arrivés à la fin de l’épisode, la direction prise (s’il y en a une) n’est pas claire. Ceci dit la série a l’air prometteuse, avec un casting complètement renouvelé, un ton plus mature (si vous avez déjà vu une scène d’intro comme celle du lieutenant dans les anciennes séries, prévenez moi !), et un coté « vers l’infini et l’au-delà » qui pourrait être sympathique.

Ce qui n’empêche pas que la première planète visitée est un désert... comme dans la toute première série. J’espère qu’ils verront aussi beaucoup de forêts, dans le même esprit de continuité !

jeudi 4 décembre 2008

Le petit guide des fanfictions Stargate (version light)


(je vous épargne la version longue, celle-ci ne fait *que* 4 pages)
Pour ceux qui ont raté le coche, je suis en pleine période Stargate en ce moment, et qui dit Stargate dit également fanfictions, pas comme si ce n’était pas l’univers pour lequel j’ai lu mes premières fics (ex-aecquo avec Starwars, me rappelle plus lequel a commencé). Bref c’est un petit topo sur le sujet, sorte de mini-annexe spécifique à mon ancien guide sur les fanfictions.

C’est quoi Stargate ?

Stargate-SG1, de son nom complet, est une série de science-fiction tirant sur le coté space-opéra/science-fantasy de la SF, ce qui explique sans doute une bonne part de sa popularité. Elle raconte les aventures d’une équipe, SG1, qui explore les différentes planètes de la galaxie via un appareil extraterrestre, la porte des étoiles, découvert en Egypte (près des grandes pyramides qui non ne sont pas des tombeaux mais des pistes d’atterrissage pour des vaisseaux aliens), qui vous fait voyager à travers un vortex et vous amène quasi instantanément à l’autre bout de la galaxie.

Les épisodes, qui se suivent et ne se ressemblent pas ont des tons et des genres très variés, du délire au drame, du film d’action à la discussion continue, de l’huis clos au voyage… il y a en a pour tous les goûts. Les personnages sont tous attachants à leur façon, chacun avec ses qualités, ses défauts, ses talents et ses squelettes dans le placard. Par ailleurs, la série joue aussi sur la ligne de la série B dans son esthétique et son univers (tout le monde parle anglais mais écrive en égyptien ancien ou en latin, et les goa’uld utilisent des torches pour éclairer leurs vaisseaux) qui lui donne tout son charme, ainsi que l’emploi de nombreuses références et clichés (ils ont refait ou parodié pas mal de films, à commencer par StarWars)

Bref c’est un univers très large dont je ne donne ici qu’un bref aperçu. La série, aujourd’hui terminée compte dix saisons, plus de deux cents épisodes, et accessoirement deux téléfilms. Par ailleurs, elle dispose également d’un spin-off, Stargate Atlantis (même genre de personnages et d’aventures, mais dans une autre galaxie), qui comptera à sa fin cinq saisons et un téléfilm. Oui, c’est vaste, alors imaginez un peu les fanfictions là dedans.

Et y’a quoi à lire là dedans ?

Il y a un nombre incalculable de fanfictions sur l’univers de Stargate, c’est une des plus grosses catégories sur fanfiction.net (32 000 Atlantis compris) dans le domaine des séries TV, et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg pour ce fandom.

Il y a de tout (et n’importe quoi aussi) et une certaine diversité, mais comme partout, on finit par retrouver quelques poncifs d’écriture, de thème et de scénarii. La liste qui suit n’est pas exhaustive, mais ça regroupe tout ce qui a pu me marquer au cours de mes lectures comme genre, avec exemple à la clé (en anglais, il y a belle lurette que je ne regarde même plus le français ^^). Je précise en passant que bien que n’ayant donné qu’un titre de fic pour chaque auteur, les autres fic valent en général au moins autant le détour, de même que j'alterne entre page fanfiction.net et site perso/LJ pour chaque cas, connaitre les deux est utile...

Une pause fic : Les tags & missing scenes

Les missing scenes (littéralement « scènes manquantes » pour les anglophobes) – ou tag, les deux termes se recoupent dans ce contexte- sont des fanfictions en général de taille assez courte (500-2000 mots), qui complètent un épisode en présentant au lecteur un passage manquant, dans l’épisode, ou dans le cas le plus courant, juste après. Une sorte d’épilogue se penchant généralement sur les réactions des personnages face à certains évènements clés, souvent omises dans la série.

C’est un genre qui peut sembler affreusement peu original à priori, vu qu’il ne s’agit de que de continuer un épisode, mais c’est un véritable dérivatif aux frustrations de fans, déjà, et accessoirement une bonne missing scene demande à mon avis au moins autant de travail qu’une fic de 50 000 mots, voir plus. Il faut maîtriser le sujet (l’épisode), les personnages (l’OOC ne passera pas) et le reste de la série pour éviter de déborder. Ce sont souvent des textes poignants, justes, précis et efficaces (comme tout OS qui se respecte), qui se dégustent un peu comme une bonne plaque de chocolat noir à 70% de cacao.

Aftershocks de Rachel500 : un projet plus qu’ambitieux, puisque pour chaque épisode, elle écrit un tag… elle en est à la saison 5, imaginez un peu la montagne de boulot. On peut feuilleter, lire la suite des épisodes qu’on préfère au hasard de nos envies, que du bonheur !

A l’aventure compagnons... : la fic épisode

A l’opposé total du tag, on trouve la fic épisode. Il n’y a pas vraiment de nom pour la qualifier officiellement, mais ce terme là me semble bien convenir. Ce sont des histoires de taille variable qui reprennent plus ou moins le format de la série : mission d’exploration d’une planète, retour du méchant ultime, etc. Ce genre est à Stargate ce que les pseudos tome 5/6/7 étaient à Harry Potter (quand la série n’était pas finie), le fond de commerce (avec les histoires de pairing).

Là où le tag tire sa force de son traitement des personnages et de sa petite taille, ce genre de fic repose avant tout sur son caractère divertissant. Il faut une intrigue originale et cohérente, de l’action et des rebondissements, et les trois quarts du travail sont faits. Ajoutez une intégration correcte du canon et un travail sur les personnages, et vous avez la fic parfaite pour vous occuper une soirée !

Egeria Legacy de annerb : accessoirement c’est aussi une AU mais on s’en fiche. C’est une histoire avec un très bon scénario basé sur les Tok’Ra, un très bon travail sur les personnages (sauf Daniel je trouve, pas toujours très cohérent), pas mal de références mélangées, un soupçon de ship SJ (voir plus loin), et pas mal d’introspection de personnage qui fait toute sa valeur ajoutée… Il lui manque juste le coté team fic, parce que c’est quand même du Sam-centric

Un peu d’amour dans ce monde de brut : Pairing & Jack/Sam

Stargate, comme tout fandom qui existe vit pour moitié sur ses histoires de couple. C’est un des grands paradoxes du monde des fanfictions, qui vit sur la frustration des fans de ne rien voir à la télé, mais se supporterait pas de voir cela à la télé, je pense.

C’est encore plus vrai pour le pairing phare de cet univers, canonique qui plus est, le Jack/Sam, sorte d’équivalent moderne de Roméo&Juliette vu qu’ils ne peuvent pas s’aimer à cause des règles de non-fraternisation dans l’armée (ah, les fameuses règles), si bien que leur histoire tient à tout un tas de petits détails comme des regards, des contacts physiques *OMG il lui a effleuré l’épaule *, des flirts *très* légers, et des « concrétisations » qui n’arrivent que dans des cas extrêmes (autre réalité, rêve de rêve, boucle temporelle), scrupuleusement relevés par les shippers (qui ça, moi ?).

On a pas que du J/S, mais c’est quand même le fond de commerce du domaine, qui donne des fanfictions magnifiques, tout particulièrement celles qui privilégient le coté complètement angst (désolé la trad française ne représente pas le tiers du concept) de leur relation sans tomber dans les facilités de scénario. Y’a du très bon fluff aussi quand on en veut, et des sacrés lemons même (oups me suis trahie). On trouve au moins autant d’horreurs et de clichés, même que je pourrais tenir 15 pages sur le sujet sans peine (entre les dérogations du président et le chalet dans le Minnesota, y’a de quoi), mais comme partout, une bonne écriture fait passer le pire des clichés.

Rassurez-vous, on trouve d’autres pairing, des canoniques (certains Sam/Pete sont vraiment mignons), d’autres moins (on pourrait s’attendre au pire en lisant un Sam/Rodney avec un bébé dans l’équation, et bien non, c’était à la fois émouvant et drôle), et d’ailleurs ça se lit plutôt bien pourvu que ce soit bien écrit.

Trinkets de Denise : Une des plus belles réalisations en terme de J/S, ensemble de 9 tags, tous se déroulant à Noël sauf un, sur les 8 premières saisons, plus un épilogue, avec un fil conducteur (les trinkets, babioles échangées à Noël), et faisant bon usage d’épisodes clés pour développer la relation entre les deux personnages. C’est du 50-50 entre fluff et angst, avec une très bonne caractérisation des personnages et un joli concept. De toute façon Denise est une auteur géniale, elle a plus de 200 fics à son actif, et toutes valent le détour.

La derniere fic avant la fin du monde : l’apocafic

Tout est dans le titre, c’est un genre assez fréquent dans Stargate, la fin du monde, la fin de la Terre, détruit finalement par un ennemi récurrent, et nos héros se retrouvent à essayer de réparer ça (pas comme si le voyage temporel n’était pas une habitude), de se venger, ou encore de reconstruire ailleurs, vous avez l’apocafic, qui commence mal et finit… cela dépend des auteurs, mais inutile de dire que tout le spectre des couleurs y passe.

The Way… Series par sbz : Honnêtement le genre des apocafic n’a jamais été ma tasse de thé, mais s’il y en a une qui m’a marqué, c’est bien celle-ci. C’est une série énorme, 7 parties et plus de 500 000 mots, c’est long, mais c’est passionnant. En laissant de coté une bonne partie du casting, en créant des sacrés morceaux d’intrigues avec de nouvelles civilisations, en offrant un aperçu assez inédit de certains personnages… le résultat laisse sans voix. Mais c’est long, soyez prévenus ^^.

Ripple effect : les Univers alternatifs

Un peu comme dans Harry Potter, il faut distinguer les univers parallèles (et dimensions parallèles, attention, ce n’est pas la même chose !) qu’on visite via un procédé, et les univers alternatifs, qui réécrivent l’histoire à partir d’un point donné. J’ai toujours aimé ce genre parce que c’est un peu l’essence de la fanfiction, reprendre l’histoire et se la réapproprier dans le sens qu’on voudrait qu’elle prenne. Stargate est assez riche dans le domaine : personnages qui ne meurent pas, personnages qui prennent la place d’un autre, conclusion qui change… on a vraiment de bonnes opportunités de développer de chouettes fics.

The Knife Edge of Madness de Strix Varia : J’aurais pu en citer des dizaines, à commencer par toutes celles de Denise, mais pour varier un peu les auteurs, j’ai choisi celle-là parce qu’elle m’a marqué mais ce n’est pas non plus la plus représentative du genre. C’est encore une bonne vieille Sam-centric, sur comment elle s’en est sorti toute seule (mais pas en terrible état parce qu’accessoirement amnésique) dans l’épisode Desesperate Measures (saison 5).

Et pour finir, le mini-dico des termes utiles

UST
Abbréviation de Unresolved Sexual Tension, presque un synonyme de S/J, recouvre toutes ces fics où il n’y a de relation « officielle » (mais ils s’aimmmeuh quand même), et accessoirement ne couchent pas ensemble, comme c’est si bien défini. A opposer aux RST, resolved sexual tension, tout un programme, surtout en ce qui concerne le rating.

Whumping
Terme exclusivement à Stargate, plutôt connu comme le « Danny Whumping », mais on trouve aussi du Sam Whumping… C’est un équivalent du Hurt/Comfort, avec le grand classique de la séance de torture en guise de préliminaire qui revient régulièrement.

Voilà, maintenant, vous ne pourrez pas dire que vous ignorez ce qui vous attend de l'autre coté de la Porte des Etoiles...

samedi 15 novembre 2008

Stargate SG1 : Ark of Truth et Continuum



Chose promise, chose due, après les dernières saisons de Stargate, petit billet sur les deux films. Conçus comme une sorte de conclusion à 10 ans de série télé, le premier, Ark of Truth, achève le cycle des Ori, tandis que le deuxième, Continuum, offre une sorte d’épisode type de Stargate, avec bon nombre d’hommages et de références, histoire de boucler la boucle quoi. De manière assez surprenante, alors que le premier ne m’attirait guère et que le deuxième promettait beaucoup plus, j’ai préféré le premier au deuxième… menfin personne n’est parfait, et l’essentiel est chacun y trouve son compte.

Ark of Truth

Comme je le disais, ce film a été conçu pour conclure l’affaire des Ori, laissée fort en suspens par la fin de la saison 10 : Ont-ils été détruits par l’arme de Merlin ? Qu’est-il advenu d’Adria ? Leurs armées vont-elles continuer à dévaster la Voie Lactée ? Tant de questions qui trouveront leur réponse dans ce film de 1h30.

Le scénario est assez simple, afin d’en finir une bonne fois pour toute, SG1 recherche l’arche de vérité, arme ultime (une fois n’est pas coutume) conçue par les Anciens pour se débarrasser des Oris, mais dont ils n’avaient pas osé se servir. Il s’avère très vite que l’arme en question se trouve dans la galaxie des Oris, et nous voilà embarqué dans une quête à bord de l’Odysseus, avec tout SG1 et un Tomin (vous savez, le mari de Vala) décidé finalement à les aider.

Après quoi l’histoire se divise entre deux intrigues, celle de Daniel, Vala, Teal’c et Tomin en train de chercher l’Arche d’un coté, pendant que Sam et Cameron affrontent un vieil ennemi à bord du vaisseau de l’autre coté (ce sont même « des vieux ennemis » techniquement).

Globalement, ce téléfilm est à l’image des dernières saisons, reprenant à la fois toutes ses qualités et ses défauts : bonne intrigue de fond pas toujours exploitée comme il faut ; sauvetages in-extremis usants à la longue ; personnages trop en avant (hein Cam le héros qui part affronter tout seul les vilains*siffle*) pendant que d’autres font un peu papier-peint (Sam et son établi spatio-bricolo *siffle*) ; pose des questions pertinentes mais propose aussi des réponses un peu creuses parfois, etc.

Il vaut mieux l’aborder comme une sorte d’épisode géant qu’un vrai film, même si certains éléments démentent cela : on sent qu’ils s’émancipent du format court de l’épisode pour introduire quelques scènes d’interactions sympas entre les personnages, et pas juste deux lignes entre deux combats (notamment l’échange Teal’c / Tomin, qui rend Teal’c étonnamment loquace), mais aussi des passages pour le plaisir des yeux : survol des montagne (grande mode depuis le Seigneur des Anneaux décidément), passage de porte qui prend son temps, etc.

Et puis un très bon point (du moins pour moi), la musique est vraiment chouette, genre grande musique de film héroïque. Aussi « gros » que soit le passage où Teal’c, gravement blessé, traverse les montagnes en s’appuyant sur son bâton, la musique Journey to Celestis qui l’accompagne le rend magnifique, et aussi fort en terme d’émotions. (vous pouvez l'écouter ici en version piano, mais imaginez qu'à la base c'est des choeurs...)

Après, pour ce qui est d’un élément qui apparemment en perturbe plus d’un, à savoir le retour éternel des réplicateurs, j’ai trouvé que c’était plutôt un joli clin d’œil, qui rappelle beaucoup la bonne vieille époque de Stargate où 1) les organisations gouvernementales qui mettent leur nez dans la technologie Stargate finissent toujours par le regretter et 2) quand la situation est mauvaise, les réplicateurs la rendent pire.

Et puis ils sont sous forme « bestiole », ce qui rappelle un peu leur première apparition à la fin de la saison 4, à la bonne époque où on mettait plus en scène leur infiltration dans les vaisseaux et le bordel que c’est pour les éliminer, plutôt que quand ils partent à la conquête de leur galaxie dans leurs propres vaisseaux (c’est un peu comme si dans Alien, au lieu du coup du monstre planqué dans le vaisseau, on avait un monstre qui débarque avec une armada, beaucoup moins flippant ^^).

Bref une bonne conclusion d’histoire qui brasse tous les standards Stargate, y compris l’éternel paradoxe des gens qui parlent anglais même dans une autre galaxie et des technologies de pointe qu’on trouve enterrées dans le sol avec un vague parfum d’Indiana Jones. Et n’oublions pas le changement majeur : la coupe de cheveux de Carter (c’est un peu comme la veste d’Arthur dans le Merlin de la BBC, j’ai bloqué dessus pendant tout le film xD)

Continuum

Autre film, autre genre, Continuum est une sorte de conclusion ouverte qui reprend le plus grand scénario classique de Stargate (et le plus populaire je pense), à savoir le voyage temporel. La Tok’ra s’apprête à exécuter Baal (du moins son dernier clone) et donc à conclure 10 ans d’histoire et de chasse au Goa’uld, sauf que tout ne se passe pas comme prévu… en fait, un autre Baal a réussi à remonter dans le temps et à empêcher (une fois n’est pas coutume) le programme Stargate d’être créé.

Par un coup de chance –nommé Stargate- (et accessoirement un vaste abus scénaristique sur les bords), Mitchell, Sam et Daniel ont réussi à éviter les effets de cette réécriture de l’histoire, et se souviennent de la ligne temporelle originelle. Mais réparer les dégâts ne va pas être simple.

Pour deux films d’une même franchise et d’une même durée, avec les mêmes acteurs, Continuum diffère sérieusement de Ark of Truth : beaucoup moins d’action, une vague impression de piétiner tout en ayant l’impression de passer trop vite sur certains points, et une volonté de se détacher des dernières saisons pour revenir aux vieilles références (voyage dans le temps, goa’uld, etc.).

Le film est d’ailleurs bourré de clins d’œil aux fans : 1969 et Moebius, bien sûr, mais aussi des caméos de tous les anciens goa’uld qu’on avait oublié (Apophis le premier, mais aussi Cronos, Yu et cie), des réminiscences de l’histoire avec les Russes, une version adaptée de la conquête de la Terre, et j’en passe des meilleurs.

Mais bon j’avoue que je n’ai pas tellement accroché. Ca se regarde comme un épisode normal, avec une impression de rester sur sa faim, surtout à la conclusion. Le scénario a beau faire appel à une intrigue qui marche toujours bien avec Stargate (le voyage temporel et la réécriture de l’histoire), il se contente de reprendre les grandes idées du genre (pas de programme Stargate, mais il suffit d’arranger ça en retournant dans le passé pour tout remettre dans l’ordre) sans vraiment chercher à innover, et exploite même assez peu l’idée même de la réécriture de l’histoire.

C’est un peu un comble qu’un film de 1h30 ne profite pas de cette opportunité. On apprend vaguement ce que sont nos héros dans cette ligne temporelle-ci, on croise quelques guest-stars comme O’Neill (là juste pour la forme, je le trouvais meilleur dans l’épisode The Shroud), mais finalement le traitement est assez superficiel, tout particulièrement pour la grosse ellipse de un an au milieu du film, où on ne voit presque pas ce que deviennent les personnages, ce qu’ils font vraiment, etc. Seul le passage de confrontation Daniel/Daniel est sympa dans ce domaine.

Du coup, pour quelqu’un qui n’a jamais vu 1969, 2010, et/ou Moebius voir les épisodes des autres réalités, cela peut être un bon film, mais personnellement je me sens un peu frustrée, surtout qu’une fois n’est pas coutume, Cameron sauve la situation. Je ne m’y ferais jamais, même O’Neill –qui en tant que producteur de la série pouvait se le permettre- passait moins de temps à sauver le monde en solo.

Au final, une nette préférence pour Ark of Truth, qui a su faire bon usage de son format, alors que Continuum stagne un peu. Bref, regardez le premier pour voir la fin de Stargate, et le deuxième, c’est surtout pour revoir ce cher Apophis…

Et puis je vais peut-être me remettre à Atlantis maintenant, le temps que je me bouffe les 5 saisons je suis sûre que le film qui conclue ce spin-off sera sorti ^^.

lundi 10 novembre 2008

Stargate SG1 – Saisons 9&10



Entre deux épisodes de Merlin, il fallait bien que je m’occupe, et du coup je me suis retournée vers une autre interprétation de Merlin, comprenez les deux dernières saisons de Stargate SG1. avec la diffusion en France plus que chaotique, j’avais trop eu l’occasion d’y regarder, et le peu que j’en ai vu à l’époque m’a plus donné envie de dormir que de m’y intéresser (en fait je trouvais qu’Atlantis se défendait mieux, c’est dire…).

Il faut dire, aussi, que les changements sont nombreux dans ces saisons là. Après une saison 8 qui offrait une très belle conclusion de série (ah Moebius…), la saison 9 prenait un tournant assez différent : exit Jack O’Neill, presque exit Sam Carter pour la moitié des épisodes, exit les bons vieux ennemis traditionnels (sauf Baal… ah Baal), et exit les mythologies greco-sumero-asiato-égyptiennes.

A la place, on récupère un nouveau héros (Cameron Mitchell, no comment), une voleuse en voie de reconversion (Vala), des nouveaux méchants plus terribles que jamais (les Oris), et une mythologie plutôt celto-arthurienne, avec son Merlin de rigueur. Le résultat est assez mitigé à mon avis. La saison 9 n’est pas affreusement mauvaise à regarder, la trame de fond est même plutôt bonne, mais coté personnages ça pêche un peu.

C’est surtout Cameron Mitchell qui me pose problème. Parachuté là pour remplacer O’Neill (ce qui je l’admet, est tout sauf facile), il a par moment le parfait profil d’un Gary Stu (le Mary Sue masculin cf fanfiction mode d’emploi pour les ignares) : pilote émérite, combattant qui s’en sort toujours malgré ses bobos, une méchante tendance à partir en solo pour sauver le monde (et y parvenir en plus), et un coté limite fanboy de SG1 sur les bords.

Heureusement il a de l’humour (plus décalé que celui d’O’Neill), quelques bons moments plein de sagesse, quelques poncifs rigolos (« Ma grand-mère disait toujours »), du coup ça passe, mais au bout de trois épisodes d’affilé où il joue le héros, on a parfois envie de lui coller des baffes.

Bon après, quand Mitchell n’est pas là, Daniel s’en sort plutôt bien. Il est vrai que ses multiples aventures lui donnent la possibilité d’avoir un rôle plus qu’important dans ces deux saisons, et ça ne rate pas, oscillant entre l’archéologie, la diplomatie et j’en passe des meilleurs, avec une tournure franchement fantasy sur les bords (normal avec Merlin). Et il faut reconnaître que ses échanges avec Vala sont funs… ou émouvants, selon les passages.

En parlant de ça, Vala est la bonne surprise de ces saisons. Autant elle ne m’avait pas trop marqué dans sa micro-apparition auparavant, autant là elle acquiert la dimension d’un vrai personnage, complexe qui plus est. Cet espèce de Han Solo au féminin, avec tout ce que ça peut impliquer en terme de culot, est très drôle, mais transporte aussi un bagage sérieux (sa fille notamment). Elle est donc loin d’être unidimensionnelle et passe très bien au long des épisodes.

Teal’c reste fidèle à lui-même. Il est un peu bloqué au début par toute cette histoire de nation jaffa, mais finit par s’en sortir pour redevenir le bon vieux membre de SG1, avec ses sages conseils, ses « indeed », ses « découvertes » de la culture terrienne, et son humour pince-sans-rire.

Finalement, c’est Sam qui pâtit le plus de ces nouvelles saisons. Son rôle s’est réduit au réparateur ultime qui se balade partout avec son établi spatio-bricolo (euh pardon… son ordinateur) pour réparer le premier vaisseau venu. Il est extrêmement rare qu’elle fasse autre chose, et pendant que Teal’c et Cameron massacrent tout ce qui bouge, et que Daniel et Vala s’attirent des ennuis, elle pianote seule sur son PC… bref pas le rôle le plus intéressant de la Terre, comme si les scénaristes savaient pas quoi faire d’elle (et bon évidemment comme c’est mon personnage favori avec O’Neill, je vous laisse imaginer comme c’est frustrant).

Mais bon, Stargate, ce n’est pas que ses personnages mais aussi son scénario. Alors que les premières saisons faisaient un peu bric-à-brac dans la trame globale (genre « à bas les goa’uld et basta »), cette saisons-là essaye vraiment d’amener une trame forte qui tiendra l’ensemble des épisodes, à savoir les Ori, Anciens du coté obscur, très porté sur le religieux qui envoient leurs fanatiques dans la galaxie.

Ca marche plutôt bien au début, avec une montée en puissance dans les premiers épisodes de la saison 9 assez stupéfiante, notamment avec quelques épisodes qui finissent plutôt mal, ce qui est assez troublant pour la série. Puis entre eux s’intercalent des épisodes annexes pas toujours très pertinents. Mais bon il y a de très bons épisodes sur tous les registres, du drôle au dramatique.

Vous avez sûrement entendu parler du fameux épisode 200 (un mythe à lui tout seul celui-là), mais les débuts et fins de saisons sont généralement assez prenants, de même que le traditionnel épisode double du milieu, et quelques perles au milieu de tout ça (réalités alternatives, crossover avec Atlantis, …).

Pour apprécier ça, il faut juste admettre le glissement de Stargate vers une espèce de StarTrek, comprenez par là qu’ils passent plus de temps dans des vaisseaux spatiaux qu’à passer la porte, et que la téléportation in-extremis est leur mot d’ordre (ça devient épuisant par moment ce principe). Et admettre en passant qu’entre le zak, le pistolet et le poing, visiblement, le troisième est le must, je ne rappelais pas qu’ils se battaient autant à mains nues avant.

Bref tout en apportant beaucoup de nouveautés, ces deux saisons ne sont pas non-plus une révélation. Elles tirent leur avantage d’un bon scénario de fond assez tragique, mais pêche un peu au niveau des personnages, c’est dommage. Ca n’en reste pas moins un très bon divertissement, bourré d’effets spéciaux (explosions en tout genre), et du pur Stargate dans tout ce que l’expression « mélange des genres » peut sous-entendre.

Pour la note de fin, je dirais que le gros point de positif de ces saisons est d’avoir réussi à développer un vrai méchant comme on en voit rarement, un de ceux dont on est très vite fan, je veux parler de Baal (méchant secondaire mais incontournable). J’étais sceptique au début, mais de mémoire, c’est le seul méchant qui est à la fois classe, intelligent, manipulateur, sarcastique, doté d’une très bonne rhétorique, et accessoirement un pur concentré de malignité (maintenant que j’y pense il a un petit coté Fantômas sur les bords). Et en plus il peut se permettre de mourir à la fin de chaque épisode et de revenir quand même sans avoir à trouver d’excuse, ce qui est quand même la classe absolue. Que demander de plus ?