jeudi 22 septembre 2011

Le secret de l’Empire (Succession 2) – Scott Westerfeld


Je clôturerais ma participation au Summer Star Wars de façon quasi-symétrique, en chroniquant le deuxième volume de Succession, space opera de Scott Westerfeld. Ca tombe à pic, j’avais commencé ce SSW par le tome 1 (même si je me suis laissée distraire par Doctor Who entre temps…).

Le secret de l’Empire reprend l’histoire là où elle s’arrêtait : l’Empire au bord de la guerre contre les Rix, la sénatrice Nara Oxham coincée dans le Conseil de Guerre essaye à tout prix de protéger son amant... qui n'est nul autre que le commandant Laurent Zaï sur le point de sacrifier son vaisseau pour empêcher un croiseur Rix de rentrer en contact avec la conscience composite qui occupe Legis et détient un secret qui pourrait menacer l’Empire.

Je ne vous refais pas le topo, comme pour le tome 1, on a une narration alternée qui change à chaque paragraphe, et qui se révèle particulièrement haletante si bien que le livre se dévore en quelques jours.

C’est surtout la première partie qui se révèle extraordinaire, centrée sur l’affrontement entre le vaisseau de Zaï, le Lynx, et le croiseur Rix. Le Lynx étant plus petit, et endommagé, c’est au commandant et à son équipage de développer des trésors d’ingéniosité pour survivre. Et dans le domaine on est servi.

Le résultat est un vrai délice à lire, qui m’a bien rappelé les grands moments de bravoure de la série X-Wings de Michael A. Stackpole. Avec un commandant dont le génie tactique évoque presque celui du grand amiral Thrawn par moment (la Croisade noire du Jedi fou, Timothy Zahn).

Oui on a les références qu’on peut (vive les romans dérivés Star Wars), mais croyiez-moi, en matière de bataille spatiale délirante avec usage improbable des ressources à bord, ces deux-là s’y entendent, et ils ont écrit le meilleur de Star Wars. La comparaison n’est pas anodine dans mon référentiel à moi, Scott Westerfeld a vraiment fait du beau boulot.

La deuxième partie, moins haletante, est tout aussi agréable à lire, même si elle n’arrive pas au même niveau avec son intrigue autour de ce fameux secret. En fait le problème c’est que toute la narration s’articule sur ce secret que pas mal de protagonistes découvrent, sans pour autant que le lecteur soit au courant.

Cela fait monter la tension (et même l’attention du lecteur), mais la révélation n’est pas particulièrement frappante/originale/complexe, du coup on termine un peu sur un « tout ça pour ça ? ».

C’est un peu dommage, ceci le reste du cycle est vraiment chouette : Scott Westerfeld a vraiment créé un univers dense et vaste (très peu exploité finalement, l’intrigue se déroule entre deux planètes finalement), et son intrigue très divertissante (complots politiques, batailles spatiales et cie) est très plaisante à lire.

Comme je le disais pour le premier tome, Succession ressemble vraiment à un croisement entre Dune et Star Wars, et j’avoue saluer le talent de Scott Westerfeld qui se défend aussi bien en space opera qu’en SF jeunesse. Je ne vais pas tarder à jeter un œil sur Leviathan, histoire de voir ce qu’il vaut en stempunk.

CITRIQ


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