Affichage des articles dont le libellé est Jeanne A. Debats. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jeanne A. Debats. Afficher tous les articles

lundi 26 décembre 2016

Dark Vador vs. M. Spock – Olivier Cotte et Jeanne A. Debats


Ce livre est un peu comme une chaîne de l’amitié bizarre entre fans de Star Wars et de fans de Star Trek. J’en avais acheté un exemplaire aux Utopiales pour l’offrir à une amie fan de Star Wars, et je comptais bien le lire avant de lui remettre. Entre temps il m’a été offert par une amie fan de Star Trek (qui aurait bien aimé le lire avant de me l’offrir). A qui vais-je le prêter maintenant ? Voilà une bonne question…

Edité chez Dunod (une maison d’édition pleine de surprises, à la base je les connais pour leurs manuels universitaires et pour leurs ouvrages professionnels), Dark Vador vs. M. Spock est un ouvrage qui s’amuse à comparer les deux sagas phares de space-opera à tout point de vue : vaisseaux, cohérence scientifique, effets spéciaux, place des personnages féminins, etc.

Chaque sujet est traité sur une double page (une illustration pleine page et un texte en face), avec quelques anecdotes délicieuses en bonus. Il est ensuite possible de choisir son vainqueur en cochant une case en bas de page. Mais tout d’abord ON N’ECRIT PAS SUR LES LIVRES (surtout ceux de la bibliothèque, surtout ceux de la bibliothèque où je travaille) et surtout on n’a pas vraiment envie de se livrer à ce périlleux exercice de choix.

En effet en lisant les textes de Olivier Cotte et de Jeanne A. Debats, j’ai surtout eu l’impression d’assister à une belle discussion de passionnés qui aiment autant Star Trek que Star Wars. Et ils en parlent tellement bien (et avec beaucoup d’humour) qu’on aurait bien du mal à faire un choix. Bien sûr étant accro à Star Wars depuis mes treize ans, je penche plutôt du côté des Jedi… mais ce livre a sérieusement titillé ma curiosité au sujet de Star Trek (c'est d'ailleurs sûrement un complot pour me faire basculer du côté vulcain de la Force).

Dark Vador vs. M. Spock est donc un chouette ouvrage pas prétentieux pour deux sous qui permet juste de se plonger dans Star Wars et Star Trek avec un peu de recul et beaucoup d’humour. C’est donc le livre mettre sous le sapin pour les fans de l’une ou l’autre saga (ou à faire apporter par les Rois Mages, vu que cet article arrive un peu tard).

Sa lecture est également fortement recommandée si vous voulez briller en société geek avec des tonnes d’anecdotes amusantes, comme le lien entre Freddy Krueger et Luke Skywalker, ou l'astuce utilisée par les scénaristes de Star Trek pour éviter la censure de certaines idées. J'ai d’ailleurs empêché M. Vert de dormir pas mal de nuits en lui lisant certains passages à voix haute au lieu de le laisser ronfler en paix !

CITRIQ

vendredi 30 mars 2012

Plaguers - Jeanne A. Debats


Enfin, cadeau de Noël de 2010, je t’ai enfin fini ! Oui parce que si certains livres ont tendance à prendre la poussière sur mes étagères, j’essaye dans la mesure du possible de ne pas trop faire poireauter ceux qu’on m’offre. Surtout ceux de Noël, parce qu’il y a une certaine contradiction à réclamer encore des livres à Noël alors qu’on n’a pas fini les précédents !

Ce n’est ni la couverture (bien qu’elle soit superbe), ni le résumé (assez obscur) qui m’ont spécialement attiré vers ce livre à la base. Ce sont les premières lignes. Jeanne-A Debats a vraiment une belle plume, et même si j’ai trouvé son écriture moins particulière qu’elle ne l’était dans la Vieille anglaise et le continent, il ne m’a fallu que quelques phrases pour être happée dans l’histoire.

Parlons-en d’ailleurs de l’histoire… Nous sommes dans un futur relativement proche (les années 2200 je dirais, bien que j’ai plus de date exacte en tête), sur une Terre en bien mauvais état : polluée à l’extrême, la plupart des animaux et des plantes en ont disparu…

Dans ce contexte sinistre est apparu la Plaie : certaines personnes développent des dons étranges en rapport avec la nature (certains contrôlent un élément, d’autres peuvent créer et contrôler des animaux ou des plantes), on les appelle les Plaguers.

Comme dans toute bonne vieille société humaine, ils sont très mal vus et dès que leur don se manifeste, ils sont immédiatement repérés et enfermés dans des Réserves, coupées du monde. C’est ce qui arrive à notre narrateur, un lycéen fils d’homme politique qui fait jaillir de l’eau partout où il passe, et à Illya (une fille qui a subi un changement de sexe pour échapper à sa plaie, sauf que ça n’a pas marché et qu’elle le vit très mal) qui est envoyée en Réserve en même temps que lui.

Tout ça est un peu compliqué, mais l’auteure prend son temps pour l’expliquer et nous faire visiter son étrange futur. J’avoue être tombée assez vite sous le charme de cet univers car l’histoire se déroule sur Paris, et c’est assez marrant de découvrir cette extrapolation sur le futur de la ville.

Et puis il y a l’étrange havre de paix qu’est la Réserve, les dons des Plaguers (qui font plutôt rêver, je l’avoue) et leurs évolutions, la rencontre des différents habitants de la réserve (une belle galerie de personnages tous très vivants, et dont les relations sont touchantes et pleines d’humour), et le héros qui apprend et grandit (murit ?) au cours de l’histoire, tout en pataugeant du côté sentimental.

Oui je dis le héros, il a un prénom, mais sauf erreur de ma part (ce qui n’est pas impossible), il faut attendre à peu près trente pages pour le connaitre, du coup je ne l’ai même pas enregistré au premier abord ! En plus avec sa copine Illya dont il parle toujours au féminin alors que les autres parlent d’elle au masculin, j’étais tellement confuse au début que je ne savais même pas si notre narrateur était un homme ou une femme !

Mais je m’égare…J’ai beaucoup aimé ce roman qui m’a happé de la première à la dernière page. C’est un texte assez atypique que j’aurais du mal à qualifier ou à rentrer dans une case, mais j’ai apprécié l’ambiance, l’univers, les personnages, l’histoire qui prend son temps… Plaguers est un très beau texte donc, plein de bonnes idées.

La conclusion est un peu étrange, mais à y repenser trois semaines plus tard, je la trouve plutôt judicieuse. Je l’ai lu un peu trop vite et il y a un peu trop longtemps pour développer un peu plus mon propos, mais vous l’aurez compris, c’est un chouette bouquin qui ne méritait pas de prendre autant la poussière !

CITRIQ

vendredi 14 octobre 2011

La Vieille Anglaise et le continent - Jeanne-A Debats


Si j’avais entendu de très bons échos de ce petit livre, je n’avais pas prévu de le lire dans l’immédiat (j’avais déjà Plaguers dans ma PàL). Et puis, en passant à la bibliothèque l’autre jour, il était inratable sur son étagère, en tant que coup de cœur 2009 du comité SF.

Du coup il a glissé tout seul dans mon sac, après tout, il est facile de caser la lecture d’une novella d’à peine 70 pages entre deux pavés. Dans mon cas, ça représente à peu près le nombre de pages que je lis dans les transports chaque jour (si les métros marchent bien).

C’est un format un peu traître, ceci dit, il est facile de trouver une novella trop courte, ou trop longue. Mais pas ici. La Vieille Anglaise et le continent a juste la bonne taille. Assez pour développer un futur et une intrigue, sans pour autant partir dans une vaste épopée.

L’histoire nous emmène sur les traces d’Ann Kelvin, une vieille femme dont l’esprit a été transféré dans le corps d’un cachalot à la veille de sa mort, afin de continuer son combat pour la protection de l’environnement, et tout particulièrement la préservation des espèces marines comme les baleines.

Nous voilà donc à naviguer à travers les mers du globe dans ce corps gigantesque, et c’est là le premier élément qui fait le charme du bouquin. « Embarqué » à bord d’un cachalot (bien plus gentil que ce qu’en dit le Capitaine Némo), le lecteur accompagne Ann dans son voyage dépaysant et fascinant, surtout lorsqu’elle tente de communiquer avec ses confrères et consœurs baleines. Fermer le livre et quitter le monde du silence pour retrouver les rues parisiennes si bruyantes de bon matin est d’ailleurs assez dur.

L’autre intérêt de la novella est la partie SF/réflexion à proprement parler, avec les interrogations sur la transmnèse (la technique de transfert d’un corps à l’autre) et tout ce qu’elle implique (notamment la création de clones). Couplée à une interrogation sur jusqu’où peut-on aller au nom de la protection des espèces et de l’écologie, on a là un texte assez dense et très intéressant.

L’intrigue est simple, mais efficace, dévoilant petit à petit l’univers et l’histoire en alternant flash-backs et aventures sous-marines de Ann. Le tout est porté par un style que je trouve plutôt intéressant. Sans pouvoir le qualifier exactement, il a un quelque chose qui m’a beaucoup plu, une plume incisive qui me donne envie de m’intéresser au reste de l’œuvre de l’auteur.

Bref, je ne devrais pas tarder à m’attaquer à Plaguers !

CITRIQ