lundi 11 juillet 2011

Doctor Who en dessin animée : The Infinite Quest & Dreamland

En fait je n’avais pas regardé tout ce qui s’est fait dans la version moderne de Doctor Who, il me restait encore les dessins animés, The Infinite Quest, qui se déroule durant la saison 3, et Dreamland, qui fait partie des Specials entre la saison 4 et la saison 5. Je craignais un peu le résultat, pour tout vous dire. J’avais à la fois raison et tort.

L’avantage d’un dessin animé, c’est qu’il permet de faire des choses qu’on ne peut pas faire en live (ou du moins pas avec un budget de série télé), mais qu’on perd quand même au niveau des personnages.

Sur une licence comme Star Wars, le portage en version animée avec Clone Wars a bien marché parce que sur la nouvelle trilogie, le visuel et le spectaculaire primait tellement sur le reste que je me suis bien accommodée de la disparition des acteurs (dont le jeu était moyen voir nul, pour la plupart), pour ce que j’ai vu de la série.

Sur Doctor Who, c’est plus délicat, parce que personne n’a envie de voir disparaitre David Tennant. Mais comme le monsieur est un habitué des doublages et cie (il a enregistré un paquet de livres audio DW d’ailleurs), il se double lui-même, fort heureusement !

Bon bien sûr, l’animation étant ce qu’elle est (c'est-à-dire assez pauvre), ça ne fait pas tout à fait pareil (la version DA fait tout de suite plus raide et moins dynamique), mais ça pourrait être pire… Rentrons un peu dans le détail, en commençant par le pire, justement !



The Infinite Quest

A la base, c’est une mini-série découpée en 12 épisodes de trois minutes qui était diffusée pour un show pour enfants sur Doctor Who. Cette présentation peut faire peur, à raison. Autant The Sarah Jane Adventures est une déclinaison pour la jeunesse de Doctor Who tout à fait intelligente, je ne suis pas sûre qu’on puisse en dire autant pour cette histoire.

Le scénario ressemble à une quête de jeu vidéo : le méchant Balthazar veut découvrir The Infinite, un vaisseau spatial qui pourrait réaliser son vœux le plus cher (qui est de détruire la Terre ou quelque chose comme ça), dont la localisation est dissimulée dans quatre puces de données. Le Doctor et Martha vont donc tout faire pour retrouver ces puces avant lui.

Voilà, c’est à peu près tout. Les mondes qu’ils visitent ne sont pas fantastiques, et même pour du Doctor Who, certains passages sont difficilement crédibles : il est plus facile d’admettre une cabine téléphonique qui voyage dans le temps et dans l’espace qu’un oiseau en or qui transporte des gens dans l’espace sans aucune protection en battant des ailes dans le vide spatial…

C’est bête, c’est même pas drôle (je n’ai ri qu’une fois, lorsque le Doctor se retrouve enfermé pour tous ses méfaits, qui comprennent outre quelques destructions et outrages variés, quelques milliers d’amendes pour des livres non rendus à la bibliothèque !), et en plus l’animation est moche.

Bref, même pour du Doctor Who, c’est à fuir d’urgence ! Du coup, j’avais un peu d’appréhension à regarder l’autre dessin animé…


Dreamland

Heureusement Dreamland est d’une toute autre qualité, très proche d’un « vrai » épisode de Doctor Who. Un bon scénario, une animation correct, et des dialogues décalés et drôles. Que demander de plus ?

L’histoire se déroule à la fin des années 50, dans le Nevada, où dix ans plus tôt s’est écrasé un OVNI près de Roswell. Alors qu’il voulait juste manger un chili, le Doctor ne peut s’empêcher de faire mumuse avec un objet alien qu’il active.

D’étranges types en costume débarquent, il s’enfuit avec ses compagnons de fortune (la tenancière du restaurant et un client d’origine amérindienne), tombe sur des aliens insectoïdes plutôt agressifs. Après quoi ils sont capturés par des soldats et amenés dans la zone 51, ils s’échappent, découvrent un complot, etc.

On est dans du pur Doctor Who, autant dire que tous les clichés sont utilisés avec brio (le colonel qui veut protéger sa patrie des méchants communistes, les aliens de Roswell, la zone 51, la mine, la ville fantôme, les indiens…). C’est un vrai délice, et on s’amuse beaucoup.

Bon l’animation fait très jeu vidéo (ça évoque un peu Runaway) et le visage du Doctor n’est pas assez expressif pour être crédible, heureusement, on se rattrape sur l’audio, notamment dans ce passage délirant où le Doctor et ses nouveaux amis s’échappent par les conduits de ventilation :
Ha, I love 1958. No one's seen Die Hard. Or Alien. Nor Die Hard 2. Or Aliens. Or Die Hard 3.
Y’a plein de répliques qui fusent comme ça, c’est très agréable. Comme quoi quand on prend la peine d’écrire un vrai scénario, Doctor Who en dessin animé passe très bien (c’est valable pour tous les supports d’ailleurs).
Are you gonna stop calling me Doc? I'm the *Doctor*, all right? And you're not Bugs Bunny.
Alors si vous n’avez jamais eu l’occasion de le voir, sachez qu’il est bien sympathique (et truffé de références à The Sarah Jane Adventures, accessoirement).

3 commentaires:

  1. J'en avais entendu parler à l'époque (surtout qu'il y avait les BD dans le "Dr Who Magazine")(que je n'ai pas acheté souvent par contre), mais ça ne m'a pas vraiment intéressée. Pas plus maintenant, même si "Dreamland" m'intrigue.

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  2. Je suis d'accord avec ta critique, même si pour moi, Dreamland n'arrive quand même pas au niveau d'un épisode classique de la série ! Mais The Infinite Quest était en effet franchement pourri (la présence de Martha a dû maudire le dessin animé ! ;-) )

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  3. @ Cachou
    Si Dreamland te passe sous la main, sans être génial, c'est un bon moment de télé et de DW ^^

    @JainaXF
    Roh mais qu'est ce que vous avez toutes contre Martha (Olya si tu lis ce commentaire, tais toi :P). Moi je l'aime bien, et bon elle a l'air stupide dans ce DA, mais c'est le cas de tout le monde, y compris le Doctor !!
    Dreamland est pour moi un épisode moyen, c'est pas exceptionnel mais on passe un bon moment parce que c'est DW ^^
    (j'étais juste un dégoûté qu'ils fassent une balade en wagonnet dans une mine sans caser de référence à Indiana Jones... la honte !)

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