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jeudi 2 juillet 2020

La fileuse d’argent – Naomi Novik

La fileuse d'argent - Couverture

L’an dernier, j’avais passé un excellent moment avec Déracinée, un roman de fantasy de Naomi Novik qui revisitait à sa façon les contes de fées. De façon assez logique, je me suis donc intéressée à son nouveau livre sorti cette année, La fileuse d’argent, qui reprend la même recette pour un résultat encore meilleur.

lundi 29 avril 2019

Déracinée – Naomi Novik


Après avoir passé pas de nombreuses années en compagnie de Téméraire, j’ai eu envie de continuer à profiter de la plume fort agréable de Naomi Novik. Je me suis donc lancée dans la lecture de Déracinée, un roman de fantasy qui revisite à sa façon les contes de fées avec un dragon qui n’a cette fois-ci de dragon que le nom.

mercredi 31 octobre 2018

La ligue des dragons (Téméraire 9) – Naomi Novik


Dans le monde de la SFFF où les cycles sont légions, nombreuses sont les histoires dont la publication a été interrompue en VF pour cause de traduction non rentable ou de maison d’édition qui met la clé sous la porte. Cela aurait pu être le destin de la série Téméraire si Outrefleuve n’avait pas repris le dernier tome sous sa houlette en début d’année pour mon plus grand bonheur. Je profite donc de ma lecture pour vous présenter le cycle en général, des fois que l’aventure vous tente (maintenant qu’elle est terminée !).

mardi 16 juin 2015

Le sang des tyrans (Téméraire 8) – Naomi Novik


Comme d'habitude, alors que j'avais promis de lire rapidement le tome suivant, j'ai laissé Téméraire en plan une bonne année. C'est fort dommage car j'ai de plus en plus de mal à replacer les personnages, alors que j'ai toujours autant de plaisir à lire cette réécriture des guerres napoléoniennes où les dragons s'invitent comme force aérienne (et pas que).

Il était plus que temps de reprendre le tour du monde que semble faire Laurence et Téméraire depuis quelques tomes. Après l'Australie et l'Amérique du Sud, nous voilà donc en Asie (dans toute son immensité), en commençant par le Japon.

Pour une fois j'ai été aidée pour reprendre le fil de l'histoire, puisqu'on rentre directement dans l'histoire avec un Laurence naufragé sur les cotes japonaises et amnésique avec ça (il a oublié en gros tout ce qu'il s'est passé depuis le tome 1, d'où quelques redites), tandis que Téméraire paniqué cherche à le retrouver.

Bien que l'amnésie soit le cliché classique pour redonner un peu de tonus à une intrigue, je dois reconnaître que Naomi Novik a su l'utiliser avec finesse : elle ne la fait pas durer trop longtemps, et surtout le résultat est presque plus drôle que dramatique lorsque le Laurence très guindé du premier tome se retrouve dans les bottes très différentes du capitaine de dragon (avec une femme dans son équipage, shocking !), traître à sa patrie et j'en passe des meilleurs.

Après quoi on revient aux aventures habituelles : diplomatie, complots et manigances, batailles et dragons de tous horizons. Le sang des tyrans est particulièrement bien approvisionné dans le domaine, puiqu'on y croise des dragons japonais, chinois, russes et américains (de mémoire c'est une première). Difficile de ne pas rire d'ailleurs à ce dragon américain qui invité à bord du bateau des anglais, se lance pratiquement dans une apologie du libre-échange et du capitalisme...

Pour le reste, et au risque de me répéter, Le sang des tyrans, comme toute la série, est extrêmement plaisant à lire : l'écriture est très agréable, la réécriture historique délicieuse, les personnages principaux bien creusés et il y a des dragons !!

Je mettrais juste un bémol sur cette intrigue en deux parties qui donne l'impression au final que rien d'important ne semble s'être passé (un peu comme s'il avait fallut faire deux tomes et non un seul). Je me demande si ce tome ne sert pas juste à mettre les pions en place pour le grand final. Vu que le titre sera League of Dragons, c'est peut-être normal qu'elle se soit dépêcher de finir le tour du monde de Téméraire !

Affaire à suivre donc, et en VO cette fois-ci vu que je doute qu'un éditeur français se lance dans la traduction du dernier tome. En attendant qu'il paraisse, je me demande du coup si je vais pas jeter un œil à son dernier roman fraîchement paru, Uprooted, dont la comparaison avec les contes de fées ne me laisse pas indifférente.

CITRIQ

jeudi 10 avril 2014

Le trésor des incas (Téméraire 7) - Naomi Novik


Cela faisait plus d'un an que j'avais laissé sur le carreau Téméraire et Laurence, quelque part au fin fond de l'Australie. Il était plus que temps de les faire sortir de leur exil pour reprendre la route avec eux, et quelle route cette fois-ci !

Sans grande surprise, Le trésor des incas nous emmène donc de l'Australie à l'Amérique du Sud, où Téméraire et Laurence sont sensés régler des troubles à Rio, mais leur voyage est tout sauf monotone, et ils devront faire un petit détour par l'Empire Inca avant d'arriver à destination.

Après le tome précédent, dont je garde le souvenir d'une intrigue sympathique mais un peu molle et éloignée de la grande Histoire uchronique qui nous préoccupe tant, Naomi Novik semble reprendre du poil de la bête avec une aventure bien plus épique.

La traversée entre l'Australie et l'Amérique du Sud contient en effet son lot de péripéties, et si les combats aériens sont bien moins présents qu'auparavant, on ne s'ennuie néanmoins pas une minute.

Quant à la visite chez les Incas, elle est vraiment riche en découvertes : on aimerait presque que nos héros passent plus longtemps là-bas, tant on aimerait en savoir plus sur cette civilisation où les dragons jouent un rôle bien différent de d'habitude.

Mais il faut bien que l'intrigue avant, et nos héros terminent leur voyage au Brésil, pour retrouver des visages connus des tomes précédents (que j'avais complètement oublié, mais vu que j'ai lu toute cette histoire il y a six ans, j'ai des excuses !).

Entre temps, hommes et dragons auront eu le temps d'évoluer : c'est assez marrant de voir Laurence continuer à changer sa mentalité, petit à petit, et de voir d'autres personnages affirmer leur caractère, ou faire des concessions. Il serait facile de se concentrer sur l'action et les paysages, mais l'auteure n'oublie jamais ses héros.

Sans grande surprise donc, Téméraire reste une très chouette série de fantasy uchronique, un excellent divertissement avec une belle galerie de personnages, un bel univers et un rythme prenant. La suite me fait de l'oeil dans ma bibliothèque, elle ne devrait pas y végéter trop longtemps en principe.

(d'autant plus qu'avec l'arrêt de la collection fantasy de Pré-aux-Clercs, c'est sans doute le dernier tome à paraître en français, pour la suite il faudra se rabattre sur la VO !)

CITRIQ

dimanche 3 février 2013

Langues de serpents (Téméraire 6) - Naomi Novik


A la fin du cinquième volume, nous avions laissé Laurence et Téméraire en route pour l’Australie avec trois œufs de dragons. Arrivés-là bas, ils découvrent là-bas une atmosphère tendue (la colonie vient de connaitre un coup d’état), et alors qu’ils partent en exploration pour trouver une route à travers les montagnes, quelques péripéties vont sérieusement prolonger leur périple.

A la lecture, Langues de serpents m’a fait l’effet d’un tome de transition, où finalement bien peu de choses se passent, à part cette longue expédition à travers le continent australien, certes fascinante (comme toute exploration en territoire inconnu), mais assez monotone.

Et dans un pays désert et que je connais trop peu, j’ai manqué d’éléments pour vraiment apprécier la visite, même si Wikipedia a résolu quelques-unes de mes questions (cela m’a permis de vérifier la véracité de l’existence de personnages comme Bligh ou MacArthur).

Ceci dit il se passe tout de même quelques petites choses dans ce tome. Déjà, il y a Laurence qui évolue. Cet homme qui a toujours vécu sous le joug de millions de règles et de principes (ce qui le rendait assez antipathique au début, d’ailleurs) a déjà dû prendre des décisions difficiles (notamment dans le tome 4) parce que son instinct et son sens moral lui soufflaient d’ignorer les règles.

Ici, sans aller jusqu’à le voir faire la révolution (il ne faut pas pousser, tout de même), j’ai senti comme un basculement, comme s’il se décidait enfin à bousculer les choses pour écouter son cœur. C’est léger, mais perceptible ici et là (notamment à la fin), et je me demande ce que l’auteur compte faire à ce sujet.

Par ailleurs, même si on est bien loin du monde occidental, et donc des guerres napoléoniennes, quelques éléments glissés ici et là rappellent qu’on nage en pleine uchronie, l’histoire commençant d’ailleurs à prendre un tournant radicalement différent.

Les conflits prennent une dimension mondiale (et non juste européenne), avec l’implication de la Chine (un retour bienvenue, on ne les avait guère entendu depuis le volume 2), d’une certaine nation africaine rencontrée dans le volume 4, et à en juger par les allusions, on devrait bientôt entendre parler plus en détails des Amériques.

C’est l’effet de la présence des dragons, force aérienne sans commune mesure pour l’époque, bien sûr, mais aussi véritable peuple d’être conscients qui ont aussi leur rôle (politique) à jouer dans ce conflit, qu’ils le décident par eux-mêmes, ou qu’ils soient manipulés.

Du coup, même si ce tome m’a laissé sur ma faim, quelques allusions ici et là (et je l’admets, la quatrième de couverture du prochain tome) augurent une intrigue qui reprend du poil de la bête par la suite, je n’aurais donc aucun scrupule à poursuivre ma lecture !


CITRIQ

lundi 8 octobre 2012

La victoire des aigles (Téméraire 5) - Naomi Novik


Cela fait presque un mois que je ne vous aie pas parlé de dragons, ça vous avait manqué, hein ? Et ça fait encore plus longtemps que je ne vous avais pas parlé de la série Téméraire (depuis 2008 précisément). Et je me demande bien pourquoi j’ai attendu quatre années avant de reprendre ma lecture en fait.

Téméraire est une fantasy uchronique qui réécrit les guerres napoléoniennes avec des dragons, en suivant les traces d’un capitaine anglais, Will Laurence, et de son dragon, Téméraire, dont les aventures les emmènent aux quatre coins du globe.

Pour ceux qui ne connaissent rien à cette série, je vous renvoie allègrement à mon précédent article sur le sujet, encore tout à fait valide (à part quelques errances sur la notion de steampunk peut-être, des erreurs de jeunesse), histoire d’éviter les inévitables spoilers sur les quatre premiers volumes qui vont de pair avec ma chronique du cinquième.

En effet, le tome 4, l’Empire d’ivoire avait laissé Téméraire et Laurence dans une bien fâcheuse position, après qu’ils aient livré aux français le remède à la maladie affectant tous les dragons. Accusés de haute trahison, ils sont séparés : Téméraire est envoyé sur les terrains de reproduction, et Laurence, qui devrait être pendu, n’est gardé en vie que pour assurer la bonne conduite de Téméraire, et détenu sur un bateau.

Mais voilà que Napoléon lance une nouvelle offensive sur l’Angleterre, et arrive à débarquer avec son armée et ses dragons. C'est la victoire des aigles, comme le signale si justement le titre. Je ne suis pas experte sur l’histoire des campagnes napoléoniennes, mais il me semble que si jusqu’ici la trame de Téméraire ne s’éloignait guère de la chronologie, elle commence ici sérieusement à diverger, vu que je n’ai guère de souvenirs de Napoléon posant le pied en Grande-Bretagne.

Dans ces conditions dramatiques, et pour notre plus grand plaisir, Téméraire et Laurence ne peuvent que reprendre du service. J’étais un peu inquiète au début de les voir évoluer chacun de leur côté sans se trouver, mais même s’ils ne passent pas tout le roman ensemble, les retrouvailles se font assez vite.

C’est assez marrant comment on finit par adopter les personnages. Laurence, que je trouvais autrefois plus qu’insupportable (il est tellement engoncé dans ses principes qu’il en perd presque toute humanité parfois) m’a semblé étonnamment fragile dans ce tome, persuadé qu’il a mérité sa condamnation à mort et qu’il doit porter seul le poids de sa trahison, à tel point qu’il en devient attachant.

A côté de cela, c’est plutôt sympathique de voir Téméraire tenter d’obtenir plus de droits pour les dragons, plutôt brillamment, bien que certaines de ses réponses parfois presque immatures rappellent que c’est tout de même un dragon encore jeune (même s’il a atteint sa taille adulte depuis longtemps) qui apprend encore à démêler les rouages de l'armée et de la politique.

L’intrigue qui se greffe sur leurs retrouvailles est plutôt simple : il s’agit de bouter les français de l’île, et pour cela, tous les moyens sont bons. Ce volume parle beaucoup de combats finalement, bien plus que les quatre précédents qui contenaient de grosses parties de voyage et de découverte. C’est un peu normal vu que l’intrigue est centrée sur la Grande-Bretagne, ce qui n’était pas arrivé depuis le premier volume.

Du coup, j’ai trouvé que ça relançait un peu l’intrigue, et j’ai pris grand plaisir à suivre à nouveau les aventures de Téméraire et de son capitaine. Je ne tarderais donc pas à investir dans la suite, sans attendre quatre années cette fois-ci !

CITRIQ

mercredi 24 décembre 2008

Téméraire (1-4) – Naomi Novik



1. Les Dragons de sa Majesté
2. Le Trône de Jade
3. Par les chemins de la soie
4. L’Empire d’ivoire

Je me rends compte que je n’ai jamais parlé de Téméraire ou presque sur mon blog, ou du moins jamais de la série entière… en fait c’est parce que l’article qui aurait pu en parler m’a servi pour le Serdaigle Match… mais qu’à cela ne tienne, à l’occasion de ma lecture du 4e tome, retour sur ce cycle.


Téméraire est une de ces séries de fantasy, qui sans qu’on l’attende au tournant à chaque sortie (personnellement je les achète plutôt d’occasion à Gibert 2 mois après…), est assez agréable et divertissante pour qu’on aborde chaque nouveau tome avec plaisir. Un peu comme la Symphonie des Siècles, de la bonne vieille fantasy bien écrite idéal pour se détendre et voir du pays… quoique le « bonne vieille fantasy » ne soit guère approprié ici.


C’est en effet une série qui relève de genres bien particulier des littératures de l’imaginaire : une uchronie steampunk avec un soupçon de fantasy historique. Oui là tout de suite ça vous parle beaucoup j’imagine (et accessoirement ça montre bien que faire rentrer des romans dans des petites cases est un exercice assez fastidieux, même pour une documentaliste dans l’âme).

Pour situer les genres, l’uchronie, c’est quand on réécrit l’histoire à sa façon (Chroniques des Années Noires de Kim Stanley Robinson sont ma référence dans le domaine), le steampunk est un courant SF/fantasy où l’on se situe dans une ère de révolution industrielle (La Lune seule le sait de Johan Héliot vous en donne un bon aperçu pour le coté SF de la chose… pour la fantasy les auteurs français s’y essaient souvent), et la fantasy historique, comme son nom l’indique, s’inscrit dans l’histoire (les mythes arthuriens sont l’occurrence la plus fréquente de ce genre).

Mais bon à la rigueur, la classification, on peut s’en passer… En fait Téméraire réécrit l’histoire des campagnes napoléoniennes (du point de vue des anglais) du début du XIXe siècle avec une divergence majeure : l’existence d’une « armée de l’air », sous la forme de dragons, chevauchés par tout un équipage, notamment de fusiliers et autres…


Pour aller plus dans le détail, c’est l’histoire d’un capitaine de navire, Will Laurence, qui lors d’une escarmouche avec un navire français, met la main sur un œuf de dragon chinois. Et se retrouve bien malgré lui à devenir le « maître » de ce dragon nommé Téméraire. Voilà donc qu’il quitte la marine pour les Aerial Corps, tout en s’occupant de ce dragon plein de surprises.

Les dragons « apprivoisés » ne sont pas vraiment une nouveauté dans le domaine de la fantasy, c’était un sujet largement traité par les Dragons de Pern d’Anne McCaffrey (que de souvenirs…) sans qu’on en arrive à citer Eragon (no comment). Néanmoins Naomi Novik arrive à ne pas tomber dans le cliché, en créant une véritable relation d’amitié entre Téméraire et Laurence (sans aucun lien psychique qui soit), et en donnant des caractères très intéressants à ses deux personnages.

Laurence est en effet la pure incarnation du gentleman anglais du XIXe siècle, bourré de principes des doigts de pieds à la pointe de ses cheveux, ce qui en fait un personnage assez rigide… parfois insupportable à cause de cela, mais c’est tout le charme d’avoir un homme ancré correctement dans son époque et complètement lié par ses obligations. Sa morale et son honneur sont clairement au centre de ses conflits intérieurs, et il faut reconnaître que dans le tome 4 il devient très intéressant grâce à ça…

Téméraire, son dragon, est beaucoup plus libre dans ses pensées et ses choix, et raisonne plus avec ses émotions qu’avec des codes de conduite. Il a une origine particulière (nœud de l’intrigue des 2 premiers tomes), qui le sépare des autres dragons, ce qu’il fait qu’il est curieux et réfléchit énormément. Par ailleurs, c’est parfois celui qui a les réactions les plus humaines dans ce duo, bien qu’il garde un vrai caractère de dragon. L’auteur ne l’a pas complètement humanisé, et a su lui attribuer quelques traits de caractères draconides qui lui donne un certain charme.

La relation entre Téméraire et Laurence ne constitue pas la seule intrigue, et passe d’ailleurs assez vite au second plan dès le deuxième tome. En effet, la Grande Bretagne étant en guerre avec la France, Téméraire est très vite mis à contribution dans le domaine. Les amateurs de grandes batailles seront donc servis avec des passages particulièrement épiques dans ce domaine, bien qu’un peu confus parfois pour moi…

Et comme la guerre ne se joue pas qu’entre soldats, l’action, c’est aussi du voyage et de la diplomatie. L’origine de Téméraire oblige à un voyage en Chine dans le tome 2, entre dépaysement et manigances politiques. Il est suivi par un retour épique dans le tome 3 par la route de la Soie (enfin…), jusqu’à Constantinople, avant de remonter par la Prusse en train de se faire écraser par Napoléon. Une fois de plus, c’est manigances politiques, batailles, et voyage, avec en prime une magnifique rencontre avec les bottes d’une célébrité (vous verrez, vous verrez…). Quand au tome 4, il s’offre l’Afrique, rien que ça, du Cap jusqu’aux Chutes Victoria (enfin j’imagine que c’était elles).



Bref, avec Téméraire, on en prend plein la vue, coté décors, cultures, ambiances, et batailles. Un très bon cocktail qui est complété par quelques bonnes réflexions sur le statut des dragons, et même des hommes (et oui, on est encore en pleine période d’esclavage…), qui donne lieu à tout plein d’échanges intéressants entre Laurence et Téméraire.

Ajoutez à ça un rendu de l’époque précis et exact (enfin fantasy-ment parlant), Téméraire est une très bonne lecture assez originale, avec une écriture assez efficace qui fait que ça se dévore comme de rien. Et c’est toujours plaisant de voir Napoléon mis en scène coté anglais (en terme de steampunk, c’est toujours LE méchant de l’époque, y’a de quoi être fier ^^), d’ailleurs je l’ai trouvé assez fidèle au personnage historique dans son apparition à la fin du tome 4…

Ses seuls défauts, c’est la froideur de la narration (induite par le caractère de Laurence, mais qui peut lasser quand même), l’impression de tourner en rond par moments au niveau des personnages (ça va mieux dans le tome 4 de ce coté là), et le risque de lassitude à enchaîner les tomes (il existe déjà un 5e tome en anglais, et nul doute que ça va continuer…).

Mais bon, il faut quand même savoir que les droits d’adaptation ont été achetés par Peter Jackson, et ça, ça fait rêver… parce que les batailles napoléoniennes revisitées avec des dragons, sur grand écran… *bave sur son clavier et décide de s’arrêter là*