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dimanche 21 juillet 2019

Fire and Blood – George R.R. Martin


Après avoir terminé la dernière saison de Game of Thrones, j’ai eu envie de revenir à l’univers du Trône de fer. Faute d’avoir un tome 6 à me mettre sous la dent, je me suis donc rabattue sur la dernière publication en date, Fire and Blood (ou Feu et sang en VF) qui se penche sur les évènements qui ont précédé la fameuse histoire de feu et de glace…

vendredi 4 août 2017

Au fil du temps – George R.R. Martin


Je continue à explorer la bibliographie de George R.R. Martin par le biais des livres que j’offre à M. Vert (c’est super néfaste pour la PàL, ne faites pas cela chez vous !). Après une courte novella spatiale, je m’intéresse à un nouveau recueil réalisé par les éditions ActuSF dont le titre est fort prometteur pour quelqu’un comme moi. Voyons si le résultat est à la hauteur.

samedi 29 juillet 2017

Le volcryn – George R.R. Martin


Bien que George R.R. Martin soit principalement associé à sa série-fleuve du Trône de fer, il est loin d’avoir écrit que ça et a également à son actif pas mal de nouvelles et de novellas, notamment dans le domaine de la science-fiction. C’est le cas du Volcryn, une aventure spatiale qui a tôt fait de basculer dans l’horreur.

samedi 13 août 2016

L’œuf de dragon – George R. R. Martin


A défaut d’avoir la suite de la grande saga du Trône de fer à se mettre sous la dent, on peut toujours se consoler avec les petits à côté, à savoir les nouvelles et novellas dissimulées ici et là. J’avais déjà lu Le chevalier errant et L’épée lige, deux nouvelles mettant en scène le chevalier errant Dunk et son écuyer L’Œuf. (ça a même été ma première introduction à cet univers), j’ai donc logiquement continué ma route avec L’œuf du dragon, nouveau volet de leurs pérégrinations.

Pour l’occasion, j’ai donc relu leurs deux précédentes aventures (fort chouettes, mais quel niveau de détail pour de simples nouvelles, je comprends mieux pourquoi j’ai été larguée à la première lecture) avant de reprendre la route avec nos deux héros, cette fois-ci en direction d’un mariage, d’un banquet et d’un tournoi… ce qui va comme il se doit les plonger dans les ennuis jusqu’au cou (en même temps c’est l’univers du Trône de fer, à quoi vous attendiez-vous ?).

Avec cette histoire à très petite échelle (un seul narrateur, un seul lieu, un seul évènement), on est très loin du souffle épique qui anime la saga, mais cela n’empêche pas George Martin d’arriver à donner énormément d’ampleur à son histoire grâce à un contexte politique complexe et plein de personnages ambigües.

Je me suis d’ailleurs un peu perdue une fois encore dans le casting, déjà parce qu’il est conséquent pour une si petite nouvelle (3 pages de noms pour 160 pages de texte !) mais aussi parce que j’ai lu ce texte en français contrairement aux romans du coup je ne reconnaissais pas toujours très bien les noms (oui je sais normalement c’est plutôt dans l’autre sens qu’on rencontre le problème).

Cependant c’est très plaisant d’explorer plus avant cet univers et remonter quelques décennies avant les évènements qu’on connaît pour découvrir à quoi ressemblait le règne des Targaryen… et on n’est pas vraiment dépaysé entre les complots, les guerres civiles et les histoires de bâtards… il ne manque guère qu’un ou deux marcheurs blancs pour compléter le tableau !

J’ai cru comprendre que George R.R. Martin comptait écrire quelques aventures encore pour ce chevalier et son écuyer hors-normes, je serais curieuse de les lire un jour (du moment qu’il termine The Winds of Winter avant bien sûr !).

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174 p.

mercredi 16 mars 2016

Dragon de glace - George R.R. Martin


Après avoir goûté au G.R.R. Martin de science-fiction dans Le voyage de Haviland Tuf, je change un peu de domaine avec ce sympathique recueil, Dragon de glace, plutôt orienté fantasy/fantastique. Une excellente occasion de voir ce que l’auteur de Game of Thrones est capable de faire au format court… et il est plutôt bon dans le domaine, il révèle même quelques surprises.

Dragon de glace, le premier texte, est un conte. Voilà qui est déjà surprenant de la part de l’auteur, qu’on attend pas vraiment dans ce registre. Et pourtant, cette histoire de jeune fille née en hiver et insensible au froid qui noue des liens particuliers avec un dragon souffleur de givre a vraiment tout du récit enfantin (magie mystérieuse, don particulier, rejet des autres, parcours initiatique). Le résultat est vraiment chouette, ce qui me rassure vu que j’ai un peu offert la (magnifique) version illustrée à mon filleul récemment.

Dans les Contrées Perdues met en scène la mystérieuse Alys la grise, une sorcière capable de vous procurer ce que vous désirez le plus, mais avec des conséquences généralement terribles. Pourtant Dame Melange n’hésite pas à la consulter, et Alys la grise part donc à la recherche de ce qu'elle désire, jusqu'aux contrées perdues. Encore un récit prenant à lire qui fleure bon le conte. Je suis par contre forcée d'avouer que j'avais tout oublié une semaine après, contrairement à Dragon de glace.

Tout le contraire de L'Homme en forme de poire, une histoire fantastique à ne pas lire le soir que je ne suis pas prête d’oublier. Je suis sans doute une âme sensible mais qui n'a jamais eu un voisin bizarre et un peu flippant ? Quand personne ne veut écouter vos inquiétudes et que votre vie semble basculer dans l’enfer, difficile de ne pas perdre pied…

Portrait de famille, qui clôture le recueil, est un récit fantastique autour d'un auteur qui s'intéresse plus à ses écrits qu'à sa famille (enfin c'est plus compliqué que cela). Il reçoit un bien étrange présent de sa fille avec laquelle il vient de se fâcher, et voilà qu’il reçoit d’étranges visiteurs. Si j'ai moins accroché à ce texte qu’à L'homme en forme de poire, les questions posées restent intéressantes, et l'ambiance plutôt réussie.

Voilà pour ce petit recueil de nouvelles, court mais de qualité avec deux excellents textes (Dragon de glace et L’homme en forme de poire), et deux autres certes un peu moins marquants mais néanmoins agréables à lire (et encore, je soupçonne que c’est une question d’affinités). Voilà qui donne envie de continuer à découvrir les nouvelles de l’auteur.

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Item 19 : Lire un recueil de nouvelles SFFF (pas de réelle originalité ici, l'occasion fait le larron !)


jeudi 20 août 2015

Le voyage d’Haviland Tuf – George R.R. Martin


A l’origine j’ai acheté ce roman pour M. Vert, grand fan de G.R.R. Martin, mais voyant qu’il s’agissait d’un space-opera, je n’ai pas pu m’empêcher de le lire avant lui (Summer Star Wars oblige). Grand bien m’en a pris puisque ce Voyage de Haviland Tuf s’est révélé une lecture de vacances très plaisante.

Haviland Tuf, honnête marchand, amateur de chats et de champignons (ça a son importance) est recruté par une équipe d’aventuriers qui s’apprête à aller mettre la main sur un vaisseau à germes, un antique engin de guerre capable de répandre des maladies mortelles et de créer des monstres à la demande.

A peine arrivés à proximité du vaisseau tant convoitée, les différents membres de l’équipe commencent à se tirer dans les pattes, chacun souhaitant obtenir la gloire, les lauriers, la richesse, etc. Et Haviland Tuf ? Bien qu’il se qualifie sans cesse d’humble marchand ignorant, il pourrait bien avoir plus d’un tour dans son sac.

Il aurait été plus approprié de traduire le titre Tuf voyaging par Les voyages de Haviland Tuf, car ce n’est pas une aventure que nous propose ce livre, mais plusieurs. Normal, il s’agit en fait d’un fix-up de nouvelles publiées par l’auteur entre 1976 et 1985.

On suit donc les pas de Tuf qui voyage d’une planète à une autre, parfois à la demande d’un client, parfois lorsqu’il décide de proposer ses services spontanément. Et en dépit de toutes les menaces et tentatives d’escroquerie, il est généralement toujours gagnant d’une façon ou d’une autre.

N’allez pas croire que je vous révèle là un énorme spoiler, la structure est claire pratiquement dès la première histoire, et l’auteur joue sans aucun doute sur cet effet de répétition. L’important n’est pas tant de savoir si Tuf va s’en sortir, mais qu’est-ce qu’il va pouvoir inventer cette fois-ci, quels chats auront la vedette et quels champignons seront servis au menu !

Bien qu’il ne soit pas si vieux que ça, Le voyage de Haviland Tuf a un petit côté SF old-school. Cela tient à son format (nouvelles assemblées avec une structure semblable), à son univers de space-opera plutôt débridé, et à son ton légèrement humoristique qui m’a fait penser à Jack Vance (référence que l’auteur assume complètement, j’ai cru comprendre).

Ceci dit sous son aspect extérieur plutôt léger, Haviland Tuf réserve quelques surprises. Déjà les aventures du héros n’ont rien de franchement classique, puisqu’on n’y manie pas souvent les armes. Par contre on parle écologie, notamment les conséquences de l’introduction d’une espèce nouvelle, et on observe les effets parfois désastreux de l’être humain sur son environnement (et hélas c’est cruellement réaliste).

L’autre atout du livre, ce sont les personnages. Si les personnages secondaires sont pour la plupart des caricatures souvent bêtes et méchantes, le héros est plutôt surprenant et j’avoue être tombée sous le charme de Tolly Mune, maître de port de S’uthlam qui apparait dans plusieurs nouvelles et qui n’aurait aucun mal à s’intégrer dans le joyeux univers du Trône de Fer.

(d’ailleurs en parlant du TdF, G.R.R. Martin verrait bien l’acteur qui joue Varys dans le rôle de Tuf, et il faut reconnaître que ça lui irait comme un gant – ça vous donne une idée du personnage en passant)

Le voyage de Haviland Tuf est donc un chouette roman à découvrir, charmant par son côté old-school, et qui réussit aussi à dépasser le simple pastiche avec ses thématiques originales et une bonne dose d’absurdité. En plus, il y a des chats dedans, que demander de plus ?

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vendredi 28 novembre 2014

A dance with dragons (A song of ice and fire 5) - George R. R. Martin


C’était au mois d’avril de cette année que j’ai décidé d’enfin rattraper mon retard en me lançant dans la lecture de la saga la plus connue de G.R.R. Martin, Le Trône de fer. Sept mois et quelques 4500 pages (format liseuse) plus tard, je suis enfin à jour.

(comme d’habitude les spoilers sont dans les notes de bas de page)

Ce cinquième tome est assez particulier, puisque c’est en fait le complément du tome 4. Alors que A feast for crows se concentrait principalement sur Westeros (du moins sa région tempérée), A dance with dragons oublie complètement ce secteur géographique pour s’intéresser au Nord et à l’Est de l’autre côté de la mer.

Question chronologie on donc revient au début du tome 4, et on suit les évènements en parallèle avant de les dépasser très légèrement [1], histoire ne de pas laisser trop les lecteurs sur la faim… bien que cette notion soit toute relative avec cet auteur, comprenez bien que vous n’aurez qu’une envie en tête une fois la dernière page tournée : lire la suite !

A dance with dragons m’a donné l’impression de prendre l’air. On sort de l’atmosphère carrément viciée de King’s Landing pour aller retrouver Jon et Daenerys. Bien sûr que ces ceux-là aussi sont enfoncés jusqu’au cou dans les ennuis [2], mais ils ont tous les deux un profil assez classique de héros de fantasy pas forcément prompt aux manigances en tout genre, ce qui fait du bien entre toutes ces araignées venimeuses (mais rassurez-vous y’a aussi ce qu’il faut comme araignées aussi).

J’ai aussi apprécié le côté convergence de ce volume. Même si comme d’habitude on a une dizaine d’intrigues parallèles, elles se croisent et se lient plus qu’on n’en avait l’habitude jusque-là. Si les cas de rendez-vous manqués ou de « prenons le chemin le plus court pour ne jamais arriver à destination » [3] sont comme toujours présents, j’ai noté quelques cas de retrouvailles réussies !

De manière générale l’intrigue se divise d’ailleurs en deux zones géographiques, et à quelques exceptions près [4], tout ce qui se déroule à l’intérieur de chaque zone fait partie d’une intrigue générale [5]. Du coup même si ce tome est à l’image du 4, un tome de mise en place (avant le 6 qui devrait envoyer du lourd), l’intrigue semble avancer bien plus par ce procédé.

Cependant n'allez pas imaginer une balade tranquille, l'auteur sait ménager quelques surprises. Quelques nouveaux points de vue font leur apparition déjà (avec des titres mystérieux qui induisent parfois en erreur). Et niveau histoire, on en apprend quelques belles. On pourrait penser qu'à ce stade, on a déjà tous les principaux éléments en main, et bah non, G.R.R Martin a quelques pièces surprises en réserve [6] qui ont ou vont bouleverser le champ de bataille.

Bref à tout point de vue, A dance with dragons est une lecture très plaisante. Même si les grandes sagas de fantasy ne sont plus du tout ma came, je suis obligée de tirer mon chapeau à l'auteur : A song of ice and fire est un sacré morceau de fantasy, taillé au millimètre près, orchestré avec un tel talent qu'on ne peut que s'incliner tellement c'est bien fichu.

Me voilà donc dorénavant à jour dans la saga, du moins pour son support papier. Je vais donc enfin pouvoir discuter et lire des articles sur le sujet sans mes œillères à spoiler. Ceci dit elles n'ont pas été d'une grande efficacité, vu qu'à part quelques exceptions [7], j'avais eu vent de pas mal d'évènements majeurs. Mais ça n'arrivera plus, pour The Winds of Winter, je serais dans les starting blocks !

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SPOILERS


[1] L’occasion donc de retrouver brièvement Cersei (et pour la première fois j'ai même eu de l'empathie pour le personnage), Jaime (qui va droit dans les ennuis) et Arya (je me demande bien ce qu'elle va devenir elle, et surtout comment son histoire va se rattacher à l'intrigue générale), par contre Sansa brille par son absence, j’imagine que G.R.R Martin nous en prépare des belles pour la suite de son histoire…

[2] Forcément, ils ont tous les deux de trop bonnes intentions, comment voulez-vous qu’on ne finisse pas par les poignarder dans le dos (métaphoriquement ou réellement selon la personne d’ailleurs…) ?

[3] Mention spéciale à Tyrion dont le chemin semblait pourtant clairement et simplement tracé, et qui passe à un cheveu de son but...

[4] Bran fait un peu bande à part, quoique qu'on puisse soupçonner sa présence ici et là... je suis vraiment curieuse de voir ce que ce personnage va devenir, il a (avec Arya dans une moindre mesure) le parcours le plus étrange et le plus magique parmi tous les protagonistes.

[5] Théon, Asha, Stannis et Jon Snow voient leurs destins se croiser, tandis que de l’autre côté de la mer, tout le monde semble chercher à rejoindre Daenerys d’une façon ou d’une autre.

[6] Le plus évident est bien évidemment le jeune Aegon Targaryen, mais de manière générale ce tome-ci semble adorer semer de partout des morts qui ne sont pas morts comme Mance Rayder (enfin à la fin du livre son destin est un peu flou) ou le mystérieux nouveau chevalier de la Garde Royale (The Mountain serait-il de retour ?). Ca semble plutôt prometteur pour ce pauvre Jon Snow, non ?

[7] La mort de Joffrey est de loin l'évènement qui m'a le plus surpris sur l'ensemble de la série !

vendredi 5 septembre 2014

A feast for crows (A song of ice and fire 4) - George R. R. Martin

 

Je n’aurais pas été très efficace dans mon programme de vacances estivales, puisque je n’ai lu qu’un seul livre de toutes mes vacances (plus un mini-recueil de nouvelles). Remarquez, vu la taille du machin, ça n’a rien de surprenant, même si avec « seulement » 800 pages, ce quatrième volume du Trône de Fer semble presque maigrichon.

(comme d'habitude, les spoilers sont en note de bas de page pour plus de tranquilité)

Il faut dire qu’il ne s’agit en vérité qu’un demi-tome, puisqu’il se concentre sur quelques zones géographiques (King’s Landing et ses alentours principalement). Pour revoir le Nord, ou traverser la mer [1], il faudra attendre le cinquième tome pour savoir ce qu’il s’y déroule en parallèle.

A feast for crows ressemble beaucoup à A clash of kings dans son côté tome de transition. Ce n’est pas qu’il ne s’y passe rien, bien au contraire, mais on sent que l’auteur pose ses pions pour la suite de l’histoire, et que quand tout sera en place, on va de nouveau en prendre la figure.

Ceci dit, après le déluge d’évènements du tome 3, cela ne fait pas de mal de retrouver un semblant de calme (apparent [2]). Du coup les coups d’éclat et les morts remarquables sont rares [3], mais contrairement au tome 2, je m’y attendais cette fois-ci, je me suis donc contentée de me caler tranquillement dans ma lecture sans nourrir aucune frustration (mis à part celle de ne pas savoir ce que sont devenus certains personnages).

Pas beaucoup de nouveautés non plus dans ce tome, si ce n’est l’apparition nécessaire du point de vue de Cersei (qui apporte un nouveau regard sur l’intrigue [4]) et quelques points de vue invités ponctuels [5], ainsi que quelques changements de noms originaux qui soulignent tout un questionnement sur l’identité [6].

Ballotté entre l’impression qu’il ne se passe rien et celle que tout est en train d’évoluer, on avance donc avec plaisir dans ce quatrième tome où l’auteur s’amuse un peu plus souvent à croiser les intrigues de chaque point de vue [7].

Si sa suite, A dance with dragons, lui ressemble, je n’ose imaginer le festival qui se prépare pour le tome 6, ça va péter de tous les côtés, la moitié du pays va être rasé et il ne restera aucun survivant à la fin ! [8]. Affaire à suivre…



*** ATTENTION SPOILERS ***

[1] Enfin si on oublie les voyages de Samwell ou d’Arya, mais en tout cas point de Daenerys dans ce tome, et Jon Snow en est réduit au rang de figurant !

[2] Parce que mine de rien, elle en fait des choses Cersei dans ce tome ! Ce n’est pas toujours de très bonnes idées et tout ça va probablement se payer cher dans les livres à venir, mais il fallait bien qu’elle profite de sa régence durement acquise.

[3] D’ailleurs le mort le plus remarquable, Aemon, meurt de vieillesse, fait exceptionnel qui mérite d’être mentionné !

[4] Et pour le moment Cersei est le personnage avec lequel j’ai vraiment du mal à accrocher, je comprends ses raisons mais elle ne m’est aucunement sympathique.

[5] Histoire de régler la question de la succession sur les Iron Islands essentiellement.

[6] Une question à mon avis assez centrale au parcours de Sansa et d’Arya qui se retrouvent toutes les deux à adopter une nouvelle identité pour des raisons différentes, mais qui se retrouve aussi chez Jaime (qui semble par moment déterminé àêtre lui-même et non ce que les gens attendent de lui) ou même Cersei (si on se penche sur son obsession à devenir le fils qu’aurait dû avoir Tywin Lannister).

[7] Si ça continue comme ça, Samwell aura rencontré tous les enfants Stark vivants que tout le monde croit mort et/ou disparu. Par contre pas de pot pour Brienne, elle a raté Arya de pas grand chose, ça a un peu pourri sa rencontre avec Catelyn-Zombie d’ailleurs…

[8] Sauf Arya qui du coup montera sur le trône de fer et dominera le monde, mouahah !

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dimanche 20 juillet 2014

A storm of swords (A song of ice and fire 3) - George R. R. Martin


Petit à petit, je taille mon bout de chemin dans la gigantesque saga qu’est Le Trône de fer, avec au programme cette fois-ci le troisième tome, A storm of swords, qui ne compte qu’un gros millier de pages au compteur (si peu…). C’est énorme et pourtant, on ne voit pas le temps passer.

Comme vous vous en doutez, il devient un peu difficile de rédiger une chronique sans en passer par les spoilers. Pour le plaisir de l’exercice, je les aie cependant bannis en notes de bas de page, si bien que vous pouvez lire cette chronique sans risque… sauf si vous lisez les notes en question !

Si A clash of kings m’avait semblé un peu longuet, c’est tout le contraire de ce tome-là dans lequel on n’a guère le temps de s’ennuyer. On pourrait croire qu’après certains passages, les royaumes vont revenir au calme sauf que non, on avance à un rythme d’enfer jusqu’au dernier chapitre.

C’est un peu l’auteur avait passé tout le tome 2 à placer ses pions pour les massacrer joyeusement dans A storm of swords. Et question massacre, on est servi. Les morts ne manquent pas (généralement atroces, même quand on n’aime pas le personnage), à tel point qu’on pourrait s’imaginer que Westeros va être complètement dépeuplé avant la fin du livre… [1]

Mais il n’en est rien, puisque l’auteur trouve toujours des personnages pour passer sur le devant de la scène et prendre à leur tour prendre la parole, apportant des informations supplémentaires fort intéressantes sur des histoires qu’on pensait plus simples que ça [2].

C’est d’ailleurs assez marrant de se rendre compte qu’après plus de 2500 pages lues, on a encore de très nombreuses choses à apprendre. Certains faits restent toujours inexpliqués [3], et l’auteur insiste presque trop sur ce fait pour que ça n’ait aucune importance. Je ne serais pas surprise qu’on apprenne la vérité que bien tard dans l’histoire.

N’allez pas croire pour autant qu’on ne vit que de frustration de ne pas savoir, puisque quand on s’y attend le moins, G.R.R Martin se fend de quelques belles révélations [4] qui relancent la machine, surtout à la fin de l’histoire. A storm of swords est vraiment à tout point de vue un tome où on avance : on apprend des choses, certains personnages progressent à pas de géants [5], des situations qui stagnaient depuis bientôt deux tomes prennent fin [6].

En fait il se passe tellement de choses qu’on en oublie le découpage par point de vue qui est parfois si énervant [7]. Il faut dire que même si les intrigues sont multiples, de nombreux liens se tissent entre elles. Alors que le tome 2 donnait une impression de chacun dans son coin, on ressent bien plus dans ce livre là les conséquences que peut avoir une action dans un coin du continent sur le reste de Westeros [8].

Bref A storm of swords est une lecture fort chouette et hautement addictive, où G.R.R. Martin déploie tout son talent (de conteur d’épopée médiévale grandiose, certes, mais d’auteur machiavélique qui joue avec son lecteur, à n’en point douter). Je vais faire une pause le temps de digérer tout ça (et avancer la série accessoirement), mais nul doute que je reviendrais prochainement à la charge avec le tome 4 !


*** ATTENTION SPOILERS ***

[1] On pourrait croire qu’avec tous les mariages qui parsèment l’histoire, le repeuplement soit assuré sauf que vu comment finissent les mariages dans ce bouquin (limite celui de Tyrion et Sansa est celui qui se termine le mieux, c’est dire), ça me semble assez compromis !

[2] Mention spéciale à Jaime, dont les souvenirs offre une perspective très différente sur les raisons qui l’ont poussé à devenir le Kingslayer.

[3] L’assassinat raté de Bran revient encore une fois sur le devant de la scène, et si Tyrion comme Jaime ont leurs hypothèses sur le sujet, force est de constater qu’on a aucune certitude sur qui a tiré les ficelles sur le sujet.

[4] J’aime surtout tout ce qu’on découvre sur Petyr dans le dernier tiers de l’histoire. Je devrais assez logiquement détester le personnage, mais son génie calculateur force tout de même l’admiration !

[5] Notamment Daenerys dans sa guerre contre l’esclavage et Jon Snow dans sa difficile infiltration des wildlings, suivi par son retour sur le Mur. Pour le coup y’a une vraie progression dans les histoires, alors que jusque là ils végétaient souvent dans leur coin.

[6] Côté rois on peut d’ailleurs dire que le ménage a été radical ! A ce rythme, c’est à se demander si Daenerys ne pourra pas se pointer et monter sur le Trône de fer sans la moindre opposition, une fois qu’ils auront fini de s’entretuer.

[7] Surtout quand les personnages se ratent d’un cheveu, n’est-ce pas Bran et Jon ? Et ne parlons pas de Cathelyn et Arya, ça vaut mieux...

[8] A part pour Daenerys qui reste assez isolée dans son coin, bien que j’ai pratiquement applaudi des deux mains quand Ser Barristan a révélé son identité, après tout ça fait un moment qu’on l’avait perdu de vu celui-là.

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C'est même un sacré pavé, avec ses mille pages !

mardi 10 juin 2014

A clash of kings (A song of ice and fire 2) - George R. R. Martin


Ca y’est, le poisson est ferré ! J’ai commencé les livres, j’ai commencé la série télé, vous n’avez donc pas fini de m’entendre parler du Trône de fer. D’ailleurs, à ce sujet, je viens de finir le tome 2 (selon le découpage VO). Ca m’aura bien demandé trois semaines de lecture intensive, mais j’en suis venue à bout !

Que peut-on dire sur A clash of kings qui n’a pas déjà été dit à propos de A game of thrones ? On retrouve dans cette suite le même découpage savamment orchestré, les mêmes personnages tout en nuance, bref pour ce qui est de la qualité, on reste au même niveau, je vous renvoie donc à mon précédent article (qui est complètement dénué de spoilers, celui-là un peu moins mais à ma connaissance je ne révèle rien d’important à mon avis).

Cependant j’ai trouvé ce volume un peu plus long que le précédent, et pas parce qu’il faisait 150 pages de plus. C’est plutôt qu’on est principalement dans les intrigues de cour (à part pour Jon Snow et dans une moindre mesure Daenerys, presque absente de l’histoire), et tous les évènements épiques se déroulent majoritairement hors-champ (à part pour la dernière partie du roman).

En fait ce livre donne l’impression très étrange de ne jamais se pencher sur ceux qu’on attendait logiquement au premier plan (Robb Stark, Tywin Lannister). Un peu comme si l’auteur laissait délibérément de côté les « grands héros » pour se concentrer sur les seconds rôles, plus complexes.

Même si c’est parfois un peu frustrant à la lecture, c’est trop joliment pensé pour que j’y résiste (et du coup ça donne la part belle à Tyrion, qui est un peu LE héros de ce volume, si tant est qu’on puisse en désigner réellement un).

Cependant j’ai quand même trouvé que cela trainait un peu en longueur pendant les deux premiers tiers. Je pense que l’alternance de point de vue joue pour beaucoup, d’autant plus qu’à l’exception de Tyrion et Sansa, les autres personnages ne se croisent jamais, si bien que chacun semble suivre sa petite histoire dans son coin.

Du coup même s’il se passe plein de choses, j’ai eu l’impression de ne pas beaucoup avancer (j’ai même trouvé que la conversation entre Catelyn et Jaime, qui est presque totalement déconnectée des évènements récents, apportait plus d’informations que les centaines de pages qui la précède !). J’imagine cependant que l’auteur avance ses pions pour la suite.

Mais même si je m’étale sur ces soucis de rythme, cela ne m’a nullement empêché d’apprécier ma lecture, souvent riche en surprises, et je suis fort curieuse de découvrir la suite des aventures de tout ce petit monde. Mais je fais une petite pause avant. Les pavés, c’est sympa, mais j’ai une monstrueuse envie de récits plus courts (qui feront baisser ma PàL en plus).

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dimanche 27 avril 2014

A game of thrones (A song of ice and fire 1) - George R.R Martin


Aussi improbable que cela puisse paraître, je n'avais jamais lu la moindre page du Trône de fer jusqu'à récemment (à l'exception de deux préquelles lues sur le Cercle). Je faisais même franchement de la résistance, les grandes séries de fantasy ne m'attirant plus vraiment.

Mais j'ai fini par y venir, comme tout le monde (bon ok on m'y a légèrement poussé), par contre histoire de couper court aux questions de traduction ou de découpage, j'ai opté pour la VO (en plus ça m'oblige à prendre mon temps, ce qui n'est pas une mauvaise idée sur ce genre de texte).

Est-ce vraiment la peine de vous présenter A game of thrones, un pavé de presque 800 pages qui nous fait suivre les jeux de pouvoir et autres complots et manigances au sein d'un royaume médiévalisant ? Soit vous l'avez déjà lu/vu et vous savez à quoi vous en tenir, soit ce n'est pas le cas et je me contenterais de vous présenter ça comme Les rois maudits en version fantasy (comme ça on évite les spoilers en plus, elle est pas belle la vie ?).

Comme je le disais plus haut, je ne m'intéresse plus trop aux grosses séries de fantasy. J'ai du mal avec leur taille souvent démesurée, ces univers décrits avec une débauche de détails (et de préférence avec 5 cartes, 3 lexiques, une encyclopédie et 2 chronologies à la fin), les multiples personnages et l'alternance permanente des points de vue.

Bref A game of thrones, gros pavé avec de multiples personnages avait à peu près tout pour me déplaire, mais après avoir terminé ce premier tome de la série, je suis bien forcée de reconnaître que ce livre se lit avec grand plaisir.

Commençons déjà par l'univers. Certes on est dans un monde plutôt médiéval avec une pointe de magie et quelques créatures fantastiques (qui restent pour le moment bien mystérieuses d'ailleurs), rien de bien original donc. Mais tout est extrêmement cohérent et pensé avec beaucoup de précision, si bien qu'on n'a pas l'impression de découvrir un énième univers bourré de clichés, bien au contraire. Et plutôt que de nous assommer sous des masses d'informations, l'auteur dévoile son univers par petites touches, ce qui rend le voyage très agréable.

Passons maintenant aux personnages, qui font incontestablement toute la saveur de ce roman. Ils sont nombreux (très nombreux même), mais cela n'a pas empêché G.R.R. Martin de trouver le temps de rendre chacun d'entre eux intéressant et crédible (je pense surtout aux enfants qui sont confrontés à des soucis d'adultes mais sans forcément la maturité qui va avec). Bien sûr on aura parfois plus d'affection pour untel ou unetelle, mais dans l'ensemble il y a aucun personnage qui m'ait ennuyé.

Du coup cela évite ce qui m'arrive souvent sur ce type de roman, à savoir l'exaspération quand je finis un chapitre avec un personnage favori et que je rends compte qu'il faut attendre cent pages pour le revoir !

Il faut dire que le récit est construit de telle façon qu'on ne ressent jamais de frustration en sautant d'un personnage à un autre, et c'est vraiment là que j'ai trouvé que G.R.R. Martin était très fort, dans le découpage et le rythme de son histoire.

Je ne sais pas s'il a pensé dès le départ son récit comme ça, mais il est difficile de ne pas penser à une série télé lorsqu'on lit son livre. J'ai vraiment été fascinée par le fait que chaque chapitre (épisode) est un morceau d'intrigue, un événement avec un début et une fin. Du coup même si on termine souvent sur un appel à lire la suite (et encore on est pas forcément dans le gros cliffhanger de la mort), c'est assez facile d'interrompre sa lecture car on sait à la fin d'un chapitre qu'on a progressé.

On retrouve la même chose à l'échelle du livre : certes on termine sur une ouverture vers le tome 2, mais on est déjà bien rassasié par tout ce qu'on a pu lire. Y'a pas à discuter, l'auteur a vraiment le sens de la narration, et plus que les personnages ou l'intrigue très riche (en surprises, en scènes impressionnantes, etc.), c'est vraiment l'élément que je retiendrais de ce roman.

Du coup cela ne vous surprendra pas si je vous annonce mon intention de continuer à lire cette série, et de m'intéresser également à la série télé (je suis vraiment curieuse de voir ce que donnent certains passages visuellement). Le plus dur, ça sera sûrement de passer à travers les spoilers, parce que maintenant que j'ai mis le pied dans l'univers, j'en voie de partout !

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mardi 6 juillet 2010

Riverdream - George R.R. Martin


C’est assez rigolo comme les choses arrivent. Récemment, je cherchais un « vrai » roman de vampires à lire, et j’ai investi dans Le Sang d’Immortalité de Barbara Hambly au salon du livre. Je ne l’ai toujours pas lu, parce que parce qu’un autre roman de vampires a fait son apparition dans mes lectures sous la forme d’une lecture commune du Cercle d’Atuan.

Il s’agit de Riverdream (aka Fever Dream en vo) de George R.R. Martin, que je n’aurais jamais pensé à aller chercher pour de la lecture vampirique au premier abord. Et pourtant, au milieu du XIXe siècle, tout en naviguant le long du Mississippi, ce sont bien des buveurs de sang qu’on va croiser.

L’histoire suit les pas d’Abner Marsh, dirigeant d’une compagnie fluviale à la dérive, qui se voit offrir l’opportunité de la renflouer grâce à un généreux et mystérieux collaborateur, Joshua York. Ensemble, ils construisent le Rêve de Fèvre, un magnifique navire à vapeur destiné à devenir le plus rapide du fleuve.

Mais dès le premier voyage, Abner ne peut s’empêcher de s’interroger sur les cachoteries de son associé, qui par ses disparitions nocturnes régulières retarde sans cesse le Rêve de Fèvre. Évidemment pour le lecteur avisé, le mystère qui entoure Joshua ne fait aucun doute, mais il faut reconnaitre que sa découverte est plutôt bien amenée, avec quelques remises en question grâce à quelques embrouilles…

Il n’en reste pas moins qu’on a affaire à des vrais vampires vils buveurs de sang humain qui crament au soleil au lieu de briller comme des boules de noël, et ça, ça fait du bien. En plus, avec sa visite du Mississippi et de la Nouvelle Orléans, ce roman a comme un petit parfum d’Entretien avec un vampire.

Dans l’ensemble, c’est un roman très agréable à lire qu’on a là. George R.R. Martin a un vrai sens du rythme et s’amuse vraiment à construire un rythme quasi feuilletonant qui fait qu’on a qu’une envie à la fin d’un chapitre : mordre à pleines dents dans celui qui suit (excusez le jeu de mots).

Les personnages sont plutôt attachants, surtout Abner Marsh qui se révèle un héros complètement atypique, mais néanmoins un héros et l’atmosphère est plutôt agréable, d’autant plus qu’elle semble reposer sur un paquet de recherches documentaires pour être crédible.

Le seul reproche qu’on pourrait faire à ce roman est une tendance à faire beaucoup de va-et-vient dans certains passages où on a l’impression de ne pas progresser du tout dans l’histoire, menfin ce n’est pas un défaut grave surtout qu’il apparait surtout quand on découpe sa lecture.

A coté de toute cette bit-lit qui habite les rayons des librairies, c’est donc très agréable de pouvoir lire une vraie histoire de vampires à l’ancienne, avis aux amateurs.

Voilà, c’est plus court que ma moyenne sur les livres, mais après en avoir parlé un mois durant, dur de trouver encore quelque chose à dire. C’est pas grave, allez donc lire les avis des autres atuaniens pour compléter !

Avis des autres Atuaniens : Arutha, boulaxx, El Jc, Julien, Kactusss, Olya, Roxane, Spocky, Tigger Lilly, Tortoise, Zahlya

CITRIQ

lundi 31 août 2009

Le chevalier errant suivi de l’épée lige – George R. R. Martin


Ou les Préludes au Trône de Fer, pour ceux qui préfèrent les sous-titres. Ce qui est bien avec les hasards de la vie, c’est que j’ai failli acquérir d’occasion les premiers tomes du Trône de Fer à maintes reprises, sans jamais me décider.

Et évidemment le Cercle d’Atuan dissimulant pour moitié une secte d’adorateurs de G. R. R. Martin (y’a aussi quelques mordues d’Harry Potter mais ça c’est normal, où irait le monde sinon ?), il fallait bien qu’on se penche sur ce recueil de deux nouvelles pour le mois d’août.


Le chevalier errant et l’épée lige sont deux nouvelles originellement écrites pour les recueils Légendes (et Légendes de la Fantasy pour la 2e série) de Silverberg. Il s’agit de deux anthologies de nouvelles sur les cycles « célèbres » de la Fantasy, qui propose pour chaque univers une petite intro explicative et une nouvelle.


On y trouve donc en vrac du Anne McCaffrey pour les Dragons de Pern, du Robin Hobb pour l’Assassin Royal, du Stephen King pour le Pistolero, un Neil Gaiman, un pour American Gods (qui est pas franchement un cycle à proprement parlé menfin), etc.

Et entre les deux volumes, on trouve deux nouvelles se passant dans l’univers du Trône de Fer, que Pygmalion s’est fait une joie de rééditer en un ouvrage histoire de bien appâter le fan moyen, à l’image de Retour au Pays pour Robin Hobb et Dette d’os pour Goodkind. Vous l'aurez compris, ça m'exaspère ^^.

Bref revenons à nos moutons, ou plutôt à nos chevaliers.


Le Chevalier Errant, comme l’Epée Lige, sont deux nouvelles qui se situent dans l’univers du Trône de Fer. Pour ce que j’ai pu en appréhender, c’est un monde médiéval sans magie, avec une famille royale qui ferait rougir de honte un jeu de sept familles, pas mal d’histoires de politique, et une carte des territoires qui ressemble étrangement aux deux Amériques (c’est intéressant car peu courant).


L’histoire, dans le Chevalier Errant, est celle de Dunk, ou comme il se fait appeler, Ser Duncan le Grand. Longtemps écuyer d’un chevalier errant, il décide, à la mort de celui-ci, de poursuivre une belle carrière de chevalier, en commençant notamment par s’engager dans un tournoi.

Ce qui n’est pas une chose facile quand on est un chevalier errant inconnu, sans un sou et que personne ne connait… Ainsi commence donc l’histoire, qui prend assez vite un tour imprévu que je vous laisse découvrir.


L’Epée Lige revient sur le cas de Dunk et de son écuyer. Un an plus tard et au service d’un seigneur dont je n’ai pas trouvé le lieu de résidence sur la carte (damned !), il plonge jusqu’au coup dans un problème d’approvisionnement d’eau qui menace de dégénérer en guerre rangée entre voisins.


Je ne suis pas mécontente de cette lecture du mois. Même si je ne vais pas me jeter sur le Trône de Fer dans la première bibliothèque qui passe, je pense que j’y jetterais un œil un jour.

Tout particulièrement dans le Chevalier Errant, G. R. R. Martin dresse en quelques pages une quantité de portraits de personnages plutôt chouette. Il y a les plus importants bien sûr : Dunk, rare « vrai » chevalier à respecter les principes de la chevalerie ; l’Œuf, qui n’a pas la langue dans sa poche, et tous les autres, joueurs de marionnettes, forgerons, princes ou seigneurs.

C’est un peu dommage que la taille des récits ne laisse pas le temps d’en voir plus d’eux, mais bon c’est des nouvelles, pas des romans.

Autre point intéressant, c’est la qualité des dialogues qui sont vraiment bien écrits, avec des répliques acérées comme des couteaux qui ont tendance à fuser comme des boulets de canon. En comparaison, le reste du texte fait un peu pâle figure.

Enfin, sur une aussi petite l’échelle (à 100/120 pages la nouvelle), les intrigues se payent le luxe d’être retorses et riches en surprises, alors qu’elles tiendraient très bien la route sous une forme linéaire déjà.

Par contre, ce qui est un peu dommage (enfin ça dépend du point de vue), c’est que l’univers du Trône de Fer est assez complexe : une famille royale à tiroir, des noms de domaines et de seigneurs qui pleuvent de partout, et des liens compliqués entre tout ça. Le tout est très mal présenté, voir pas du tout, dans les nouvelles, et on nage souvent dans la plus grande perplexité dans certains passages.

C’est de toute évidence des clins d’œil laissés là pour les connaisseurs, mais parfois ils s’accumulent un peu trop pour la pauvre novice que je suis.

Ceci dit c’est un peu le défaut des nouvelles de Légendes. Je pense qu’elles sont plus destinées aux fans qu’aux nouveaux lecteurs (même si elles peuvent donner envie de lire), parce qu’elles s’amusent plus souvent à parler d’un à coté, d’un point de détail d’un univers.

Menfin, si ces nouvelles sont à moitié représentatives du Trône de Fer, et bien ça m’a l’air d’une série intéressante.