lundi 28 janvier 2013

Django unchained - Quentin Tarantino


Cela faisait un petit moment que je n’avais pas eu l’occasion de retrouver Quentin Tarantino au cinéma. Autant j’avais adoré Kill Bill, autant son Boulevard de la Mort ne m’avait que peu inspiré (peut-être à cause du format adopté en France, j’aurais préféré la version américaine couplée au film de Robert Rodriguez je pense), du coup j’ai volontairement zappé Inglorious Basterds.

Mais son dernier film me faisait envie, car Tarantino cite tellement l’univers des westerns dans ses films (ne serait-ce que dans les BO) que j’avais très envie de voir ce que cela pourrait donner, de le voir en réaliser un « vrai ».

Django unchained nous raconte l’histoire de Django (quelle surprise), un esclave libéré par un chasseur de primes (le Dr. Schultz) en échange de son aide pour traquer des criminels. Touché par son histoire, le Dr. Schultz décide de l’aider à libérer sa femme, via de belles embrouilles, en laissant une belle trainée sanglante derrière eux (film de Tarantino oblige).


Film de Tarantino oblige également, on a le droit à des dialogues de haut vol, un scénario qui revisite allègrement les poncifs du genre (recherche de criminels, vengeance, embrouilles…), et une esthétique de la violence assez particulière.

J’ai tendance à la qualifier de gratuite, ce qui n’est pas le terme idéal. En fait c’est une violence qui sonne faux, avec des corps qui volent dix mètres derrière et du sang qui gicle dans tous les sens, du coup on en rigole plus qu’autre chose. Ceci dit ce n’est pas la seule forme de violence que contient ce film, et c’est ce qui est un peu perturbant.

En effet, Django unchained est un film vraiment étrange, qui joue d’un côté la carte d’un western (un divertissement somme toute), mais aborde en même temps la difficile question de l’esclavage, avec une vision sans concession de ce pan sombre de l’histoire, et pour le coup une violence beaucoup plus brute, réaliste, choquante.


Du coup on alterne entre des moments assez jouissifs (comme l’arrivée dans la première ville de Django et du Dr. Schultz par exemple) et d’autres qui mettent plus que mal à l’aise (surtout quand Calvin rentre en scène). C’est très bizarre, et même si globalement je suis contente d’avoir vu ce film, je suis incapable de me faire un avis concret dessus, je travaille encore la question.

Ceci dit, pour ce qui est de la forme, si j’ai trouvé le film un peu long (2h45 !) et la fin un peu insatisfaisante à mon goût, il faut reconnaitre que c’est un film bien fichu, truffé de références (qui m’échappent pour la plupart vu ma méconnaissance des western, à part ceux de Sergio Leone), avec une BO épatante (avec plein de vieux Ennio Morricone notamment).

Rien que la galerie d’acteurs vaut le détour. Jamie Foxx (Django) est très impressionnant, de même que Christoph Waltz dans son rôle de Docteur allemand aimant les belles phrases. Mais surtout, je vous avoue avoir adoré Dicaprio qui s’y entend vraiment à merveille pour jouer les ordures. Moi qui le croise toujours dans des rôles de « héros », ça m’a fait plaisir de le voir incarner un salopard de première, et ce avec talent. Il a un grand avenir dans le domaine…


Du coup en dépit de son caractère un peu perturbant, Django unchained a de très grandes qualités. A vrai dire, je me demande si je ne devrais pas me procurer Inglorious Basterds, car je soupçonne que ces deux films s’inscrivent dans une même démarche.

En tout cas, si vous n’aimez pas le style de Tarantino, vous ne l’aimerez pas plus avec ce film, mais dans le cas contraire, n’hésitez pas à tenter l’aventure, je doute que vous en sortiez franchement déçus, tout au plus il vous perturbera autant que moi !

9 commentaires:

  1. Si tu as aimé Django fonce sur Inglorious Bastard, ils sont de la même veine avec des dialogues finement ciselé. Surtout Inglorious joue énormément sur les différentes langues. Un vrai régal.

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  2. Bon faudra vraiment que je mette la main dessus alors ^^

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  3. Comme toi, je n'ai pas vu Inglourious Basterds, mais je compte bien combler ce manque bientôt, la prestation de Christopher Waltz dans Django n'y est d'ailleurs pas étrangère...

    A part ça, c'est du Tarantino et c'est du bon Tarantino !

    Et pour toi qui est amatrice de BO, sache que celle-ci tourne en boucle chez moi, c'est un grand cru !

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  4. J'ai beaucoup aimé Inglorious Bastard, mais j'ai du mal à me motiver à aller voir ce film.
    Cependant tu me donnes pas mal envie de passer le cap !

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  5. @Lorhkan
    Je l'écoute pas mal aussi, mais en bonne irrécupérable, c'est plutôt la musique de Morricone qui m'intéresse le plus dedans :D

    @Roz
    Comme ça tu nous diras si les deux films sont effectivement liés ^^.

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  6. Je plussoie Efelle : regarde Ingorious Basterds, et en VO STP, sinon, c'est beaucoup moins drôle.
    Je n'ai pas vu Django, mais dans Inglorious, Tarantino joue également sur le registre chaud / froid, avec des scènes d'un comique absolu couplées à d'autres absolument tragiques. C'est déstabilisant, maias fort intéressant.

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  7. Ca ne me serait pas venu à l'idée de le voir en VF (c'est la solution quand je suis désespérée, dos au mur, etc.). Je vais essayer de le dénicher alors ^^

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  8. Je suis d'accord avec toi sur l'opposition entre la violence gratuite/marrante et la violence insoutenable de l'esclavagisme. Ceka dit, je trouve que Tarantino joue finement car lors des scènes de violences liées à l'esclavagisme, tu n'as pas du tout envie de rire (je pense entre autre à la scène de combat entre deux blacks dans le salon, horrible, j'ai dû fermer les yeux) alors que dans l'autre cas, tu te marres allègrement (par exemple, la scène où Django dit "I like the way you die boy").

    Bref, bon, moi j'ai adoré. Et le commentaire d'Efelle me fait dire que je devrais peut être regarder Inglourious Basterds, j'ai l'impression que ce film aurait du me plaire mais que je suis passée complètement à côté.

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  9. Bon bah on croisera nos avis sur Inglorious Basterds après alors :D

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