vendredi 18 mai 2012

Moonrise Kingdom - Wes Anderson


Dans mon référentiel personnel, chaque nouveau film de Wes Anderson est un évènement en soi. Depuis que j’ai découvert ce réalisateur avec The Aquatic Life with Steve Zissou, je ne rate pas un de ses films au cinéma, dingue que je suis devenue de ses histoires drôles et émouvantes, truffées de détails absurdes, avec une esthétique rétro incroyablement léchée.

Moonrise Kingdom ne fait pas exception à la règle, et c’est donc avec une joie pas franchement contenue que je l’ai découvert hier soir, à peine un jour après sa sortie et sa présentation en ouverture au Festival de Cannes.

L’histoire se déroule sur une île au large de la Nouvelle Angleterre, dans les années 60. Sam, un jeune scout s’enfuit de son camp, emmenant avec lui Suzy, la fille d’une famille vivant sur l’île (et un chaton dans un panier, accessoirement). C’est donc tout le camp scout, plus le policier de l’île, plus les parents de Suzy qui partent à leur recherche.

En révéler plus serait inutile, mais comme toujours, d’une histoire toute simple, Wes Anderson tire un merveilleux film (dans le sens où chaque minute m’a littéralement émerveillé, je souriais encore pendant le générique). Moonrise Kingdom évoque l’adolescence et les premiers amours sous une forme à la fois touchante et absurde.


C’est donc un authentique film de Wes Anderson, que j’ai trouvé beaucoup plus facile d’accès que ses précédentes réalisations (la Vie aquatique, bien que je l’adore, peut être un poil déstabilisant, et ne parlons même pas de The Darjeeling Limited), sans doute parce qu’on a tous eu envie de fuguer un jour avec un 45 tours de Françoise Hardy dans sa valise (ou équivalent moderne).

Moonrise Kingdom est porté par un univers visuel absolument extraordinaire, une pure reconstitution des années 60 plus vraie que nature (non sans quelques détails absurdes), que ce soit pour la maison des Bishop (qu’on peut dévorer des yeux pendant l’introduction), le camp scout, ainsi que tous les vêtements et accessoires.


Il y a tellement de petits détails à repérer qu’un deuxième visionnage me semble quasiment obligatoire, surtout vu comme le réalisateur joue avec la réalité (le météorologue semble autant un narrateur qu’un participant de l’histoire ; Suzy qui regarde fixement le spectateur comme s'il l'espionnait avec des jumelles).

Ajoutez à cela une galerie de personnages hors du commun, portée par un très beau casting (Bruce Willis, Bill Murray et j’en passe des meilleurs, mais les deux héros sont de loin les plus impressionnants de tous, surtout qu'il s'agit de leur premier film), une BO comme toujours très éclectique (avec quelques belles compositions de M. Alexandre Desplat) qu’il me tarde d’acheter, et un bonus rigolo pendant le générique pour les spectateurs patients… il y a de quoi déblatérer pendant des heures.


Je ne vous cache pas que cela faisait bien longtemps qu’un film ne m’avait pas autant touché au cinéma, et je suis sortie de la salle sur mon petit nuage, avec une furieuse envie de le revoir. Si vous ignorez tout de l’univers de Wes Anderson, je vous invite donc vivement à venir le découvrir, et pour les connaisseurs, soyez assurés que vous ne serez pas déçus !

Lire aussi l'avis d'Anudar.

10 commentaires:

  1. Ayant aimé les deux films précédents, je foncerai sur celui ci lors de sa sortie en DVD.

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    1. Tu peux foncer sans problème ^^
      (je pense en faire autant d'ailleurs)

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  2. J'avoue que la bande annonce vue au ciné ne m'a pas plus interpellée que ça, et pas plus intéressée. J'irai bien juste pour Bruce Willis cela dit :D

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    1. Bah voilà, tu as un argument :D
      (son rôle est assez rigolo, il est tout sauf le type qui sauve le monde, sauf pendant 5 ou 10 minutes comme ça d'un coup xD)

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  3. Une chose que je n'ai pas bien détaillée dans mon article (tant pis !) c'est le rôle joué par la bande-son. L'électrophone est un véritable personnage supplémentaire avec une voix caractéristique, entre disques didactiques et morceaux de la pop des années 1960.

    Ce film est d'une richesse très rare et je ne doute pas que bien des éléments m'ont échappé.

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    1. Et moi donc, en même temps vu qu'il m'a fallu 3 visionnages pour saisir certains détails de la Vie Aquatique, ça ne m'étonne même pas ^^

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  4. J'ai vu la bande annonce depuis qu'on en a parlé dimanche. Et ... putain mais j'ai TROP envie de le voir. Vraiment le genre de film délicieusement bizarre comme j'aime. Enfin j'espère. Ca a intérêt à être trop bien parce que sinon je vais être colossalement déçue. Et si je suis colossalement déçue, je vais devenir toute verte et tuer tout le monde en poussant des cris terrifiants.

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    1. Si la bande-annonce t'a plu, le film te plaira aussi à priori, de mémoire elle est assez fidèle à l'ambiance du film ^^.

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