vendredi 18 novembre 2011

Sans forme - Gail Carriger


Je pense que ma PàL a triplé de volume en un mois, grâce aux cadeaux d’anniversaire, et accessoirement au sac de bouquins récupéré à la soirée du Virgin Megastore (et un placement produit, un !). Et comme je fréquente toujours la bibliothèque…

Bref je ne sais plus où donner de la tête, alors je me suis jetée sur le titre qui me tentait le plus, Sans forme, la suite de Sans âme que j’avais tant aimé en septembre, et que la couverture décrit sobrement comme « une histoire de vampires, de loups-garous et de dirigeables ».

Ma foi, cela résume bien ce sympathique deuxième tome du Protectorat de l'Ombrelle, où l'on retrouve Alexandra Tarabotti (désormais lady Maccon, comtesse de Woosley), qui enquête sur un étrange phénomène paranaturel qui annihile à une échelle autrement plus grande que la sienne les pouvoirs des vampires et loups-garous (non sans exorciser au passage quelques fantômes).

Et parce qu’Alexia aime mélanger les affaires et le privé, cette histoire se trouve très vite liée à celle de l’ancienne meute de son mari, qui réside en Ecosse (une contrée de barbares à ne point douter), ce qui va entraîner un petit voyage par la voie des airs, avec une compagnie pour le moins originale.

Pas grand-chose de nouveau dans ce tome, à part l’introduction du personnage de Mme Lefoux, une inventrice française qui apporte une sérieuse valeur ajoutée steampunk à l’intrigue avec ses gadgets (quand elle n'est pas occupée à flirter avec la moitié du casting féminin). Et puis il y a la vie maritale d’Alexia et son cher et tendre.

C’est le seul reproche que je ferais au livre, celle-ci déborde un peu trop sur l’histoire parfois. On ne peut pas les laisser ensemble plus de 5 pages sans que ça finisse en partie de jambes en l’air, c’est un peu lassant même si si ça reste très soft. Je crois que je préférais encore quand ils se tournaient autour !

Ceci dit, l’aspect romantique est moins au centre de l’histoire que pour Sans âme. Sans forme a une intrigue un peu plus consistante (autour du passé de Conall, et de ce mystérieux phénomène paranaturel) plutôt intéressante, qui sert semble-t-il de transition pour une suite qui promet à en juger par la conclusion.

Comme d’habitude sinon, on appréciera le ton léger et plein de mordant de ce roman, les échanges de piques assez délicieux dans les dialogues, et cet univers victorien-fantastique-steampunk dans lequel on plonge avec plaisir.

Bref c’est le genre de roman qui se dévore à toute vitesse, avec quelques belles crises de fous rires au milieu. Tout n’est pas parfait (j’ai trouvé dommage que Lyall et Lord Akeldama restent autant en retrait vu leur rôle au final), mais globalement j’ai beaucoup apprécié ma lecture.

Comme je ne sais pas pour quand est prévue la suite en français (deux tomes de plus parus en vo, plus un à paraître), il n’est pas dit que je ne poursuive pas l’aventure en VO d’ailleurs.

8 commentaires:

  1. Ptêt que je retenterai de lire Sans âme à un moment ou à autre. J'étais déçue de pas avoir accroché ^^

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  2. Vi, faut le lire sans se prendre la tête et sans avoir de grandes attentes, c'est le secret ^^

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  3. Je dois dire être moins tentée par celui-ci du coup (je craignais un peu la dérive du "jouons au docteur" toutes les 5 pages que tu annonces, ça devient vite lassant je trouve, mais bon, c'est peut-être parce que je préfère le rare mais intense au régulier mais pépère). On verra si l'occasion se présente, mais je ne pense pas la provoquer...

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  4. La bibliothèque c'est bien sinon ^^
    (ou alors je peux te passer mon exemplaire, comme ce sont des épreuves je me tâte pour racheter le "vrai" livre)

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  5. C'est gentil, mais je crois que je le demanderai à Lhisbei quand elle l'aura lu (c'est encore le plus simple). La bibli n'a pas cette collection, je ne sais pas si je la leur proposerai, j'ai déjà du mal à leur faire acheter de la SF... (oui, parce que comme ils ne veulent pas les Milady, je doute que celui-ci leur plaise ;-p).

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  6. Même si tu leur vantes le statut international de Orbit ? xD

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  7. Une chouette suite, il est vrai que les deux amoureux se bisouillent, voire plus pas mal, mais à la rigueur c'est rattrapé par les relations limite guindées (quoique pas tant que ça, lol) entre Ivy et Tunstell et la dérision de l'auteure. Sans oublier le final digne d'un cliffhanger qui donne envie de sauter sur le tome suivant !

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  8. J'espère que bien que tu vas te jeter sur la suite ^^

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