mercredi 22 juin 2011

Doctor Who – The Movie (1996)

 

Pendant que j'avance doucement dans les aventures en noir et blanc du Doctor (j'arrive à la fin de la saison 2 !), j’ai fait un grand bond dans le temps et je me suis attaquée au cas particulier du huitième Docteur, dont la (très) courte existence télévisuelle se limite à un seul et unique téléfilm (!) américain (!!) sorti en 1996. En fait, destiné à relancer une série arrêtée depuis 1989, il aurait été suivi d'une série s'il avait été un succès. Ca n’a pas été le cas. C'est presque un soulagement.

J’ai une certaine indulgence pour les canards boiteux, encore plus lorsqu’il s’agit de Doctor Who (il le faut pour revoir les vieilles saisons où on voit passer des fourmis avec des pieds humains et des poulpes en peluche sur fond en carton peint), mais il faut être honnête, ce film est un gros navet. Sa plus grande réussite est encore de m’avoir fait pleurer de rire dans certains passages tellement c’est nul. Si si, c’est possible.

Ca commence déjà (raconté en voix-off par le Doctor) par le Master qui a été jugé et exécuté par les Daleks (oui parfaitement, ils jugent les gens !), et qui a demandé que ses restes soient ramenés sur Gallifrey par le Docteur. Evidemment, c’est un piège, les cendres du Master ne restent pas tranquilles et s’échappent sous la forme d’une gelée maléfique (si si, de la gelée maléfique, parfaitement !), et le TARDIS tombe en panne à Los Angeles le 30 décembre 1999, juste avant le passage à l’an 2000.

Là-dessus, le septième Docteur meurt dans un enchainement de circonstances complètement stupides (glisser sur une peau de banane et se fracasser la tête contre le mur aurait été moins ridicule), régénère, et part sauver la Terre bien évidemment menacée par le Master avec l’aide de Grace, son assistante du moment.

Pour la subtilité on repassera, et le scénario traine un sacré lot d’incohérences (le Docteur est à moitié humain ?!) ou de détails n’ayant aucun sens. Ajoutez à ça le côté mélodramatique plus que poussé de cette nouvelle incarnation (on m’avait parlé d’une drama queen pour le huitième Docteur, c’est plus qu’approprié), on comprend que le film n’ait donné suite à rien, surtout que certains détails pourraient vous faire tiquer.

C’est à voir si vous avez envie de rire un bon coup, mais c’est à peu près tout son intérêt. Je vous recommande l'intro, qui peut faire peur...


Et voilà les meilleurs morceaux (les bons comme les mauvais), pour ceux qui n’ont pas peur des spoilers :


Commençons par la mort du Docteur : alors qu’il sort de son TARDIS, il se retrouve en plein milieu d’un règlement de compte et de se fait tirer dessus, ça commence bien. Un des survivants appelle une ambulance, on l’emmène à l’hôpital… notez que les balles ne l’ont pas tué jusque là.

Mais voilà, ils trouvent que son cœur bat bizarrement, alors on décide d’introduire une sonde pour voir ce qui ce passe, on l’emmène au bloc, on l’anesthésie, et figurez-vous que c’est l’opération qui le tue ! Et devinez qui l’opère : Grace, qui sera sa compagne pour l’épisode !

Si certains compagnons sont indirectement responsables de la mort d’un Docteur, c’est tout de même la première à le tuer franchement ! On comprend mieux pourquoi le Docteur préfère partir à l'aventure en Grande-Bretagne...


Comme toujours, la régénération du Docteur ne se fait pas sans accroc, et il se réveille amnésique dans une morgue. Evidemment, il faut que ce soit un soir d’orage, et qu’il se retrouve très vite dans une aile abandonnée de l’hôpital, vêtu en tout et pour tout d’un drap, à hurler « Who I am ? » à genoux les bras levés vers le ciel…

Rassurez-vous, il s’habille ensuite en se servant dans les vestiaires de l’hôpital, comme d’habitude…


The Doctor : A meteor storm... the sky above us was dancing with lights ! Purple, green, brilliant yellow... yes !
Grace : What ?
The Doctor : These shoes ! They fit perfectly !

Un des rares passages vraiment qui fait vraiment DW, mais ça ne dure pas longtemps. Cinq minutes après, il embrasse Grace. Deux fois. *pars se pendre*


Et voilà le deuxième passage le plus DW du film : un échange entre Grace, le Docteur et le Master (mais comme il porte des lunettes de soleil sur ses maléfiques yeux verts, personne ne sait que c’est lui), alors qu'elle est persuadé que c'est un fou (le Docteur) et essaye de le faire interner.

Grace : He likes me to call him Doctor.
The Master : Well…
Grace : You know Freud had a name for that.
The Master : Transference.
The Doctor : Yes. Very witty, Grace. At least Freud would have taken me seriously.
Grace : He would have hung up his pipe if he’d met you.
The Doctor : Actually, we did meet.
Grace : Oh ! That’s right ! He’s a Time Lord !
The Doctor: We got on very well.
Grace: Did you know Madame Curie too ?
The Doctor: Intimately.
Grace: Did she kiss as good as me ?
The Master : As well as you.

Par la suite il y a quand même quelques références rigolotes à la série en général, et ce Docteur-là aime à faire des prédictions aux gens qu’ils rencontrent, ce qui a un certain charme.

Le final par contre, c’est un peu n’importe quoi, quand à la conclusion…


Oui, ils s’embrassent, sous les feux d’artifice, à minuit le 1er janvier de l’an 2000. Ouch.

Mais tout de même il y a un bon point à ce film, enfin un truc que j’ai adoré, c’est le TARDIS dont l’intérieur est vraiment chouette  :

 


Pour le coup, l'intérieur où se mélange style très XIXe, architecture médiévale et console moderne, c'est la classe !

10 commentaires:

  1. Ah wai, quand même, tu pousses le vice à regarder ça toi XD Remarque c'est bien, comme ça je sais déjà que je regarderai, ça a l'air bien naze en effet ! XD

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  2. Tout à fait d'accord, le film était franhcement minable, même si j'ai bien aimé le "thème" du TARDIS Paul McGann ! Il a d'ailleurs repris son rôle dans des aventures audio où il fait un très bon Docteur !

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  3. @Shaya
    Bah quoi, un Doctor Who est un Doctor Who (j'ai aussi des vieux téléfilms avec Peter Cushing en stock, qui sont des remakes des premiers épisodes je crois xD).
    Mais ça doit être fun à regarder en groupe ceci dit, on peut se faire une soirée sushis-DW si tu veux :D

    @Jaina
    Oui c'est ce que j'ai lu, mais je pousse pas le vice jusqu'à m'attaquer aux aventures audio, déjà les 26 saisons j'en ai jusqu'à la fin du monde et sûrement jusqu'aux 70 ans de la série xD.

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  4. Je n'ai qu'une chose à dire : oh mon dieu xD

    Ca a l'air ridicule :D J'adore le bisou de la fin sous les feux d'artifices :D C'est d'un kitch !

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  5. Tout à fait, et je crois qu'en plus les films des années 90 vieillissent encore plus mal que ceux des années 80. Dans 5 ans, on va regarder les films d'aujourd'hui et se lamenter si ça se trouve xD

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  6. J'ai envie de le voir, rien que pour le baiser sous le feu d'artifice (oui, je suis un peu maso parfois).

    J'avais oublié le coup des 13 vies. L'année dernière, ils avaient annoncé que la fin de la saison 5 expliquait comment cette règle n'était plus d'application, mais je dois dire avoir loupé l'explication... Une idée?

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  7. Là j'ai sous les yeux "Charlie's Angels 2" et je crois que niveau vieillissement accéléré les navets des années 2000 s'en sortent bien aussi. On croirait un film des années 80 avec des coiffures différentes, des effets spéciaux de meilleure qualité et du rap en guise de musique...

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  8. @Cachou
    Y'a sûrement moyen de le trouver sur le net, mais je ne t'empêcherai pas de t'infliger le film en entier, le masochisme, y'a que ça de vrai :D
    Pour les régénérations, le scandale est né d'un épisode de The Sarah Jane Adventures (The Death of the Doctor, saison 4, la seule occasion où RTD écrit du Eleven) où il prétend pouvoir régénérer 507 fois.
    Menfin personnellement je me range à l'avis de Gaiman qui pense que la limite de 12 régénérations est plus une limite légale qu'une loi de la biologie (et puis bon si on respecte tout ce qui a été dit durant les 26 anciennes saisons...).

    @imrryran
    Ca confirme ce que je pensais, même le Seigneur des Anneaux commence à avoir un petit air daté quand je les revoies ! Paradoxalement je trouve que les vieux machins se conservent mieux, mais peut-être que passé un certain cap, on ne fait plus attention xD.

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  9. Ce docteur est brillant dans les aventures audios produites par Big Finish, des trucs comme Scherzo ou The Natural History of Fear repoussent ce qu'il est possible de faire dans la série ! N'hésite pas à t'y intéresser après avoir fini la série classique, c'est ce que j'ai fait et je m'éclate (le sixième est aussi fantastique en audio, il est devenu mon préféré ^^) !

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  10. @Anonyme
    Je prends note, quand j'aurais terminé les classiques... ce qui va probablement me prendre 20 ans à mon rythme actuel xD

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