mardi 8 septembre 2026

Destination Soleil – David Alexander

 Couverture du livre Destination Soleil

Je n’avais pas spécialement prévu de lire ce roman dont la sortie était passée inaperçue (pour moi en tout cas), mais je l’ai repérée quand elle est apparue dans la shortlist du Ursula K. Le Guin Prize for Fiction 2026 (tout en étant déjà traduite) et la petite promo en numérique du début de l’été m’a donné envie de tenter l’aventure.

Destination Soleil se déroule dans un univers de space-opera à l’échelle du système solaire, où l’humanité a quitté la Terre, devenue inhabitable au profit de la Lune, de Mars et des satellites des géantes gazeuses, entre autres.

Dans ce futur où les flux d’information sont ouverts à tous et donc extrêmement surveillés, le seul moyen de communiquer discrètement est donc de faire appel à des coursiers, qui circulent à travers le système solaire pour effectuer leurs livraisons.

L’héroïne de l’histoire, Tova, est coursière de troisième classe et occupe ses longs trajets à élever des jeunes IA qui passent un an « incarnées » dans un corps robotique afin d’acquérir une cohésion interne et de se trouver une identité. Son trajet de routine en compagnie de sa dernière pupille IA est cependant perturbée par une rencontre avec les restes du vaisseau d’un autre coursier.

J’ai passé un excellent moment avec ce roman, dont j’ai apprécié l’univers, le périple fort animé et la belle galerie de personnages mis en scène. Il y a aussi une douceur qui plane sur l’ensemble qui fait du bien : à l’exception de quelques personnages, tout le monde est globalement assez bienveillant et ça ne fait jamais de mal par les temps qui courent.

Cependant je n’ai pas été complètement convaincue par cette lecture car j’ai trouvé que David Alexander allait un peu trop vite, comme si tout était une évidence. Pas que j’apprécie les romans où l’auteur se sent obligé de tout expliquer, loin de là, mais ici je trouve que c’est un peu l’effet inverse, comme si on partait du principe que le lecteur allait tout piger et qu’on n’avait pas plus besoin de contextualiser plus que cela l’action.

Et pourtant il y en a des idées et des choses sur lesquelles on aimerait en savoir plus : la famille de Tova, les différents systèmes de gouvernements à travers le système solaire, la langue des signes des descendants du Starling, toutes ces IA avec des personnalités si différentes et si vivantes, et surtout à quel moment les spécialistes de la gestion informationnelle sont devenus des assassins ?!

Globalement j’ai tout de même bien aimé Destination Soleil, pour son univers et ses péripéties. Mais clairement j’ai terminé ma lecture avec une sensation de trop peu, d’autant plus qu’il se passe beaucoup de choses en 200 pages. J’espère donc que ce n’était qu’un galop d’essai et que l’auteur va revenir à cet univers dans une forme un peu plus développée.

Infos utiles : Destination Soleil (Sunward) est un roman de David Alexander sorti en 2025 en VO et en 2026 en VF aux éditions de L’Atalante. Traduction de Florence Bury. Couverture de Gent Owen. 208 pages.

D’autres avis : Les chroniques de FeyGirl, Les lectures du Maki, NooSFere

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