lundi 9 juillet 2012

The Amazing Spider-Man - Marc Webb


Les histoires de super-héros se réécrivent sans cesse dans les comics (sans doute pour éviter qu’on se retrouve avec l’histoire de Batman combattant le Joker à coup de déambulateur…), et la tendance devient de plus en plus courante au cinéma.

Les Batman de Nolan en sont le parfait exemple (je crois qu’ils ont déjà planifié le reboot suivant, c’est dire), Superman devrait y passer sous peu, et Spider-Man, après bien des déboires, est également parti sur un retour à zéro, au lieu d’enchainer sur un quatrième volet.

Je vous avoue qu’au départ, je n’avais absolument pas prévu d’aller voir ce Amazing Spider-man, parce que cela me semblait trop tôt pour un reboot. Le Spider-Man 3 de Sam Raimi est sorti en 2007, et si ce troisième m’avait un peu (beaucoup même) déçu, l’univers et le casting étaient encore très frais dans ma tête.

En plus le premier Spider-man s’est un peu imposé comme une référence dans le genre « genèse d’un super héros », alors remettre ça une fois de plus avec le même héros… Ceci dit les critiques étaient plutôt encourageantes, j’ai donc voulu tenter l’aventure, surtout que j’étais un peu intriguée par le choix du réalisateur (Marc Webb, qui versait dans la comédie décalée 500 jours ensemble la dernière fois que j’ai croisé sa route).


Je ne vous refais pas le topo sur Peter Parker / Spider-Man, le lycéen mordu par une araignée qui acquiert tout un tas de super-pouvoirs, je pense que vous le connaissez le sujet. Il y a quand même quelques différences avec la version de Sam Raimi.

Exit les fils d’araignées qui sortent des poignets (au profit de gadgets high-tech lance-fil), point de bouffon vert à l’horizon (même si Norman Osborn n’est pas loin), et Mary Jane est remplacée par Gwen Stacy. A noter également, aussi une apparition des parents de Peter au début du film. Ceux-ci ont un impact plus important sur Peter, et même sur l’intrigue du film (et de sa suite, à n’en point douter).

Du coup le film ne fait pas que dans la redite, avec un héros juste assez altéré pour permettre de redécouvrir le personnage, qui se révèle à la fois familier et différent. Même si c’est toujours un lycéen solitaire, le côté « geek scientifique » est moins appuyé (ce qui ne l’empêche pas d’être un petit génie en sciences).

Je l’ai trouvé aussi moins tourmenté. On sent plus l’adolescent en pleine crise que le héros torturé par son identité secrète et ses responsabilités (même si ça reste le leitmotiv du film, on évite fort heureusement la redite lourdingue).

Et puis le personnage en lui-même se révèle plus sociable (et plus autant la source des quolibets de tous ses camarades, à part Flash bien sûr), mis à part avec Gwen face à qui il est incapable de finir une phrase, mais ça n’a rien d’étonnant !


Gwen d’ailleurs, mérite une mention toute particulière. Autant la version de Sam Raimi m’avait tout sauf impressionner, autant celle-ci m’a beaucoup plu. C’est en effet la première fois que je vois une copine de super-héros (blonde en plus !) aussi dégourdie (c’est une scientifique elle aussi, et maligne avec ça), qui n’est pas juste là pour se faire enlever par le méchant du moment.

L’histoire, bien sûr, est relativement similaire à celle du premier film Spider-Man et tellement balisée qu’à aucun moment on ne risque d’être surpris. C’est un peu le point faible de ce reboot, on y retrouve tous les éléments d’un bon divertissement (du rire, de l’émotion, quelques belles scènes de baston…), mais question scénario, on est sur de la prise de risque zéro.

Même chose pour l’antagoniste du film, le Lézard, qui m’a assez peu impressionné à partir du moment où il a commencé à entendre des voix, ce qui était déjà la caractéristique d’à peu près TOUS les méchants des films de Sam Raimi. J’aimerais bien qu’on sorte des méchants souffrant de schizophrénie un jour…

Mais dans l’ensemble, on a affaire à un bon divertissement estival, avec des bons acteurs (Andrew Garfield vaut bien Tobey Maguire dans le rôle-titre) et quelques belles scènes (ma préférée restera celle de la toile d'araignée dans les égouts, c’est agréable d’exploiter cette facette de l’araignée qu’on oublie souvent).

J’ai évité la 3D pour ne pas finir avec une migraine, je ne saurais donc dire si elle vaut le détour (certaines scènes semblent pensées pour), mais en tout cas, il y a de pires façons de fuir la météo morose de ce début de mois de juillet que ce Amazing Spider-Man. Et n’oubliez pas de regarder le générique de fin, il y a un petit bonus !


8 commentaires:

  1. J'irai sans doute le voir. Le côté reboot ne me dérange pas : de toute façon, je n'ai jamais vu un film Spider Man :D

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Effectivement dans ce cas tu ne prends pas grand risque ^^

      Supprimer
  2. Moi je n'irais pas : trop tôt pour le reboot et en plus j'ai l'impression d'un film pour ados !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bah ça se passe au lycée donc forcément... ceci dit ça fait moins formaté pour ados que bien d'autres films ^^

      Supprimer
  3. Je ne pense pas que j'irai le voir. D'ailleurs, je crois que je n'ai pas vu le 3ème volet ...

    Sinon, je préfère LARGEMENT Tobey Maguire, qui était sacrément sexy. Là, le p'tit Spiderman fait un peu trop jeunot pour moi ^^

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mouahah je suis allée le voir avec une copine qui l'aurait bien embarqué dans son harem, je lui ai fait exactement la même réflexion, qu'il était trop jeune xD
      (enfin je craquais pas spécialement sur Maguire ceci dit...)
      (et il a 28 ans ce gamin en fait, ça devrait pas être autorisé xD)

      Supprimer
  4. J'y allais un peu à reculons, mais finalement j'ai bien aimé. Aucune émotion (et pourtant d'habitude j'ai la larme facile), mais un bon divertissement, et j'avoue une préférence pour Andrew Garfield par rapport à Tobey Maguire qui m'a toujours horripilée^^

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Chacun y trouve son compte alors, Olya garde Tobey et tu peux récupérer Andrew :D
      (et moi je me réserve Ewan McGregor *sors*)

      Supprimer