Comme je vous l’avais annoncé en début d’année, j’ai décidé d’adopter le format du bilan mensuel pour couvrir toutes mes découvertes littéraires, cinématographiques ou télévisuelles sans pour autant rentrer dans les détails pour tous. Et ce rendez-vous portera le doux nom de recueil factice, en hommage aux sympathiques prises de tête que provoquent ce genre de document en bibliothèque.
Pour ceux qui ignorent ce qu’est un recueil factice, je vous renvoie
à la définition de l’ABES sur le sujet :
« Un recueil factice est un assemblage artificiel (sous une même reliure, liasse ou emboitage) de documents effectué par un possesseur ancien ou par le possesseur actuel de ces documents. Un recueil factice est un exemplaire unique : par nature, il ne peut pas exister deux recueils factices entièrement identiques. »
C’est un terme que je trouve plutôt adapté pour désigner une chronique qui assemble de façon complètement artificielle livres, nouvelles à la pièce, films et séries et probablement tout ce qui me tombera sous la main dans les mois à venir (d’ici là que je vous parle cuisine…). En avant pour cette première édition, sûrement sujette à amélioration !
LIVRES
A tout seigneur tout honneur, commençons donc par les livres. Une bonne dizaine d’ouvrages lus ce mois-ci, mais comme beaucoup sont des livres ou numériques, ou empruntés à la bibliothèque ou trainant depuis longtemps sur ma table de nuit, cela n’aide pas vraiment à vider la PàL !
- Utopiales 2013 (anthologie) : Chronique
- Vador et sa petite princesse – Jeffrey Brown
Dans la lignée de
Dark Vador et fils, ce petit album nous conte les déboires d’un Dark Vador se retrouvant à élever sa fille Leia, et qui en voit de toutes les couleurs surtout à l’heure de l’adolescence. C’est le genre d’ouvrage improbable délicieux à parcourir, mignon et malin. Mention spéciale aux relations tumultueuses entre Leia et Han Solo, cette planche reste ma favorite de l’album sur le sujet :
- La horde du contrevent – Alain Damasio : Chronique
- Du sel sous les paupières – Thomas Day : Chronique
- Le labyrinthe magique (Le fleuve de l’éternité 4) – Philipe José Farmer
Conclusion du cycle du Fleuve de l’éternité (même s’il existe une suite), ce volume voit tous les protagonistes arriver à la fin de leur voyage, et répond à la plupart des questions. C’est toujours plaisant à lire, mais comme souvent dans ce type d’histoire à mystère, les révélations ne sont pas forcément à la hauteur de ce qu’on attendait et le roman est un peu trop rempli
Ce classique de la SF est finalement plus intéressant à lire pour les folles aventures de toutes ces célébrités que pour le propos qui les accompagne, et c’est probablement comme cela qu’il faut l’aborder. Dans ce cas, ça reste une très bonne lecture divertissante bien sympathique.
- Sandman intégrale 1 – Neil Gaiman :
Introduction &
Chronique
- Cru – Luvan : Chronique
- Les oubliés de Vulcain – Danielle Martinigol
J'avais beaucoup entendu parler de ce roman jeunesse de SF, et je comprends mieux pourquoi : l'écriture est extrêmement fluide et les thèmes très intéressants, traités avec simplicité mais intelligence. Il y a bien quelques facilités qui sautent aux yeux d'un adulte, mais rien de bien grave, dans l'ensemble j'ai été charmée par ce petit texte que je vais m'empresser de passer à mon filleul dès qu'il pourra le lire (pour le moment y'a pas assez de belles illustrations de Manchu pour le convaincre à mon avis).
-
Les souffles ne laissent pas de trace – Timothée Rey : Chronique
-
Fables 20 : L’héritier du vent – Bill Willingham : Chronique
En fait ce mois-ci je retiendrais essentiellement le délirant roman Les souffles ne laissent pas de trace de Timothée Rey et mes relectures (toujours aussi agréables) de Sandman et de La Horde du Contrevent. Pour février, je suis partie sur le moment sur Noir Duo, un recueil de nouvelles de Sylvie Miller et Philippe Ward et un classique d’entre les classiques, Les trois mousquetaires d’Alexandre Dumas. Et bien sûr, la fin du cycle du Fleuve de l'éternité, entre deux participations pour le Winter Mythic Fiction Challenge...
FILMS
Contre toute attente j'ai pas mal fréquenté les salles obscures ce mois-ci (à se poser la question d'une éventuelle rentabilité d'un abonnement), et toujours avec plaisir. L'année commence bien !
- Philomena – Stephen Frears
Ce film est assez exceptionnel, tant il vous prend à contrepied. Avec un sujet pareil (une mère part à la recherche de son fils qu’on lui a arraché alors qu’il n’avait pas trois ans en compagnie d’un journaliste), on pourrait s’attendre à une pléthore de situations convenues, et pourtant rien ne l’est jamais : on n’est jamais dans le larmoyant, jamais dans le jugement, et on ne risque pas d’oublier l’extraordinaire personnage de Philomena, qui peut sembler un peu simplette en apparence et qui a pourtant un courage et une sensibilité peu communs. Définitivement mon coup de cœur du mois.
- Casse-tête chinois - Cédric Klapisch
Suite de L'auberge espagnole et des Poupées russes, se déroulant dix ans après, Casse-tête chinois est une bonne petite comédie dans la lignée des deux films précédents : mêmes acteurs, même type d'histoire, même réalisation... Le résultat est à la fois drôle et tendre, le vieillissement des personnages est plutôt bien amené, bref on passe un chouette moment devant ce film.
- Le vent se lève – Hayao Miyazaki
Le dernier film d’Hayao Miyazaki n’a pas grand-chose de commun avec ses précédents : point de créature fantastique ou de conte, Le vent se lève est pratiquement un biopic qui s’intéresse au parcours de Jirō Horikoshi, un ingénieur japonais dans l’aviation. Du coup le rythme est assez lent, mais on apprécie cette étrange balade dans ce Japon pré-Seconde guerre mondiale, où chaque plan, chaque séquence est comme toujours magnifique.
En février, j’attends principalement le prochain Wes Anderson (The Grand Budapest Hotel), et c’est déjà pas mal !
SERIES
- Dragons : Riders of Berk (Saison 1)
Cette série d'animation se déroule après le film
How to train your dragon et fait le pont avec le 2e volet. On y retrouve Hiccup qui crée une académie pour entrainer les dragons. Il affronte bien sûr toutes sortes de menaces et résout des mystères à foison. J'ai été très agréablement surprise car même si on reste dans la série jeunesse calibré (le format des épisodes est assez répétitif),
Riders of the Berk se révèle une série fraîche, pétillante, dynamique et avec des thématiques pas trop lobotomisantes (ça tourne principalement autour de l'amitié et des relations parents-enfants, et c'est bien fichu).
- Sherlock (Saison 3)
Après une si longue attente, je suis un peu déçue par cette troisième saison qui fait passer les enquêtes et mystères au second plan. Si cela se comprend sur le premier épisode, j’ai été déçue que cela se poursuive ensuite. La série prend du coup une tournure sitcom certes rigolote, mais mal adaptée au format 3x90 min, d’autant plus que je ne saisis pas trop la direction que prend la série. On se croirait presque dans une fanfiction, et j’ai beau adorer en lire, j’apprécie moins que cela devienne « officiel ». Une saison certes toujours drôle à regarder, mais frustrante.
- Utopia (Saison 1)
Un comic book qui attire les convoitises, quelques personnes n’ayant rien en commun qui se retrouvent toutes en danger de mort à cause de cela, deux tueurs dignes de M. Croup & Vandermar… ce serait du gâchis de réellement résumer cette série qui s’apprécie quand on découvre avec tous ses mystères. Belle galerie d’acteurs et surtout une photo absolument magnifique. Rien que les couleurs valent le détour, et on prend vite goût à cet univers très ambigu tout en nuances de gris.
Et en parallèle je poursuis doucement The Big Bang Theory, j’avance dans les Doctor Who Classic (saison 4 avec les débuts du 2e Doctor), et je découvre la nouvelle série de la BBC, The Musketeers (la faute à Peter Capaldi). Je vous en reparlerais sûrement un de ces quatre…
Voilà pour ce mois de janvier bien rempli, cela promet une année de belles découvertes !