Affichage des articles dont le libellé est Thomas Day. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Thomas Day. Afficher tous les articles

dimanche 11 mai 2025

L’automate de Nuremberg – Thomas Day

Couverture du livre L'automate de Nuremberg

Continuons le rattrapage des novellas sorties en 2024 dans la collection Une heure-lumière avec L’automate de Nuremberg, réédition d’un texte paru dans Bifrost en 2006. Et c’est plutôt une bonne idée de remettre ce texte sur le devant de la scène.

samedi 4 novembre 2017

Dragon – Thomas Day

 

Premier volume de l’excellente collection de novellas Une heure-lumière, Dragon de Thomas Day ne me tentait à priori pas trop. Je n’ai pas forcément beaucoup d’affinités avec l’écriture de cet auteur et le thème ne m’inspirait pas beaucoup. Ma collectionnite aigüe a fini par prendre le dessus et j’ai fini par me lancer, histoire de compléter ma collection !

lundi 3 février 2014

Du sel sous les paupières - Thomas Day



Des fois je me soupçonne d’être un peu masochiste dans le choix de mes lectures. Tenez par exemple, bien que cela fasse des années que je peine souvent à rentrer dans les univers de Thomas Day (comme si nous avions du mal à nous comprendre), je continue tout de même à tenter l’aventure. Et j’ai donc récidivé dernièrement en me laissant tenter par Du sel sous les paupières.

Il faut dire que j’avais plein de bonnes raisons : résumé prometteur, critiques enthousiastes et même une très jolie couverture, toutes les raisons étaient bonnes. Mais comme d’habitude la rencontre ne s'est pas faite.

Tout commençait pourtant très bien avec cette histoire mettant en scène le jeune Judicaël, un orphelin vivant à Saint-Malo dans les années 1920, qui alterne entre vente d'illustrés et menus larcins pour survivre. Un jour, il fait la connaissance de Mädchen, dont il tombe immédiatement amoureux. Seulement voilà, la belle disparaît aussi vite qu'elle est apparue, sans doute enlevé par le mystérieux Rémouleur, et Judicaël n'a plu qu'à se lancer à sa recherche.

Sous couvert d'un roman plutôt orienté jeunesse (enfin young adul), Du sel sous les paupières s'amuse donc à mélanger uchronie et steampunk à une touche de fantastique et de folklore féerique. Un excellent cocktail ? Pas tout à fait.

C'est peut-être parce que j'ai déjà lu beaucoup de textes dans ce genre, et que du coup je deviens difficile avec le temps, mais j'ai eu du mal à apprécier le mélange. Il faut dire qu'il ne s'agit pas tant d'un mélange que d'une juxtaposition.

En effet la première partie a une tonalité résolument steampunk (classique mais qui fonctionne toujours) tandis que la deuxième partie s'axe principalement sur les fées et autres créatures fantastiques, oubliant en grande partie toute l'atmosphère mécanique du début du roman.

Du coup cela m'a donné l'impression de lire deux romans mal ajustés l'un à l'autre (voire trois si on ajoute les interludes irlandais), en dépit d'une intrigue et de protagonistes communs. Et comme les deux univers ne se mêlent que peu, on reste sur des ambiances steampunk et féeriques assez superficielles, qui ne se démarquent pas vraiment de ce qu'on a l'habitude de lire (à part pour la figure de l'ogre).

Cela explique ma déception au sortir de ce roman. Je ne pense pas que Du sel sous les paupières soit un mauvais livre, c'est juste que c'est un texte qui me paraît mieux convenir à des lecteurs plus novices, pour qui cela peut-être une excellente porte d'entrée pour le steampunk et les histoires féériques.

CITRIQ

mardi 25 mai 2010

L’instinct de l’équarisseur - Thomas Day


Après celui-là, promis, je ne parlerais plus de Sherlock Holmes ! Je devrais déjà en avoir fini d’ailleurs, sans un article de Lord Orkan Von Deck parlant de ce roman. Comment résister à une relecture façon steampunk de Sherlock Holmes ?

L’instinct de l’équarisseur – Vie & mort de Sherlock Holmes, de son titre complet, est une réécriture complètement délirante du célèbre détective de Baker Street. On découvre en effet dès les premières pages que les aventures qu’écrit Arthur Conan Doyle sont en fait inspirées des faits d’arme de Sherlock Holmes et du Dr Watson, qui existent réellement, mais dans une dimension parallèle, où Londres s’appelle Londen.

Ce Dr Watson étant un génie inventeur, il a mis au point un appareil permettant de voyager dans le temps et dans les dimensions parallèles, et est un jour aller dénicher notre Arthur Conan Doyle à nous pour le convaincre d’écrire les mémoires de son ami Holmes. Du coup, il embarque régulièrement l’auteur dans son monde à lui pour l’inviter à suivre leurs péripéties.

Arthur Conan Doyle n’a raconté cependant qu’une vérité bien qu’approximative, puisqu’à Londen, Sherlock Holmes n’est pas tant un détective qu’un assassin à la solde de la Reine Epiphany de la Monarchie Libertaire Britannique, chargé de résoudre à sa façon les mystères insolubles qui menacent le pays. Sherlock Holmes, mais en pire, ça pourrait être un sous-titre.

Le Londen (et le reste du monde) dans lequel il évolue est fort différent du Londres du XIXe siècle, puisqu’une espèce non humaine, les Worsh, venus d’on ne sait pas trop où, a permis à l’Homme de progresser technologiquement bien plus vite que chez nous. Décidément, Arthur Conan Doyle nous a caché bien des choses. Il aurait pu être le nouveau Jules Verne !

Dès les premiers chapitres, on comprend bien que Thomas Day livre ici un hommage décalé et délirant du détective. Arthur Conan Doyle se retrouve bien tôt embarqué à bord d’un side-car (au sens propre), pour accompagner Sherlock Holmes et de Watson dans leur chasse à Jack l’éventreur.

L’histoire est jouissive et délirante dans la plus pure tradition steampunk (qui aime à confronter les auteurs du XIXe et leurs créations décidément). Sur un rythme assez haletant, on croisera donc une foultitude de personnages historiques (Jack London, Jack l’éventreur…) ou littéraires du XIXe, évoluant dans un univers complètement uchronique bourré de technologies folles !

On sent que l’auteur s’est beaucoup amusé à tout mélanger, mais également à réécrire tout Sherlock Holmes (qu’il a fort bien étudié) à sa sauce. Outre ses méthodes d’investigation qu’il pousse dans leurs derniers retranchements, il retourne certains éléments (ici c’est Holmes l’homme marié et Watson le célibataire endurci), ajoute sa propre interprétation à certains mystères laissés en suspens, et met en scène bien plus spectaculairement l’antagonisme Holmes/Moriarty (qui n’est plus juste un prétexte à tuer SH mais un vrai génie du mal).

Autant dire que c’est un véritable petit délice à dévorer, et en plus, c’est drôle. Je suis obligée de le reconnaitre, oui, je me suis retrouvée à rire bêtement dans le métro à lire les péripéties de nos héros ivres morts en train de fabriquer un drapeau blanc à bord d’un dirigeable, parce que par empathie avec les personnages, le lecteur lui-même finit un peu pompette.

Et encore, je ne vous ai pas parlé du restaurant. Ou de Sigmund Freud. En fait je crois que le dernier tiers du roman a été écrit sous LSD, c’est la seule explication que je vois parce que c’est juste complètement fou. Mais génial.

Le seul reproche que je ferais au roman, c’est la deuxième partie, l’entr’acte, qui délaisse les héros habituels pour mettre en scène un personnage plutôt intéressant, mais qui disparait ensuite complètement de vue, et dont on comprend du coup mal les actions sur la fin… D’ailleurs toute cette partie qui promet se révèle avoir un impact assez faible sur la suite, c’est bien dommage.

Mais ça n’en reste un bon roman bien divertissant comme on les aime, et moi qui n’ai jamais aimé plus que ça mes autres lectures de Thomas Day, je suis en train de me réconcilier avec lui !