jeudi 28 novembre 2019

Utopiales 2019 – Jour 2


Résumé des épisodes précédents : Cette année, comme les précédentes, j’ai fait le voyage jusqu’à Nantes pour profiter des Utopiales, le festival international de science-fiction qu’on ne présente plus, tant il semble attirer de monde. Une fois encore, j’ai parcouru ses allées, piétiné à la librairie, bavé devant les expositions et twitté frénétiquement en conférence. Il y a quelques jours, je vous racontais ma première journée. Voilà la suite de mes aventures.


Le deuxième jour, j’aurais bien fait la grasse matinée, mais voulant profiter des Utopiales aux petites heures du matin avant l’arrivée de la foule, je fais un effort et je mets un réveil pour être à 8h30 là-bas. Je n’étais pas la seule vu que j’ai croisé Jérôme Vincent au petit déjeuner.

[Pour la petite anecdote, le lendemain j’ai aussi aperçu Catherine Dufour, ce qui m’a fait tout bizarre parce que je venais de finir son roman Entends la nuit la veille. Je ne sais toujours pas comment aurait réagi mon cerveau si en terminant son bouquin de bon matin j’avais coupé ma liseuse, levé ma tête et vu son autrice dans mon champ de vision !!]


Après avoir affronté une pluie battante, je profite d’une Cité des Congrès relativement vide, si ce n’est pour tous les numéros du Point Pop attendent de trouver une bonne âme pour les adopter. Lloyd Chéry, journaliste au Point, était déjà passé par là (après avoir passé tout son vendredi à les distribuer à droite à gauche).

Pour ceux qui se posent la question, c’était un peu le running gag de cette édition des Utopiales. Pour citer ma collègue Lune :
Bref, je profite du calme pour visiter les expositions.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir et savourer la qualité des photos
D’abord celle consacrée à Mathieu Bablet, créateur de l’affiche de cette année. J’ai adoré ses planches foisonnantes au point d’avoir envie de relire Shangri-La. J’ai probablement dû un peu trop en parler à Monsieur en rentrant puisqu’il m’a offert Adrastée (en bas à droite de l'image) pour mon anniversaire !

Même remarque que précédemment
Ensuite Le dernier Atlas de Fabien Vehlmann, Gwen de Bonneval, Hervé Tanquerelle, Fred Blanchard & Laurence Croix.

Je n’ai pas particulièrement adoré les dessins, par contre le scénario de la BD m’intrigue beaucoup, ça a l’air d’être une uchronie très riche et originale. À guetter en bibliothèque peut-être ?

Idem
On enchaîne sur Le dernier pharaon, une aventure de Blake et Mortimer de François Schuiten & Laurent Durieux.

Y’a de très chouettes aquarelles qui font très Prisse d’Avennes et des planches qui donnent envie de s’intéresser à une BD complètement fumée. Va falloir que je l’offre à mon père histoire d’avoir un prétexte pour la lire !


Enfin Le vaisseau amiral de Jean-Claude Mézières, qui m’a rappelé que je n’avais toujours mené à bout mon projet de lire les BD Valerian et Laureline. Ca tombe bien, j’ai vu des intégrales à la bibliothèque, reste à trouver le temps de les emprunter et de les lire…


Je passe sur le reste des expositions plus scientifiques qui jouaient beaucoup trop la carte de l’interactivité pour la visiteuse un peu pressée que j’étais (j’ai quand même sauvé le monde à coup de thérapie génique !), pour m’arrêter uniquement sur la création en lego de l’année, la matrice des mondes. Je l’ai trouvée un peu moins impressionnante que les années précédentes, mais ça reste un très chouette projet collectif absolument formidable.


Je pars ensuite assister à ma première conférence de la journée dans la salle TARDIS qui n’est pas plus grande à l’intérieur qu’à l’extérieur, hélas. Au programme : Interro surprise : De GoT à Good Omens avec Patrick Marcel

Le concept est sympathique et Patrick Marcel se révèle (contrairement ce qu’il prétend) aussi bon pour faire de la traduction que pour faire un one-man-show. On s’amuse tout en apprenant quelques délicieuses anecdotes sur les œuvres sur lesquelles il a travaillé. Mon live-tweet est à lire ici. S’il y a une déclaration à retenir c’est celle-ci :
Ensuite il s’arrête de pleuvoir. Ayant acheté et fait mettre de côté un tirage d’art de Mathieu Bablet (l’affiche n’était pas assez belle), je pars donc en courant pour mettre mon précieux bien à l’abri étant donné que je n’avais même pas un carton ou un sac pour le protéger (oui la météo était bien pourrie cette année, cela a sûrement joué sur l’affluence).

De retour aux Utopiales, je déjeune au bar avec les copains qui se trouvaient dans les parages, et afin d’anticiper ma conférence de 13h, je pars retirer trois-quarts d’heure avant un ticket pour celle-ci. Le système demande un peu d’organisation et implique de dire adieu à l’enchaînement de conférence (un exercice qui était déjà devenu difficile) mais si ça évite de faire la queue pour au final ne pas avoir de place, je le trouve plutôt adapté.


Me voilà donc partie pour la Conférence Do you speak alien ? avec Roland Lehoucq, Sylvie Denis et Laurent Genefort.

La conférence est fort intéressante et plutôt didactique, comme toujours quand Roland Lehoucq est présent (il a un peu tendance à voler la vedette aux autres invités d’ailleurs mais on lui pardonne). J’apprends en passant que Sylvie Denis travaille sur un livre qui poursuit l’excellente nouvelle qu’elle avait publié dans l’anthologie jeunesse des Utopiales l’année dernière. Mon live-tweet est ici si vous voulez en savoir plus. Sinon vous pouvez rattraper la conférence grâce à ActuSF.

Le reste de l’après-midi est occupé par des discussions au bar, des hésitations d’achat à la librairie (au final je n’achèterais aucun livre supplémentaire, découragée par la file d’attente aux caisses) et une ultime chasse à la dédicace pour l’anthologie.

J’arrive donc à croiser Christian Léourier (avec qui j’ai discuté du fait que je n’avais pas aimé Helstrid, oui je sais on ne fait jamais ça mais c’était intéressant d’avoir son point de vue, ça a confirmé que j’étais passée complètement à côté de cette novella) et Claude Ecken (qui prépare un nouveau recueil de nouvelles, chic alors).

Je pensais devoir faire l’impasse sur la signature de Nicolas Martin vu qu’il n’était pas indiqué en dédicace, mais Claude Ecken me signale qu’il est actuellement au stand ActuSF. Je me précipite donc et je décroche une ultime dédicace qui rendra jaloux le Chien critique. Enfin la pénultième dédicace, mais la dernière étant celle de Tade Thompson, je ne risquais pas de l’avoir.


Cette deuxième journée se termine sur une ultime conférence : Mon corps, mon choix avec Guillaume Durand, Li-Cam et Ada Palmer.

Cette conférence a été l’occasion de faire connaissance avec Ada Palmer, que j’avais juste croisé la veille en dédicace. Un peu comme tout le monde, je suis tombée amoureuse intellectuellement d’elle. C’était vraiment passionnant de l’écouter parler, ses propos sont bien argumentés et donnent de la perspective, chose que tout le monde n’arrive pas à faire. Vous pouvez retrouver quelques morceaux choisis dans mon live-tweet. Ou écouter toute la conférence sur ActuSF.

Bref j’avais déjà prévu de lire son roman mais après la conférence je voulais le lire tout de suite ! Je n’ai pas craqué pour la version papier (en même temps je ne suis pas sûre qu’il en restait à la librairie à cette heure-là) mais je me suis jetée sur la version numérique de Trop semblable à l'éclair en rentrant (chronique à venir, spoiler : c’est excellent)

Cette deuxième journée s’est terminée comme il se doit au restaurant. Nous avons fait des pronostics sur la remise des prix, nous l’avons suivie sur notre téléphone (vous pouvez retrouver le palmarès ici), nous l’avons commenté et nous avons bien évidemment refait le monde autour d’un excellent repas (mon fish’n’chips était une tuerie en tout cas).

Ensuite il a fallu dire au revoir à tout le monde et refaire sa valise pour reprendre le train le lendemain matin, triste de laisser Nantes et ses Utopiales derrière soi mais heureuse de ces deux journées bien remplies.


Comme d’habitude c’était un plaisir de revoir tous les habitués, mais aussi de croiser de nouvelles têtes. Certes ce n’était pas toujours évident de se voir dans la foule (100 000 visiteurs !), et il a parfois fallu faire des croix sur une partie du programme, mais les Utopiales reste un formidable moment pour les amateurs de SF.

Plutôt que de partir dans une longue liste de copains qui se reconnaîtrons de toute façon (et comme ça je n’oublie personne), je préfère adresser un grand bravo aux organisateurs et aux bénévoles du festival qui n’ont pas dû passer des journées faciles. Tout n’était pas parfait cette année mais je fais confiance aux Utopiales pour adapter son organisation (après tout le système des tickets fonctionne bien une fois qu’on a compris comment ça marche). À l’année prochaine pour de nouvelles aventures !

12 commentaires:

  1. Quelle efficacité et belle optimisation de temps ! Très chouette compte-rendu.

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  2. Je ne suis même pas jalous. Au moins, j'ai une édition de l'antho non salopée par des gribouillis !

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  3. Effectivement, vraiment bidon ce jour 1 finalement. =P
    Merci pour les live-tweets, c'était fort sympa à suivre ! =D

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  4. Bien, bien, comme d'habitude.
    " Va falloir que je l’offre à mon père histoire d’avoir un prétexte pour la lire !" --> LOL.

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  5. Les expositions avaient l'air très belles cette année. L'an prochain, je m'organise pour venir !

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  6. Je regarderai avec plaisir vos retours de l'an prochain pour voir comment l'organisation s'est adaptée

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