samedi 24 juin 2017

Doctor Who 10x10 – The Eaters of Light


Cette semaine, Doctor Who poursuit dans la veine classique avec une histoire qui mélange allègrement légendes, histoire et extra-terrestres, comme toujours pour notre plus grand plaisir. Un épisode qui n’a rien d’exceptionnel, mais qu’on regarde néanmoins avec une profonde sensation de satisfaction…



On commence donc avec une petite fille qui aime à aller écouter une mystérieuse musique dans des collines d’Ecosse où l’on trouve des gravures de TARDIS et où les corbeaux sont fort bavards… Voilà qui promet une belle aventure en perspective !

Je signale en passant que le nom de la scénariste n’a rien d’anodin. Rona Munro est une femme oui (déjà c’est à signaler), mais c’est surtout la scénariste qui a signé le tout dernier serial des saisons classiques (avant l’arrêt de la série en 1989). C’est Doctor Who dans toute sa splendeur : une série qui recycle son univers, ses acteurs et même ses scénaristes, presque trente ans après !


Et voilà donc notre trio favori (avec un Nardole qui a une classe absolue avec son bonnet et sa robe de chambre) en voyage dans l’Ecosse antique. La raison ? Une querelle d’historiens entre le Doctor et Bill à propos du destin de la 9ème légion romaine. Il fallait bien un prétexte pour partir à nouveau en voyage.

Dans la plus grande tradition de la série, leurs chemins se séparent assez vite : tandis que Bill déniche après quelques péripéties les survivants de la fameuse légion (terrés dans une grotte à cause d’une créature monstrueuse), le Doctor et Nardole découvrent leur camp dévasté et atterrissent dans un village picte où l’accueil est plutôt froid.



Les deux larrons forment d’ailleurs un excellent duo, entre le Doctor qui se la joue menaçant et un peu hautain pour obtenir des informations tandis que Nardole essaye de les charmer avec du pop-corn ! Et j’adore comment Nardole s’intègre pendant que le Doctor visite une autre dimension où le temps s’écoule à une vitesse différente !

Bref tous les éléments commencent à se mettre en place : un monstre qui passe à travers un portail, il ne reste plus qu’à le ramener à l’intérieur et à fermer la porte. Rien de bien compliqué, non ?


Bill de son côté s’en sort plutôt bien. Après une petite perte de connaissance, elle fait la connaissance avec ses nouveaux amis romains, l’occasion d’une belle séquence sur la tolérance (on n’en attendait pas moins des romains !) :
- I don't like men...that way.
- What ? Not ever ?
- No. Not ever. Only women.
- Oh ! All right. Yeah, I got it. You're like Vitus, then.
- What?
- He only likes men.
- Some men. Better looking men than you, Lucius.
- I don't think it's narrow-minded, I think it's fine. You know what you like.
- And you like both ?
- I'm just ordinary. You know, like men and women.
- Huh ! Well, isn't this all very...modern.
- Hey, not everyone has to be modern. I think it's really sweet that you're so...restricted.
Quand il a été annoncé que la nouvelle compagne du Doctor était homosexuelle, j’avais un peu peur que ce soit un peu prétexte (après tout pourquoi l’annoncer avant au lieu de laisser les téléspectateurs le découvrir ?), mais finalement je trouve que c’est bien géré. Cela permet d’abord la question de l’orientation sexuelle avec justesse et sans en faire des caisses. D’autant plus que le ton reste très léger (comme le montre cet échange avec ces romains très « modernes » dans leurs mœurs).

Et une fois passé ce moment léger, quel plaisir de voir Bill prendre la direction des opérations en faisant un petit discours de ralliement avant de partir à la recherche du Doctor.

« Is this what happens ? When you understand what everyone in the universe is saying, everybody just sounds like children.  »
Son personnage a drôlement grandi depuis le premier épisode, et on sent à quel point elle a été une élève du Doctor très attentive. On sent d’ailleurs la fierté du professeur quand elle s’interroge sur le champ télépathique du TARDIS et ses implications. Pour le moment elle ne semble cependant pas devenir le Doctor pour autant (contrairement à Clara), ouf !


Tout ce petit monde décide donc d’enterrer la hache de guerre pour se focaliser sur leur ennemi commun. Tout cela a un côté très bisounours, certes, mais j’aime bien cette tendance à l’optimisme typique de la série !

La conclusion où le Doctor essaye de se sacrifier mais se fait doubler par les petits jeunes est plutôt prévisible. Mais elle boucle bien et permet de montrer que Bill a parfaitement cerné son rôle : accompagner le Doctor dans ses voyages, et savoir l’arrêter lorsque c’est nécessaire.

- I'm sorry, Doctor, but you have a vault to guard. You can't take on every fight.
- All right. I was wrong. I didn't know what really happened to the Ninth Legion.
- No, we were both wrong about that.
- They were never really missing. They've always been here. The Ninth Legion and the Keeper of the Gate. Seizing the day till the sun goes out. Holding back the dark.
Ils ont vraiment une belle alchimie ces deux-là ! J’ignore si Bill sera de la partie pour la prochaine saison (je l’espère), mais une chose est sûre, je suis toute triste à l’idée qu’il ne leur reste que quelques épisodes à partager…


Retour au fil rouge pour la fin de l’épisode, avec une Missy qui change de statut : voilà qu’elle passe de prisonnière à mécanicienne du TARDIS. Je ne sais toujours pas quoi en penser, mais le double-épisode à venir devrait nous apporter des réponses.
- And it's time for us to become friends again.
- Do you think so ?
- I don't know. That's the trouble with hope. It's hard to resist.
Et voilà pour The eaters of light. Comme je le disais en introduction, c’est une histoire très classique et qui ne restera probablement pas dans les mémoires, mais elle fonctionne très bien. Même s’il n’y a pas l’émulation que peut parfois provoquer les scénarios tordus de M. Moffat, on passe un excellent moment et on ne ressort aucunement déçu du visionnage, grâce à une intrigue simple qui fonctionne très bien, et grâce au trio toujours aussi efficace formé par le Doctor, Nardole et Bill.

D’autres avis : Yoda Bor, Zakath Nath

5 commentaires:

  1. Cool! c'est à se demander si je ne passe pas àcôté d'un truc!

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    1. @lutin82
      C'est le but de mes chroniques :D

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  2. POur le coup, je te rejoins totalement pour cet épisode, un scénario classique mais efficace et des personnages qui fonctionnent... bon, pour les Romains, ils n'étaient en fait pas si tolérant que ça en matière sexuelle, mais le message est sympa, alors je laisse passer les approximations/erreurs historiques !

    Un chouette épisode où Bill est ENFIN utile... hélas, ça ne durera pas !

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    1. @JainaXF
      Mais non elle ne sert pas à rien ^^
      Et pour les Romains, je n'en doute pas mais ça sert le propos plutôt bien sans avoir à faire appel au Captain Jack, c'est pas mal :D

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  3. Pour le coup, je trouve que Missy frappe plutôt juste en l'appelant 'exposition" ! ;-) Mais dans ce épisode, justement, ce n'est pas le cas, et c'est bien agréable !

    Oui, j'ai imaginé, c'est pour ça que j'ai laissé coulé sans trop râler (même si j'aurais bien voulu revoir Captain Jack à l'occasion, la version DW, pas la pâle copie Torchwood)!

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