vendredi 27 mai 2011

Cendres - Thierry Di Rollo


Il était temps que je lui fasse un sort, à celui-là. Je l’ai acheté aux dernières Rencontres de l’imaginaire de Sèvres, et vu l’épaisseur, je n’avais pas vraiment d’excuse. J'ai fini par le lire entre deux épreuves de concours parce que c’était le seul livre assez petit pour tenir dans mon sac avec tout mon bordel spécial épreuves (trousse, rations de survie et tout le tintouin).

Pour la petite histoire, tout a commencé lors de la conférence sur les 10 ans de Folio SF, où le gentil directeur de la collection dont-j’ai-oublié-le-nom a cité Thierry Di Rollo comme auteur dont il adorait les textes mais qu’il n’arrivait pas à vendre.

Je ne suis pas une grosse consommatrice de best-sellers, par contre les auteurs dont je n’ai jamais entendu parler, très bizarres, et qui ne se vendent pas assez bien, tout de suite, ça m’attire. C’est l’esprit de contradiction, ne cherchez pas !

Voilà donc comment après un passage au stand ActuSF, je me suis retrouvée avec ce mini-recueil de nouvelles en main, bien décidée à découvrir cet auteur. Au programme, du camp de réfugiés dans Cendres, du vieillard kidnappé pour une raison obscure dans Jaune papillon, une jeune fille qui s’échappe des Hommes dans le château, et un voyage dans le temps qui parle des Beatles dans Quelques grains de riz.

On m’avait prévenu que c’était noir, j’ai été servi.

La première nouvelle, Cendres, est celle qui m’a le moins parlé. Très riche, elle s’achève un peu trop vite, laissant trop de questions en suspens sur ce camp de réfugiés pas si dans le futur que ça, alors que j’essayais de m’accoutumer à l’ambiance (elle paye un peu les pots cassés d’être la première nouvelle aussi).

Jaune papillon est un peu plus facile d’abord, avec sa construction plus proche d’une nouvelle à chute. C’est glauque à souhait, et la conclusion m’a tiré un petit sourire.

Même chose pour Les Hommes dans le château, plutôt haletante, avec une petite pointe d’ironie dans la conclusion. Ce sont là mes deux nouvelles favorites, sans doute parce que j’apprécie mieux ce type de récits que les deux autres, qui posent surtout des ambiances à mon avis.

La dernière nouvelle, Quelques grains de riz, parle de voyage dans le temps, ça devrait me plaire, mais j’avoue à avoir un peu de mal à rentrer dedans (bon en plus je viens de seulement d’identifier la chanson dont il parle, inculte que je suis !). C’est une approche assez originale du sujet, et évidemment, c’est bien glauque.

Vous l’aurez compris, il y a des cimetières plus joyeux que ce recueil. Y’a plein de choses à creuser dans ces nouvelles à mon avis, mais j’ai eu du mal à rentrer dedans. Je crois que ce n’est pas trop ma tasse de thé, et que ce ne n’était pas vraiment la bonne période pour lire ça (d’ailleurs j’ai enchainé sur de la guimauve, c'est dire). Du coup je ne saurais ni vous le déconseiller, ni vous le recommander. Il faudrait peut-être que j’essaye autre chose de cet auteur en fait.

CITRIQ

4 commentaires:

  1. Bon, noté, pas le bon pour découvrir cet auteur.

    (L'éditeur, c'est Pascal Godbillon, il est vraiment gentil)

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  2. Ouais, je me demande si j'aurais pas dû tenté celui que me recommandait le monsieur du stand ActuSF (dont j'ai aussi oublié le nom décidément xD)... bon je vais peut-être regarder ce que la bibliothèque a en stock sinon...

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  3. J'ai lu "La Lumière des morts" de lui. C'était très bien écrit, sombre certainement mais pas sans espoir. Je te le conseille si tu souhaites essayer de lire à nouveau un livre de ce auteur.

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