mardi 17 juin 2014

L'écho des cavernes ou comment l'homme de cro-magnon a inventé la grammaire - Pierre Davy


Ce qu’il y a de chouette avec la préhistoire, c’est qu’il s’agit d’une période riche en découvertes essentielles (l’outil, le feu, les croyances…), mais qui reste néanmoins fort mystérieuse. Du coup il est tentant d’imaginer comment on en est arrivé à frotter des bouts de bois ensemble pour les enflammer, et cela donne naissance à une littérature souvent farfelue mais ô combien délicieuse.

L’écho des cavernes en est l’exemple parfait, racontant comment un homme, tout au long de sa vie, inventa le langage. Ce postulat n’a bien sûr aucune crédibilité scientifique, mais produire une explication crédible n’est certainement pas le but de l’auteur. Non, cette histoire fournit avant tout à Pierre Davy une trame de fond pour expliquer la grammaire de façon ludique. Et ça marche à merveille !

On commence donc par les différents sons, puis les substantifs pour désigner les choses, puis les verbes, les adverbes, les pronoms, etc. Rassurez-vous, l’ensemble n’a rien d’un manuel de grammaire barbant. L’écho des cavernes permet surtout de s’interroger de façon très didactique sur comment sont construites les langues.

C’est très plaisant à lire, d’autant plus que l’auteur utilise une prose pleine d’humour pour raconter tout ça. Il y a un petit côté Pourquoi j’ai mangé mon père dans le décalage induit entre les réflexions du personnage principal, Sapiens et le niveau intellectuel du reste de la tribu.

J’ai beaucoup aimé également toutes les petites références bibliques bien senties (le héros prend le nom de Adam, et a un deuxième fils qui file un mauvais coton parait-il…), ainsi que toutes les réflexions sur le langage et la communication qui sont aussi drôles que pertinentes.

Bref même si j’imagine que cet ouvrage est avant tout destiné à la jeunesse (on sent l’œuvre idéale pour illustrer le cours de français), c’est une petite lecture pleine d’humour et bien sympathique, qui permet de faire quelques petites révisions de grammaire sans en avoir l’air, ça peut toujours servir !
« La communication ! La question était là. Nous avons un problème de communication. Tous les « wroumpf » du monde, même déclinés sur tous les tons et tous les modes, ne suffiraient jamais à se faire entendre. Certains esprits rétrogrades soutiendraient que cela était déjà bien assez, pour le peu qu’on avait à se dire. Ce à quoi Sapiens s’objectait à lui-même que la création de l’outil pouvait très bien précéder le besoin de s’en servir. N’avait-on pas inventé la hache de silex avant d’être pris de la tentation de la planter dans le crâne de son voisin ? »
CITRIQ

dimanche 15 juin 2014

Marouflages - Sylvie Lainé


Après L’opéra de Shaya, j’ai assez logiquement porté mon regard sur Marouflages, le précédent recueil de Sylvie Lainé (et après je m’intéresserais à Espaces insécables et au Miroir aux éperluettes, soyons fous, remontons le temps !). Et une fois encore je n’ai pas été déçue de ma lecture.

Marouflages ne contient que trois nouvelles, mais il s’agit de trois très beaux textes. Alors quand on pense à ces recueils et ces anthologies où on apprécie jamais tout, Marouflages est une excellente affaire : zéro déception, zéro regret !

Il y a tout d’abord Les yeux d’Elsa, nouvelle récompensée de nombreux prix qui nous raconte la très belle rencontre entre un homme et un dauphin génétiquement modifié. De manière assez surprenante, alors qu’on attendrait une étude du rapport à l’Autre, Sylvie Lainé fait tourner sa nouvelle autour de la difficulté à construire une relation avec quelqu’un et à s’engager. C’est surprenant, touchant et presque magique.

La deuxième nouvelle, Le prix du billet, est presque dénuée d’argument SF. Là encore on parle d’une rencontre, cette fois-ci sur le quai d’une gare alors qu’une jeune femme s’apprête à tout plaquer pour… l’amour ? Pour se trouver elle-même ? C’est encore une fois un texte qui m’a surpris dans la direction qu’il prenait, et qui sonne très juste.

Enfin, le recueil se termine avec Fidèle à ton pas balancé, qui suit les traces d’un homme qui vient de se faire larguer par sa copine, et qui se reconstruit peu à peu, non pas en l’oubliant mais en se l’appropriant en quelque sorte. Une fois encore, j’ai été étonnée, charmée, bref je commence à manquer de synonymes pour exprimer mon ressenti !

Alors que L’opéra de Shaya nous faisant voyager à travers l’univers en question le rapport à l’Autre, Marouflages est un recueil plus centré sur nous, les humains. Chaque texte parle d’amour, mais pas au sens affreusement romantique du terme. Ce recueil interroge plutôt sur comment on se construit/déconstruit/reconstruit autour d’une relation. Avec Marouflages, c’est finalement un peu sur son nombril qu’on se penche, et c’est aussi fascinant que de visiter d’autres galaxies !

CITRIQ

jeudi 12 juin 2014

Ceux qui sauront - Pierre Bordage


Je ne sais pas comment j’ai fais mon affaire, mais je n’avais jamais lu aucun roman de Pierre Bordage. J’avais bien glané quelques nouvelles ici et là, mais c’est tout, à tel point que j’en avais presque honte. Du coup aux Imaginales l’an dernier j’ai fait l’acquisition de Ceux qui sauront, roman relativement récent et premier tome d’une trilogie uchronique.

L’histoire se déroule à notre époque, mais dans une version alternative de notre histoire où après les nombreux changements de régime du XIXe siècle, c’est la monarchie qui a été finalement rétablie en France. On se retrouve donc avec une société très inégalitaire, et pour mieux contrôler la masse, on interdit l’accès à l’éducation et aux progrès technologiques (comme l’électricité) aux plus pauvres pour mieux les contrôler.

Dans cet univers, on suit les traces de deux adolescents. D’un côté Jean est un fils d’ouvrier qui commence à travailler à l’âge de treize ans pour subvenir aux besoins de sa famille, et qui se retrouve assez vite plongé dans les ennuis jusqu’au cou pour avoir appris à lire dans une école clandestine. De l’autre nous avons Clara, jeune fille issue de la bourgeoisie versaillaise, qui alors qu’elle s’apprête à rencontrer son futur époux, se retrouve… elle aussi plongée dans les ennuis jusqu’au cou !

C’est l’occasion pour tous les deux d’ouvrir les yeux sur le monde qui les entoure, et comme il se doit, leurs chemins finissent par se croiser (et ce qui devait arriver arriva, si vous voyez ce que je veux dire).

En me lançant dans Ceux qui sauront, je savais que je partais dans un roman jeunesse, mais je ne pensais pas que le roman serait « tant » jeunesse. Après tout il a été repris en poche dans la collection SF de J’ai lu, j’imaginais trouver un young adult plutôt.

Du coup j’ai été assez déçue par l’intrigue qui a ce côté parfois très téléphoné typique de certains romans pour la jeunesse (les héros sont là juste quand il faut où il faut, reçoivent l’aide nécessaire juste à temps, etc.). Et ne parlons pas de l’histoire d’amour plus-guimauve-tu-meurs (à vous faire relativiser le dernier tome de Leviathan de Scott Westerfeld).

Cependant j’ai quand même trouvé que ce roman avait un chouette univers : l’uchronie est plutôt bien pensée, et toutes les réflexions sur l’importance de l’éducation ou le contrôle des médias (et surtout d’internet) sont très pertinentes (et parleront certainement au public de ce livre).

En fait Ceux qui sauront est un chouette roman jeunesse, mais du genre à réserver uniquement à un jeune public. Si je lis les deux suites pour avoir le fin mot de l’histoire, je garderais cela à l’esprit, je serais sans doute moins frustrée à la lecture.

CITRIQ

mardi 10 juin 2014

A clash of kings (A song of ice and fire 2) - George R. R. Martin


Ca y’est, le poisson est ferré ! J’ai commencé les livres, j’ai commencé la série télé, vous n’avez donc pas fini de m’entendre parler du Trône de fer. D’ailleurs, à ce sujet, je viens de finir le tome 2 (selon le découpage VO). Ca m’aura bien demandé trois semaines de lecture intensive, mais j’en suis venue à bout !

Que peut-on dire sur A clash of kings qui n’a pas déjà été dit à propos de A game of thrones ? On retrouve dans cette suite le même découpage savamment orchestré, les mêmes personnages tout en nuance, bref pour ce qui est de la qualité, on reste au même niveau, je vous renvoie donc à mon précédent article (qui est complètement dénué de spoilers, celui-là un peu moins mais à ma connaissance je ne révèle rien d’important à mon avis).

Cependant j’ai trouvé ce volume un peu plus long que le précédent, et pas parce qu’il faisait 150 pages de plus. C’est plutôt qu’on est principalement dans les intrigues de cour (à part pour Jon Snow et dans une moindre mesure Daenerys, presque absente de l’histoire), et tous les évènements épiques se déroulent majoritairement hors-champ (à part pour la dernière partie du roman).

En fait ce livre donne l’impression très étrange de ne jamais se pencher sur ceux qu’on attendait logiquement au premier plan (Robb Stark, Tywin Lannister). Un peu comme si l’auteur laissait délibérément de côté les « grands héros » pour se concentrer sur les seconds rôles, plus complexes.

Même si c’est parfois un peu frustrant à la lecture, c’est trop joliment pensé pour que j’y résiste (et du coup ça donne la part belle à Tyrion, qui est un peu LE héros de ce volume, si tant est qu’on puisse en désigner réellement un).

Cependant j’ai quand même trouvé que cela trainait un peu en longueur pendant les deux premiers tiers. Je pense que l’alternance de point de vue joue pour beaucoup, d’autant plus qu’à l’exception de Tyrion et Sansa, les autres personnages ne se croisent jamais, si bien que chacun semble suivre sa petite histoire dans son coin.

Du coup même s’il se passe plein de choses, j’ai eu l’impression de ne pas beaucoup avancer (j’ai même trouvé que la conversation entre Catelyn et Jaime, qui est presque totalement déconnectée des évènements récents, apportait plus d’informations que les centaines de pages qui la précède !). J’imagine cependant que l’auteur avance ses pions pour la suite.

Mais même si je m’étale sur ces soucis de rythme, cela ne m’a nullement empêché d’apprécier ma lecture, souvent riche en surprises, et je suis fort curieuse de découvrir la suite des aventures de tout ce petit monde. Mais je fais une petite pause avant. Les pavés, c’est sympa, mais j’ai une monstrueuse envie de récits plus courts (qui feront baisser ma PàL en plus).

CITRIQ

dimanche 8 juin 2014

Lancelot (anthologie)


A Zone Franche cette année, il était difficile de résister à l’anthologie du festival, tant l’œil était attiré par la magnifique couverture signée par Ryohei Hase. Les légendes arthuriennes étant en plus un de mes dadas, je n’ai pas mis longtemps à me décider à l’acheter.

J’avais un peu peur de l’effet redite (j’ai arrêté de lire de la fantasy arthurienne il y a quelques années, lassée par l’impression de répétition perpétuelle d’un texte à l’autre), mais il semblerait que cela ne s’applique pas au format nouvelle, qui permet de se concentrer sur un aspect de la légende, une interprétation personnelle, sans s’encombrer de 300 pages de mise en situation laborieuse.

Autant dire que cette anthologie est une vraie réussite (d’autant plus qu’elle m’a fait m’intéresser à Lancelot, qui est loin d’être mon personnage favori de la matière de Bretagne), offrant des textes très différents, parfois drôles, parfois poétiques, et tous intelligents et extrêmement documentés. On sent à la lecture que les auteurs ont potassé leur sujet !

L’anthologie en elle-même est vraiment bien construite, j’ai senti comme une cohérence dans l’ordre de présentation des nouvelles (alors que dans la plupart des anthologies j’ai toujours l’impression qu’il n’y a aucune logique), et la postface de Lucie Chenu est très instructive, et offre d’intéressants éclaircissements sur les nouvelles qu’on a lues.

Du coup vous n’y couperez pas, je vais vous parler de tous les textes en détail !

Le Donjon noir de Nathalie Dau
On démarre sur les débuts de Lancelot dans le monde de la chevalerie, alors que sa première quête est de retrouver une Guenièvre bien volage qui n’a cesse de disparaitre de la cour du roi Arthur. Avec une bonne dose de féérie, mais aussi un humour discret qui m’a évoqué L’enchanteur de Barjavel, cette première nouvelle est une excellente entrée en matière.

Lancelot-Dragon de Fabien Clavel
La deuxième nouvelle nous emmène à une autre période de la vie de Lancelot, alors qu’il erre un peu dans la forêt de Brocéliande. Ses pas le guident, au fil de rencontres riches en contes et en figures légendaires jusqu’à un mystérieux serpent. L’étude de la figure de Lancelot sonne très juste, et l’univers est très documenté, c’est un plaisir à lire.

Le meilleur d'entre eux de Lionel Davoust
Lancelot revient après une énième et vaine quête du Graal. Il retrouve Arthur, sa bien-aimée Guenièvre, et s’il n’a toujours pas trouvé la coupe sacrée, il a néanmoins une idée pour sauver le royaume. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle qui met bien en avant toute la particularité du personnage de Lancelot (le traitre nécessaire), et offre une interprétation plutôt originale (et tout à fait crédible) de la vérité autour de la quête du Graal.

Le Vœu d'oubli de Armand Cabasson
Dans cette nouvelle, Lancelot a volontairement bu l’eau du Léthé pour oublier Guenièvre. Il fuit l’Angleterre, de plus en plus loin, offrant un très joli voyage à ce chevalier amnésique et errant. Une nouvelle encore une fois très documentée pour son côté historique, et qui fait voir du pays.

Je crois que chevalerie y sera de Anne Fakhouri
Se déroulant dans l’univers du Clairvoyage (on croise même certains de ses protagonistes), cette nouvelle nous fait suivre un groupe de chevaliers qui partent à la recherche de Lancelot dans le monde féérique. C’est assez marrant parce que de même que pour Le Clairvoyage, je suis tombée complètement sous le charme de cette histoire, et pourtant je ne suis pas sûre d’avoir tout compris !

La tête qui crachait des dragons de Thomas Geha
Le fils de Perceval part à la recherche de Lancelot, dernier espoir d'un royaume ravagé par les dragons. L'histoire en elle-même est plutôt intéressante (et je ne suis même pas sûre que Lancelot en soit le héros principal), mais ce qui m'a surtout marqué, c'est cette atmosphère presque de post-apo médiéval, alors que toute la population du royaume se terre pour échapper aux dragons.

Les Gens des pierres de Franck Ferric
Cette nouvelle s’intéresse plus à la Dame de Shalott qu’à Lancelot en lui-même, et offre une très belle réécriture de cette histoire, sur laquelle on n’a aucun mal à poser des images de tableaux préraphaélites en guise d’illustration.

Lance de Jeanne-A Debats
On retrouve dans cette nouvelle le héros vampire fétiche de l’auteur, que j’avais déjà croisé dans l’anthologie Utopiales 2013, qui s’en va chercher Lancelot pour aller vaincre un dragon nazi (on se croirait presque dans un comic des années 30 à lire le scénario !). Après des textes aux ambiances médiévales et plutôt sérieuses, ce texte se révèle plutôt rafraichissant, le duo Lancelot/Navarre (plus diamétralement opposés, c’est pas possible) et les remarques sarcastiques du narrateur rendant l’aventure très plaisante. Une question demeure : les nombreuses sirènes, c’était pour préparer l’anthologie des Imaginales de cette année ?

Pourquoi dans les grands bois, aimé-je à m’égarer de Karim Berrouka
Reprenant des personnages de son roman Fées, weed & guillotines, Karim Berrouka envoie une bande d’enquêteurs en Bretagne, pour élucider un mystérieux massacre où sont impliqués… des écureuils. Jouant sur une intrigue déjantée (mais qui n’oublie pas ses racines arthuriennes pour autant), avec des dialogues truffés d’insultes vintages absolument délicieux, cette nouvelle est offre une chouette conclusion au recueil, aussi drôle que savoureuse.

Au final si certains textes (ceux de Nathalie Dau, Lionel Davoust, Anne Fakhouri, Frank Ferric et Karim Berrouka) m’ont plus marqué que d’autres, je n’ai eu aucune déception à la lecture. L’ensemble forme excellente anthologie, dont la lecture est vivement recommandée (et franchement, comment voulez-vous résister à cette couverture ?).

CITRIQ

jeudi 5 juin 2014

[Rupestre Fiction] Premières découvertes


Voilà déjà un mois que notre plongée dans la préhistoire a commencé, il est donc l’heure de faire le point sur les premières découvertes des courageux paléo-lecteurs qui se sont lancés dans l’aventure. Ils sont pour le moment au nombre de treize, comme vous pouvez le voir dans la liste ci-dessous, mais n’y voyez nul présage, à l’époque de la chasse au bison, on avait certainement d’autres superstitions plus pertinentes que celle-ci !
  1. Alys
  2. asn83
  3. Baroona
  4. Cornwall
  5. Jae_Lou
  6. JainaXF
  7. Lhisbei
  8. Lorkhan
  9. Lune
  10. Shaya
  11. Tibéon
  12. Tigger Lilly
  13. Vert
Il a fallut des centaines de milliers d’années à l’homme pour maitriser les feu, mais heureusement pour nous, il n’a pas fallu autant de temps aux aventuriers de la rupestre fiction pour commencer à participer, avec des chiffres déjà honorables : 6 participations (soit un taux de participation de presque 50%, c'est un coup à faire rêver les députés européens !).

Voilà la liste des œuvres découvertes, où prédomine un certain Timothée Rey (j’aurais peut-être dû organiser un challenge Timothée Rey, mais je n’aurais jamais réussi à convaincre Lune de participer !).

Baroona
Cornwall
JainaXF
Lune
Tibéon
  • Les Croods - Chris Sanders & Kirk de Micco (film)
Vert

A dans un mois (et quelques) pour le prochain point sur les découvertes !

lundi 2 juin 2014

Recueil factice - Mai 2014

Où l’on profite des nombreux jours fériés pour lire, regarder des films et séries, visiter des expos, etc. Je pensais inclure une section Jeux vidéo ce mois-ci, c’est râpé par contre, je n’ai toujours pas fini ma dernière partie en date de Baldur’s Gate 2 !

LIVRES


Le chemin des dieux – Jean-Philippe Depotte

Spirou & Fantasio intégrale 1 : Les débuts d’un dessinateur - Franquin
Cela faisait un petit moment que je lorgnais sur ces rééditions en intégrale des aventures de Spirou, j’ai donc fini par emprunter ce premier volume à la bibliothèque. S’il se compose en partie d’albums que j’avais déjà lu (Quatre aventures de Spirou et Fantasio et Les chapeaux noirs), il vient avec son lot d’histoires inédites ou publiés dans des albums moins faciles à trouver (comme L’héritage et Radar le robot). On est plus dans les péripéties dignes d’un cartoon que dans la grande aventure, mais on s’amuse néanmoins beaucoup de ces histoires fraiches et pleines d’humour.

Mezolith tome 1 - Haggarty & Brockbank

L’opéra de Shaya – Sylvie Lainé

Brasyl – Ian McDonald

Mystère en Atlantide (Lasser, détective des dieux 3) – Sylvie Miller et Philippe Ward

La marche du crabe (tomes 1-3) – Arthur de Pins
Racontant les mésaventures des crabes carrés (qui ne peuvent tourner et sont donc condamnés à suivre la même ligne droite toute leur existence), cette trilogie est aussi improbable que géniale. C'est drôle bien sûr, mais ça brasse tellement d'idées sur des sujets très variés qu'une deuxième lecture ne serait pas de trop pour tout apprécier.

Zombillénium (tomes 1-3) – Arthur de Pins
Je ne me souviens plus sur quel blog j'avais entendu parler de cette BD, mais c'est vrai que c'est bien sympa à lire, cette histoire de parc d'attraction qui n'embauche que des morts-vivants (qui se font passer pour des humains en costume du coup). C'est drôle, bien fichu... et je suis curieuse de lire la suite en fait.

Fatal rendez-vous (Chasseuses d'aliens 1) - Gena Showalter

Les chambres inquiètes – Lisa Tuttle

Y, le dernier homme (tomes 1-2) - Brian K. Vaughan et Pia Guerra
A défaut d’arriver à mettre la main sur Saga à la bibliothèque, j’ai commencé cette autre série de Vaughan qui nous envoie dans un futur où tous les hommes sont morts soudainement, sauf un. Il y a un petit côté Walking Dead quand on voit comment le chaos s’installe à une vitesse folle, le pire ennemi de la femme étant sans grande surprise… la femme. Je suis assez admirative de la construction du récit (ça a un côté presque cinématographique), et je suis curieuse de voir où l’auteur va nous emmener. Bref je n’ai plus qu’à trouver la suite à la bibliothèque !

Au pays des jouets (Fables 21) – Bill Willingham
Bill Willingham continue à s'intéresser au devenir des enfants-loups en se penchant cette fois-ci sur le cas de Thérèse, entrainée au pays des jouets par un bateau en plastique magique. Cela donne une histoire très sombre (d'autant plus qu'elle met en scène des enfants), dans le genre d'un conte traditionnel, à la fois cruel et moralisateur.
Ce recueil se termine ensuite sur une petite histoire sur le passé de Bigby, qui interroge un peu sur ce que sera la conclusion de la série (vu que celle-ci doit s'arrêter au n°150, et qu’on est déjà rendu au 123).

J’ai l’air de n’avoir lu que des BDs ce mois-ci, mais c’est juste que ça me faisait des pauses bienvenues dans ma lecture de Brasyl, ainsi que dans celle du deuxième tome du Trône de fer (A clash of kings).

D’ailleurs techniquement j’aurais dû inclure A clash of kings dans ce récapitulatif, mais à l’heure où j’écris ces mots, je le termine tout juste, et si je l’ajoute à ce bilan-ci, ça va me faire un montage de 13 couvertures à faire, un vrai cauchemar de graphiste ! Oui on est maniaque où on ne l’est pas…

FILMS


The Amazing Spider-Man 2 – Marc Webb
Ce deuxième volet des aventures de l’homme-araignée version reboot par Marc Webb se révèle un bon divertissement. Certes il ne brille pas spécialement par son originalité, mais on passe un bon moment grâce à de belles scènes d’action et quelques beaux moments entre les personnages (j’aime toujours autant Gwen-je-me-laisse-pas-faire et il y a une scène entre Peter et sa tante que j’ai trouvé vraiment chouette). Bref il s’inscrit dans la lignée du premier volet, c’est un film de super-héros plutôt classique mais qui se regarde avec plaisir.

Les Goonies – Richard Donner
Encore un film culte que je n’avais jamais vu (et il y a encore tant d’autres…), alors que cette histoire d’une bande de gamins qui part à la recherche d’un trésor de pirates est absolument délicieuse. J’ai d’abord été frappée par l’esthétique du film (plus années 80 tu meurs, il n’y a guère que Retour vers le futur qui arrive au même niveau) et par son côté assez irrévérencieux (je ne sais pas si on laisserait encore sortir des films avec autant de jurons et avec de grosses allusions à la drogue, entre autres).
Et puis il y a l’enchaînement des péripéties (parfois carrément improbables) et la dynamique du groupe (composé principalement de personnages clichés mais ô combien drôles) avec des répliques qui fusent dans tous les sens. Bref on embarque pour deux heures d’aventure et de fous rires, c’est juste hilarant !

My sweet pepper land – Hiner Saleem
Ce simili-western kurde nous raconte les déboires d’un ancien combattant kurde qui se retrouve chef de police dans un village isolé non loin de la frontière. Certes l’histoire est un sacré fouillis, mais les touches d’humour ici et là et surtout le plaisir du voyage (dépaysement garanti question langue, paysages ou même musique lorsque l’institutrice joue de son hang qui n’est absolument pas un instrument traditionnel local comme je le pensais) font oublier ce défaut. Un film pas parfait, mais plaisant à voir néanmoins.

X Men : Days of future past – Bryan Singer
Un sacré défi au départ (arriver à faire le lien entre la première trilogie X Men et le X Men : first class de Matthew Vaughn), et une belle réussite à l’arrivée, voilà comment on pourrait résumer ce nouveau X men qui offre une joyeuse intrigue de voyage dans le temps (avec un excellent sens du rétro dans les intrigues du passé), un excellent travail sur les personnages et quelques scènes d’action bien spectaculaires (qui rendent même très bien en 3D, surtout quand Quicksilver est de la partie). Il manque peut-être juste quelques rappels pour le spectateur qui n’a pas révisé avant sa séance (j’avais complètement oublié comment le Professeur Xavier survivait à la fin de The last stand), mais à part ça c’est sans doute l’un des meilleurs films de super-héros depuis… fort longtemps !

Pour juin, j’irais sans doute voir Edge of Tomorrow et The Homesland. Et on verra bien ce qui me tombe sous les yeux.

SERIES TELE


The Big Bang Theory – Saison 7
Cette série est toujours plaisante à regarder pour son avalanche de références geeks en tout genre. Cependant j’ai l’impression qu’elle tombe petit à petit dans une forme de routine : les relations entre les personnages sont stables, il n’y a plus vraiment d’intrigue de fond, et les épisodes sont vite regardés vite oubliés, même si toujours aussi drôles. Deux épisodes se détachent néanmoins du lot : l’épisode de la St Valentin, et le final plutôt surprenant finalement.

Doctor Who Classic Saison 5

Game of Thrones – Saison 1
Maintenant que j’ai terminé le premier tome des romans, je peux m’attaquer à la série qui se révèle une adaptation très fidèle. Du coup c’est vraiment agréable à regarder, mais à condition de ne pas le faire juste après avoir lu le bouquin, sans quoi on s’ennuie un petit peu. J’ai beaucoup aimé que la série mette en avant certaines choses qui ne prennent sens qu’à la saison 2, j’ai mieux compris certains passages (ça fait un peu comme une relecture, mais en plus rapide), et j’ai bien ricané devant certaines scènes (quand on sait ce qu’il arrive ensuite aux personnages).
Un regret ? Comme toujours avec les adaptations trop fidèles, on râle dès qu’il manque un truc, notamment des séquences qui m’avaient vraiment marqué à la lecture, comme l’arrivée de nuit aux Eyries de Catelyn (mais ça aurait coûté cher, je comprends).

Once upon a time – Saison 3
Si je suis un peu toujours en train de râler sur cette série (que je regarde quand même, non je ne suis pas du tout contradictoire), il faut reconnaitre qu'elle s'améliore de saison en saison. Certes, on a toujours envie de prendre un Charming pour taper sur l'autre mais cette saison découpée en deux parties offre une belle intrigue à base de reboot ou retour en arrière fréquent, avec un très chouette double épisode final, certes prévisible mais voir la team Swan-Hook en solo pendant 1h30, c'est que du bonheur !
Mon seul regret, c'est cette obstination à faire en sorte que chaque nouveau méchant ait un lien de parenté avec les héros, et cet acharnement sur le personnage de Regina, surtout vu les retournements de fin de saison... à voir ce que cela donne dans la saison 4 !

Avec l’arrivée de l’été, les séries se terminent, heureusement que j’ai du retard à rattraper pour certaines. Du coup Game of Thrones et Doctor Who (vu que je suis motivée à me taper les reconstitutions) vont sans doute occuper mon mois de juin.

EXPOS


Star Wars Identities (Cité du cinéma)

Jeu vidéo l'expo (Cité des sciences)

Art robotique (Cité des sciences)

Et c’est tout pour ce mois-ci (et c’est déjà beaucoup !).