jeudi 16 avril 2015

Dreamfall : The Longest Journey


Il y a quelques années, j'avais joué à un excellent jeu d'aventure pas tout jeune (1999), The Longest Journey, qui m'avait épaté notamment par sa qualité d'écriture. Ce jeu avait une suite, Dreamfall, sortie en 2006. Mais ayant entendu dire qu'il n'était pas exceptionnel, qu'il n'avait pas de fin digne de ce nom et que la suite n'était jamais sortie, j'ai préféré passer mon tour.

Et puis un crowdfunding a permis à la suite (Dreamfall Chapters) de voir enfin le jour, huit ans plus tard. Comme j'étais toujours intéressée par l'univers et que le jeu avait l'air superbe, j'ai décidé de me mettre à jour. Voilà comment je suis partie pour un voyage dans Dreamfall (j'espère que vous vous y retrouvez dans tous ces noms qui se ressemblent...).


Dreamfall se déroule quelques années après les événements de The Longest Journey. On retrouve donc les deux mondes de Stark (notre bonne vieille Terre du futur) et Arcadia (son pendant magique), où les choses ont bien évolué. April Ryan, l'héroïne du précédent jeu, a perdu sa capacité à passer d'un monde à l'autre, et elle a bien du mal à se trouver une place maintenant qu'elle n'est plus le héros de l'histoire.

Car bien qu'on ait l'occasion de la rencontrer et même de la contrôler à plusieurs reprises, April n'est pas l'héroïne de l'histoire. C'est plutôt le rôle de Zoë Castillo, une jeune fille qui aide son ex-petit ami journaliste dans une de ses enquêtes, et qui se retrouve sans surpris plongée dans les ennuis jusqu'au cou. Je vous fais la version simple qui fait l'impasse sur plein de choses et notamment sur le troisième personnage parfois contrôlable (Kian Alvane), sinon on y est encore dans trois pages.

En effet, Dreamfall est aussi (voire plus) riche que son prédécesseur, et il vaut mieux avoir encore en tête le précédent épisode pour renouer certains fils, bien que ce ne soit pas complètement nécessaire au suivi de l'intrigue. Les dialogues contiennent énormément d'éléments, et même s'il est inutile de les lire/écouter dans le détail pour finir le jeu, il serait fort dommage de s'en priver car ils font en font toute la saveur.


Ce que j'aime beaucoup dans Dreamfall (à l'image de The Longest Journey), c'est que les personnages sont vivants. Zoë a une vraie personnalité, des personnes dans son entourage qu'on va croiser ou contacter au long de l'histoire, bref elle « existe », ce n'est pas juste un curseur de souris. Et c'est valable pour pratiquement tous les personnages, c'est presque un livre-jeu !

J'ai d’ailleurs trouvé sympathique les choix multiples dans les dialogues, qui sans réellement influencer l'intrigue, permettent de choisir parfois l’approche qu’on en fait. Le fait de vivre une scène par plusieurs points de vue est aussi une jolie trouvaille. Et j'ai bien rigolé dans certaines situations, surtout quand Crow est de la partie !

Bien évidemment, j'ai aussi apprécié de retourner dans cet univers à mi-chemin entre SF et fantasy, qui mélange technologie et magie quand ça l'arrange. Et qui est graphiquement superbe (pour le coup le jeu n'a pas tellement vieilli, il est vraiment joli).


Mais il y a quand même deux (gros) problèmes à Dreamfall. Le premier c'est sa jouabilité. Contrairement au premier volet qu'on jouait uniquement à la souris, Dreamfall se joue au clavier (avec la caméra à contrôler), et c'est un peu la galère. J'ai dû régler très vite la sensibilité au minimum pour ne pas finir avec le mal de mer. Et c'est un peu gênant car certaines séquences d'infiltration ou de combat demandent une précision... difficile à obtenir !

Car en plus, au lieu de s'en tenir aux traditionnelles énigmes du jeu d'aventure (pas bien compliqués d'ailleurs dans cet opus), Dreamfall s'aventure dans le domaine du jeu d'action où il faut se glisser dans une pièce sans bruit et tabasser des gars. Comme le jeu n’est pas toujours très facile à prendre en main, ces séquences peuvent être très fatigantes, surtout quand on enchaîne les morts.

Du coup j'ai trouvé la progression en même temps linéaire (les énigmes sont simples, on sait toujours où aller) et laborieuse, et si j'ai tenu jusqu'au bout c'est surtout pour l'histoire. C'est là où je suis bien contente d'avoir attendu la suite, car on finit par se rendre compte que Dreamfall n'est finalement qu'une très longue introduction. Certes très belle et très riche, mais qui pose des milliers de questions et ne répond à aucune question. Bref si j'avais joué à ce jeu à la suite de The Longest Journey, je pense que j'aurais été très frustrée.

Heureusement, ce n'est pas le cas, et j'ai quand même été très contente d'avoir les éléments en main pour attaquer les Dreamfall Chapters, vu que le début du jeu reprend exactement là où le précédent s'arrêtait. Et c'est tout ce que je vous en dirais pour le moment, car malheureusement ce jeu en demande un peu trop à mon ordinateur, il va donc falloir soit que je squatte celui de M. Vert, soit que je le remplace avant de pouvoir profiter pleinement de cette suite !

6 commentaires:

  1. Ça avait l'air sympa, jusqu'à ce que tu parles de la jouabilité. Rédhibitoire pour moi, déjà les jeux qui demandent de la précision mais n'ont pas de souci de réglages sont un cauchemar pour moi.

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  2. @Tigger Lilly
    En fait avant d'y jouer j'avais regardé des vidéos qui suivaient toute l'histoire du jeu, et finalement je me demande si c'est pas la meilleure solution pour boucher le trou entre les 2 jeux ^^.

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  3. Une série très connue, mais pourtant je n'y ai jamais joué. C'est vrai qu'avec les "Chapters" qui viennent de sortir, ça peut être le bon moment de s'y mettre...

    Donc je note. En ce moment, tu me fais faire plein de notes, j'ai un planning qui déborde à cause de toi ! :D

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  4. @Lorkhan
    C'est fait exprès ^^
    (et je pense pas être la seule responsable, t'avais qu'à pas partir dans une période viking :P)

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  5. The Longuest Journey est vraiment un jeu culte de siècle dernier, bon vraiment fin du siècle dernier.
    Par contre j'avais été plutôt déçu par sa suite, je vais donc attendre ton retour sur les "Chapters" avant de m'y relancer.

    Ton début d'article, c'est un euphémisne (il y a quelques années), ou tu ne t'y es vraiment lancé qu'avec beaucoup de retard ?

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  6. @Fánaríë
    J'ai joué à TLJ en 2009 si je me fie à la date de ma chronique, c'est récent pour moi ^^

    Pour Chapters j'ai commencé un peu sur le PC de M. Vert (de suite ça marche mieux), pour le moment j'ai un peu du mal avec les cinématiques à rallonge, mais j'aime bien le concept des dialogues qui influencent l'intrigue (même si je en sais pas encore en quoi). A voir comment ça évolue !

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