mercredi 3 septembre 2014

Doctor Who 8x02 - Into the Dalek

 

Après un premier épisode qui partait un peu dans tous les sens, j'ai été surprise par ce deuxième épisode qui nous offre presque un grand vent de fraîcheur grâce à la simplicité de son intrigue. L'occasion de ressortir des vieux ennemis du placard (on les attendait vu le titre), et de prouver que c'est parfois dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes (spoilers inclus).


On démarre donc avec un chasseur poursuivi par un vaisseau Dalek. A son bord deux pilotes, mais un seul survivant, une jeune femme, qui s'en sort grâce à l'intervention inopinée du Doctor (ce qui n'est pas sans évoqué la prequel de The Day of the Doctor où le 8e Doctor faut exactement la même chose, référence, référence...).
- I'm Lieutenant Journey Blue of the Combined Galactic Resistance. I demand you take me back to my command ship, the Aristotle, which is currently located...
- No. Hey, not like that.
- You will take me back to my command ship, which is currently positioned...
- No, no. Come on, not like that.
- Not like that ! Get it right!
- Will you take me back to my ship ? Please ?
Comme c'est demandé gentiment, il la raccompagne donc, et découvre un vaisseau où on l'accueille plutôt froidement. Mais comme il a l'air disposé à rendre service (après tout, il amène aussi le café !), on lui propose de soigner le seul patient à bord :


Voilà qui n'est pas sans rappeler un certain épisode de la première saison : Dalek. D'ailleurs l'ensemble de l'épisode m'y a fait pensé : une confrontation plutôt brutale avec un Dalek, excellent prétexte pour étudier le caractère de ce nouveau Doctor. Mais je vais un peu vite.

D'abord, comme le Doctor ne semble guère décider à se lancer dans l'aventure tout seul, il va chercher Clara, qui est très occupée à flirter avec son nouveau collègue enseignant. En même temps quand votre pas-petit-copain d'alien disparaît pendant trois semaines pour aller vous chercher un café, je comprends un peu qu'elle se lance elle-même dans un autre genre d'aventure.


J'aime bien leurs retrouvailles, l'alchimie entre les deux semble assez différente, je me répète mais la simplicité de Twelve change de l'extravagance de Eleven (qui était fort chouette hein, mais c'est tout aussi bien de ne pas avoir continuer dans cette veine). Et leur petit échange avant de partir à l'aventure est très touchant.
- I'm terrified.
- Of what?
- The answer to my next question, which must be honest and cold and considered, without kindness or restraint. Clara, be my pal... and tell me... am I a good man ?
- I...don't know.
- Neither do I.
Et quel meilleur moyen de trouver la réponse que se faire miniaturiser pour s'aventurer à l'intérieur d'un Dalek tellement malade qu'il en est devenu bon ?

Le coup du rétrécissement pour se balader à l'intérieur d'un corps, c'est pas tout jeune (y'en avait un dans la 2e saison des Doctor Who Classic), c'est rigolo d'avoir osé le tenter en version moderne parce que c'est pas évident d'être crédible. Heureusement le Dalek étant à moitié machine, ça évite des décors kitschs de vaisseau sanguin ou je ne sais quoi.

Rien de bien original dans l'exploration qui suit (avec sa dose de dangers mortels, de chutes dans des vides-ordures et autres classiques), sinon un aperçu de la froideur de ce nouveau Doctor lorsqu'il donne un truc à Ross, soldat menacé par des « anticorps » daleks :

- Now what ?
Et bam désintégré contre toute attente, alors qu'on s'attendait à que le Doctor le sauve !
- What did you give him ?
- Oh, just a spare power cell. I can track the radiation signature ! I need to know where they dump the bodies.
- I thought you were saving him !
- He was dead already ! I was saving us !
Remarquez si le Doctor lui joue un tour assez cruel, le destin en joue un bien sympathique au Doctor par la suite. Alors qu'ils progressent dans les profondeurs du Dalek, le Doctor apprend la source de ce changement radical : le Dalek, blessé, a vu d'un soleil en train de naître. L'idée d'un Dalek bon, forcément, il ne peut pas résister et il tente de le soigner.


Il aurait pu tout aussi bien restaurer les paramètres d'usine, puisque du coup le Dalek revient à la « normale », autant dire qu'il commence à exterminer tout le monde, et à prévenir ses copains pour qu'ils se joignent à la fête. Aïe aïe aïe !

- Doctor, what happened ?
- Do you see?
- Do I see what?
- Daleks don't turn good. It was just radiation
affecting its brain chemistry, nothing more than that. No miracle.
- Let me get this straight - we had a good Dalek, and we made it bad again ? That's all we've done?
- There was never a good Dalek. There was a broken Dalek and we repaired it.
- Are we going to die in here ? I mean, there's a little bit of you that's pleased. The Daleks are evil after all. Everything makes sense. The Doctor is right !
- Daleks are evil, irreversibly so, that's what we just learned !
- No, Doctor ! That is NOT what we just learned !
Comme je le disais, cet épisode est très simple, mais ça n'enlève rien à son charme. On y voit le Doctor se faire avoir parce qu'il voit le bien partout, et en même temps affirmer une fois de plus qu'un Dalek est mauvais et qu'on ne peut pas le sauver. Ca peut paraître évident, mais ça faisait longtemps qu'on n'avait pas remis en place cette dualité du personnage, en théorie prêt à sauver tout le monde... sauf les Daleks. Ca redonne un peu de l'importance à ces ennemis qui servent de miroir déformé au Doctor, et qui ces derniers temps ont trop souvent servi de figurants.

Du coup comme il ne peut pas rester sur un dilemme moral, le Doctor ne peut que tenter de refaire passer ce Dalek du côté du bien.

- You saw a star being born !The endless rebirth of the universe ! And you realised the truth about the Daleks !
- Truth ? What is the truth ?
- Let me show you the truth ! I've opened your mind and now I'm coming in.
Entre parenthèses il aime vraiment la télépathie ce Doctor, deuxième fois qu'il nous fait le coup en deux épisodes !

- I see into your soul, Doctor. I see beauty. I see divinity. I... see... hatred.
Ah oui forcément, s'il lui laisse voir son côté sombre. Ceci dit son petit jeu mental marche dans une certaine mesure, puisque ce Dalek se retourne contre ses petits camarades, et décide de partir en croisade pour tous les exterminer. La conclusion est cependant un peu amère pour le Doctor.

- Victory is yours. But it does not please you.
- You looked inside me and you saw hatred. That's not victory. Victory would have been a good Dalek.
- I am not a good Dalek.
- YOU are a good Dalek.
Et vlan ! On comprend que du coup il refuse de prendre avec lui Blue, qui aurait sûrement été de bonne compagnie s'il n'y avait pas déjà Clara. Heureusement que celle-ci est là pour lui remonter un peu le moral.

- I don't know.
- I'm sorry ?
- You asked me if you're a good man and the answer is... I don't know. But I think you try to be and I think that's probably the point.
Clara Oswald, boussole morale du Doctor. Qui doit maintenant se trouver une vraie place à bord du TARDIS sans son mystère d'impossible girl, ce qui explique que son personne sonne un peu creux (enfin surtout parce que dernièrement je regardais les vieux épisodes avec Jamie, qui est un personnage simple mais extraordinaire dans sa complicité avec le Doctor). On va bien voir si développer un peu sa vie à côté améliore les choses...

(d'ailleurs avec un soldat nommé Blue, et son rendez-vous du soir qui est un ancien soldat et qui s'appelle Pink, vous croyez qu'il faut y voir quelque chose ?)


Et sinon côté fil rouge, Mary Poppins est toujours là pour ramasser les morts autour du Doctor (mais pas tous il semblerait). Je me demande bien où tout ça va nous mener, ce genre de séquence est un peu WTF au milieu du reste de l'épisode !


Voilà, c'est tout pour cette fois ! J'ai vraiment pris grand plaisir à voir cet épisode, qui offre un beau parallèle avec l'épisode Dalek de Nine. C'est assez marrant parce que je trouvais déjà que Deep Breath évoquait déjà beaucoup la période neuvième Doctor, c'est un peu comme-ci cela permettait de se rapprocher de Gallifrey en revenant sur ses pas.

Sinon il me fait aussi un peu penser à The Rings of Akhaten : simple, mais très bien fichu, et excellent moyen de poser le personnage. Bref un bon épisode pour se remettre dans le bain, et qui donne bien envie de continuer à l'aventure... et vu le trailer du prochain épisode, on va bien s'amuser !

Ah bah oui, j'allais pas rater une occasion de faire plaisir à Lhisbei
en chroniquant cet épisode riche en vaisseaux spatiaux !

7 commentaires:

  1. Ah moi, j'y ai vu des références à Star Wars. La chute dans le vide ordure et à un moment (je ne sais plus quand) le Doctor dit à Clara qu'elle est leur dernier espoir :3

    J'ai lu plein d'hypothèses pour la Mary Poppins, mais je ne sais que penser moi-même...

    Bon épisode j'ai trouvé.

    RépondreSupprimer
  2. Très sympa ce 2e épisode oui.

    Parmi les questions / remarques que je me suis faites, la fissure dans le coeur du Dalek me rappel bien évidemment la faille des saisons précédentes. Je suis étonné que le Doctor lui-même ne la remarque pas.

    Mary Poppins semble jusque là ne récupérer que les morts par sacrifice de soi. Étonnant non ? Par ailleurs le fondu blanc et le lieu fait aussi penser à la Library ou est / était River, voir au complexe ou Amy se retrouve piégée quelques années.

    Et le Mr Pink, ancien soldat, ne pourrait-il pas être le frère de Blue ? Par un étrange complexe Timey Wimey ? Je pense qu'on reverra Blue.

    RépondreSupprimer
  3. "ça évite des décors kitschs de vaisseau sanguin ou je ne sais quoi."
    À moitié seulement, parce qu'on sent quand même bien le fond vert par moment...
    Un peu moins d'enthousiasme pour moi, mais ça reste un épisode sympathique. Est-ce que Moffat nous prépare une nouvelle grande "bande du Docteur" ? Pour aller vers un "la bande du Docteur vs la bande de Mary Poppins" ? ^^

    RépondreSupprimer
  4. @Jae_Lou
    Ah oui effectivement, ça évoque aussi un peu SW par moment ^^

    @Grishka
    J'ai relevé le coup du sacrifice de soi (et la faille aussi mais ça parait logique qu'elle le poursuive toujours ^^), pour le reste j'avoue que je me contente de me laisser portée par l'intrigue, j'ai trop réfléchi pour rien les dernières saisons xD.

    @Baroona
    Si tu regardais les anciens épisodes en N&B avec les décors peints qui tremblent parfois, tu trouverais toi aussi les fonds verts magnifiques :D

    RépondreSupprimer
  5. Décidément, cette saison 8 bouleverse les choses : nous sommes d'accord pour la deuxième semaine de suite,
    incroyable ! ;-)

    Cet épisode a achevé de me faire adopté Twelve : j'adore son cynisme et ses doutes ! :-)

    RépondreSupprimer
  6. Honte à moi, je n'ai jamais regardé cette série!!!!
    Jennifer

    RépondreSupprimer
  7. @JainaXF
    C'est vrai qu'on accroche vite avec ce n°12, c'est surprenant j'ai eu plus besoin de temps d'adaptation pour Ten et Eleven.

    @Dust Of Pastel
    C'est honteux, il faut que tu répare ton erreur au plus vite !

    RépondreSupprimer