vendredi 30 juillet 2010

La vie, l'univers et le reste - Douglas Adams


Le deuxième tome du Guide Galactique m’avait un peu déçu, mais cette petite baisse de régime est compensée par un troisième tome toujours aussi absurde, mais avec un peu plus d’histoire, ce qui maintient l’intérêt du lecteur nettement mieux.

A la fin du tome 2, excusez du spoiler, mais Arthur et Ford étaient échoués sur la planète Terre deux millions d’années avant sa destruction, sans vaisseau spatial et juste une bande de coiffeurs, de publicitaires et de désinfecteurs de téléphone. Rien de bien réjouissant ?

Rassurez-vous, ça ne va pas durer, pas plus de cinq ans qui sont complètement éclipsés avant le début de La vie, l'univers et le reste, et grâce à l’intervention inopiné de… je ne vous dirais ni qui ni quoi, nos deux héros reviennent à une époque plus civilisée, juste avant la destruction de la Terre, et avant d’avoir ne serait-ce que le temps de boire un thé, les voilà recrutés par Saloprilopette (alias Slartibartfast en VO) pour sauver l’univers des terrifiants habitants de Kriquète, rien que ça.

(ne me demandez pas ce que font Zaphod et Trillian pendant ce temps, sans parler de Marvin, ils n’ont droit qu’à de micro-apparitions et à la scène final…)

Pour une fois, il y a un semblant de trame narrative, et c’est très agréable. J’ai même été surprise de voir à quel point les différents éléments absurdes de l’histoire finissent par s’emboiter les uns dans les autres quand on s’y attend le moins. Il y a également pas mal de comique de répétition qui fonctionne particulièrement bien.

Une fois encore, le livre est riche en théories philosophico-débiles, sans parler de technologies particulièrement délirantes, à commencer par la navigation bistromathique qui repose sur un principe infaillible :

« Les chiffres des aditions écrites sur les calepins dans l’enceinte des restaurants ne suivaient pas les même lois mathématiques que les chiffres écrits sur n’importe quel autre bout de papier dans n’importe quel autre endroit de l’univers »

Par ailleurs, j’ai enfin fait le lien entre le CLEP (C’est LEur Problème) de Douglas Adams, qui permet d’être invisible aux regards, et un sortilège au nom similaire trouvé dans une fanfiction Harry Potter qui date de Mathusalem (qui traite de voyage dans le temps mais je m’égare). On en apprend tous les jours !

Mais le plus beau, ça reste encore la méthode pour apprendre à voler :
« Il existe un art, ou plutôt un truc, pour voler.
Le truc, c’est d’apprendre à se flanquer par terre en ratant le sol »

Je n’ai pas encore testé, mais vu mon incroyable capacité à m’emmêler les pieds, ça ne devrait tarder, je vous tiendrais au courant de mes progrès !

A part ça, Arthur a un rôle un peu plus prépondérant, et je trouve que c’est beaucoup plus agréable dans la mesure où c’est un peu la manifestation du lecteur. Cela change agréablement de le voir condamné à réclamer du thé et à se faire traiter de singe à longueur de page…

Bref, un très bon moment de lecture qui détend les neurones. D’ailleurs je n’essaye même pas de lire le Seigneur des Anneaux en VO en parallèle, ce n’est même pas imaginable. Par contre, croiser les théories temporelles de Douglas Adams avec Sans parler du chien de Connie Willis… et bien en fait ça fonctionne parfaitement !

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