mercredi 11 février 2009

Brendan et le secret de Kells – Tomm Moore


Avec tous ces films à aller voir au cinéma ces temps, il faut que je choisisse celui dont la programmation est la plus restrictive : film de 1h15, pour les enfants et peu connu, allons bon, restreignons les séances à celles de l’aprem ! Bref c’est un peu le parcours du combattant, même à Paris pour trouver une séance, mais tout vient à point à qui sait éplucher les horaires, et nous voilà devant Brendan et le secret de Kells.

Nul besoin de prendre la suite, ceci n’est pas un énième ersatz d’Indiana Jones, l’affiche devrait vous en convaincre. Non, ici, nous avons affaire à un charmant conte médiévalisant qui tourne autour du Livre de Kells…

… Ce qui ne parle pas aux non-historiens d’art, c’est pourquoi je me permets de vous infliger un petit rappel sur le sujet, tiré directement de mes cours de moyen-âge si bien rédigés :

L’Europe insulaire (Ecosse, Irlande, aux VIIe et VIIIe s) Toutes ces terres n’ont été conquises ni par Rome ni par les barbares. L’Irlande, éloignée, conserve donc ses traditions celtiques. Le christianisme s’y impose au Ve s. Après cela, l’Irlande devient le berceau du monachisme. De nombreux monastères sont fondés, qui possèdent une importance religieuse et culturelle.

De nombreux moines quittent en effet l’Irlande pour aller fonder des monastères sur le continent. On assiste alors à un phénomène de fusion entre l’art celtique irlandais et la tradition locale mérovingienne/carolingienne. Le médium le plus important de ce phénomène est le support le plus abondant en Irlande, le livre, support de la culture. Les livres contiennent des images et des textes importants traitant de théologie, de culture et d’apprentissage. Ce phénomène fait d’ailleurs des abbayes des lieux de haute culture et d’avant-garde.

(...)

=> Livre de Kells (le plus beau et le plus riche), réalisé vers 800 en Irlande ou en Northumbrie (nord de l’Angleterre), et conservé à la Bibliothèque du Trinity College à Oxford.

Bref pour ceux qui voudraient surtout voir, parce que les enluminures sont magnifiques, Wikipedia est votre ami, ainsi que ses liens externes.

Revenons à nos moutons irlandais donc… Brendan et le Secret de Kells raconte les aventures du jeune Brenan, vivant dans une abbaye fortifiée que construit son oncle abbé dans le but de se protéger des vikings. Il fréquente beaucoup les moines enlumineurs, et fait la connaissance d’un maître en la matière, Aidan, auteur d’un sublime livre enluminé, le livre de Iona.

Et la suite, vous verrez bien. Bien que le film soit en effet court (1h15), il est suffisamment dense pour qu’on ne s’y ennuie pas, et se paye le luxe de mélanger un peu les intrigues…

Mais bon, ce n’est pas l’histoire qui fait que ce film est magnifique, mais bien l’animation. Ce dessin animé est essentiellement un film qui se regarde et s’admire. Toute l’animation puise en effet cette source dans ces illustrations celtiques de l’époque, que ce soit en terme de forme comme de couleurs. Les décors sont extrêmement fouillés et bourrés de motifs d’entrelacs et autres celticisme, jusqu’au moindre petit détail.

Du coup, on a vraiment l’impression de se retrouver dans une sorte de livre animé géant, qui réutilise nombre de ficelles comme la perspective à plat et un mépris assez général pour les lois usuelles d’occupation de l’espace, les bandeaux décoratifs, la juxtaposition de différents tableaux, etc…

Il y a juste les personnages qui ne sont pas super sexys, mais bon c’était aussi le cas pour les manuscrits irlandais de l’époque, alors si ce point. Bref, si vous voulez voir un beau dessin animé dans les jours à venir, n’hésitez pas, Brendan et le Secret de Kells est un vrai petit bijou d’animation magnifique à voir...

dimanche 8 février 2009

Twilight & co – Stephenie Meyer


1. Twilight (Fascination)
2. New moon (Tentation)
3. Eclipse (Hésitation)
4. Breaking Dawn (Révélation)

Après le film, les livres, vous deviez vous en douter… Il m’a fallut une semaine pile poil pour dévorer les 4 tomes, puisque j’ai commencé le premier vendredi dernier pour finir le 4e pas plus tard qu’hier soir…

Dévorer, c’est bien le mot, j’avoue que je ne m’étais pas offerte une telle orgie de lecture depuis longtemps, au point que je me couchais à 23h juste pour pouvoir lire jusqu’à minuit tranquille… ça fait du bien de lire autant de temps en temps…

Pour l’anecdote j’ai investi dans la VO parce que c’est extrêmement facile à lire, que les volumes sont accessoirement deux fois moins chers qu’en français, et aussi parce que dans le fond, j’aurais pas pu m’enfiler les quatre en français sans saturer… l’avantage de lire en anglais c’est que j’ai une lecture parfois assez superficielle qui s’arrête moins sur la haute teneur en guimauve des dialogues (ça devrait vous expliquer pourquoi je lis des fanfictions essentiellement en anglais…)

Bref revenons à nos moutons… nous avons donc Bella, nouvelle arrivante à Forks, le beau et mystérieux Edward dont elle est amoureuse, et Jacob, indien quileute également proche de Bella. La série Twilight, si on simplifie grandement l’histoire, raconte les interactions entre ces trois-là. Et vous n’en saurez pas plus sur l’intrigue parce que j’aime pas les spoilers ^^.

Bon alors au final qu’est ce que ça donne cette série ?
Et bien elle n’est pas si mal que ça. Il faut reconnaître qu’elle est extrêmement distrayante et qu’on accroche assez vite aux premiers tomes, malgré quelques essoufflements par moment. Même si on lève parfois les yeux au ciel dans certains passages, c’est vraiment de la lecture détente.

Je comprends assez facilement qu’elle plaise à un large public (de jeunes filles), parce qu’il est très facile de s’identifier à Bella (d’autant plus que l’histoire est racontée à la première personne) : peu sûre d’elle mais capable de faire preuve de détermination si nécessaire, complètement amoureuse, parfois si heureuse, parfois si déprimée…

Et même si on ne s’identifie pas, on se laisse facilement attendrir, parce que les coups de foudre et les histoires d’amour pleines d’embûches, ça marche à tous les coups et depuis un nombre incalculable de générations… ajoutez à ça un troisième larron et vous avez de quoi remplir une belle série de romans à l’eau de rose avec les tensions entre les différents personnages.

Là-dessus, on trouve une petite couche de vernis fantastique qui permet d’enrichir la narration, bien que ça reste , question vampires, assez aseptisé et gentillet, comparé au travail d’une Anne Rice ou d’une Tanith Lee. Stephenie Meyer s’en sort mieux du coté des légendes quileutes.

Bon après, pour les points négatifs, il y a une certaine niaiserie des dialogues et pensées qui finit par porter sur les nerfs. Autant prévenir tout de suite pour que vous soyez préparés si jamais vous lisez la série, Bella tombe amoureuse de Edward parce que c’est le plus bel homme du monde, et elle le répète à l’infini jusqu’à la fin du tome 4, en moyenne une fois toutes les deux pages… (elle pourrait quand même de temps en temps mettre en avant ses autres qualités parce que bon…)

Et puis, coté scénario, ce n’est vraiment pas ça. Si dans les tomes 1 et les 2 les intrigues sont assez simples si bien qu’on y pense pas trop, les tomes 3 et 4 essaient de construire quelque chose de plus élaboré avec des soi-disant mystères et du suspense… honnêtement pour le tome 3, je me suis demandé si les héros étaient tous des débiles profonds pour ne pas assembler les éléments de suite, et le 4 la troisième partie est assez mal maîtrisée…

Oui parce que les tomes ne sont pas tous égaux entre eux. Twilight se lit bien (j’avoue avoir peu d’avis parce que quand on a le film –extrêmement proche- en tête, on fait peu attention au texte), New Moon est le meilleur à mon avis, sans doute parce que c’est le plus sombre de tous, prenant aux tripes pendant bien les 2/3 d l’ouvrage. Eclipse démarre bien, mais souffre d’un passage à vide au milieu avec une intrigue un peu poussive parfois. Ceci dit, il se rattrape sur la fin, surtout grâce à de très bons dialogues entre les trois héros.

Quant à Breaking Dawn, c’est un peu du gâchis. Très bien parti, avec quelques bonnes pistes, et l’idée originale pour une fois de changer de point de vue et de faire parler Jacob au lieu de Bella pour sa deuxième partie, il s’essouffle dans une troisième partie longuette, peu attractive et tombant parfois dans la facilité. Disons que ça m’a évoqué ces fanfictions qui durent, durent, durent, où tout est parfait et où l’on s’ennuie en attendant que quelque chose se passe vraiment.

Bref Twilight et ses suites ne sont pas des chefs d’œuvre de la littérature, mais ils se lisent bien en règle générale, un peu comme des Harlequin à la sauce fantastique, avec trois héros sympathiques dont les interactions font toute la saveur de la lecture.

Ce n’est pas la révélation (bien que ce soit le titre du tome 4 en vf) de l’année, et si je devais comparer à Harry Potter, comme tout le monde s’amuse à le faire (menfin ça revient un peu à comparer Alice au Pays des Merveilles et Le Livre de Cendres), je dirais que c’est un cran en dessous. En terme d’histoires d’amour, Stephenie Meyer se défend bien mieux que JKR, mais l’écriture d’Harry Potter est quand même un peu plus riche en terme de contenus et de réflexions…

lundi 2 février 2009

Les 1001 guerres de Billy Milligan – Daniel Keyes


C’est assez étrange, parce que pour un bouquin que j’attendais avec impatience, je ne sais pas trop quoi en penser. Les 1001 guerres de Billy Milligan (ou The Milligan Wars en VO), c’est la suite des 1001 vies de Billy Milligan (c’est là où on sort un « sans blague ?! » habituellement).

Pour ceux qui ont raté l’épisode précédent, les 1001 vies racontaient la vie et le procès d’un homme atteint du syndrome de personnalité multiple (ou SPM), et dont la tête contient rien de moins que 24 personnalités différentes. C’était un roman passionnant, frappant et qui ne laissait pas indifférent, parce qu’il plongeait au cœur du fonctionnement de l’esprit humain.

Le deuxième me laisse une impression un peu plus mitigée. L’histoire reprend là où elle s’était arrêtée, à savoir lorsque Billy est transféré à l’hôpital-prison de Lima. Commence alors une longue période entre mauvais traitements et incompétence médicale, avec des allers-retours entre différents hôpitaux et les tribunaux, entre la liberté et la prison…

Autant prévenir d’ailleurs, il faut avoir le cœur solide pour encaisser les 100 premières pages, parce que ça secoue sérieusement, croyez-moi. L’écriture de Keyes une fois de plus joue beaucoup. Sans fioriture, brute, elle laisse parler les évènements. L’important n’est pas dans les mots, mais dans ce qui se passe. Institutions judiciaires, psychiatriques, médicales, tout le monde en prend pour son grade d’ailleurs…

En fait, ce n’est pas que ce roman n’est pas bon, bien au contraire, je l’ai littéralement dévoré. C’est juste que complètement détaché des 1001 vies, les 1001 guerres perdent un peu de leur sens e ressemble finalement à une biographie « presque » banale, où l’on sent l’auteur bien plus proche que dans le tome précédent. Ca a ses bons et ses mauvais cotés… le texte est quand même plus personnel, par contre, on perd un peu de la neutralité du tome précédent…

Ca n’en reste pas moins un texte à lire, mais je pense que ça doit être d’autant plus pertinent de le lire dans la foulée du 1er tome, parce que c’est définitivement plus une suite qu’un roman en lui-même…

Ah oui et pour ceux qui ont raté le début, mon avis sur le premier tome, c'est par là.

lundi 26 janvier 2009

Twilight – Catherine Hardwicke


Oui oui, j’ai osé aller le voir, vous ne rêvez pas… bon il faut dire qu’entre ce qu’en disaient les journaux, ce qu’on pouvait lire sur PI, et ce qu’on pouvait trouver sur internet (comme par exemple sur VDM), il y avait de quoi titiller ma curiosité, à force.

Et bon Marmotte voulait à tout prix quelqu’un pour l’accompagner, je me suis dévouée… après tout rien ne vaut un bon navet pour se détendre avec une journée de boulot !

Nous voilà donc installées dans la salle, après le ¼ d’h habituel BA/pubs, nous voilà partis pour deux heures… deux heures de quoi ? De teen movie à la sauce fantastique, c’est de loin le qualificatif qui est le plus adapté, même si j’avoue que le « Un Roméo et Juliette fantastique qui a déjà bouleversé la moitié du monde » sur les affiches dans le métro a également du charme (et fait accessoirement nettement plus classe).

L’histoire ? Nous avons d’un coté Bella, qui part s’installer chez son père dans l’Etat de Washington, qui rencontre Edward, étrange garçon de son nouveau lycée, et accessoirement… *suspense qui tue*… un vampire. Voilà, je vous laisse imaginer la suite. Ca vient d’un livre, ou plus précisément d’une série de je crois 4 livres, best-seller et phénomène en passe de rattraper ce bon vieux Harry, donc forcément adapté en film.

Les 10 premières minutes, honnêtement, j’ai envisagé de prendre la fuite, mais bon j’avais payé ma place, et Marmotte était là. J’ai donc pris mon courage à deux mains, et accessoirement mis mon cerveau en pause… après quoi je suis restée pliée de rire pour les ¾ du film. Je me suis juste calmée vers la fin, quand il y a de l’action, et parce que mon cœur a fini par fondre un peu…

Alors qu’en dire au final ? Bah j’avoue que Studio (dernier numéro en passant, snif snif) a mieux résumé la question que moi en parlant du « film qui va vous faire regretter de ne plus avoir 15 ans » et ayant le potentiel du « film culte générationnel » parce que y’a vraiment de ça. Bon je n’ai pas regretté mes 15 ans personnellement, mais il faut reconnaître qu’on a sous les yeux un très bel exemplaire de teen-movie (à la sauce fantastique mais tout de même) comme je n’en avais pas depuis longtemps…

Depuis l’internat, même, le mercredi soir, ces fameux films qui sortaient d’on ne sait où, genre films américains sortis directement en VHS en France, dont on avait jamais entendu parlé et dont on retenait à peine le titre… un jour ils nous ont passé du kung-fu, c’est comme s’ils nous avait passé un chef d’œuvre du 7e art.

Bref en regardant Twilight, j’ai eu une pensée émue pour Save the last dance (scénario assez similaire mais plus centrée sur une question d’accomplissement personnel qui manque un peu là… scusez de mon pragmatisme mais tomber amoureuse d’un vampire n’est pas la méthode idéale pour moi xD), The Faculty (dans le genre série Z il est excellent, j’en garde un très bon souvenir), et autres navets du genre (passons sur Quarante jours et quarante nuits, Tomcats, et un truc complètement naze au titre oublié qui se terminait plus ou moins sur une descente en surf les fesses à l’air, en Alaska…)

Twilight brasse tous les stéréotypes du genre : la fille un peu différente, le déménagement chez le père qu’on a pas vu depuis 10 ans, le nouveau lycée, le bal, le beau gosse mystérieux, la bande de potes cool… cherchez pas, tout y est. Ajoutez à ça ces lycéens qui arrivent en voiture entre autres, les TP de bio idéals pour draguer, les casiers, le journal du lycée, et vous allez voir, ça va vous rappeler des milliards de souvenirs de films/séries télé (ce qui explique ma crise de fou rire quasi-permanente).

Là-dessus, il faut ajouter un fantastique un peu série Z de vampires tartinés de fond de teint (sauf à la fin du film où ils manquaient de réserve visiblement), dont les pouvoirs sont traduits par des effets spéciaux magnifiques (menfin assez ironiquement, à l’exception notable du fond de teint et de la peau dorée, ça ne m’a même pas fait tiqué ça, faut dire aussi que les effets spéciaux un peu foireux ont énormement de charme à mes yeux).

La thématique vampiresque est assez classique : gentils vampires (dont Edward) et méchants vampires (parce qu’il fallait bien autre chose que l’histoire d’amour) ; l’art et la difficulté d’aimer quelqu’un qu’on aimerait bien vider de son sang… rien de terriblement original là-dedans (pis de toute façon, je considère personnellement que Entretien avec un vampire a fait le tour de la question ^^).

Et pour ce qui est de l’action, ça fait du bien quand l’histoire commence enfin à bouger un peu plus, menfin n’attendez pas des miracles, disons que ça a le mérite de capter l’attention un moment (ce qui a permis à Marmotte de profiter de la fin du film en paix –à peu près-).

Globalement le film se défend un peu : les effets spéciaux un peu pourris mais passent, les scènes d’action ne sont pas originales mais se regardent, les dialogues ne sont pas trop niaiseux (quoique), les acteurs pas trop mauvais (sauf Edward, à choisir, je le préfère en pyjama dans HP, là il a un jeu inexpressif et patibulaire au possible), et la réalisation n'a rien de remarquable - à l'exception de quelques ralentis de mauvais goût comme c'est la mode-, mais c'est pas plus mal de ne pas jouer la carte de la surenchère comme certains le font souvent (tout en se vautrant).

Bref je suis assez contente d’avoir vu ce film finalement, déjà maintenant je sais à quoi j’ai affaire, et il faut reconnaître que c’est très divertissant en lecture nostalgique au 2d degré. Ca ne changera pas ma vie, mais quel fou rire messieurs dames… Certes, c’est fondamentalement un navet, mais c’est un navet de premier choix !

D’ailleurs Elysio, hâte toi de rendre le tome 1 à Marmotte que je puisse lui emprunter pour le lire, histoire que j’attaque le tome 2 après, on sait jamais, je pourrais finir accro :D

dimanche 25 janvier 2009

Les Noces Rebelles – Sam Mendes


(oui c’est la semaine ciné si vous vous posez la question, et soit dit en passant je devais encore y aller dimanche matin, mais comme j’avais la flemme de me lever encore à 8h, j’ai reporté à un autre jour… on s’occupera du film Che une autre fois ^^)

C’est pas vraiment mon genre d’aller voir des histoires d’amour au cinéma (exception faite notable de The Fountain), mais les louanges des critiques sur celle-ci m’ont convaincu d’aller y jeter un œil, et ça n’a rien à voir avec Di Caprio, bande de mauvaises langues, y’a longtemps que j’ai refilé ma collection de posters à la petite sœur d’une amie :P.

Bref tout le monde s’amuse à faire le comparatif avec Titanic, vu qu’on retrouve les deux mêmes acteurs à l’affiche… et j’avoue que je ne peux m’empêcher de faire pareil… même s’il convient de signaler que ces films se comparent non pas parce qu’ils se ressemblent, mais bien parce qu’hormis la présence du couple Leonardo Dicaprio / Kate Winslet, il n’y a strictement aucun point commun. Les Noces Rebelles (ou Revolutionary Road en VO) est de toute façon d’une simplicité extrême question mise en scène et moyens, comparé au géant qu’était Titanic.

Et ne parlons même pas du scénario… il ne s’intéresse pas à la naissance d’une histoire d’amour, mais bien à l’après "Happily ever after" du conte de fées, quand mal-être, malaises, et tensions sont à leur comble au sein d’un couple de banlieusard américains des années 50.

Lui travaille, dans la même entreprise que jadis son père, dans un boulot qu’il déteste, alors qu’il avait toujours voulu l’éviter. Elle, actrice ratée, ne supporte plus l’enfermement comme femme au foyer. Ils rêvent de changer de vie, de recoller les morceaux, mais tout n’est pas si simple…

Dès la première minute, ce film accroche et prend aux tripes. Il est difficile de ne pas vivre avec les personnages, de ne pas ressentir la même chose qu’eux, quelque soit la nature de leurs échanges. L’histoire se regarde avec angoisse et espoir en même temps.

Les acteurs sont géniaux, ça ne vous surprendra pas. La réalisation est d’une extrême simplicité qui frappe encore plus (c’est assez marrant parce que c’est le contraire absolu de Slumdog Millionaire par exemple, ce qui prouve bien qu’on peut faire deux films géniaux avec deux réalisations complètement opposés – c’est vrai aussi pour les navets ceci dit ^^)

A ça, il faut ajouter à cela une BO magnifique de Thomas Newman (dont je suis désormais accro), qui contribue grandement à l’ambiance du film, répétition avec variations d’un thème très mélancolique au piano et avec des instruments à cordes… ça rappelle un peu The Hours par moment, ce n’est pas anodin, c’est, je pense, le film qui ressemble le plus aux Noces Rebelles par certains points.

Un très beau film, sobre et bouleversant, déprimant, mais magnifique.

Slumdog Millionaire – Danny Boyle


Qu’est-ce qui fait que ce film est incroyable ?
A. Un scénario bien ficelé
B. Une vision de l’Inde comme on la voit rarement
C. Une manière de filmer incroyable
D. Une BO qui détonne

En fait, il y a un piège, en fait, toutes les réponses sont justes, et encore je me suis limitée à quatre propositions (vous admirerez ‘l’incroyable effort de construction de cet article)

Slumdog Millionaire raconte l’histoire de Jamal, jeune indien serveur de thé dans une entreprise de démarchage par téléphone, qui réussit à atteindre le sommet de la pyramide au célèbre jeu « Qui veut gagner des millions ». Accusé de triche, c’est à un policier qu’il raconte son histoire et comment il en est arrivé là…

L’histoire en elle-même n’est pas d’une originalité énorme, mais elle est extrêmement bien construite, alternant flash-back, plateau-télé et interrogatoire au présent, avec de très bonnes transitions entre les trois, et différents fils parfois sous-entendus dès le début, mais qui se rassemblent concrètement que sur la fin.

Et pendant ce temps, on en profite pour s’offrir une visite de l’Inde comme on la voit rarement dans toutes ses nuances, entre l’extrême richesse de certains et la misère des autres, entre les trafics, les gangs, les conflits religieux, la croissance ultra-rapide qui transforme des bidonvilles en quartiers des affaires du jour au lendemain…

Ces nuances sont brillamment rendus par la réalisation qui marque. Slumdog Millionaire est un film visuellement violent, pas au sens « du sang et et des armes à feu partout » (quoique par moment…), mais plutôt parce qu’elle en met plein la vue, entre les courses suivies de près par les caméras, les lumières, les couleurs…

Cette « agressivité visuelle » qui fait qu’on rentre bien plus dans le film que d’ordinaire est soutenue par une BO magnifique (dans le genre agressif aussi), qui contribue également grandement à l’immersion… on ressent le film tout autant qu’on le voit, et franchement, il ne manque guère que les odeurs pour suivre les héros de l’histoire de près dans leur épopée…

Tout ça pour dire que Slumdog est un très chouette film, qui en met plein la vue, mais dans le bon sens du terme. On ne sort pas avec une migraine, loin de là, on se laisse plutôt porter par l’élan de la dernière partie du film, et par son générique dansé en mode Bollywood…

jeudi 15 janvier 2009

Fanfiction Downloader

Ou le logiciel ultime pour les lecteurs de fanfiction.

Tout en errant dans le fandom de Stargate, décidément riche en découvertes en tout genre, je suis tombée sur un logiciel plus qu'utile aux gros lecteurs de fanfiction, ceux qui en lisent partout et qui les collectionnent sur leur disque dur.

Je ne compte plus les heures passées à enregistrer des pages web sur mon PC, classées par histoire, parfois par auteur voir par statut (un vrai travail documentaire ^^), à une époque où je n'avais pas d'accès internet permanent... encore aujourd'hui, ça m'arrive de le faire pour lire dans le train (quoique le problème soit contournable avec Firefox 3 : si on enregistre les onglets ouverts avant de quitter, ça garde les pages en mémoire).

D'ailleurs c'est le truc à faire quand on tombe sur une fanfiction qu'on aime particulièrement, sinon c'est la croix et la bannière pour la retrouver, pour peu que le titre et l'auteur ne nous aient pas marqué plus que ça.

(je cherche encore deux fanfictions Stargate m'ayant marqué, publiées sur fanfiction.net, et dont les seuls éléments que j'ai pour les retrouver sont les épisodes auxquels ils se réfèrent, mais qui ne sont pas cités dans le résumé xD)

Bref voilà donc la solution à toutes nos peines : Fanfiction Downloader.



Il fonctionne pour fanfiction.net et quelques autres gros sites, et fait tout le boulot pour vous en téléchargeant lui même les fanfictions. C'est très simple, on lui donne l'URL du premier chapitre, les chapitres qu'on veut enregistrer, le répertoire de destination, le format voulu (tout ensemble ou chapitre par chapitre, html, rtf, pdf ou ebook), et en avant !

Il dispose d'une traduction française assez riche en contresens sur les formats, alors privilégiez l'anglais.... Personnellement je suis déjà fan, et je vais enfin pouvoir rattraper mes retards de lecture sans avoir besoin de charger toutes les pages à la main... si vous voulez y jetez un oeil, vous le trouverez ci-dessous :