lundi 26 janvier 2009

Twilight – Catherine Hardwicke


Oui oui, j’ai osé aller le voir, vous ne rêvez pas… bon il faut dire qu’entre ce qu’en disaient les journaux, ce qu’on pouvait lire sur PI, et ce qu’on pouvait trouver sur internet (comme par exemple sur VDM), il y avait de quoi titiller ma curiosité, à force.

Et bon Marmotte voulait à tout prix quelqu’un pour l’accompagner, je me suis dévouée… après tout rien ne vaut un bon navet pour se détendre avec une journée de boulot !

Nous voilà donc installées dans la salle, après le ¼ d’h habituel BA/pubs, nous voilà partis pour deux heures… deux heures de quoi ? De teen movie à la sauce fantastique, c’est de loin le qualificatif qui est le plus adapté, même si j’avoue que le « Un Roméo et Juliette fantastique qui a déjà bouleversé la moitié du monde » sur les affiches dans le métro a également du charme (et fait accessoirement nettement plus classe).

L’histoire ? Nous avons d’un coté Bella, qui part s’installer chez son père dans l’Etat de Washington, qui rencontre Edward, étrange garçon de son nouveau lycée, et accessoirement… *suspense qui tue*… un vampire. Voilà, je vous laisse imaginer la suite. Ca vient d’un livre, ou plus précisément d’une série de je crois 4 livres, best-seller et phénomène en passe de rattraper ce bon vieux Harry, donc forcément adapté en film.

Les 10 premières minutes, honnêtement, j’ai envisagé de prendre la fuite, mais bon j’avais payé ma place, et Marmotte était là. J’ai donc pris mon courage à deux mains, et accessoirement mis mon cerveau en pause… après quoi je suis restée pliée de rire pour les ¾ du film. Je me suis juste calmée vers la fin, quand il y a de l’action, et parce que mon cœur a fini par fondre un peu…

Alors qu’en dire au final ? Bah j’avoue que Studio (dernier numéro en passant, snif snif) a mieux résumé la question que moi en parlant du « film qui va vous faire regretter de ne plus avoir 15 ans » et ayant le potentiel du « film culte générationnel » parce que y’a vraiment de ça. Bon je n’ai pas regretté mes 15 ans personnellement, mais il faut reconnaître qu’on a sous les yeux un très bel exemplaire de teen-movie (à la sauce fantastique mais tout de même) comme je n’en avais pas depuis longtemps…

Depuis l’internat, même, le mercredi soir, ces fameux films qui sortaient d’on ne sait où, genre films américains sortis directement en VHS en France, dont on avait jamais entendu parlé et dont on retenait à peine le titre… un jour ils nous ont passé du kung-fu, c’est comme s’ils nous avait passé un chef d’œuvre du 7e art.

Bref en regardant Twilight, j’ai eu une pensée émue pour Save the last dance (scénario assez similaire mais plus centrée sur une question d’accomplissement personnel qui manque un peu là… scusez de mon pragmatisme mais tomber amoureuse d’un vampire n’est pas la méthode idéale pour moi xD), The Faculty (dans le genre série Z il est excellent, j’en garde un très bon souvenir), et autres navets du genre (passons sur Quarante jours et quarante nuits, Tomcats, et un truc complètement naze au titre oublié qui se terminait plus ou moins sur une descente en surf les fesses à l’air, en Alaska…)

Twilight brasse tous les stéréotypes du genre : la fille un peu différente, le déménagement chez le père qu’on a pas vu depuis 10 ans, le nouveau lycée, le bal, le beau gosse mystérieux, la bande de potes cool… cherchez pas, tout y est. Ajoutez à ça ces lycéens qui arrivent en voiture entre autres, les TP de bio idéals pour draguer, les casiers, le journal du lycée, et vous allez voir, ça va vous rappeler des milliards de souvenirs de films/séries télé (ce qui explique ma crise de fou rire quasi-permanente).

Là-dessus, il faut ajouter un fantastique un peu série Z de vampires tartinés de fond de teint (sauf à la fin du film où ils manquaient de réserve visiblement), dont les pouvoirs sont traduits par des effets spéciaux magnifiques (menfin assez ironiquement, à l’exception notable du fond de teint et de la peau dorée, ça ne m’a même pas fait tiqué ça, faut dire aussi que les effets spéciaux un peu foireux ont énormement de charme à mes yeux).

La thématique vampiresque est assez classique : gentils vampires (dont Edward) et méchants vampires (parce qu’il fallait bien autre chose que l’histoire d’amour) ; l’art et la difficulté d’aimer quelqu’un qu’on aimerait bien vider de son sang… rien de terriblement original là-dedans (pis de toute façon, je considère personnellement que Entretien avec un vampire a fait le tour de la question ^^).

Et pour ce qui est de l’action, ça fait du bien quand l’histoire commence enfin à bouger un peu plus, menfin n’attendez pas des miracles, disons que ça a le mérite de capter l’attention un moment (ce qui a permis à Marmotte de profiter de la fin du film en paix –à peu près-).

Globalement le film se défend un peu : les effets spéciaux un peu pourris mais passent, les scènes d’action ne sont pas originales mais se regardent, les dialogues ne sont pas trop niaiseux (quoique), les acteurs pas trop mauvais (sauf Edward, à choisir, je le préfère en pyjama dans HP, là il a un jeu inexpressif et patibulaire au possible), et la réalisation n'a rien de remarquable - à l'exception de quelques ralentis de mauvais goût comme c'est la mode-, mais c'est pas plus mal de ne pas jouer la carte de la surenchère comme certains le font souvent (tout en se vautrant).

Bref je suis assez contente d’avoir vu ce film finalement, déjà maintenant je sais à quoi j’ai affaire, et il faut reconnaître que c’est très divertissant en lecture nostalgique au 2d degré. Ca ne changera pas ma vie, mais quel fou rire messieurs dames… Certes, c’est fondamentalement un navet, mais c’est un navet de premier choix !

D’ailleurs Elysio, hâte toi de rendre le tome 1 à Marmotte que je puisse lui emprunter pour le lire, histoire que j’attaque le tome 2 après, on sait jamais, je pourrais finir accro :D

1 commentaire: