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samedi 3 janvier 2026

Voile vers Byzance – Robert Silverberg

 Couverture de Voile vers Byzance

Envie d’évasion en ce début d’année ? Alors pourquoi ne pas partir vers un lointain futur pour découvrir des anciennes cités du passé recréées de toutes pièces. Préparez votre valise et allons faire Voile vers Byzance

dimanche 29 janvier 2017

Le livre d’or de la science-fiction : Robert Silverberg – Robert Silverberg


Après avoir passé un excellent moment de lecture avec Dernières nouvelles de Majipoor, j’ai voulu continuer à faire un bout de route avec Robert Silverberg, j’ai donc sorti du fond de ma Pile à lire son Livre d’or de la SF, acquis et dédicacé aux Utopiales 2015. Un collector à plus d’un titre donc !

mercredi 25 janvier 2017

Dernières nouvelles de Majipoor - Robert Silverberg


Lorsque ce livre est rentré dans ma PàL il y a plus d’un an, je me suis demandé un moment si j’allais le lire un jour. Après tout c’est un recueil de nouvelles ayant trait à un univers dont je n’ai lu qu’un seul roman voilà bien des années… et je n’avais pas forcément envie d’y remettre le nez, encore moins en commençant par l’ultime opus.

Mais cette lecture prouve que parfois, cela vaut la peine de se forcer un peu, car non seulement j’ai beaucoup aimé cette lecture, mais en plus elle m’a donné envie de replonger dans le cycle tout entier, rien que ça ! Voyons donc comment la magie a opéré…

jeudi 7 août 2014

L'oreille interne - Robert Silverberg


Il y a certains auteurs que j'ai commencé par le mauvais bout de la bibliographie (ou celui le moins remarquable si vous préférez). Heureusement des fois le vent tourne, et après les excellentes Monades urbaines, je découvre avec plaisir un autre Silverberg que j'ai aimé : L'oreille interne, lecture estivale sur le Cercle d'Atuan.

Publié en VO sous le titre Dying inside (mais pour le coup je trouve le titre français très bien trouvé également), ce roman nous raconte la vie de David Selig, un américain télépathe, dont le pouvoir l'exclut de toute vie « normale » depuis sa plus tendre enfance. Sauf qu'avec la quarantaine, son don semble décliner, et il n'est pas facile d'envisager la vie sans.

C'est assez drôle car dès les premières pages, j'ai eu l'intime conviction que si l'auteur n'avait pas été aussi connu pour ses textes de SF, on aurait pu publier ce roman en littérature générale sans grande peine. Je trouve une certaine qualité « littéraire » à ce roman.

Cela vient sans doute des nombreuses références littéraires qu'il contient, mais aussi de sa construction très travaillée. Le récit alterne habilement entre présent et passé, variant sans cesse les modes de narration si bien qu'on ne s'ennuie jamais bien que la vie du héros soit tout sauf folichonne. Au contraire, c'est même très dynamique, ce qui explique sans doute que j'ai lu ce livre en si peu de temps.

Ensuite j'ai trouvé que la télépathie était presque uniquement un prétexte pour explorer la psyché humaine et les relations entre les êtres humains (y'a des choses très intéressantes sur les liens familiaux, les relations amoureuses, etc.). D'ailleurs on est tellement centré sur le personnage de David Selig et sur sa vie que l'élément fantastique semble presque normal.

Il faut dire que l'auteur arrive tellement bien à rendre la lecture des pensées réaliste. On est rarement dans la clarté, plutôt dans le tourbillonnement d'idées qui représente très bien ce que doit tout esprit humain (en tout cas le mien y ressemble, je n'oserais pas parler pour les autres qui sont peut-être mieux ordonnés).

Du coup L'oreille interne est une lecture un peu spéciale, qui sort du lot par rapport au bon vieux roman de SF. On est peut-être pas dans le roman mémorable, mais ce texte a une spécificité qui fait que j'ai vraiment apprécié ma lecture, parce que pour le coup j'ai eu l'impression de lire quelque chose de différent, ce qui ne fait jamais de mal de temps en temps.

CITRIQ

Livre emprunté à la bibliothèque

mercredi 13 février 2013

Hanosz Prime s'en va sur Terre - Robert Silverberg


Comme je vous l’annonçais récemment, j’ai fait l’acquisition d’une liseuse, et si elle me sert principalement à lire des fanfictions, j’ai quand même chargé mes « vrais » livres électroniques dessus.

Histoire d’ouvrir le bal, j’ai choisi Hanosz Prime s’en va sur Terre, une nouvelle de Robert Silverberg que m’ont gentiment offert les éditions ActuSF pour ma première participation au challenge JLNN.

A vrai dire, je ne sais pas pourquoi je m’acharne, Robert Silverberg et moi, on n’est pas très amis. A l’exception des Monades urbaines, lu récemment, je passe toujours un peu à côté de ces textes, et celui-là n’a pas fait exception.

Hanosz Prime s’en va sur Terre se déroule dans un lointain futur, et nous raconte l’histoire (enfin…) de Hanosz Prime, qui souhaite se rendre sur Terre (oui j’admets mon résumé est particulièrement éclairant en regard du titre de la nouvelle).

Le récit se fait sur un ton assez étrange, qui se moque des textes époque âge d’or avec des civilisations millénaires et ses technologies merveilleuses. C’est clairement parodique, mais assez bizarre comme résultat, et j’avoue que la sauce n’a pas vraiment pris chez moi, car à peine je m’étais habituée au ton que la nouvelle s’est terminée, de façon plus qu’abrupte.

Ca l’est d’autant plus que le mot « fin » se trouve à la page 14, sur la vingtaine promise par la liseuse. Les six autres pages sont consacrées en grande partie au catalogue d’ActuSF ! C’est très gentil comme page de publicité (et bien pensé, les liens pointent directement vers le site d’ActuSF), mais j’avoue avoir trouvé ça légèrement ridicule, le catalogue est presque plus long que la nouvelle !

Bref cette première lecture en numérique ne restera pas dans les annales, mais ce n’est pas bien grave, j’ai plein d’autres textes à découvrir !

mercredi 17 octobre 2012

Les monades urbaines - Robert Silverberg


Après la fin du SSW, je me suis retrouvée un peu bête devant mon carton de PàL, ne sachant plus quoi lire après un été si space-opera. Et puis ma route a croisé l’article de Traqueur Stellaire sur Les monades urbaines, j’ai fait « Hey ce livre est dans ma PàL » (pour une fois), et l’affaire a été réglée, assez vite d’ailleurs, vu la vitesse à laquelle j’ai dévoré ce texte.

Dans un futur relativement proche (en 2381 pour être précis), la population terrestre s’élève à 75 milliards d’habitants, et augmente de trois milliards par an, sans que cela ne cause ni conflit, ni souci d’approvisionnement.

Ce miracle est possible grâce aux monades urbaines, de gigantesques tours de mille étages, complètement autonomes (sauf pour la nourriture, produite sur les sols ainsi libérés par les monades), pouvant héberger quelques 800 000 personnes qui y vivent en autarcie, sans jamais sortir à l’extérieur, ou voyager dans une autre monade.

Cela semble presque utopique, une Terre capable de subvenir aux besoins de 75 milliards d’humains, mais cette vision presque idyllique se révèle assez glaçante, et subtilement, on sent bien que sous l’utopie se cache une dystopie glaçante.

C’est cet aspect que j’ai tout de suite aimé dans Les monades urbaines. La dystopie est à la mode ces temps-ci (depuis Hunger Games), mais souvent, quand je lis les 4e couvertures (je lis rarement les livres en eux-même, je vous avoue), j’ai toujours l’impression que l’auteur y va avec ses gros sabots (ou au bulldozer même).

Ici, ce n’est pas le cas, d’ailleurs, les premières pages semblent presque trompeuses, alors qu’un habitant fait visiter la monade où il vit à un humain de Vénus (qui sert de point d’entrée au lecteur, tout simplement).

On peut bien sûr trouver quelques aspects malsains, comme cette absence totale de vie ou de propriété réellement privées, ou la sexualité très débridé des habitants : la nuit, tout homme a le droit d’entrer dans n’importe quel appartement et de prendre du bon temps avec la femme qu’il y trouve, parfois même avec son mari dormant à côté. D’ailleurs cela ne se fait pas de refuser, car le conflit stérilise.

D’ailleurs si on rationalise les choses, ça semble même plutôt logique comme système de vie pour des gens qui vivent entassés les uns sur les autres dans une tour, avec des familles plus que nombreuses (quatre enfants est considéré comme une petite famille).

Mais, au fur et à mesure qu’on avance dans ces sept nouvelles qui s’entrecroisent (de façon fort brillante, chaque texte a son protagoniste principal, mais celui-ci ne cesse de croiser la route des autres protagonistes, formant comme un roman-chorale), le malaise s’insinue petit à petit, et on se rend vite compte que cette utopie n’est pas si idyllique que ça pour ceux qui ne rentrent pas dans le moule.

Il y a Aurea,quatorze ans et pas encore mère ( !), qui refuse de quitter sa monade pour aller en coloniser une nouvelle, Jason, un historien qui redécouvre le XXe siècle, Micael, qui rêve de visiter l’extérieur, et Siegmund, promis à une carrière brillante, mais…

J’ai trouvé ce livre à la fois horrifiant et extrêmement pertinent. Il est horrifiant parce que c’est une de ces dystopies subtiles, où l’absence de liberté est subtilement masquée aux yeux de la population, qui ne s’en rend même pas compte.

Il est aussi (légèrement) horrifiant sur l’aspect sexuel. Je vous avoue être d’un naturel un peu prude, si bien que le côté « libérons notre sexualité » et « je couche avec qui je veux » (ça va me faire des bonnes stats d’entrée ça) m’a mis un peu mal à l’aise par moment même si ça n’a rien de gratuit dans ce livre (mais du coup je ne le recommanderais pas forcément à tous les publics).

Tout cela s’inscrit dans une réflexion très pertinente. Avec ses 75 milliards d’habitants et sa natalité galopante, Robert Silverberg choque volontairement (il me semble qu’en 1971, date de première parution, on s’inquiétait déjà des questions de surpopulation), et ça marche.

Mais de façon assez marrante, c’est surtout choquant parce qu’on se rend vite compte qu’en dépit du malaise que peut déclencher la société qu’il met en scène, que certaines idées semblent incroyablement logiques et pertinentes (même d’un point de vue purement pratique, puisque la chaleur humaine émise est récupérée pour fournir de l’énergie à la monade).

D’autant plus lorsqu’on vit dans une région aussi surpeuplée que la région parisienne, où l’on passe beaucoup de temps à maugréer sur ses voisins voire carrément à les engueuler. 800 000 personnes vivant ensemble dans une tour sans qu’elle n’explose, ça impressionne !

Du coup, je suis très contente d’avoir lu ce livre, extrêmement bien écrit (je me répète mais l’entrecroisement des destinées est vraiment bien réalisé) et qui fait beaucoup réfléchir. Il n’est pas cité au hasard parmi les classiques de la SF, c’est vraiment un titre à lire absolument.

Et puis, après des années à croiser des textes de Robert Silverberg sans jamais vraiment y accrocher (le mieux que j’ai eu, c’est un bien mais sans plus sur le premier tome du cycle de Majipoor et son adaptation de la légende de Gilgamesh, et ne parlons pas de L'homme dans le labyrinthe), je suis contente d’enfin lire un roman de lui qui me plait complètement !

CITRIQ

dimanche 31 janvier 2010

L’homme dans le labyrinthe – Robert Silverberg


Je dois avoir un problème avec Robert Silverberg. Il croise souvent ma route comme auteur ou anthologiste, mais il n’arrive jamais à me convaincre. Son seul écrit qui m’ait marqué est son Gilgamesh, roi d’Ourouk, mais c’est plus par fascination pour la matière que pour le roman en lui-même (surtout qu’il faut être fondu pour les lire les versions sumériennes d’origine de Gilgamesh, croyez moi !).

Pas que ses livres se lisent mal, bien au contraire, c’est juste que je ne sais pas trop quoi en penser à la sortie. Du château de Lord Valentin, que j’ai lu y’a un bon moment, je sais que je l’ai lu, je sais de quoi ça parle, mais c’est à peu près tout.

L’homme dans le labyrinthe, lu avec le Cercle d’Atuan, me fait un peu le même effet.

Le titre est un résumé en lui-même. L’homme s’appelle Richard Müller, vit depuis neuf ans dans un labyrinthe gigantesque truffé de monstres et de pièges sur une autre planète. Mais l’humanité a besoin de lui, c’est pourquoi une équipe s’apprête à rentrer dans ce terrifiant lieu pour venir le convaincre de les aider.

Ce roman a deux visages. Le premier est celui d’un thriller horrifique, lors de la traversée du labyrinthe où tout se révèle un piège destiné à une mort atroce. Les essais successifs donnent l’impression d’être en plein jeu vidéo (ça me rappelle furieusement un certain donjon de Baldur’s Gate où chaque pas déclenchait un piège mortel et un rechargement de partie).

Le second, c’est la confrontation avec Müller qui prend l’allure d’une tragédie grecque. Et pour cause, l’auteur s’en est inspiré. On assiste donc à des véritables duels d’idées et de mots, entre trois personnages quasi archétypaux : l’Ermite, le Jeune (naïf et plein de principes moraux) et le Vieillard (manipulateur pour qui la fin justifie les moyens). C’est assez fascinant à lire.

Le livre se lit bien, sait entretenir son petit suspens et développer un univers futuriste assez intéressant (où l’on cache systématique tout ce qui est laid, à commencer par la vieillesse). Il y a même quelques passages qui m’ont marqué (surtout celui de la cage, délicieusement horrifique).

Mais voilà, la sauce ne prend pas. J’ai l’impression que ce roman a un peu « le cul entre deux chaises », comme si à force de vouloir faire plusieurs choses en même temps, il n’en terminait aucune. Le coté horrifique du labyrinthe est attirant mais laissé de coté, le coté théâtral est bien exploité mais laisse sur la fin, et le dernier chapitre clôture le tout assez bizarrement.

Tant pis, ça sera sûrement mieux la prochaine fois !

Avis des autres atuaniens : Daenerys, El Jc, Julien, Kactusss, Spocky, Tigger Lilly, Tortoise, Zahlya