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samedi 3 septembre 2022

Requiem en catastrophe majeure – Olivier Gechter

Requiem en catastrophe majeure - Couverture

J'avais il y a un moment déjà lu et apprécié Évariste, un roman d'Olivier Gechter mettant en scène un consultant spécialisé en occultisme. Quand sa suite est enfin sortie début juillet, je me suis donc jetée dessus, et j'en ai fait ma lecture de vacances, pour mon plus grand bonheur.

samedi 21 juillet 2018

Mission Kitchenette – Frank Arif & Olivier Gechter


Ce n'est pas forcément mon genre de chroniquer les livres de cuisine (quoique je m'étais déjà penchée sur le Gastronogeek), mais comme celui-ci était co-écrit par Olivier Gechter, auteur du Baron noir (vous n’avez pas lu le Baron noir ? Lisez le Baron noir) et plutôt bon connaisseur du domaine si on se fie à sa conférence sur la cuisine post-apo aux Utopiales, il fallait forcément que je me penche dessus.

lundi 11 décembre 2017

Le Baron noir : 1864 – Olivier Gechter


Après avoir beaucoup aimé les deux premières aventures du Baron noir (L’ombre du maître espion et Bel Ange), j’étais bien contente de voir enfin la suite arriver cette année. Je n’avais juste pas prévu que cela passerait par un changement d’éditeur et la réédition sous forme d’une intégrale incluant les deux premières histoires. J’ai donc bougonné un peu pour le principe (c’est pas comme si j’allais revendre mes anciens exemplaires dédicacés, non mais oh !) avant de succomber quand même parce que c’est le Baron noir tout simplement.

mercredi 16 avril 2014

Bel Ange (Le Baron noir 2) - Olivier Gechter


Après avoir copieusement saoulé mon entourage avec L'ombre du maitre espion, premier tome des aventures du Baron noir, je suis heureuse de vous annoncer que je vais pouvoir faire de même avec le deuxième volume, Bel Ange, sur lequel je me suis jetée à Zone Franche en début de mois.

Pour ceux qui auraient échappé à mon marketing agressif l'année dernière, Le Baron noir est une excellente série de novellas/romans courts mettant en scène une sorte de simili Batman/Iron Man qui combat le crime dans un Paris uchronique du XIXe siècle.

Ma chronique de Bel Ange risque fort de ressembler à celle de L'ombre du maître espion, pour la simple et bonne raison que ce tome 2 est tout aussi délicieux que le tome 1, grâce à ce même cocktail qui fonctionne à merveille.

Le Baron noir, c'est un authentique feuilleton qui s'approprie à merveille la figure du super-héros pour la réécrire à sa sauce avec moult clins d'oeil. Cela rend l'intrigue un peu prévisible sur certains points, mais ça n'a rien d'une gêne, bien au contraire, c'est presque jouissif de suivre les pérégrinations de cette imitation façon XIXe siècle.

L'auteur a clairement le sens du rythme, car on ne s'ennuie pas une seconde dans cette histoire, et on a vite fait de lire le livre d'une traite. Il est certes court, mais ne ressemble ni à une nouvelle délayée, ni à un roman tronqué. Il y a une vraie maîtrise du format, ce qui relève pratiquement de l'exploit pour un format aussi bâtard.

La lecture est d'autant plus plaisante que l'auteur fait preuve d'un incroyable sens du détail. On sent qu'Olivier Gechter met tout en œuvre pour que l'univers paraisse extrêmement crédible et réaliste (technologiquement, géographiquement ou même historiquement parlant). Et dans ce domaine il y a rien à redire, ou presque.

(Je pinaillerai juste sur la phrase qui suggère de prendre un daguerréotype, il me semble que ce procédé était déjà bien tombé en désuétude à l'époque du livre, au profit des négatifs sur papier ou sur verre, mais c'est juste pour le plaisir de chercher la petite bête, ça ne change rien en soit à l'histoire !)

Bref je ne vais pas m'étaler sur des pages, vous aurez compris que Bel Ange, de même que L'ombre du maître espion, est un texte extrêmement agréable à lire, qui associe aux très divertissantes aventures d'un super-héros, un réel travail d'orfèvre au niveau de l'uchronie. Le genre de roman que j'aimerais lire plus souvent, d'ailleurs en parlant de ça, j'espère bien voir la suite à la prochaine édition de Zone Franche !

CITRIQ

jeudi 27 février 2014

Evariste - Olivier Gechter


Après le gros coup de cœur qu’a été Le baron noir (dont j’attends avec toujours autant d’impatience la suite, mais moi je dis ça, je dis rien), j’ai fait l’acquisition à Sèvres du premier roman de l’auteur (qui était installé en dédicace juste à côté de Timothée Rey, un vrai traquenard, je faisais signer un bouquin à l'un, je papotais avec l'autre, j'allais acheter son livre et je revenais pour le faire signer, et ainsi de suite...).

Pour la petite anecdote, je n’ai pas craqué que pour les beaux yeux de l’auteur, mais parce que la 4e de couverture parlait d'une cabinet de conseil (qui en plus fait dans les RH à ses heures perdues), et il s’avère que je fais de la veille documentaire sur le sujet au boulot. Comme je ne m’attendais pas à trouver un jour un roman fantastique sur le sujet, ça a tout de suite fait tilt, je n’ai juste pas pu résister (vous l’aurez compris, si vous écrivez une aventure impliquant un thesaurus documentaire et de la SF, vous avez toutes les chances d’avoir au moins une lectrice)

Mais à part ça, de quoi parle Evariste ? D’un certain Evariste Cosson, qui tient un cabinet de conseil spécialisé dans l’occulte. Mais n’allez pas croire par là qu’il fait des séances de spiritisme pour octogénaires, non (enfin si, pour mettre du beurre dans les épinards, des fois). Monsieur se spécialise dans l’occultisme industriel (il travaille à la Défense dans une pépinière d’entreprises et tout et tout).

Un beau jour, il se retrouve chargé d’une grosse mission : recruter d’authentiques voyants pour permettre à une société de voyance par téléphone de développer une filière « luxe » avec d’authentiques médiums. Manque de bol, trouver un voyant sain d’esprit et désireux de se faire embaucher en région parisienne, ça n’a rien d’une sinécure.

Si je devais comparer Evariste à une autre de mes lectures, ce serait à la série jeunesse Artemis Fowl d’Eoin Colfer. J’ai trouvé beaucoup de ressemblances dans cette façon de présenter la magie d’un point de vue très terre à terre. On y parle contrats de travail, honoraires, rentabilité et j’en passe des meilleurs (oui c’est très capitaliste tout ça), et les démonstrations de magie sont abordées d’un point de vue très pragmatique.

C’est un fantastique léger, très implanté dans le réel, si bien qu’on ne hausse même pas un sourcil lorsqu’on découvre que le héros communique encore avec ses parents morts qui peuvent lui envoyer des sms depuis l’au-delà (et demandent qu’il leur bricole un blog pour raconter leurs aventures fantomatiques).

Et puis il y a l’humour qui fait toute la saveur du roman : entre les pensées du héros et les petites notes de bas de page (incontournable dans ce genre de texte), l’auteur dresse un joli portrait moqueur de Paris et de son mode de fonctionnement complètement à part. Pour le coup, cela fera surtout rire les parisiens, tout le monde en prenant pour son grade, des vieilles rombières du XVIe aux écoles d’ingénieur en passant par les transports en commun et les brasseries. Même les chats n’y coupent pas !

Tout cela se greffe sur une intrigue qui prend assez vite une tournure thriller, si bien qu’on n’a guère le temps de s’ennuyer entre les séances d’espionnage ou d’investigation diverses et variés, les combats à coups de sorts ou de créatures magiques, et la dégustation de cafés parfois très expérimentaux.

L’ensemble se lit donc avec grand plaisir, et si Evariste n’est certainement pas un chef d’œuvre de la littérature qui restera à jamais dans ma mémoire, il reste un très bon divertissement où on s’amuse bien à parcourir Paris en long, en large et en travers (j’avoue c’est peut-être un roman pour parisiens en fait, j'y repense encore de temps en temps quand je prends le métro). D’un point purement subjectif, j’avoue cependant avoir préféré Le baron noir qui avait un côté plus « ciselé ».

Je râlerai juste un peu sur le livre en lui-même, qui pour un roman pour parisiens est assez peu adapté à la lecture en transport en communs. Le grand format, ça se gère encore tant bien que mal quand on est coincé dans un wagon bondé, mais lorsque la taille d’écriture est tellement grande qu’il faut bientôt reculer le livre pour pouvoir le lire, ça devient nettement plus compliqué !

CITRIQ

lundi 11 mars 2013

L'ombre du maître espion (Le Baron noir 1) - Olivier Gechter


Lhisbei, qu’on se le dise, est une personne infréquentable ! En effet, alors que je me plaignais de n’avoir plus rien à lire pour le Winter Time Travel, à peine nous étions nous croisées à Zone franche à Bagneux qu’elle m’invitait à investir dans une novella uchronique (sous le fallacieux prétexte de faire d’un livre deux challenges).

Evidemment, je n’ai pu m’empêcher de céder à son marketing subtil et je l’ai acheté. Et dans la foulée, je l’ai lu. Et je l’ai adoré. Vous voyez à quel point c’est une personne dangereuse ?

Le baron noir : l’ombre du maître espion se déroule dans un XIXe siècle uchronique où la machine à vapeur a été inventée plus tôt, et où Napoléon est mort durant la bataille d’Austerlitz. Nous y suivons les pas d’Antoine Lefort, un jeune, riche (et beau ?) industriel français qui s’inquiète de la présence d’espions dans son entreprise, tandis qu’un jeune Clément Ader vient le voir avec des plans d’une toute nouvelle machine volante.

J’étais un peu inquiète en commençant ma lecture, car j’avais acheté ce livre sur un coup de tête (au sens figuré, je vous promets que Lhisbei ne distribue pas les coups de massue !) et ce n’était pas forcément le genre de lecture que je recherchais en ce moment. Mais tous ces doutes ont été balayés au bout de quelques pages.

Le baron noir est en effet une novella diablement prenante (avec un côté feuilletonnant très agréable) et extrêmement bien documentée (les éléments clés étant expliqués dans une postface très intéressante à lire d’ailleurs).

Lorsque j’ai acheté mon exemplaire à Bagneux, l’auteur m’a parlé de toutes les recherches qu’il avait fait pour vérifier le plus infime détail que personne ne relèvera à la lecture, et cela se sent à la lecture, tant l’univers semble incroyablement crédible pour un XIXe siècle uchronique.

Ca peut sembler anecdotique, mais je me suis surprise à sortir mon plan de Paris en lisant le bouquin, et je n’ai pu que constater à quel point tout collait au niveau des rues et des déplacements (je vous rassure, je ne fais pas ça pour tous les livres se déroulant à Paris que je lis, mais cette fois-ci je n’ai juste pas pu résister, pour une fois que l’auteur sait de quoi il parle !).

Là-dessus se greffe une histoire de vol de plans secrets qui se révèle extrêmement délicieuse à suivre, surtout une fois qu’on a fait connaissance avec le baron noir, sorte de proto-Batman steampunk (ou proto-Iron Man, je trouve qu’il tient un peu des deux en fait), qui est, pardonnez l’expression mais j’ai n’ai pas trouvé plus adapté, grave kiffant.

(J’ai d’ailleurs bien ri quand j’ai réalisé, au bout de quelques pages, que j'avais choisi sans le faire exprès un marque-page Batman pour cette lecture)

Contrairement à bien des novellas que j’ai lu, qui donnent une impression de trop peu ou de trop long, Le baron noir est parfaitement équilibré avec une histoire juste assez longue et bien assez développée pour ses 90 pages, ce qui évite la frustration que je ressens souvent avec ce format.

Je ne peux donc que vous inviter à découvrir ce texte court mais diablement prenant et bien fichu (en plus il se lit en une journée, ce n’est pas s’il allait vraiment peser sur votre PàL). Quant à moi, il ne reste qu’à demander la suite à corps et à cri.


CITRIQ