Habituée aux ouvrages originaux de la maison d’édition Dystopia, j’avais été intriguée ce texte de Mélanie Fazi dès l’annonce de sa parution l’année dernière, autant pour le sujet que pour le format. Et en même temps j’avais un peu peur de passer à côté (autant pour le sujet que pour le format, non je ne suis pas du tout pleine de contradictions), avant de me plonger enfin dedans cet été.
Affichage des articles dont le libellé est Mélanie Fazi. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mélanie Fazi. Afficher tous les articles
dimanche 25 août 2019
vendredi 15 septembre 2017
Le jardin des silences – Mélanie Fazi

Cela faisait un petit moment que je n’avais rien lu de Mélanie Fazi, et comme j’avais des envies de nouvelles entre deux pavés, j’ai sorti de ma PàL son dernier recueil, Le jardin des silences. L’occasion de passer comme toujours avec cette auteure un excellent moment de lecture dans des ambiances délicieusement fantastiques.
mercredi 10 juillet 2013
Notre-Dame-aux-écailles - Mélanie Fazi

Lorsque j'ai lu le premier recueil de Mélanie Fazi, Serpentine, il y a quelques années, je n'avais absolument pas prêté attention au fait qu'il était dédié à Lisa Tuttle (qui aurait bien pu être le nom de son arrière grand-tante ou de sa tortue apprivoisée pour moi à l'époque).
Entre temps, Ainsi naissent les fantômes est passé par là, et en lisant ce deuxième recueil de nouvelles, la filiation m'a vraiment sauté aux yeux. Comme Lisa Tuttle, Mélanie Fazi a vraiment le don d'écrire des histoires fantastiques très intimistes, délicieusement horribles, qui subjuguent sans qu'on puisse en détacher le regard.
Ceci dit, si Lisa Tuttle a tendance à tourner toujours autour des mêmes thématiques et types de personnages si je me fie à ce que j'ai lu d'elle (sans que ce soit négatif), Mélanie Fazi a une œuvre bien plus diversifiée, dans ses personnages et ses thématiques.
Au travers de ces douze textes très variés, l'auteure nous emmène à Venise (une ville vivante que n'aurait pas renié Neil Gaiman), dans un train de nuit fantôme où l'on fuit la réalité, au bord d'un fleuve à se découvrir soi-même, dans une maison de famille dont les membres ne sont jamais vraiment partis... autant de lieux et d'époques différents, parfois anciens, parfois touchant de près à l'actualité ; autant de réalités qui dévient juste assez pour nous montrer les monstres que nous avons à l'intérieur de nous.
C'est donc du très beau fantastique qui continue à nous hanter bien après la lecture, sans que je puisse expliquer exactement pourquoi. Est-ce que cela vient des ambiances ou des idées ? Est-ce parce que chaque nouvelle est construite comme une mélodie, qui nous emmène ailleurs avant de nous abandonner au silence une fois ses dernières notes jouées ?
J'ai beau chroniquer mes lectures depuis pas mal d'années maintenant, il y a des fois où je suis incapable de mettre des mots sur les raisons qui me font aimer un texte. C'est d'autant plus frustrant quand on voudrait partager nos trésors et trouvailles, et Notre-Dame-aux-écailles en fait partie.
Alors à défaut de vous fournir une longue et belle chronique en hommage à ce très joli recueil (qui doit être un peu magique à sa façon), je ne peux vous inviter à découvrir par vous même l'univers et l'écriture de Mélanie Fazi (si ce n'est pas déjà fait bien sûr).
lundi 31 mai 2010
Serpentine - Mélanie Fazi
Ce mois-ci, au Cercle d’Atuan, nous avons lu Serpentine, de Mélanie Fazi, qui était plus pour moi une redécouverte qu’une découverte. J’avais en effet déjà lu ce recueil de nouvelles fantastiques il y a bien longtemps, dans son édition Oxymore.
J’aime bien les nouvelles en général. C’est un format agréable à lire car au contraire du roman qu’on va parfois trainer sur un mois, dont on perd parfois le fil, la nouvelle c’est une lecture courte, typiquement pendant un trajet en transport en commun, avec un début, une fin, et c’est plié en une demi-heure.
Comme la nouvelle se balade généralement en recueil, c’est aussi une source de diversité. Certes, on prend le risque de ne pas tout aimer (c’est même une certitude, même chez Gaiman je suis loin de tout aimer), mais on trouve plein de petits délices, un peu façon café gourmand.
Et puis, il y a un élément assez étrange, c’est le caractère concentré de la nouvelle. L’auteur étant obligé d’aller à l’essentiel, l’intrigue ou le concept ne sont pas délayés dans les pages, et ils laissent une empreinte forte dans un coin de votre tête. Il est fréquent quand on lit beaucoup de faire des liens entre les textes, genre « tiens ça me rappelle le roman machin écrit par bidule ».
Ca m’arrive beaucoup plus souvent avec des nouvelles, sauf qu’assez bizarrement ce qui me revient sur les nouvelles, ce n’est pas le titre ou l’auteur mais juste des sensations et des émotions. Je ne vous raconte pas la galère pour retrouver la nouvelle après…
Typiquement, cela doit bien faire six ans que j’ai lu Serpentine, et pour être honnête le seul souvenir concret que j’en avais était la première nouvelle. Par contre, en le relisant, j’ai remis des titres sur des « empreintes », des sensations qui trottaient dans un coin de ma tête assez régulièrement sans savoir d’où elles me venaient.
Serpentine se compose de dix nouvelles, fantastiques, on l’a dit. Les atmosphères sont plutôt variées : salon de tatouage, ville de nuit, métro, restaurant grec, maison de famille, aire d’autoroute… Les tons le sont également, même si la plupart des nouvelles tournent autour de la mort, qui tient presque lieu de fil conducteur.
Mélanie Fazi a une très belle écriture, et sait parfaitement construire des ambiances en peu de pages, et qui parlent assez vite au lecteur, qu’il soit familier du lieu ou pas. Sur quelque chose d’aussi étranger que le salon de tatouage de Serpentine, on croirait en avoir déjà visité un, et on sentira immédiatement le coté « véritable » du métro en lisant le Petit théâtre de rame.
Le fantastique des nouvelles est d’un genre plutôt léger et peu explicite, si bien qu’on se demande toujours s’il y a fantastique ou si les protagonistes sont juste fous, ce qui ouvre la voie à des lectures et à des interprétations très différentes selon qui tient l’ouvrage.
Au risque de refaire à ma sauce la préface de Michel Pagel (et accessoirement de paraphraser Maitre Yoda), on trouve dans ces nouvelles ce qu’on y apporte, parce qu’elles ont tendance à évoquer quelque chose au lecteur. J’ai été surprise de la quantité de fois où les gens ont fait la comparaison nouvelle/expérience personnelle sur le forum.
Certes c’est plus facile à faire que pour une histoire de voyage dans l’espace ou de quête pour détruire un anneau maléfique dans un monde imaginaire, mais tout de même, je trouve que c’est une belle réussite d’arriver comme ça à interagir avec le lecteur… Je pense notamment que je ne regarderais plus jamais les aires d’autoroute de la même façon, grâce à Nous reprendre à la route.
Serpentine a donc été une (re)lecture très agréable, surtout que ça m’a permis de partir dans des élucubrations pas possibles dans cette chronique. Il faut dire que ça a réveillé mon goût pour la nouvelle, manque de bol, j’ai omis de faire le plein de recueils à la bibliothèque. Il va me falloir remédier à ça…
Avis des autres Atuaniens : Acr0, Daenerys, El Jc, Julien, Lelf, Olya, Sherryn, Spocky, Tigger Lilly, Tortoise, Zahlya
Inscription à :
Articles (Atom)