mardi 3 août 2010

Globalement inoffensive - Douglas Adams

Et nous voilà déjà arrivés au dernier tome de la trilogie en cinq volumes de Douglas Adams. Les livres filent à une de ces vitesses, surtout quand on se dépêche de les finir pour ne pas avoir à les emmener dans la valise… Au programme aujourd’hui, la chronique du 5e livre et je ferais un petit bilan après, parce que c’est toujours bien de mettre les choses en perspective (oui je commence à structurer mes avis, où va le monde ?).


Globalement inoffensive

Je ne sais pas s’il est possible de résumer ce tome, tant il est bordélique. La Terre semble avoir une fois de plus disparu (enfin ?), on croise une Trillian d’une réalité virtuelle qui n’a jamais quitté la planète (et un peu la vraie également), Arthur erre à nouveau à travers la galaxie, et Ford revient faire un tour du côté du siège du Guide Galactique.

Tout cela est dû à une raison, mais elle reste relativement peu explicite. Et en parlant d’explicite, ne lisez sous aucun prétexte la 4e de couverture, j’ai commis l’erreur de le faire au bout de 100 pages, et je me suis prise un spoiler comme on s’en passerait bien…

J’avoue que je suis un peu déçue par ce final. Il n’est pas aussi drôle (malgré quelques bons passages comme celui du faiseur de sandwichs) que les précédents, et à trop partir dans des délires sur l’espace-temps multidimensionnel, il en devient trop confus.

Bon il y a quand même le personnage d’Aléa que j’ai trouvé rigolo (je ne vous en dirais pas plus, mais si ça vous intéresse lisez la quatrième de couverture, justement…), et le running gag qui repose sur un passage du tome 3 qu’on peut parfaitement avoir oublié. Du coup l’auteur se fait un plaisir de nous donner le numéro de chapitre pour qu’on aille réviser…

En fait, on ressent assez bien une certaine envie de l’auteur d’en finir, et la conclusion est à cette image, quoique elle se révèle finalement bien plus plaisante que le reste de l’ouvrage, et bien plus dans l’esprit habituel de la série.


H2G2 : avis global

Cela faisait un moment que je voulais lire le Guide Galactique en entier, et je ne suis pas mécontente de ma lecture. Même si les tomes sont plutôt inégaux en qualité (et je pense que selon qui le lit, l’appréciation ne se fera pas sur les mêmes), c’est une série dont on apprécie les milliers de théories absurdes sur le sens de la vie et sur le fonctionnement de l’univers qu’elle brasse.

La Réponse à la vie, l’univers et le reste en est l’avatar le plus connu, mais j’avoue avoir aussi beaucoup apprécié les cours de vol, les théories sur l’invention du voyage temporel (au final inventé simultanément à toutes les époques), ou les méthodes révolutionnaires de propulsion spatiales (basées aussi bien sur les improbabilités que sur les mathématiques de bistro).

C’est d’ailleurs assez drôle de voir à quel point ces passages rigolos s’enregistrent dans la tête à tel point qu’on finit par les réciter mot pour mot à son entourage.

A côté de ça, j’aime beaucoup le personnage assez désabusé d’Arthur, arraché à son Angleterre natale, bringuebalé entre les époques, les planètes et les dimensions, et dont j’apprécie beaucoup l’attitude blasée avec juste une pointe de cynisme face à ce qu’il lui arrive.

Ce que je regrette par contre, c’est le côté un peu déconstruit de l’ensemble. Il n’y a finalement pas vraiment d’histoire, juste une vague trame narrative, ce qui devient un peu lassant à la longue, et sur la fin certains personnages sont carrément laissés de côté (même si je ne suis pas une grande fan de Zaphod, son absence finit par se ressentir).

En même temps, c’est peut–être un héritage de la version radio épisodique, qui avait moins besoin d’une intrigue mais plus de rebondissements feuilletonants. J’aimerais d’ailleurs beaucoup écouté la version originelle. J’ai trouvé l’adaptation française à cette adresse mais entendre un peu de l’originale ne me déplairait pas…

Au final, ça a été une lecture plutôt agréable, d’autant plus que ce sont des romans courts (200-300 pages), et à lire sur une plage en été, ou en sortant du boulot pour se changer les idées, c’est très agréable. A l'occasion, je jetterais peut-être même un oeil à la suite signée Eoin Colfer.


CITRIQ

2 commentaires:

  1. Ahhhhh le fameux faiseur de sandwich !! J'ai fait une trèès rapide recherche Google sur lui, je n'ai pas appris grand chose...
    Par contre il est toujours bon de savoir que je peux connaître une partie du contenu de ce dernier tome rien qu'en lisant la 4e de couverture. :-)

    RépondreSupprimer
  2. @Aude
    Je suis sûre que Wikipedia peut aider au besoin ^^

    RépondreSupprimer