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mardi 24 juin 2014

Les maîtres des brisants (tomes 1-3) - Erik L'homme


Comme je préparais dernièrement un article sur cet auteur pour un forum, j’ai replongé dans l’œuvre d’Erik L’Homme, et surtout dans une de ses séries que je n’avais encore jamais eu l’occasion de lire, Les maîtres des brisants.

Cette trilogie se déroule dans une galaxie lointaine, très lointaine, celle d’Eridan. Dans un système solaire où l’on trouve de nombreuses planètes, deux peuples sont en lutte permanente pour le contrôle des mondes : les habitants de la glaciale Nifhell, et ceux de la très chaude Muspell.

Au début du premier roman, Nifhell a clairement l’avantage, ayant mis la main sur Planète morte, un monde désertique à partir duquel on peut contrôler les « Chemins blancs », qui permettent de voyager vite et sans encombre à travers le système solaire. Jusqu’à que le Khan de Muspell décide d’attaquer Planète Morte. Nifhell envoie alors sa flotte à la rescousse, avec à sa tête le célèbre Vrânken, le plus brillant des stratèges.

A bord de son vaisseau se trouvent trois jeunes adolescents de treize ans, qui commencent tout juste leur stage traditionnel de trois ans. Autant dire que pour Xâvier, un fils de général-compte, Mârk, un apprenti-cuistot et Mörgane, une future devineresse, l’aventure sera au rendez-vous.


En tout logique, j’aurais dû consacrer cet article à râler sur ces personnages d’ados un peu stéréotypés et plus fort que les adultes, qui donnent l’impression de lire « Le Club des cinq dans l’espace ». Mais sachant que Les maîtres des brisants s’adresse à un public plutôt jeune (10-12 ans à mon avis), j’ai trouvé plutôt facile de faire abstraction de cela. C’est d’autant plus aisé que Erik L’Homme déploie dans ces romans un univers absolument délicieux.

J’ai adoré tout ce vocabulaire délibérément surchargé pour faire exotique (les trémas et les accents circonflexes sur les prénoms, les poly-choses et les paléo-machins qui foisonnent), la greffe de cultures qui semblent plutôt anciennes (Nifhell a parfois un petit air de République grecque ou romaine avec son oligarchie et ses corsaires de l'espace, Muspell tire plus du côté des nomades des steppes), le côté science-fantasy (avec les devineresses et les chamans, les légendes anciennes qui deviennent réalité).

Tout cela évoque sans peine les space-opera à l’ancienne et les dessins animés des années 80 (le premier livre n’est pas dédié à Albator pour rien), ce qui fait des Maîtres des brisants une œuvre assez improbable : son intrigue est un peu trop jeunesse pour plaire aux plus âgés, mais son univers définitivement rétro parlera plus à des adultes.


Les deux premiers tomes, Chien-de-la-Lune et Le secret des abîmes forment une histoire complète que j’ai vraiment adoré lire. Le troisième tome, Seigneurs de guerre, m’a semblé un peu plus poussif dans sa volonté de tout conclure (c’est toujours le problème avec ces histoires d’ennemi surpuissant qui poussent des gens à s’unir), mais se lit quand même avec plaisir.

En tout cas je ne suis pas mécontente d’avoir mis le nez dans cette trilogie. Même si elle s’adresse avant tout à un public jeune, elle a un chouette univers qui vaut le détour.

CITRIQ

samedi 6 octobre 2012

Car nos cœurs sont hantés (A comme Association 7) – Erik L’Homme


Le problème avec les séries composées de romans d’à peine 200 pages, c’est qu’on peine à un peu à trouver des choses nouvelles à raconter au fur et à mesure qu’on avance dans la lecture. Une bonne chose que je me permette de spoiler !

(donc si vous ne l’avez pas lu, fuyez !)

Donc nous avons donc Mademoiselle Rose persuadée que Jasper a tué le Sphinx, Jasper qui file le mystérieux chamane sibérien (avec Nina), et bien évidemment de la magie, des vampires et des garous, des mystérieux interludes et une bonne dose de jeux de mots foireux.

J’avoue, je les adore, les jeux de mots de Jasper (y’a vraiment des perles), mais des fois ça casse un peu l’ambiance. Même Ombe lui reproche, c’est dire. A ce sujet d’ailleurs, on trouve enfin un semblant d’explication à la présence mentale d’Ombe, mais j’avoue que je suis à moitié convaincue (ce n’est pas très bien amené surtout, après deux tomes d’inexplicable).

Et puis je vous avoue que les échanges mielleux échanges sur le thème de « tu es comme mon frère » me donnent presque la nausée, je trouve que ça ne ressemble pas trop à Ombe à force. En tout à l’image que j’en avais. Je dois avoir ma dose de guimauve et saturer sans doute !

A part ça on a encore le droit à une belle séance de filature avec Fafnir, sortilège couteau suisse fort sympathique, et avec Nina à qui j’aurais envie de coller une tarte personnellement (son pouvoir ne doit pas m’affecter à mon avis *siffle*), on voit Mademoiselle Rose se battre (ce qui est presque pas drôle, je la préfère assise derrière son bureau qu’avec un sabre à la main, limite elle est plus menaçante), et tout va presque mieux à la fin.

(menfin le coup des copains louches, je le sentais venir depuis un moment quand même…)

Reste à découvrir pourquoi l’Association cherche à éliminer Jasper, et d’où lui viennent ces étranges visions… on devrait le savoir dans le dernier tome. Je ne suis pas mécontente qu’il renoue des liens avec Walter et Rose, je le trouvais un peu trop super-héros solitaire ces derniers temps, c’est limite barbant.

En fait je ne suis pas over-enthousiaste sur ce tome, je le trouve, un peu comme le précédent, presque bancal. Il y a trop de choses pour trop peu de pages, on sent vraiment qu’il lui manque son histoire parallèle. Evidemment, ce n’est pas de la faute de l’auteur, mais j’avoue accrocher moins que sur les premiers tomes.

Enfin je lirais quand même le final, je veux mes réponses !

CITRIQ

vendredi 7 septembre 2012

Ce qui dort dans la nuit (A comme association 6) - Erik L'Homme


Je crois que quand j’aurais terminé cette série, il faudra que je prenne le temps de la relire du début à la fin, car j’ai de plus en plus de mal à exprimer mes impressions sur un seul volume, tant ils se lisent vite. Manque de bol, à l’exception du volume 1, je les ai tous emprunter à la bibliothèque…

Je ne vous refais pas le topo, à ce niveau-là de l’histoire, tenter de ne pas spoiler l’intrigue est juste impossible. Du coup, j’adopte l’attitude opposée, je spoile tout ce qui me passe par la tête. Vous êtes prévenus !

Après s’être vengée de l’assassin d’Ombe (qui ne semblait être que la partie émergée d’un bien sombre iceberg), Jasper est rentré chez lui pour profiter de la présence de sa mère. Cela ne dure guère, puisqu’il doit se rendre le lendemain à l’Association pour faire son rapport.

Sauf que le lendemain, il ne trouve personne dans les bureaux. Il décide donc de prendre en filature quelques types louches qui passent dans l’immeuble, ce qui le met sur la route d’un chaman, de vampires, d’une stagiaire de l’association kidnappée, et j’en passe des meilleures…

Un truc est sûr, question action, on n’a pas le temps de s’ennuyer avec la belle séance de filature que s’offre Jasper !

Le format change un peu sur ce volume. J’avais parlé de l’incursion de points de vue supplémentaires, cela se confirme ici. Mademoiselle Rose est drôlement présente, bien qu’on ait accès uniquement à ses dialogues et non à ses pensées (mais comme elle aime se confier à un démon enfermé dans un miroir…).

Et puis il y a ces étranges rêves qui ponctuent les chapitres, ainsi que des « post-it » et des « prises de tête ». Je ne sais pas trop où tout cela nous emmène, mais j’aime beaucoup cette manière d’enrichir l’histoire (même si pour le moment le procédé me laisse plus confuse qu’autre chose).

Je ne sais pas si c’est moi, mais j’ai trouvé que Ce qui dort dans la nuit avait des petits problèmes au niveau du déroulement du temps. J’avais parfois l’impression que tout se déroulait dans la même journée (elle-même suivant celle du tome 5, qui suivait de peu les évènements du tome 4), et parfois que des jours voir des semaines entières s’écoulaient ici et là… ça m’a un peu perturbé, mais je me demande si ce n’est pas voulu

Le fait que Jasper pète la forme comme s’il ne sortait pas tout juste de l’hôpital mais trois semaines de stage de remise en forme est assez intriguant aussi, en même temps, vu la densité des conversations qu'il entretient avec Ombe, c'est à peine surprenant qu'il y ait un truc pas net là derrière.

Bref, il ne me reste qu’à me jeter sur le tome 7 pour en savoir plus, surtout vu comment se termine ce volume-ci !

CITRIQ

vendredi 24 août 2012

Là où les mots n'existent pas (A comme association 5) - Erik L'Homme


D’habitude, j’essaye de faire en sorte de ne pas spoiler l’intrigue du roman que je chronique, mais pour ce tome-ci, je vous avoue être obligée de jeter l’éponge. Sans aller jusqu’à en révéler les plus infimes détails, je ne peux pas ne pas parler de l’ouverture du roman, et comme c’est déjà trop en dire, si vous n’avez pas lu ce roman-là, passez votre chemin.

La quatrième de couverture ne cache pas franchement l’information, et comme j’avais par mégarde survolé le résumé dans le catalogue de la bibliothèque où je l’avais emprunté, je m’attendais un peu à la nouvelle.

Ca parait logique comme décision : Pierre Bottero n’étant plus là pour écrire les pensées de son personnage, Ombe meurt avant même le début de ce cinquième tome, et voilà Jasper tout endeuillé. Mais en même temps ça me perturbe, parce qu’en dépit du fait que c’est un choix tout à fait pertinent, j’ai un coin de mon cerveau qui refuse sa mort et voit partout des signes qu’elle est en vie (un peu comme Jasper qui entend sa voix).

J’imagine que je verrais avec les tomes suivants (si vous les avez lus, pas la peine de me répondre), mais du coup j’ai eu une lecture assez étrange de ce tome. D’autant plus que je n’étais pas en grande forme quand je l’ai lu (d’une traite), du coup j’en garde des impressions assez floues.

J’en retiens cependant quelques détails : un Jasper bien plus sérieux, qui part dans une quête de revanche presque effrayante qui sort presque du registre très jeunesse qu'avait le cycle jusque là ; l’apparition d’un deuxième point de vue, celui de Walter et Rose, qui ouvre un peu l'univers, et surtout une certaine frustration face à toutes ces questions pour lesquelles on n’a que des ombres de réponses...

Affaire à suivre avec le tome 6.

CITRIQ

jeudi 2 août 2012

L'étoffe fragile du monde (A comme Association 3) - Erik L'Homme


Je continue à avancer doucement dans cette série, prenant pour temps pour apprécier les aventures de Jasper et d’Ombe. En fait ayant emprunté presque tous les tomes disponibles à la bibliothèque, il me serait facile de tout dévorer en une après-midi, mais je me suis jurée de ne pas lire la suite d’un volume avant de l’avoir chroniqué.

Oui c’est une règle un peu débile, mais il faut voir le positif, ça m’évite de me retrouver à écrire cinq chroniques d’un coup, sans savoir les différencier. Et même qu'un jour j’écrirais un livre entier sur l’art et la manière de gérer temps de lecture et temps de blog, tant qu’à faire, comme ça pendant tout ce temps que j’écrirais, je lirais moins, et je chroniquerais donc moins…

Mais je m’égare. Après deux tomes clairement introductifs, L’étoffe fragile du monde commence à nous faire rentrer doucement dans l’intrigue. Très doucement d’ailleurs, c’est un peu le reproche que je ferais à cette série, au bout de trois volumes on a l’impression d’en être encore qu’au début !

On retrouve cette fois-ci Jasper aux jeux de mots foireux qui, persuadé que Ombe est en danger, décide de partir à son secours. Tout ne va pas se passer comme prévu (en même temps ça sentait juste les embrouilles à trois kilomètres son histoire), et il va finalement se retrouver dans une aventure étrange en compagnie d’un troll.

Au début, j’ai eu un peu peur que le roman ne soit qu’une suite de calembours foireux et de formules magiques incompréhensibles (qui remplissent un peu beaucoup les pages quand on a le droit aux runes, à la translittération en alphabet latin et à la traduction !), mais finalement une intrigue prend forme, avec quelques germes sympathiques pour la suite.

D’ailleurs arrivée à la fin, je n’avais qu’une envie, lire le tome 4 pour avoir des éclaircissements (les histoires de Jasper et d’Ombe sont bien plus liées dans ces deux tomes) et connaitre la suite, parce que la conclusion ne présage rien de bon je trouve, mais je suis peut-être parano).

Pour le moment ceci dit, sans doute parce que j’ai entendu tellement de louanges que ça me dérange de ne pas être aussi enthousiaste, je trouve qu’il manque un petit quelque chose pour passer de la série jeunesse très bien ficelé à quelque chose de plus ambitieux qui m’accroche vraiment.

Mais on trouve tout de même quelques passages assez inattendus avec un Jasper qui s’interroge sur des questions tout à fait pertinentes (notamment toute la réflexion sur ses parents à la fin), qui m’ont vraiment touchée, surtout que je ne les attendais pas au milieu de toutes les bêtises de Jasper.
Jamais je ne pourrais dire ça à Romu et Jean-Lu. Même si c’est la vérité. C’est très souvent, hélas, la vérité qui nous éloigne des autres. Parce qu’ils ne veulent pas, ou ne sont pas prêts à l’entendre. Du coup, on hésite à leur dire ! Et puis, on se referme sur soi et, en repoussant les gens, on devient l’artisan de sa propre solitude.
C’est ces petits passages très précieux, presque plus que l’intrigue, qui me donnent envie de continuer et de voir ce que l’histoire nous réserve. D’ailleurs, ma chronique étant terminée, je vais aller me plonger dans le tome 4 !

CITRIQ

vendredi 29 juin 2012

La pâle lumière des ténèbres (A comme association 1) - Erik L'Homme


Voilà encore un parfait exemple de la dangerosité des blogs. Si si, au moins tout ça. Oui parce que quand vous commencez à vous balader sur internet, vous commencez par lire un blog, puis deux, puis trois et ainsi de suite, où l’on vous parle de ce très bon livre.

Des fois vous rencontrez même en vrai les personnes qui se trouvent derrière ces blogs. Et puis tant qu’à faire vous allez faire un tour aux Imaginales avec ces personnes, ce qui vous donne l’occasion de croiser la route de l’auteur de ce très bon livre, avec ces mêmes personnes forcément très enthousiastes.

Bilan, vous revenez chez vous ruiné, et en prime, votre PàL a pris du poids. Et comme si ça ne suffisait pas, il s’avère que ce très bon livre est fort sympathique. Et qu’il n’est que le début d’un cycle en huit volumes. Si après cette petite histoire, vous n’êtes pas convaincus que les blogs sont des entités maléfiques, je ne peux plus rien pour vous !

Bref je ne vous fais pas un dessin, A comme association, c’est drôlement chouette !

Il s’agit d’un cycle de romans fantastiques jeunesse écrits à quatre mains par Erik L’Homme et Pierre Bottero (du moins pour les premiers tomes, Erik L’Homme a continué seul après le décès de Pierre Bottero).

L’histoire est racontée alternativement par Jasper (écrit par Erik L’Homme) et Ombe (écrite par Pierre Bottero), et nous fait découvrir l’existence d’une mystérieuse Association chargée de réguler les créatures surnaturelles (vampires, trolls et autres monstres magiques), dont nos deux héros sont des agents stagiaires.

Vous avez les bases de l’univers, je ne vais pas m’amuser à résumer l’intrigue du tome 1 (relativement simple vu qu’il s’agit d’un tome d’introduction). A la place, je vais plutôt vous parler de Jasper, héros et narrateur de ce premier volume.

C’est vraiment un héros des temps modernes, un pur geek, vu qu’il joue de la cornemuse dans un groupe de rock médiéval et adore les jeux de rôle. Il pratique la magie aussi (il est presque un peu trop doué dans le domaine, comme Guillermot du Livre des étoiles). Et il a surtout un très bon sens de l’humour.

Si vous saviez les fous rires que j’ai étouffé dans le métro à cause de lui, à cause de ses sarcasmes, et surtout de ses jeux de mots pourris (j’ai deux trois amis dans mon entourage qui pourraient d'ailleurs lui faire concurrence !).

Ajoutez à ça les millions de références débiles planquées par l’auteur ici et là (entre le séminaire sur les trolls qui a lieu rue Hébus, et les romans préférés de Jasper qui comptent un Livre d’Ezétoal et L’immonde Ewilan), et vous obtenez un texte frais et léger, hyper agréable à lire.

Mon seul regret, c’est que c’est un roman de 150 pages (oui je sais, je râle contre les pavés, mais un juste milieu c’est bien aussi !), autant dire que La pâle lueur des ténèbres est plus une introduction qu’autre chose. Il me faudra lire la suite pour me faire une réelle opinion sur l’intrigue, et faire connaissance avec Ombe !

Affaire à suivre, dès que j’aurais renfloué mon compte en banque ou que j'aurais dévalisé la bibliothèque...

CITRIQ

jeudi 24 mai 2012

Phaenomen - Erik L'Homme


En ce moment, je suis partie dans une (vaine) tentative de vider un peu ma PàL, en m’occupant notamment des livres empruntés depuis une éternité. C’est pour cela que je me suis attaquée au premier tome de Phaenomen, une série de Erik L’Homme, dont j’avais adoré Le Livre des étoiles, un simili Harry Potter qui se lisait drôlement bien.

Cette fois-ci, l’histoire est celle de quatre adolescents internés en clinique psychiatrique (ça commence bien hein ?), tous dotés de pouvoirs spéciaux. Lorsque le seul médecin qui s’intéresse à eux est enlevé par des hommes mystérieux, ils décident de faire le mur et de tout mettre en œuvre pour le sauver.

Il y a pas mal de similitudes entre cette série et le Livre des étoiles (surtout dans cette bande d’amis qui surpasse toutes les difficultés avec une aisance incroyable), mais autant ce dernier a su se faire une place dans mon cœur, autant Phaenomen m’a laissé plutôt indifférente.

L’histoire se lit bien, mais on reste dans quelque chose de très classique, une sorte de club des cinq, les pouvoirs surnaturels en plus. L’intrigue est un poil téléphonée et facile. Si les énigmes sont plaisantes, et l’exactitude géographique des déplacements appréciable (surtout dans Paris !), il manque un petit quelque chose pour vraiment m’accrocher, et me donner envie de lire la suite.

Enfin au moins, je pourrais enfin rendre son livre à Elysio !

CITRIQ