lundi 3 novembre 2014

Recueil factice - Octobre 2014

Ce mois-ci, je crois que j’ai battu un record : le nombre de livres chroniqués uniquement dans ce recueil est également au nombre de livres qui ont le droit à un article à part. C’est la faute, il faut le dire, à Doctor Who. Les comptes rendus d’épisode me prennent tellement de temps que les livres en pâtissent un peu. Et puis j'ai vidé pas mal de vieilleries de ma PàL, ce qui ne motive pas forcément à de longues chroniques. Mais rassurez-vous, la saison 8 se termine en novembre, et j'aurais plein de nouveaux livres à lire à ce moment-là !

LIVRES


Les rivières de Londres (Le dernier apprenti sorcier 1) – Ben Aaronovitch

Contes – Hans Christian Andersen
Les livres de contes, il arrive souvent qu'on picore plus qu'on ne lise, si bien que ce mini recueil des histoires les plus connues d'Andersen traînait depuis bien longtemps dans ma PàL. J'en avais déjà lu certains (La Reine des neiges et La petite sirène, plus durs qu'on ne pourrait s'y attendre), j'en connaissais d'autres par les versions pour enfants (Le vilain petit canard), par contre certains m'étaient complètement inconnus, comme Le petit soldat de plomb ou La bergère et le ramoneur. Au final même si certaines histoires sont sinistres (La petite fille aux allumettes pour ne pas la citer), j'ai trouvé l'ensemble moins noir que ce à quoi je m'attendais. Par contre la morale chrétienne est parfois un peu lourdingue dans certaines histoires, mais c'est l'époque et l'auteur qui fait ça.

Les croisés du cosmos – Poul Anderson
Suite à une chronique de Baroona, j’ai lu pour la première fois un texte humoristique de cet auteur, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il s’y entend en matière d’absurde, avec sa troupe d’anglais médiévaux qui arrivent à prendre le contrôle d’un vaisseau extra-terrestre et partent plus ou moins à la conquête de la galaxie. La lecture est assez jouissive, offrant des scènes épiques où les technologies les plus avancées sont déjouées par des charges à cheval, des fosses avec des pieux et un grand sens du complot et de la manigance qu’on ne pouvait acquérir qu’au Moyen-âge. Délicieux à lire, mais je ne sais pas si ce n’était pas le bon moment, en tout cas j’ai trouvé que l’histoire trainait un peu en longueur.

La fabuleuse invasion de la Sicile par les ours – Dino Buzzati
Dans ma PàL depuis des lustres, ce petit roman jeunesse raconte un peu à la façon d’une légende les déboires d’un roi ours et de son peuple qui partent en guerre contre les humains. Entre les magiciens, les fantômes et les trolls, on est servi question magie, et le texte est plutôt plaisant à lire, plein d’humour, de dessins originaux de l’auteur, et d’étranges passages en vers très fluides à lire (contrairement aux horreurs des traductions de l’anglais, mais j’imagine qu’en matière de versification l’italien et le français sont assez proches).

Le cygne suivi de La merveilleuse histoire de Henry Sugar – Roald Dahl
Avec ces deux petites nouvelles d'un de mes auteurs jeunesse favori, j'avoue qu'on s'éloigne assez du ton plein d'humour et chaleureux ce à quoi il nous a habitué. Le premier texte est très dur, il suffit de jeter un œil à sa phrase-clé :
« Certaines personnes, lorsqu'elles ont trop enduré et sont allées au-delà de leurs forces, s'écroulent et abandonnent. D'autres, bien plus rares, résistent encore, inexplicablement. On les rencontre en temps de guerre et en temps de paix. Leur âme est indomptable et rien -ni la douleur, ni la torture, ni la peur de mourir- ne les fait abandonner. »
Cependant ce texte-là comme le suivant (sous forme d'un récit de récit de récit) sont tous les deux des histoires qui nous tirent vers le haut, comme ça fait du bien de lire de temps en temps.

Question de méthode – Philip K. Dick

Guide des métiers pour les filles qui ne veulent pas finir princesses – Catherine Dufour

L’île du crâne - Anthony Horowitz
Encore un roman qui prenait la poussière, dont le scénario du jeune enfant envoyé dans une école mystérieuse ne peut que faire penser à Harry Potter, mais en plus ancien et plus horrifique. Je suis assez partagée par la lecture, on y trouve un humour noir et un côté ironique assez délicieux, mais le chapitre d'introduction avec les parents qui s'entretuent et se relèvent façon dessin animé est quelque peu dérangeant... au moins pour l'adulte que je suis !

Le serpent du rêve – Vonda McIntyre

Un cantique pour Leibowitz – Walter M. Miller Jr.

La fraternité de l’anneau (nouvelle traduction) – J.R.R. Tolkien

Manuel d'histoire critique (hors-série du Monde diplomatique)
Ce magazine bien dense revient sur l'histoire moderne (de la révolution industrielle à nos jours) en éclairant nombre d’événements connus d'un jour nouveau. Bien que chaque chapitre se révèle souvent trop court (et mériterait à lui-seul un ouvrage), j'ai apprécie ce nouveau regard qu'il permet, notamment sur l'importance de l'économie dans tous les événements récents (alors qu'on aborde très peu cet aspect en histoire dans l'enseignement secondaire). Et bien sûr toute la démonstration sur comment l'histoire est toujours écrite par les gagnants, et comment cela se retrouve jusque dans les manuels scolaires (dont les points de vue divergent souvent... radicalement). Les illustrations et les nombreuses infographies sont également passionnantes à regarder, bref c'est une lecture très intéressante.


FILMS


Dracula Untold – Gary Shore
Dans ce film qui pourrait s'appeler « Dracula : Origins » ou « La véritable histoire de Dracula », on suit les pas de Vlad Tepes, un prince roumain prêt à tout à protéger son peuple contre la domination turque, quitte à passer un pacte avec les ténèbres (*musique dramatique*). Ce film aurait pu être intéressant, sauf qu'il manque cruellement d'ambition ou d'originalité, si bien que tout l'ensemble m'a semblé très raplapla (à part peut-être le duel final, et encore on pourrait s'interroger sur la cohérence de la chose). Et comme le film n'est pas non plus foncièrement mauvais, on ne peut même pas passer son temps à ricaner, du coup je me suis simplement ennuyée.

Usual Suspects – Bryan Singer
Encore un rattrapage de classique... je devais être épuisée lors du visionnage (le vendredi soir) parce que j'ai vraiment eu du mal à rentrer dans l'histoire, qui pourtant est plutôt sympa, avec ces cinq personnes qui se retrouvent ensemble en détention et décident de faire un casse ensemble. En plus je me doutais de la fin au bout de cinq minutes de film (sans doute parce que le schéma a été réutilisé dans d'autres histoires), ça n’a pas aidé et je suis complètement passée à côté du film !

SERIES


Doctor Who – Saison 8

The Strain – Saison 1
Adaptant une série de romans signée Guillermo del Toro et Chuck Hogan, The Strain est une série de vampires qui a le mérite de revenir aux fondamentaux du genre (pas d’histoire d’amour avec des vampires, mais une bonne dose d’horreur). J’ai bien apprécié la volonté de donner une sorte de caution scientifique (à travers la figure de l’épidémiologiste qui se retrouve confronté à cette épidémie hors du commun).
L’ensemble est plutôt sympathique à regarder, je regrette juste une certaine monotonie dans l’intrigue (seul l’épisode 8 sort vraiment du lot avec son ambiance huis clos) et la stupidité des personnages qui fait qu’on passe pas mal de temps à les houspiller (un peu comme dans un bon vieux film d’horreur quoi, ce qui est fort rigolo en soit !).

SPECTACLES


L’exoconférence d’Alexandre Astier

JEUX


Evoland
J'avais découvert ce jeu-hommage aux vieux jeux de plate-forme et RPG lors de l'exposition Jeux vidéo à la Cité des sciences. Du coup comme je l'ai vu en promo sur GOG, j'ai profité de l'occasion pour le découvrir plus en détail. Niveau concept ce jeu est excellent, puisqu'on dirige un personnage typique de jeu vidéo qui se retrouve à devoir sauver le monde. On commence dans un mode graphique rudimentaire en 2D et en noir et blanc, et on développe au fur et à mesure de l'aventure des améliorations graphiques, sonores et de jeu (barre de vie, armes, capacités spéciales, marchands, etc.).
Le jeu est truffé de clins d'oeil et joue habilement sur la parodie, il serait donc très fun s'il n'était pas aussi dur : pas de possibilité de sauvegarder, des combats de boss très techniques (j'avoue sans honte que c'est Monsieur qui les as tous passé !). Du coup ça m'a un peu ôté le plaisir du jeu, et j'ai préféré le désinstaller sans voir la fin. C'est un chouette jeu, très joli visuellement qui plus est, mais à réserver aux experts des vieux jeux de plate-forme, sous peine d’enchaîner les frustrations.

EN NOVEMBRE…

J’espère finir enfin la saison 1 de Penny Dreadful, j'irais voir Interstellar, je vous parlerais des Utopiales, et côté bouquins, mis à part Barrière mentale et autres intelligences de Poul Anderson, je savourerais à n’en point douter des achats tout frais du festival... en espérant qu’il s’agisse de voyages dans le temps écrits par des femmes et cités dans Morwenna !

11 commentaires:

  1. Je n'ai pas souvenir d'avoir eu une impression de longueur dans "Les Croisés du cosmos", mais il est certain qu'il ne fallait pas que cela dure plus longtemps, la fraîcheur de la folie n'étant pas reconductible à volonté. Plutôt une bonne découverte tout de même ?
    Le hors-série du Monde diplomatique a l'air en effet fichtrement intéressant. Oui, fichtrement.
    Dommage pour "Usual Suspects". Ça ne fait pas si longtemps que ça que je l'ai vu et j'avais pris une claque, la construction est incroyable au point de donner des crampes de cerveau. ^^ Et même en se doutant de la fin, il y a justement toujours ce doute au cours de l'histoire.

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  2. @Baroona
    C'est Poul Anderson, c'est forcément bon. Mais j'ai été plus intéressée (et bluffée) par Barrière mentale que j'ai lu pas longtemps après ^^.
    A vrai dire je le soupçonne d'avoir un peu souffert d'un syndrôme "post nouvelle trad du SdA", j'en ai d'autres dans le même cas.

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  3. Anthony Horowitz n'est pas l'écrivain qui a écrit Alex Ryder ?
    Bon tu as lu tout de même pas mal de livres. Les contes d'Andersen j'aimais beaucoup, surtout le Reine des Neiges. Quant au Guide pour les filles de Dufour, je l'ai dans ma Pàl maintenant ^^

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  4. Dracula untold pousse plutôt aux soupirs légèrement exaspérés qu'aux ricanements.
    Dommage pour Evoland. J'ai un peu le même problème avec les jeux de plate-forme.

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  5. @Endea
    D'après sa page Wikipedia c'est bien lui !

    @Tigger Lilly
    Je comprends, quand ça relève uniquement de la maitrise technique et qu'au bout de 5 fois je bloque toujours, ça m'énerve !

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  6. Bon je sais, j'ai pas mal de retard, mais je viens juste de finir Evoland :-)
    Oh non pas Kaeris ...

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  7. @Fánaríë
    Ca va le boss de fin ne t'a pas demandé 4h ?

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  8. Non juste une petite quinzaine de minutes, le temps de comprendre le script de ses trois phases.

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  9. C'est bizarre, j'ai joué à Evoland il n'y a pas longtemps et j'ai pu sauvegarder sans soucis. Je me souviens même très bien du petit message qui allait avec "tout votre stress disparait" (le fameux humour parodique auquel tu fais référence). J'ai bien aimé ce jeu.

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  10. @asn83
    Oui il y a des sauvegardes mais tu n'as pas la main dessus (pas de possibilité de faire soi-même sa sauvegarde juste avant un boss par exemple).

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