mercredi 19 mars 2014

Sandman intégrale 3 - Neil Gaiman


Je continue ma redécouverte de Sandman avec cette troisième intégrale publiée par Urban Comics. Si globalement, c’est toujours un plaisir de se replonger dans la série, j’ai trouvé ce volume un peu en dessous.

Je blâme complètement le découpage, qui suit l’ordre de publication originel et non celui des anciennes éditions. Cela me perturbe un peu de perdre l’ensemble si particulier qu’était Fables et réflexions, un volume uniquement composé d’histoires courtes. A la place, les différentes histoires courtes sont dispatchées au gré des intégrales et perdent un peu de leur force.

Rien de grave ceci dit, il me tarde juste que les autres intégrales sortent pour récupérer les histoires qui m’ont manqué à la lecture (et les bonus qui vont avec puisque du coup l’entretien avec l’auteur ne couvre que Le jeu de soi). En attendant et comme toujours, une petite revue détaillée :

Thermidor
On commence avec les aventures de Lady Johanna Constantine (déjà croisée dans La maison de poupées) qui se retrouve embauchée par le Rêve pour retrouver un objet bien particulier en France, en plein milieu de la Terreur. On a donc une sacrée héroïne (dont on aimerait lire toutes les aventures) et de belles références historiques, très plaisant à lire.

Auguste
Auguste, le premier empereur de Rome, embauche un nain comédien pour passer avec lui une journée déguisé en mendiant. Pourquoi donc ? C’est tout le propos de cette histoire qui offre une vision très intéressante de cet empereur de Rome. C’est mon énième relecture et je crois que je viens enfin de capter quelque chose dans ce que raconte l’empereur. Il m’en aura fallu du temps.

Trois septembres et un janvier
De toute la série, c’est une de mes histoires préférées, qui met en scène le seul et unique empereur des Etats-Unis, Norton Ier qui se retrouve au cœur des conflits entre le Rêve et ses frères/sœurs. C’est à la fois drôle et émouvant, et tellement absurde qu’on croirait qu’il s’agit d’un personnage inventé. Et bah non.

Le jeu de soi
Le plus gros morceau du recueil est une histoire difficile à résumer, mettant en scène le personnage de Barbie (qu’on avait croisé dans La maison de poupées) qui se retrouve prise au piège de ses rêves de fantasy plus vrais que nature. C’est une histoire qui m’a toujours un peu posé problème.

Elle déborde pourtant de choses très intéressantes : les rêves de Barbie qui rendent un joli hommage à Oz, Narnia et j’en passe des meilleure ; l’extraordinaire personnage de Wanda ; l’histoire touchante de Foxglove et Hazel ; ce côté « le monde est très petit » si caractéristique des univers de Neil Gaiman où des personnages mineurs des tomes précédents se retrouvent au premier plan, croisant des relations d’autres héros de la série et ainsi de suite.

Et pourtant j’ai toujours un peu de mal à rentrer dedans, et je n’en sors pas pleinement satisfaite. Dans les bonus, l’auteur dit qu’il s’agit d’une histoire « qui dérange », et il n’a pas complètement tort je crois.

A noter que je ne peux que saluer la nouvelle traduction de Patrick Marcel, qui a pris la peine de s'aligner sur la nouvelle traduction du Hobbit pour une petite référence qui est faite à l'oeuvre dans cette histoire. J'ai apprécié ce sens du détail !

La chasse
Un grand-père raconte à sa petite fille une histoire qui se déroule dans une Russie des temps anciens. J’aime beaucoup le format (un conte) les dialogues délicieux entre les deux interlocuteurs, et la conclusion assez rigolote dans son genre. Une histoire certes anecdotique, mais délicieuse.

Zones floues
Après la Rome, le Paris révolutionnaire et la San Francisco du XIXe siècle, nous voilà encore avec vrai-faux récit historique, qui s’intéresse cette fois à Marco Polo dans sa jeunesse. Je n’ai pas vérifié, mais je suppose que l’auteur s’appuie sur un extrait des voyages de Marco Polo pour imaginer ce désert où l’on peut s’égarer par mégarde dans le monde du rêve. Le résultat est onirique juste comme il faut.

Le théâtre de minuit
Et un texte inédit jusque là, un ! Cette étrange histoire met en scène Wesley Dodds alias Sandman, un super-héros qui combat le crime en jetant du gaz soporifique sur les criminels. Menant son enquête à Londres, son chemin croise celui des protagonistes de Préludes et nocturnes, vous savez, la joyeuse bande qui a capturé le rêve. Les dessins sont vraiment sympas, et une petite confrontation entre le Sandman originel, et celui créé par Gaiman, ça ne se refuse pas.

Les fleurs de l’amour
Cachée dans les bonus, cette petite histoire parle du Désir et d’une de ses créatures, le satyre. Ce court récit est plutôt anecdotique, mais les dessins superbes valent le détour.

Voilà pour cette fois, il ne me reste plus qu’à attendre patiemment le volume 4, prévu pour fin mai !

CITRIQ


4 commentaires:

  1. Bon, ben forcément, achat prévu !
    Ça me semble toujours aussi bon, et toujours aussi riche !

    RépondreSupprimer
  2. J’en suis toujours au tome 2, diante ! Je suis en retard !

    RépondreSupprimer
  3. @Escrocgriffe
    Tu as encore 2 mois pour te mettre à jour ^^

    RépondreSupprimer