mercredi 19 septembre 2012

Doctor Who 7x03 - A town called Mercy


Les épisodes se suivent et ne se ressemblent pas dans cette saison, mais s’il y a un mot d’ordre derrière tout ça, je dirais qu’il s’agit de plaisir. Pas d’intrigue extraordinaire cette semaine, tout juste quelques pistes intéressantes, mais visuellement, ça claque.

Du coup même si l’épisode est loin d’être complètement satisfaisant, je passe un bon moment, parce que c’est aussi ça, l’intérêt de Doctor Who, nous montrer des merveilles à chaque épisode !


Cette semaine, c’est donc le western. Après les dinosaures on continue dans une veine assez enfantine, mais comme il ne m’est jamais dur de revenir à sept ans d’âge mental devant cette série, ce n’est pas bien grave !

Difficile à illustrer par des images, mais j’aime beaucoup la musique de l’entrée dans la ville, délicieusement évocatrice. Murray Gold aussi se fait plaisir, à n’en point douter. Et ne parlons même pas du Doctor !
« Anachronistic electricity, keep-out signs, aggressive stares... Has someone been peeking at my Christmas list ?  »
D’ailleurs ça nous fait trois épisodes qu’il nous parle de Noël, ça commence à devenir franchement suspect. On a vu des fils rouges plus discrets…


« Tea. But the strong stuff. Leave the bag in. »

La visite du saloon dégouline tellement de clichés (avec un croque-mort digne de Lucky Luke notamment) que ça en devient hilarant, surtout que le Doctor se prend vraiment au jeu tout au long de l’épisode, à se déplacer façon cow-boy avec un stetson.

(Accessoirement je me gondolais toute seule parce que dans ma tête ça a fait « Baggins ? Bilbo Baggins ? », mais c’est parce que je suis un cas désespéré…).


Et on enchaine très vite sur un bon vieux lynchage, tout ça parce que le Doctor est un docteur alien, et c’est exactement ce que recherche le mystérieux pistolero (Roland ? Pardon je ne me suis trompée d’univers) qui a décidé de ne laisser personne sortir de la ville tant qu’on ne lui livre pas sa proie.


Heureusement, il est secouru par le bon shériff (shame on me je n’ai même pas reconnu Ben Browder), et très vite la vérité éclate au grand jour : le docteur alien recherché par le Pistolero n’est pas le Doctor, mais un autre alien, Kahler-Jex, qui s’est crashé là et qui a choisi d’aider la petite ville.

Le trio se décide donc à l’aider, sauf que le Doctor découvre en fouinant dans le vaisseau de l’alien que Jex cache quelques secrets : le pistolero qui le traque est en fait une de ses créations, un super soldat créé pour gagner une guerre, au prix d’horribles expériences sur ses compatriotes. Et ça ne lui plait pas trop, vous vous en doutez.


Le Doctor, une arme, ça faisait longtemps. C’est presque usé comme thématique dans Doctor Who, mais vu toutes les aventures qu’il vit (et là il parle d’avoir environ 1200 ans, soit 300 de plus qu’au début de la saison 5), ça ne m’étonne pas qu’il passe d’un extrême à l’autre dans le domaine.

Mais c’est marrant, parce qu’en rétrospective, si Nine avait une sacrée part d’ombre qu’il tenait de la Time War, je trouve que ce n’était rien comparé à celles de Ten et de Eleven. A part dans l’épisode Dalek, je n’ai pas de souvenir d’autant de froideur de la part d'Eccleston.
- Today I honour the victims first! His, the Master's, the Daleks', all the people who died because of MY MERCY!
- See, this is what happens when you travel alone for too long. Well, listen to me, Doctor, we can't be like him. We have to be better than him.
Ceci dit je préfère largement Eleven quand il décide de rendre froidement justice que la semaine dernière où il faisait ça avec le sourire. En tout cas la démarche a un peu plus de sens.

Et Amy, comme Donna avant elle, a parfaitement suivi la raison de son évolution. Allez courage Doctor, encore quelques épisodes et on te retrouve une copine avec qui vivre des aventures !


Et voilà donc notre Doctor shériff suite à la mort de son prédécesseur (qui était définitivement plus un gardien de la paix qu’un accro de la gâchette, un exemple à suivre Doctor…). Parce que c’est un as du blabla, il arrive à régler à l’amiable une confrontation avec les habitants de la ville.

La confrontation avec le docteur alien qui suit est moins facile, parce qu’on voit bien que c’est un reflet à peine déformé de notre bon vieux Doctor, à tel point qu’on se demande de qui ils parlent vraiment dans leur échange.

« We all carry our prisons with us. Mine is my past, yours is your morality. »
Y’a vraiment du potentiel dans cette confrontation, mais je trouve le personnage de Jex assez mal fichu au final, oscillant entre le repenti sincère et le vicieux qui se dissimule sous un visage affable. La conclusion de l’épisode me fait un peu le même effet, Toby Whitehouse ne s’est vraiment pas mouillé en faisant en sorte que Jex se sacrifie pour clore l’histoire.

Je ne pense pas qu’il aurait dû pouvoir s’enfuir, mais une solution intermédiaire, j’aurais bien aimé, même le pistolero a l’air dégoûté du coup !


J’ai apprécié quelques petits détails de la conclusion cependant, l’alien mentionné au début qui ne se révèle finalement pas être le Doctor. Eleven continue donc à jouer la carte de la discrétion donc, puisque soit on ne le connait pas, soit la légende s’attache à un autre personnage (ici le Pistolero). Et puis il y a les Pond (assez peu présents dans cet épisode), , qui rappellent encore une fois qu’ils ne peuvent plus suivre le Doctor dans toutes ses aventures…

Mais je vous avoue que si ce n’est pour tout le jeu sur le western, et la musique, particulièrement belle (on sent que Murray Gold s’est fait plaisir à marcher dans les pas de Morricone), je reste un peu sur ma faim côté exploration du personnage du Doctor (Dinosaurs on a spaceship ne volait pas haut non plus dans le domaine, mais ne cherchait aucunement à le faire).

Par contre le trailer de la semaine prochaine promet avec une intrigue sur Terre impliquant un peu plus Rory et Amy (et Brian Pond !), j’espère que l’épisode sera à l’hauteur de cette petite bande-annonce qui me fait saliver à loisir…

4 commentaires:

  1. Un épisode sympa, avec certains dialogues vraiment excellents (celui que tu as cité, avec le strong tea, j'ai failli mourir de rire !). Mais pour autant, j'ai pas trop trop accroché à cet épisode.

    Par contre, tes allusions à Noël, j'avoue que je suis passée à coté. Quelles sont les autres ?

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  2. Dans le premier ça ne m'a pas marqué (mais y'en a une, d'autres l'ont relevé). Dans le 2e c'est quand Papa Weasley dit à Rory de mettre la truelle sur sa liste de Noël, que Rory dit qu'il n'en a plus et que le Doctor dit "moi si !".
    Sinon y'a l'histoire des ampoules défectueuses il parait (qui serait ptêtre en lien avec l'épisode 5), mais j'avoue ne pas trop savoir quoi en penser ^^

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  3. Pour ma part j'ai bien aimé, mais c'est sûr que l'épisode n'est pas très profond ! Un bon divertissement, sans plus !

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    1. Bah le plus étrange c'est qu'il pourrait être bien plus profond que ça, y'a quand même de sacrés germes pour ça...

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