mercredi 22 août 2012

Les ciels de Pern - Anne McCaffrey

 

Et voilà, ça me fait tout drôle, avec ce dernier roman j’en termine avec ma relecture de La Ballade de Pern, et je vais pouvoir ranger les cinq pavés qui constituent l’intégrale sur mes étagères. Seize romans, cinq mois de lecture et un nombre de pages que je préfère ne pas estimer… pfiou !

Les ciels de Pern est le dernier roman écrit en solo par Anne McCaffrey en 2001. C’est aussi chronologiquement le dernier roman du cycle, puisqu’il se déroule après Tous les Weyrs de Pern et Les dauphins de Pern.

Même si les Fils tombent encore pendant ce roman, Les ciels de Pern est là avant tout pour parler du devenir des chevaliers-dragons après la fin du Passage. Après tout, même s’ils vont pouvoir s’affranchir des Forts grâce à leurs terres sur le Continent Méridional, il va bien falloir qu’ils s’occupent !

Et cette occupation, ils trouvent un peu malgré eux alors qu’une comète s’approche d’un peu trop près Pern, tandis qu’en parallèle quelques trouble-fêtes opposés au progrès sèment la panique dans les ateliers qui se modernisent.

Comme pas mal de ses prédécesseurs, Les ciels de Pern est un roman chronique, avec de multiples fils d’histoire, de très nombreux personnages, même si l’on se focalise beaucoup sur F’Lessan, le fils de Lessa et de F’Lar (ce qui sent un peu le passage de flambeau).

Et comme toujours, on se retrouve avec cette impression très particulière, typique de la série, d’avoir affaire à un roman sans début ni fin, à un fragment d’histoire donné à voir. D’ailleurs j’ai beaucoup de mal à juger le texte dans son ensemble, ce sont les petits détails qui ont attiré mon attention.

Même si le personnage de F’Lessan subit un étrange retournement de personnalité, comme souvent chez Anne McCaffrey (à savoir qu’un jeune inconscient se révèle bien différent que l’image qu’on a de lui), j’ai bien aimé l’autre point de vue qu’il donne sur ses parents, surtout quand il se demande si ses parents lui offrent des cadeaux pour se rappeler qu’ils ont un fils, ou pour lui rappeler qu’il a des parents !

En dehors des célébrités qui ont toutes le droit à un caméo, on croise également des personnages comme Tenna et Haligon, rencontrés dans la nouvelle Messagère de Pern (de l’anthologie Légendes). C’est assez marrant de voir comment ces Messagers, presque jamais mentionnés jusque-là, sont tout à coup bien plus présents, un peu comme pour récompenser les lecteurs les plus assidus, qui eux seuls sauront reconnaitre tous les protagonistes de l’histoire !

J’ai aussi apprécié le personnage de la dame-dragon verte, qui met en valeur des dragons souvent peu mis en avant (contrairement aux prestigieux bronzes et dorés). Par contre, j’ai trouvé que le nouveau « talent » maitrisé par son dragon un peu trop facilement tombé du ciel après deux mille ans d’histoire (Deus ex machina, quand tu nous tiens…).

Cette nouveauté s’intègre cependant à une tendance générale de la série. Alors que les premiers romans ressemblaient plutôt à la fantasy, l’histoire s’orientait plus vers la SF dans les derniers volumes. Et là, tout à coup, c’est presque comme si la magie se réinvitait dans l’histoire pour redonner une touche de fantasy à Pern.

(c’est d’ailleurs assez cohérent avec une des dernières nouvelles de l’auteur, Au-delà de l’Interstice, écrite en 2003 et publiée dans l’anthologie Légendes II)

Je n’avais jamais eu l’occasion de lire Les ciels de Pern auparavant, cette lecture a donc été une réelle découverte pour ma part. Ce n’est pas un titre capital de la série (on a un peu l’impression d’une conclusion qui n’en finit pas), et certains travers de Anne McCaffrey y sont un peu trop présents (des méchants caricaturaux, du Deus ex…), mais quand on aime l’univers, c’est agréable de le visiter une fois encore.

En fait ce roman est un peu à l’image de toute la série. Pas exempt de défauts, mais on le dévore parce que l’univers déployé, cette utopie pastorale où tout le monde arrive à peu près à vivre en harmonie, avec une technologie réduite mais avec des dragons presque « magiques » a vraiment quelque chose de fascinant, ce qui fait qu’on tombe facilement sous son charme.

A noter que ce volume m’a valu quelques bons fous rires à cause des noms de certains personnages. On croise quand même un astronome répondant au nom d’Erragon, et deux harpistes s’appelant respectivement Nip et Tuck !

Voilà, c’en est fini de ma relecture de La Ballade de Pern. Si j’ai un peu de courage, je ferais un petit bilan de mes lectures sur Pern d’ici la fin du mois, accompagné de suggestions quant à l’ordre et au choix des lectures pour qui veut se lancer.

De toute façon, je n’en ai pas encore tout à fait fini avec Anne McCaffrey, puisque je dois encore vous parler d’une très bonne anthologie de nouvelles, la Dame de la Haute Tour.


CITRIQ

4 commentaires:

  1. Le nombre de pages doit avoisiner les 6 500 si on compte environ 1300 pages par intégrale. Cela fait pas mal en 5 mois, surtout que tu as du lire autre chose à côté. Cela doit faire tout drôle de quitter une saga qui nous a tenu aussi longtemps.

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    1. Bah je t'avoue que je fais un peu une pause dans mes lectures là, je sature un peu de manière générale du coup je relis des vieux trucs qui trainent chez moi pour me détendre xD

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  2. "En fait ce roman est un peu à l’image de toute la série. Pas exempt de défauts, mais on le dévore parce que l’univers déployé, cette utopie pastorale où tout le monde arrive à peu près à vivre en harmonie, avec une technologie réduite mais avec des dragons presque « magiques » a vraiment quelque chose de fascinant, ce qui fait qu’on tombe facilement sous son charme."

    Ah mais complètement de complètement vrai !!!
    Moi ce qui m'a fait "rire" c'est la traduction des moments d'intimité entre F'lessan et Tai, c'est limite pitoyable !
    Bon sinon je n'ai pas été déçue, je trouve que c'est un beau final, sauf pour ce qui concerne Toric, il manque un petit quelque chose.
    Enfin bon .. c'est fini et je suis bien triste ...

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  3. Je te prêterais mes autres McCaffrey si tu veux ^^

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