samedi 16 août 2014

Firefly & Serenity - Joss Whedon

 

L'an dernier, j'avais eu comme vain projet dans le cadre du Summer Star Wars de visionner la série Firefly. Evidemment, je n'ai jamais trouvé le temps, et ce n'est que cet été que j'ai trouvé le temps de me plonger dans ce qui est un sacré OVNI télévisuel tout de même !

Dans un univers aussi futuriste que rétro, les humains maîtrisent le voyage spatial et ont colonisé de nombreuses planètes, mais leurs colonies ressemblent toutes à des petites villes de l'ouest américain où les rixes de saloon sont monnaie courante : improbable mais délicieux, bienvenue dans Firefly !


Notre héros est le capitaine Malcolm Reynold, qui a combattu contre l'Alliance (pas rebelle) et s'est retrouvé du côté des perdants indépendantistes. Il s'est donc reconverti dans le transport de marchandises le plus souvent illégales, ce qui ne l'empêche pas de jouer au chevalier blanc de temps en temps. C'est un peu comme un cousin égaré de Han Solo (enfin quoique vu les cousins que se traîne Han Solo, la comparaison n'est pas idéale). D'ailleurs il partage son goût pour les tas de ferraille, vu l'état du Serenity, son vaisseau (de classe Firefly, d'où le titre de la série).

Son équipage comporte son second Zoe, avec qui il a fait la guerre, Wash, un pilote blond sarcastique (que j'ai appelé Rory tout du long tellement il m'a fait pensé au Rory de Doctor Who), Kaylee, une mécanicienne toute mignonne toute gentille, Jayne, un bourrin qui ne pense à priori qu'à l'argent, et Inara, une euh... courtisane de luxe qui est parfois très utile quand ils ont besoin de jouer une carte un peu prestigieuse.

A ce petit monde s'ajoutent quelques passagers : Shepherd Book, qui comme son titre l'indique est un pasteur (du coup dès qu'on prononçait son nom je pensais à Mass Effect mais sinon je ne suis pas accro), et Simon un médecin qui fuit le gouvernement avec sa sœur River (pas Song) qui a subi tout un tas d'expériences horribles et qui a le chic pour dire des choses qui mettent mal à l'aise.


Comme vous pouvez le constater le petit univers du Serenity est occupé par des gens très différents, qui chacun à leur tour servent parfois de moteur à l'intrigue de l'épisode. Et quand ce n'est pas le cas, il suffit de trouver un nouveau job à l'équipage. Qu'il s'agisse de cambrioler un train ou de transporter des vaches d'une planète à une autre, les opportunités ne manquent pas et rien ne se passe jamais comme prévu !

Je vous l'avoue, au début j'ai eu quelques difficultés à entrer dans la série, sans doute parce que celle-ci a été réalisée il y a douze ans et que cela se sent. Ce n'est pas vraiment l'aspect visuel qui m'a posé problème, au contraire j'ai adoré le côté très cheap de la série, qui donne des effets spéciaux finalement assez intemporels qui rappellent les anciens Star Wars dans l'esprit.


C'est plutôt au niveau de la construction des intrigues que cela se sent : les histoires sont finalement très simples, pas forcément liées entre elles (il y a bien quelques personnages récurrents et un vague fil rouge mais ça reste assez léger), et du coup c'est le genre de série qui se regarde en faisant autre chose à côté.

Cependant j'ai beaucoup aimé l'univers, avec son ambiance assez proche de Star Wars, les aliens en moins. Et dans l'ensemble je me suis bien amusée : la série déborde de situations cocasses (l'épisode Jaynestown est mon préféré dans le domaine) et de répliques qui fusent. Et même si les intrigues sont parfois simplistes, la façon dont elles sont racontés ne le sont pas pour autant, il y a même quelques jolis effets au niveau de la réalisation.

Du coup sans être un chef d'oeuvre (je l'aurais vu il y a dix ans, j'aurais peut-être grave kiffé), Firefly est une série sympathique à voir pour son atmosphère pour le moins unique. La série n'a pas vraiment de fin (elle a été arrêtée trop tôt pour cela), mais un film permet de conclure les intrigues laissées en plan. D'ailleurs à ce sujet...


Attention à ne pas confondre ce film de deux heures avec le pilote de la série, qui porte exactement le même nom et dure presque aussi longtemps. En même temps l'aspect visuel suffit à comprendre qu'on s'est trompé !

Serenity reprend grosso-modo l'histoire là où elle s'était arrêtée, et lance un agent de l'Alliance à la poursuite de River Tam, pour l'empêcher de dévoiler un secret terrifiant qu'elle aurait pu découvrir lorsqu'elle servait de cobaye aux scientifiques du gouvernement.


Voilà donc l'occasion de ressortir tout le casting pour cette nouvelle aventure, fort riche en effets spéciaux. C'est d'ailleurs la différence de qualité qui m'a le plus choqué en visionnant le film juste après la série : on sent qu'on est passé de la série faite avec trois bouts de ficelles à la grosse production avec de vrais effets spéciaux qui permettent de s'offrir de vraies scènes spatiales. Le résultat est très beau, mais ça ôte presque un peu du charme de la série.


C'est un peu la même chose pour l'histoire. Elle est très intéressante et on ne s'ennuie jamais, mais elle s'éloigne de l'ambiance contrebande dans la bordure extérieure dans laquelle baignait la série, et c'est un peu perturbant (à croire que j'aurais dû attendre pour regarder ce film). Et puis comme tous ces films qui servent de conclusion à une série (comme les derniers films Stargate SG1), on sent tellement la volonté d'en finir que tout semble compressé.

On passe cependant un bon moment (le film est même construit pour pouvoir être vu sans avoir regardé la série à mon avis), on retrouve les mêmes dialogues bien drôles, et visuellement le film est très chouette. Cela permet de finir la série avec une vraie fin, et rien que pour ça il faut voir Serenity.

mercredi 13 août 2014

Destination ténèbres - Frank M. Robinson


Ah la colonisation spatiale... lorsqu'on est coincé entre Mass Effect et Firefly, on se dit que cet avenir est à portée de main, jusqu'à qu'un roman vous rappelle que les voyages dans l'espace, ça ne se fait pas en claquant des doigts (et ne parlons même de rencontre d'autres formes de vie). Ca pourrait être déprimant, mais ça reste un voyage passionnant : bienvenue à bord de Destination ténèbres !

Dans ce roman, on suit les pas de Moineau, un jeune membre d'équipage qui est frappé d'amnésie suite à un accident lors de l'exploration d'une planète. C'est donc l'occasion pour le lecteur de découvrir en même temps que lui l'Astron, un vaisseau qui a quitté la Terre il y a plus de 2000 ans pour trouver des formes de vie extraterrestres.

Mais cette redécouverte pour Moineau ne se fait pas sans heurt : mensonges, dissimulation, manipulation et tentative de meurtre... tout n'est pas rose dans ce vaisseau qui en 2000 ans n'a jamais rencontré d'autre forme de vie, et dont l'équipage commence à perdre foi en sa mission.

Au cours de ma lecture, Destination ténèbres m'a beaucoup fait pensé à Tau Zéro, sans doute parce qu'on retrouve le même genre d'interrogation sur la vie en vase clos sur une longue durée, et sur l'immensité de l'espace, à ceci près que l'écoulement du temps n'est pas le même : Tau zéro jouait sur la grande vitesse, Destination ténèbres est immensément lent.

On utilise souvent des unités de temps pour mesurer une distance (c'est à cinq minutes de marche, trois heures de voiture ou douze heures de vol), mais à l'échelle de la Terre on dépasse rarement l'échelle du jour ou du mois. Tout à coup dans Destination ténèbres, les distances entre les planètes se mesurent en générations entières, en siècles, en millénaires... et c'est vertigineux.

Mais cela n'est que l'arrière plan d'une intrigue qui se penche sur les relations tendues entre un capitaine prêt à tout pour accomplir sa mission, et un équipage qui voudrait prendre le chemin du retour.

On découvre petit à petit comment la vie s'organise à bord de génération en génération, comment cette société s'est adapté ce mode de vie (les simulations pour cacher la misère du vaisseau, les naissances contrôlés, le Recyclage pour ne rien perdre des morts...) et comment le passé semble avoir disparu ou été oublié au fil des ans.

Et tout cela contribue à nourrir une intrigue pleine de mystères et de rebondissements, qui fait qu'on se retrouve sans même s'y attendre scotché à un authentique page-turner, tant on a envie d'aller au bout des choses... et on n'est déçu du voyage à aucun moment.

Cela fait de Destination ténèbres un roman complet : l'arrière-plan scientifique est très intéressant et ultra-crédible, et l'intrigue est diablement prenante. C'est un vrai plaisir à lire, et si vous n'avez pas encore eu l'occasion de plonger dans ce roman, je vous le recommande chaudement, c'est que du bonheur !

CITRIQ

dimanche 10 août 2014

Un TARDIS dans ma PàL (3)

A l'heure où vous lisez ces lignes, je suis déjà partie en vacances. Du coup comme il est toujours de bon ton de mettre un peu d'ordre dans ses affaires avant de partir, j'en profite pour vous exhiber le changement radical qu'a connu ma Pile à Lire ces derniers temps :


Si vous vous souvenez de l'épisode précédent, oui, elle a effectivement déménagé... d'étagère (et de domicile accessoirement, mais ne rentrons pas dans les détails de la réorganisation qui m'a pris deux jours, parce qu'en plus il fallait fusionner ma bibliothèque avec celle de Monsieur, et déterminer ce qu'on faisait des doublons... et encore je ne vous parle même pas du classement des DVDs !).

Bref ma PàL compte désormais 16 livres (le problème c'est pas vraiment de descendre au niveau de 15, c'est d'y rester plus d'une semaine en fait !) qui occupent l'étagère du haut. A cela il faut ajouter quelques emprunts à la bibliothèque, aux amis et à la famille (étagère du bas). Et bien entendu il ne faut pas oublier la PàL numérique, qui comme chacun le sait n'existe pas (on ne la comptera donc pas).

Comme vous vous doutez bien que je n'ai pas embarqué tous ces livres dans ma valise, voilà donc ma petite sélection :
  • A feast for crows et A dance with dragons de G.R.R. Martin (je ne lirai pas tout, mais en tout cas je compte avancer au maximum) ;
  • La guerre du feu de Rosny Aîné et/ou Avant Adam de Jack London (pour mon challenge préhistorique) ;
  • Au cœur de la comète de Gregory Benford et David Brin (pour avoir un peu de space-op en stock) ;
  • Le livre d'or de la SF : Ursula Le Guin (parce que Ursula, parce que Morwenna et accessoirement pour lire quelques nouvelles au milieu des pavés) ;
  • Club Dumas de Arturo Pérez-Reverte (un polar pour changer, et puis c'est un des rares livres acquis dernièrement dont l'achat n'est pas guidé par un challenge ou une recommandation mais juste grâce au hasard et à la quatrième de couverture !).


Ce qui fait trois livres de poche et le reste en numérique dans ma liseuse, voilà qui est tout à fait raisonnable comme volume (comme intention de lecture on en reparlera par contre).

Voilà sur ce je vous abandonne, Nevertwhere continue sa route pour les quinze prochains jours en mode automatique (vu que j'ai un peu d'avance dans mes chroniques), et on se retrouve bientôt pour de nouvelles aventures.

Bonnes vacances à ceux qui en profitent, et bon courage à ceux qui n'y sont pas !

jeudi 7 août 2014

L'oreille interne - Robert Silverberg


Il y a certains auteurs que j'ai commencé par le mauvais bout de la bibliographie (ou celui le moins remarquable si vous préférez). Heureusement des fois le vent tourne, et après les excellentes Monades urbaines, je découvre avec plaisir un autre Silverberg que j'ai aimé : L'oreille interne, lecture estivale sur le Cercle d'Atuan.

Publié en VO sous le titre Dying inside (mais pour le coup je trouve le titre français très bien trouvé également), ce roman nous raconte la vie de David Selig, un américain télépathe, dont le pouvoir l'exclut de toute vie « normale » depuis sa plus tendre enfance. Sauf qu'avec la quarantaine, son don semble décliner, et il n'est pas facile d'envisager la vie sans.

C'est assez drôle car dès les premières pages, j'ai eu l'intime conviction que si l'auteur n'avait pas été aussi connu pour ses textes de SF, on aurait pu publier ce roman en littérature générale sans grande peine. Je trouve une certaine qualité « littéraire » à ce roman.

Cela vient sans doute des nombreuses références littéraires qu'il contient, mais aussi de sa construction très travaillée. Le récit alterne habilement entre présent et passé, variant sans cesse les modes de narration si bien qu'on ne s'ennuie jamais bien que la vie du héros soit tout sauf folichonne. Au contraire, c'est même très dynamique, ce qui explique sans doute que j'ai lu ce livre en si peu de temps.

Ensuite j'ai trouvé que la télépathie était presque uniquement un prétexte pour explorer la psyché humaine et les relations entre les êtres humains (y'a des choses très intéressantes sur les liens familiaux, les relations amoureuses, etc.). D'ailleurs on est tellement centré sur le personnage de David Selig et sur sa vie que l'élément fantastique semble presque normal.

Il faut dire que l'auteur arrive tellement bien à rendre la lecture des pensées réaliste. On est rarement dans la clarté, plutôt dans le tourbillonnement d'idées qui représente très bien ce que doit tout esprit humain (en tout cas le mien y ressemble, je n'oserais pas parler pour les autres qui sont peut-être mieux ordonnés).

Du coup L'oreille interne est une lecture un peu spéciale, qui sort du lot par rapport au bon vieux roman de SF. On est peut-être pas dans le roman mémorable, mais ce texte a une spécificité qui fait que j'ai vraiment apprécié ma lecture, parce que pour le coup j'ai eu l'impression de lire quelque chose de différent, ce qui ne fait jamais de mal de temps en temps.

CITRIQ

Livre emprunté à la bibliothèque

mardi 5 août 2014

La cité des illusions - Ursula K. Le Guin


Et voilà c'est fini ! Avec La cité des illusions, je boucle ma lecture du cycle de Hain, commencée avec La main gauche de la nuit il y a cinq ans. Je me sens toute triste à l'idée d'en finir avec cet univers, c'est donc une bonne chose qu'il me reste encore une douzaine de nouvelles se déroulant dans le même univers à découvrir pour faire durer encore un peu le plaisir.

(en fait en ce moment je me rends compte j'ai bientôt acquis toute la bibliographie française d'Ursula Le Guin, ce qui m'amène à m'inquiéter de ce qui va se passer quand j'aurais lu tous ses écrits disponibles. Vous croyez qu'on peut faire une dépression post-Le Guin ?)

La cité des illusions est un livre assez à part dans le cycle, puisque c'est à ma connaissance le seul à se dérouler sur Terre. Et c'est peut-être bien le seul à faire le lien avec un autre roman du cycle, Planète d'exil (sans que sa lecture soit nécessaire, mais si on l'a lu je dirais qu'on est en quelque sorte récompensé en lisant La cité des illusions).

Dans ce roman, on y suit les pas d'un homme retrouvé privé de ses souvenirs dans une forêt, qui cherche à découvrir qui il est en cherchant à rejoindre la cité des Shing, des aliens (c'est l'Ennemi évoqué dans les précédents romans qui a attaqué la Ligue de tous les mondes) qui contrôlent la Terre et empêchent les humains d'utiliser des technologies trop avancées ou de s'unir en trop grands groupes.

Comme dans Le monde de Rocannon et Planète d'exil, on se retrouve donc face à un subtil mélange de science-fiction et de fantasy, tant le périple et l'univers (le niveau technologique de certains groupes croisés est encore plus rudimentaire que le nôtre) semblent de fantasy, tandis que les Shing apportent une petite valeur ajoutée de SF.

Ca ne vous surprendra pas trop, mais l'écriture d'Ursula Le Guin, et son approche très humaine (oui je sais ce terme est ridicule mais j'arrive pas à trouver de qualificatif mieux adapté) font qu'une fois encore on se laisse emportés par l'histoire. J'ai bien aimé les différents peuples et personnes rencontrés au cours de l'intrigue, et les nombreuses interrogations sur la question du mensonge.

Cependant j'ai trouvé le roman pas totalement satisfaisant. Certes il permet d'en apprendre beaucoup sur l'Ennemi évoqué dans les précédents romans, mais il manque un volet pour vraiment tout expliquer, et je ne suis pas sûre que cela soit couvert par d'autres textes. Et les mystères à moitié résolus sont de loin les plus frustrants.

Un peu comme Planète d'exil, il y a comme un goût de pas assez à ce roman, qui laisse en suspens pas mal de questions (et de personnages accessoirement). Deux ans séparent la publication de La cité des illusions de celle de La main gauche de la nuit, et en matière de construction de récit, on sent toute la différence (il y a Terremer entre les deux, pour ceux qui veulent savoir). La main gauche est bien plus « nourrissant » à la lecture.

Ceci dit ça reste un Ursula Le Guin, c'est donc plaisant à lire, mais pour les lecteurs n'ayant pas envie de s'encombrer de textes secondaires, je vous conseille d'ignorer les premiers romans du cycle pour passer directement à La main gauche de la nuit, comme ça vous n'aurez que le meilleur de cette excellente œuvre de science-fiction !

CITRIQ


Un vrai tiercé gagnant pour ce livre !

dimanche 3 août 2014

[Rupestre fiction] Bientôt le néolithique !


Alors que l'été passe, les découvertes se multiplient, et nul doute que d'ici la fin du mois, vous serez fin prêts pour rentrer à nouveau dans l'Histoire avec un grand H (mais tâchez d'apprendre la métallurgie, le tissage et l'écriture d'ici là, ça peut servir !).

Côté progression, sur nos quatorze homo sapiens, dix ont manifesté leur présence via quelques peintures rupestres ou signes mystérieux gravés dans de la pierre (virtuelle). Nous voilà donc rendus à 21 participations, avec une très belle progression de asn83 (qui en est rendu à 5 lectures, rien que ça !).

Par contre, nous sommes toujours sans nouvelles de Jae_Lou, Lorhkan, Shaya, Tigger Lilly (et pour les deux dernières, je ne dirais qu'une chose : bouh la honte !). Mais n'oublions pas qu'on n'a pas inventé le feu en deux jours !

Voilà le récapitulatif normalement à jour, si j'ai oublié une de vos participations, n'hésitez pas à me le signaler en commentaire.

Alys
Asn83
Baroona
Cornwall
Dup
JainaXF
Lune
Lhisbei
  • Exode - Jean-Marc Ligny (nouvelle)
Tibéon
  • Les Croods - Chris Sanders & Kirk de Micco (film)
Vert

A dans un mois pour le bilan !

vendredi 1 août 2014

Recueil factice - Juillet 2014

Juillet, l'été, les vacances... et la baisse notoire de lecture qui va de pair avec le fait que je ne fais plus deux de transport par jour. Tout de suite, le programme semble moins chargé !

LIVRES


La tour des damnés – Brian Aldiss
Cette petite novella rééditée chez le passager clandestin nous raconte une expérience scientifique aussi horrible que fascinante : l'enfermement de 500 couples dans une tour complètement fermée à l'extérieur, pour étudier les conséquences de la surpopulation. Le ton est presque clinique, mais l'alternance entre rapporteur extérieur et vie à l'intérieur fonctionne à merveille, et pousse à se poser plein de questions, surtout lorsqu'on écoute les habitants de la tour parler. Mon seul regret, c'est que le texte soit finalement aussi court, il y aurait presque matière à un roman entier !

Le monde, tous droits réservés – Claude Ecken

Sandman intégrale 4 – Neil Gaiman

Terremer – Ursula Le Guin

Le peuples des rennes & Le frère du loup - Megan Lindholm

A storm of swords (A song of ice and fire 3) - George R. R. Martin

Alcatraz contre les ossements du scribe - Brandon Sanderson
Pas de chronique complète pour ce deuxième volet des aventures d'Alcatraz, qui s'inscrit dans la droite lignée du premier tome. L'intrigue se déroule cette fois-ci majoritairement dans une bien étrange bibliothèque d'Alexandrie où l'on perd son âme si on emprunte un livre (yek yek yek). On s'amuse beaucoup des péripéties des héros, des digressions du narrateur et de manière générale du délire général sur le monde des livres... pour notre plus grand bonheur ! Ce n'est peut-être pas LA nouvelle série jeunesse qui marquera les esprits, mais on s'amuse beaucoup à la lecture, alors je vais sûrement continuer à suivre les traces d'Alcatraz.

Les cinq rubans d’or – Jack Vance

Saga (tomes 1-2) – Brian Vaughan & Fiona Staples

Morwenna – Jo Walton

FILMS


Le conte de la princesse Kaguya – Isao Takahata
Adaptation d’un vieux conte japonais, ce film d’animation raconte l’histoire d’un homme qui trouve un bébé dans un plan de bambou et l’élève avec sa femme pour en faire une princesse. L’histoire peut sembler classique, mais on est loin des stéréotypes habituels des dessins animés américains, et surtout, c’est un vrai bonheur pour les yeux.
Le style est très simpliste, et ne cherche absolument pas à gommer l’aspect dessin, si bien qu’on perçoit les traits de crayon, d’aquarelle, et cela donne parfois des séquences magnifiques (surtout celle de la course après le banquet). Le film est peut-être un peu long, mais sa beauté mérite le détour.

How to train your dragon 2 - Dean DeBlois
J'avais beaucoup le premier film et la série d'animation qui l'accompagne, il était donc assez logique que je me jette sur ce nouvel opus de cet univers de dragons et de vikings qui se déroule cinq années après, alors qu'un grand méchant tente de conquérir le monde avec son armée de dragons, tandis que Hiccup rencontre quelques difficultés à s'accepter en tant que futur chef de Berk.
N'y allons pas par quatre chemins, ce deuxième film est tout aussi jouissif que le premier. L'intrigue est simple, mais terriblement efficace. Les images sont d'une beauté époustouflante à tous les niveaux : les scènes de vol à couper le souffle (c'est bien le seul film où je regrette de ne pas avoir pu le voir en 3D), et en parallèle on peut apprécier le fourmillement de détails (à l'arrière plan ou jusque dans le rendu du grain de la peau). A vrai dire, je n'ai trouvé qu'un seul défaut : l'affreuse chanson qui accompagne une très belle scène de vol (heureusement elle n'arrive pas à la gâcher), qui fait un peu tâche au milieu de la très belle BO de John Powell !

The Island – Michael Bay
Petit rattrapage DVD pour cette histoire de clones utilisés comme banque d'organe . J'étais assez surprise de découvrir au générique de début qu'il s'agissait d'un film de Michael Bay, d'autant plus durant la première partie où l'on suit le train train quotidien des clones dans leur soit disant abri (très joliment rendu tout ça). Mais chassez le naturel, il revient au galop comme le prouve la deuxième partie du film, long enchaînement de courses poursuites un peu trop musclées qui aboutissent à un final ni original ni subtil. En même temps c'est un film de Michael Bay, c'est pas comme s'il était du genre à faire dans la dentelle !

SERIES TELE


Doctor Who Classic - Saison 5 (1967-68)

Game of Thrones – Saison 2
Tout en avançant dans le bouquin, je progresse petit à petit dans la série, et je ne suis pas mécontente d'avoir terminé le tome 3 avant de voir cette deuxième saison vu qu'elle empiète pour certains personnages sur l'intrigue de A storm of swords.
J'ai un peu traîné sur les premiers épisodes parce que je les trouvais assez peu en adéquation avec le livre : alors que le roman fait dans le non-dit, le ouï-dire et le sous-entendu, la série opte pour une approche directe parfois à la limite du bulldozer qui ne plaisait guère au début. Finalement cette approche a aussi de bons côtés, elle éclaircit parfois des points d'intrigue pas toujours très clairs dans le livre.
Bien évidemment qui dit adaptation dit perte de richesse, mais les scénaristes ont bien su gérer certains raccourcis (je pense notamment à Tywin et Arya), et les derniers épisodes valent le détour, tant ils montrent qu'on peut produire une fantasy pour la télévision qui soit de qualité à tout point de vue. Comme j'ai prévu de lire les volumes 4 et 5 avant la rentrée, le cas de la saison 3 devrait assez vite être réglé logiquement.

Voilà pour ce mois-ci, et le mois d'août sera à mon avis tout aussi peu productif, surtout si je continue à avancer dans Le trône de fer !