samedi 22 mars 2008

Abarat - Clive Barker



Dans la série “agréable surprise du rayon SF”, ou “la collec Livre de Poche Fantasy vous ferait acheter toute leur collec rien que pour les couvertures, mais aussi ce qu’il y a dedans”, il y a Abarat.

Ce petit roman m’a tapé dans l’œil un peu par hasard. Un espèce de bonhomme grincheux très coloré (l’image là ne lui rend pas justice), manifestement une peinture à l’huile, et un résumé qui vous raconte que ce sont les aventures d’une fille de notre terre dans un autre monde, jusque là rien de neuf, me direz-vous.

Et puis, par habitude, et aussi parce que la tranche me semblait bizarre, je l’ai feuilleté. C’est là qu’il m’a vraiment tapé dans l’œil. Ce livre de poche est illustré, et en couleur qui plus est, et pas 3 pages au milieu du bouquin, mais bien régulièrement, et ce en pleine page, en demi page, en double page, dans un coin de page… et le tout dans le même style superbe de la couverture (riche en couleur, un poil grotesque –dans le bon sens du terme-, avec une texture et une épaisseur qu’on sentirait presque au touché). Bref, un vrai petit bijou tout à fait abordable, vu son prix : 8 euros (on vous en vend moins que ça pour cette somme d’habitude…).

Et l’histoire ? Dans la lignée d’un magicien d’Oz, d’un Narnia et autres associés, elle n’est pas exceptionnellement originale, mais le voyage est très agréable et jamais ennuyeux, Candy, l’héroïne, ne restant jamais au même endroit. On y découvre un monde assez original d’îles où chacune correspond et vit en permanence à une heure de la journée (8h, midi, minuit…), des créatures franchement bizarres, et on arrive assez vite à la conclusion… où l’on découvre qu’en fait on vient une fois de plus de se lancer dans un cycle (ce qui n’était mentionné nulle part sur le livre), de 5 tomes, dont 3 encore à paraître…

Bref autant dire que l’histoire n’était qu’une mise en bouche, et la suite promet d’être alléchante, encore plus si on a toujours d’aussi belles illustrations… vivement la suite quoi ^^ !

Si dessous une représentation du monde d'Abarat, une des plus belles illustrations du bouquin...



lundi 3 mars 2008

Daniel Keyes : De Algernon à Billy




A votre gauche, un chef d’oeuvre, à votre droite, un autre chef d’œuvre. Voilà, le décor est posé. ^^

Il y a des tas de bons auteurs dont on apprécie chaque nouveau roman qui sort une fois l’an, tous les deux ans ou un peu plus… Et puis il y a ces très bons auteurs, ces incontournables, qui ont écrit peu, mais quels bouquins !

Evidemment Daniel Keyes entre dans la 2e catégorie, et jusqu’à récemment, les français n’avaient qu’un seul livre à se mettre sous la dent (et quel livre ! Du genre qui soit vous marque à vie, soit demande à être relu une fois l’an, soit les 2…) : Des fleurs pour Algernon.

Merci la collection Interstices de Calmann-Lévy…
(éditeur dont je tarirais pas de louanges s’il n’avait pas, comme un autre éditeur du genre ovin, une méchante tendance à publier plus de livres intéressants –et très jolis qui plus est- qu’on ne peut en lire –et surtout en acheter- dans l’année… tenez là j’ai aussi un recueil de nouvelles d’Alan Moore sous le coude, pour vous donner une idée… bref)
… Je disais donc, merci la collection Interstices, il y a en a un deuxième à se mettre sous la dent : Les 1001 vies de Billy Milligan (The Minds of Billy Milligan en VO).
Mais avant de parler du petit nouveau (paru en 81 à la base…) :

Des fleurs pour Algernon

Pour moi c’est un livre plein de souvenirs, dont je me rappelle encore mon premier exemplaire (éditions Castor Poche, ça m’a toujours surpris qu’il est été édité en jeunesse), avant que celui-ci égaré soit remplacé par un bon vieux J’ai lu SF. Si je ne l’ai pas lu d’office quand on me l’a offert (grave erreur…), je l’ai adoré dès la première lecture, et je l’ai pratiquement relu une fois l’an après, continuant encore aujourd’hui… Même qu’à chaque fois, je l’apprécie encore plus…

Je me souviens l’avoir même amener à mon prof de français de seconde sans savoir pourquoi exactement (ça avait un rapport avec la transcription de l’évolution de Charlie au travers de l’écriture sans doute…). Il parait que c’est un classique, mais je connais peu de gens l’ayant lu… menfin pour moi c’est un incontournable de ma bibliothèque, juste à coté de Papa-Longues-Jambes (toute une histoire celui-là, mais allez pas le chercher au rayons SF par contre ^^)

Bref à chacun ses madeleines…

Des fleurs pour Algernon, c’est l’histoire d’un attardé mental, Charlie Gordon, qui va devenir intelligent par le biais d’une opération miracle, et littéralement découvrir le monde, en même temps que les conséquences de son opération. L’histoire est intéressante en soi, le mode de narration vaut le détour.

L’histoire, c’est exclusivement Charlie qui la raconte, par le biais des carnets qu’il tient. Du coup, le mode d’expression retranscrit son état, et on a donc les premiers comptes-rendus bourrés de fautes et sans aucune construction, puis l’apprentissage de la langue, puis… Rien que pour ça, le livre est un tour de force, du fait que le contenant (l’écriture) en raconte autant que le contenu (l’histoire en elle-même).

Mais ce n’est pas tout. Ce faux bouquin de SF (en tout cas la partie « science » manque sérieusement…), se sert de ce prétexte d’expérience scientifique futuriste pour faire réfléchir sur l’intelligence, les relations qu’on a avec autrui, l’apprentissage de la vie, et l’humain en général…

En effet, au travers de son évolution, Charlie redécouvre les gens sous un regard nouveau, et réalise par exemple que ce qu’il prenait comme des marques d’amitié de la part de ses collègues de travail n’étaient que des moqueries. Ou que ceux qu’il tenait pour des génies ne sont des gens « normaux » en comparaison de son cerveau maintenant surdéveloppé. Il découvre des dures réalités de la vie dont il avait pas conscience (et aussi quelques bons cotés, heureusement ^^), mais aussi

Faire la liste de toutes les pistes de réflexion de ce livre prendrait des pages, bien que le livre n’en fasse qu’à peine 250, néanmoins, rien que l’incroyable travail de rendu d’un personnage handicapé mental vaut le détour. Mais le travail sur son évolution psychologique (avec « l’autre Charlie ») vaut le détour, de même que son rapport avec Algernon… (parce que je n’ai pas précisé, mais la Algernon du titre est une souris qui a subi la même opération que Charlie…)

Pour la note finale sur ce livre, je suis personnellement fan de la couverture française actuelle, qui vaut vraiment le détour en superposant un cerveau humain, un labyrinthe (référence certes aux tests du labo dans le livre, mais le choix ici d’un labyrinthe comme ceux qu’on trouve dans les églises sensé représenter un parcours spirituel vers Dieu est particulièrement juteux…), Algernon la souris et l’autre Charlie derrière sa fenêtre… le livre résumé en une image quoi…

Les 1001 vies de Billy Milligan

Dans un autre registre que des Fleurs pour Algernon, même si on peut relever quelques similarités, à commencer par l’intérêt de l’auteur pour le fonctionnement de l’esprit humain. Néanmoins, si Algernon était une fiction, ce roman là est très particulier dans la mesure où on a affaire à une histoire vraie.

En l’occurrence, l’auteur s’est penché sur le cas de Billy Milligan, affaire qui eut un sacré retentissement aux Etats-Unis à la fin des années 70. Il s’agit d’un homme arrêté pour viol dans l’Ohio dont on découvrit qu’il souffrait d’un syndrome de personnalité multiple, c'est-à-dire que cohabitait dans sa tête, prenant le contrôle à tour de rôle, quelques 24 personnalités (hommes, femmes, enfants, brutes, voleurs, gentlemen et j’en passe des meilleurs)… Et quand je dis que Keyes s’est penché sur son cas, le terme plus exact serait « enquête et entretien », puisque c’est par ce biais qu’il a construit son livre.

On peut donc se demander ce qui pouvait sortir de cet imbroglio de psychiatrie, de procédures judiciaires et autre… et bien un résultat étonnant. Le livre se divise grosso-modo en trois parties : une partie, racontée au présent, qui court de son arrestation à l’apparition, lors de son traitement en clinique de la personnalité du professeur (la fusion des 23 autres personnalités) ; la 2e partie, la seule au passé raconte la vie de Billy (enfin plutôt de ses différentes personnalités, qui prennent le micro chacune à leur tour) jusqu’à son arrestation ; la troisième, de nouveau au présent, revient sur la suite de ses déboires psychiatriques et judiciaires, et se termine en queue de poisson…

(en fait il existe une suite qui n’est sortie qu’au Japon, car la loi américaine interdit la publication d’ouvrages sur des affaires judiciaires en cours, si j’ai bien compris l’histoire…).

Nous voilà donc partis, à travers un récit, mais aussi parfois des discours rapportés et des extraits de journaux/correspondance, pour une formidable plongée dans l’esprit humain, dans toute sa folie et sa santé d’esprit dont il peut faire preuve en même temps. C’est fascinant, étonnant et flippant à la fois. En tout cas, cela ne laisse pas indifférent.

Ce qui est incroyable dans cette histoire, en plus de réussir à faire un compte rendu de cette affaire (ce qui ne devait pas être une mince affaire, sans tomber dans le jeu de mots…), c’est l’incroyable neutralité dont a fait preuve l’auteur. En effet, je n’ai personnellement jamais senti sa présence, à aucun moment dans l’histoire (bien qu’il y apparaisse comme personnage). On se doute bien qu’il devait en penser quelque chose, de toute cette histoire, vu son implication, mais dans l’ensemble, il nous place, nous lecteurs, face à la vérité brute de décoffrage. Et notre avis, c’est vraiment à nous de le créer.

Bref, un sacré morceau dans son genre, à lire et à apprécier comme Algernon, quoique je ne sois pas sûre de le relire une fois l’an celui-là. Parce que quand on referme cet ouvrage, pourvu qu’on l’ait lu d’une traite, on est carrément déphasé de la réalité, ce qui, pour une histoire vraie, n’est pas banal…

Et sur ce moi je retourne à ma littérature de gare, après tant de trucs intelligents, Star Wars, me voilà :D

mardi 19 février 2008

Batman, la série animée



Dans la série « retour en enfance », qui mériterait une catégorie à elle toute seule sur ce blog (un jour, qui sait…), on a tous nos émission de télé, dessins animés, livres, films et musiques qui quand on retombe dessus nous plongent dans une nostalgie béate ; et qu’on prend plaisir à décortiquer en les redécouvrant.

La liste est assez longue dans mon cas, voir sans fin, mais dans la série des redécouvertes, il y a un dessin animé qui me tient à cœur, parce qu’il se regarde très bien avec des yeux d’adulte. Il s’agit du dessin animé Batman, connu également sous les noms de codes de Batman : The Animated Serie (pour les 3 premières saisons) et Batman : The New Animated Serie (aka Batman Gotham Knights, dernière saison). Il passait en général sur France 3, le dimanche matin.

Certains connaissent le Batman des comics, d’autres celui (ceux) des films, voir du dessin animé The Batman (beurk), personnellement, tous les Tim Burton et Christopher Nolan du monde ne me feront jamais oublié ces dessins animés, qui, tout en reprenant certains éléments des comics et d’autres des films parfois, restent une interprétation à part. On peut retenir quelques éléments qui en font un sacré ensemble :

Tout d’abord, il faut lui reconnaître qu’en dépit du fait qu’on ait affaire à un dessin animé (qu’on associe généralement à un univers assez enfantin et bariolé), il y a une véritable ambiance de Batman, avec un coté assez films noirs, qui sied à l’histoire. On trouve donc de la pure batechnologie un poil gothique et pas ridicule (quoique le Batordinateur fasse rigoler doucement à l’heure actuelle…) et avec un design bien sympa.

La ville de Gotham est glauque à souhait, avec ses gratte-ciels idéaux pour des chutes, des entrepôts excellents pour les trafics louches, des vieilles voitures et tous ces flics en imperméable de rigueur ou presque. De manière générale, si on oublie le Joker et Robin, c’est à se demander si les dessinateurs avaient autre chose que du noir, du gris et du marron dans leur palette ^^.

En parlant du Joker et de Robin, il convient de s’arrêter sur un autre point fort : les personnages. En effet, ils sont nombreux, et, méchants comme gentils, tous sont extrêmement travaillés, ambigus et profonds, de Batman à Robin en passant par Nightwing et Batgirl, et du Joker à Poison Ivy en passant par Double-face, Bane, Gueule d'argile, le Joker et Catwoman (j'en oublie des tas...). Rien que Batman passe par un sacré panel d’émotions (du romantique amoureux au justicier solitaire déprimé, du type en colère qui ne lésine pas sur les coups de poings à celui très équilibré qui agit non pas par vengeance mais pour la justice) tout au long de la série, et on sens bien son âme complètement torturé qui pointe derrière… et ce n’est pas le seul dans ce cas.

Du coup, cette profondeur des personnages aboutit (ou provient, ca marche dans les deux sens ^^) à des scénarii très développés pour des épisodes de 20 minutes. Si on a la plupart du temps un schéma classique récurrent de narration (situation initiale, élément perturbateur, développement, résolution) avec parfois des déconstructions via des flashbacks, les histoires posées là-dessus sont très variés, et pas qu’au niveau des méchants… par exemple si l’action se déroule quasi tout le temps à Gotham, un double épisode avec Ra’s al Ghul s’offre le luxe d’un voyage un peu partout dans le monde, limite sur un mode Indiana Jones masqué… Le schéma de l'enquête est fréquent, mais pas forcément répétitif, et on s'offre parfois le luxe de ne pas faire de Batman le héros de l'histoire (il arrive assez souvent que les méchants lui volent franchement la vedette).

A noter que à de nombreuses reprises dans la série, certains épisodes se font extrêmement sérieux (bien que ce soit déjà le cas en général…), en mettant vraiment en lumière les personnages, au déprimant de l’action : quand Batman en vient à douter de lui, quand on revient sur le passé de Robin et sur le pourquoi il a quitté Batman pour devenir Nightwing, quand Poison Ivy s’achète une conduite, quand on plonge dans l'univers torturé de Mr Freeze…

D’ailleurs pour l’exemple, l’un des films (comprenez « épisode de 1h), le Masque du Fantasme, est un véritable bijou à découvrir, dans la mesure où c’est une sorte de prédécesseur de Batman Begins, et qu’il n’a pas à rougir de la comparaison si vous voulez mon avis…

En plus de la série et des deux films, il faut compter quelques crossovers avec la série animé Superman, tordants en général (ce n’est pas donné à tout le monde de voir Batman et Superman se mettre sur la figure, ou encore Superman remplacer son collègue absent…), et une autre série, Batman Beyond, qui nous conte les aventures du nouveau Batman, dans le futur, et qui n’est pas inintéressante non plus…

Bref, encore de bonnes heures devant son écran en perspective ^^.

vendredi 15 février 2008

Knights of the Old Republic II : The Sith Lords



Bon, finalement, je l’avoue, j’ai craqué. Je l’ai acheté. Et je l’ai fini en 5 jours (non, ne posez pas de questions, c’est préférable…).

En même temps, il faut comprendre que ce genre de jeu est vraiment prenant, et qu’une fois dans l’histoire, on a du mal à la lâcher, même si le début, la première fois, est franchement long… bien cru que je sortirais jamais de ce fichu complexe minier de Peragus… alors que maintenant c’est ma partie préférée, parce que ça a un coté assez flippant de film d’horreur…

Knights of the Old Republic II : The Sith Lords, Kotor 2 pour les intimes, est, vous l’aurez deviné, la suite, se déroulant cinq ans après, du premier opus. Et évidemment, en cinq ans, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts, alors on ne va pas vous recoller la même bande dans les pattes…

Bref ce coup-ci, vous êtes aux commandes d’un exilé de l’ordre Jedi qui a perdu la Force (oui, cela peut arriver), et qui commence à retrouver ses liens avec, pendant que des siths lui courent après… Que ce soit pour protéger la République, pour trouver des réponses à vos interrogations, ou pour vous venger, vous allez donc sillonner à nouveau la galaxie à bord d’un vaisseau branlant (celui-là, par contre, n’a pas changé, il s’agit toujours de l’Ebon Hawk), et avec des compagnons pas forcément tous très nets.

Globalement, le jeu s’inscrit dans la droite ligne du précédent : même interface, même gestion des personnages, et même type de scénario : Linéaire d’abord pour les deux premières planètes, puis libre pour les quatre suivantes, puis conclusion en fanfare. Quelques petits trucs ont été ajoutés, comme les styles de combat… mais personnellement j’avoue en chercher encore l’utilité ^^

A l’image du premier, ce qui tient le jeu, ce sont le scénario et les personnages secondaires. En effet, l’histoire est assez énorme (malgré une fin presque décevante, voir plus loin), surtout qu’elle n’a pas forcément le coté « sauvons/détruisons la galaxie » du premier opus. Au contraire, c’est plutôt une quête de soi, de réponses… On peut peut-être traverser le jeu comme un gros bourrin, mais il y a quand même plein de questions soulevées qu’il serait dommage de laisser de coté. Par ailleurs, même si retrouve des aspects très manichéens, certains passages sont franchement troubles… il m’est d’ailleurs arrivé de ramasser des points de coté obscur en pensant faire le bien (un truc bien pervers si vous voulez mon avis…).

Et puis, la galerie de personnages vaut le détour, d’autant plus qu’ils sont un peu plus exploités que dans le premier. Déjà, on est quasiment obligé de faire équipe avec l’un d’entre eux pour avancer à un moment du jeu, ce qui fait qu’ils ne passent pas leur temps à moisir à bord de l’Ebon Hawk (enfin dépend lesquels ^^). Certains passages du jeu se font même sans le personnage principal, ce qui est un sacré comble quand on y pense (mais très agréable…).

Par ailleurs les interactions sont nettement plus complexes, dans la mesure où pour faire avancer leur histoire, il faut gagner des points d’influence, ce qui permet d’apprendre des pouvoirs, d’ouvrir de nouvelles discussions, et même d’en former certains à la Force (en fait la moitié d’entre eux, ce qui donne une équipe de malades sur la fin ^^). Et bien sûr on ne se prive pas de faire la conversation avec eux, vu qu’ils ont une sacrée personnalité tous (même T3 a été étoffé depuis le 1er volet, c’est dire), la palme revenant à Kreia, qui est impossible à cerner et qui a de sacrées tirades…

Et enfin, histoire de ne jamais s’ennuyer, au lieu de trouver toujours la même robe crasseuse de Jedi dans le même conteneur, la répartition est complètement aléatoire à quelques rares exceptions près, ce qui oblige à s’adapter… ce qui est facile à faire vu que 90% du matériel est améliorable. Il semblerait en effet que la pratique de la customisation soit très en vogue dans cette galaxie, et on se fait vite de longues séances d’atelier… Sur la fin ça permet de transformer une vibrolame de misère qui fait 10 points de dégâts en une tueuse qui en fait 50… donc plus qu’un sabrolaser ^^. En parlant de ça, les concepteurs se moquent bien de nous, puisqu’il faut attendre près d’un tiers du jeu avant d’en acquérir un… et même après, ça reste une denrée rare pour équiper tout le monde. Bref va falloir prendre son mal en patience et c’est assez amusant…

Bref ce jeu serait parfait s’il n’avait pas un coté assez bâclé… qui est un fait reconnu. Du coup, le jeu n’est pas sans bugs, et surtout, la fin a été tellement réduite qu’on y comprend pas grand-chose, et qu’on peine à comprendre pourquoi on court à droite à gauche… Sans parler des vastes trous laissés dans le scénario, l’absence d’une vraie cinématique de fin, et j’en passe. Pour vous dire, il existe une page de wookieepedia sur les coupes effectuées, et croyez-moi, il y en a.

Mais bon, si on oublie cela, et la méchante tendance du jeu à planter sous Vista (en fait c’est un peu la loterie, c'est-à-dire que le jeu se lance une fois sur 5, sans raison valable…), ça n’en reste pas moins un jeu très agréable (et prenant, on l’aura compris…).

vendredi 1 février 2008

Sweeney Todd, the demon barber of Fleet Street – Tim Burton



Au pays des films bizarres, Tim Burton est roi, et Johnny Deep aussi.

Sweeney Todd ne fait donc pas exception à ce fameux proverbe. Il s’agit en effet d’une tragi-comédie musicale, quoique comédie tragique soit plus adapté, dans un univers qui oscille entre le baroque et le gothique et le romantisme noir…

Cette description est bien abstraite, passons donc au concret. Sweeney Todd (Johnny Deep, merveilleux comme toujours, mais surtout carrément flippant), sous un autre nom et dans sa folle jeunesse était un barbier naïf marié à une très belle femme, père d’une jolie petite fille. Sauf qu’un juge (Alan Rickman, magnifique, mais surtout flippant) qui convoitait sa femme le fit condamner au bagne.

Mais, bien plus tard, Sweeney Todd revient à Londres, avec une coupe de cheveux à la Beethoven, et armé de ses précieux rasoirs, bien décidé à se venger. Il trouve une complice en la personne de Mrs Lovett, son ancienne logeuse (Helena Bonham Carter, magnifique, mais carrément… bref vous m’avez comprise XD), qui trouve un moyen assez innovant de se débarasser des cadavres sur lesquels s’entraîne Sweeney…

Ce film est vraiment bizarre quand on y regarde… un sacré casting certes (accessoirement on se croirait dans Harry Potter, vu qu’on y croise même le type qui joue Pettigrow, il joue que des rôles puants lui décidément), mais quand on vous annonce que celui-ci va pousser la chansonnette à tout bout de champ, il y a de quoi prendre peur…

Après tout, les films musicaux, cela fait plus penser à la Mélodie du Bonheur, aux Choristes ou aux Disney, qu’à un film d’horreur… Et bien non, Tim Burton arrive à vous faire un film d’horreur (mais pas que, je précise) où les héros poussent la chansonnette à tout bout de champ… Au contraire, les textes des chansons sont très travaillés, avec de très jolis duos (J’ai personellement un gros faible pour le « No place like London » et « Pretty Women »).

En plus de ça, le film oscille entre humour (souvent très noir) et tragédie, sans jamais donner dans l’un ou dans l’autre…

Prenez le début du film. Après une intro à la mode « Charlie et la Chocolaterie » (dans le genre autodérision, je trouve que c’est pas mal ^^), un jeune blondinet sur un bateau, le vent dans les cheveux, limite le rayon de soleil pour faire l’auréole, entonne un air qui fait très « mélodie du bonheur », bourré de bons sentiments et d’optimisme, avant d’être repris par Sweeney Todd dans une version bien plus sinistre

A coté de ça, je crois qu’il n’y a aucun moment dans le film où l’on remet en cause les actions de Sweeney Todd, tant sa douleur transpire dans ses actions et ses chansons… En fait c’est assez sublime, ce film, puisque les bad guys, les monstres, les assassins, les charlatans et j’en passe des meilleurs, on les aime tous… bien plus que le blondinet.

Bref, que vous aimiez le ketchup qui coule à flots, ou non, les comédies musicales, ou non, n’hésitez pas à aller le voir… en VO, c’est plus que recommandé, je n’ose imaginer ce que donne la vf…

vendredi 11 janvier 2008

Les Noëls électriques (anthologie)


Un peu tard pour les fêtes, me direz-vous… tiens d’ailleurs, je n’en ai souhaitez aucune, et bien soit, faisons-le maintenant : joyeux noël et bonne année !

Voilà, c’est fait… bref j’ai dû parler (saouler certaines personnes même) avec les moutons électriques, et avec leur recueil de nouvelles Fiction Spécial : Les anges électriques, sorte de hors-série de leur revue Fiction. Et bien pour la fin de l’année 2007, nous voilà avec un bouquin –aussi incroyable que ce soit- encore plus beau à voir que le précédent : les Noëls électriques.

Il faut le voir pour le croire, parce que voir la couverture comme ça sur Internet ne rend rien, mais avant même de lire le contenu, ce bouquin est magnifique rien que dans l’esthétisme. La couverture (signée Letizia Goffi) est déjà belle comme ça mais en vrai… Nous avons donc la couverture avec ses personnages liés au mythe de Noël (l’étude à la fin de l’ouvrage permet de les identifier) qui défilent sous des arbres dorés, à l’extérieur et sur les rabats… et à l’intérieur des rabats (mais sans les arbres). Les premières pages avec le sommaire sont en couleur (*bave*), et même si le reste est en noir&blanc, chaque nouvelle est illustrée par une pleine page et une petite image à la fin…

Ça c’était la première raison d’acquérir ce petit bijou, et c’est déjà une sacrée raison en soit… mais mais mais le contenu est tout aussi intéressant : vu qu’il s’agit de dix-neuf nouvelles autour de Noël, par des auteurs français et américains, et dans tous les genres et ambiances, noël féerique ou cauchemardesque, science fiction ou conte, léger ou cynique, des fois émouvant, des fois dramatique, des fois joyeux… bref y’en a pour tous registres et tous les goûts, c’est un peu comme les papillotes… (et accessoirement on ne sait jamais sur quoi on va tomber).

Personnellement mes coups de cœurs sont pour Adaptation de Connie Willis (un conte de noël littéralement et mélancolique), Un contrôle de Noël de Johan Héliot (tout est dans le titre, et ça fait froid dans le dos), Du chauffage au sol considéré comme arme d’attaque de Xavier Mauméjean (une enquête de St Nicolas dans un monde pas banal), et Noel dans la cathédrale de Reims de David Calvo (un cynisme à toute épreuve sur la fin d’une époque).

Bref, même si la période des fêtes se termine, jetez-y un œil pour retrouver l’ambiance douce-amère de Noël… Ah oui et en bonus track, on trouve à la fin de l’ouvrage on trouve un petit historique sur Noël et ses avatars par André François Ruaud, pas inintéressant du tout pour sa petite culture générale… (accessoirement ça vous donne un prétexte pour avoir des cadeaux du 1er décembre au 6 janvier, vu le nombre incroyable de figures mythiques à travers le monde susceptibles de vous en apporter…).

mardi 8 janvier 2008

Knights of the Old Republic



Dans la vie, il faut parfois savoir évoluer, même en terme de jeux vidéo. Et puis, c’est vrai qu’utiliser un bel ordi tout neuf pour jouer à Monkey Island et à Baldur’s Gate, ça ressemble presque à une insulte, donc qu’à cela ne tienne, je suis allée à la fnac pour trouver du neuf… Enfin façon de parler, Knights of the Old Republic (Kotor en abrégé) datant de 2003.

Bref c’est quoi ce jeu ? Bien si vous n’avez pas remarquer le gros titre en haut de la jaquette, mettons tout de suite les choses au point, l’aventure se déroule dans l’univers de Star Wars, droïdes, sabrolasers et aliens bizzaro inclus… Pour le type de jeu, on a affaire à du jeu de rôle, et comme c’est co-réalisé avec la boite qui a produit la série Baldur’s Gate, c’est que du bonheur… quant aux graphismes, c’est de la 3D (évolution majeure dans mon cas ^^), en immersion s’il-vous-plait…

L’histoire est assez simple, mais tout de même dense et passionnante. Vous commencez votre aventure sur un vaisseau sur le point d’être détruit, en temps que soldat dans l’armée républicaine, en pleine guerre contre les Siths, quelques 4000 ans avant les épisodes les plus connus de la saga Star Wars. Bref c’est l’occasion idéale, avec des ennemis de partout et des murs qui vous pètent à la figure, de découvrir comment fonctionne le jeu ^^

Ensuite, on se retrouve sur une planète contrôlée par l’ennemi à se balader dans les bas-fonds pour retrouver une Jedi, et la suite de l’histoire implique d’aller sauver la galaxie (ou presque…) et de devenir Jedi. Le grand avantage du jeu, c’est qu’on peut aussi faire tout le contraire, à savoir devenir Sith et partir à la conquête de la galaxie (ou presque…).

Bon autant le dire tout de suite, il ne m’a pas fallut moins d’une heure pour devenir accro à ce jeu, et là j’en suis à ma troisième partie, sans m’en lasser… une fois qu’on maîtrise l’interface et le système de combats (qui n’est pas forcément d’une clarté limpide au premier abord…), c’est que du plaisir… les graphismes sont ma fois plutôt chouettes l’environnement est très travaillé (bon si on omet quelques incongruités dans les plans des vaisseaux spatiaux…^^), avec une ambiance qui reprend tout ce qui fait Star Wars (comme je le disais plus haut, du sabrolaser aux aliens en passant par le vieil ermite avec ses paraboles à 3 crédits et la cantina sordide…).

L’ambiance ne faisant pas tout, il convient de se pencher sur le scénario, qui, il faut le dire, est assez grandiose, mais je dirais rien de plus ici… retenez juste que bien qu’étant assez linéaire, la plupart des quêtes qu’il propose ont plusieurs solutions possibles, ce qui rompt la monotonie… d’autant plus que si dans certains cas, le manichéisme gentil petit jedi / gros méchant sith est clair, dans d’autres cas, cela devient carrément trouble…

Oui parce qu’évidemment, dans ce jeu, on ne choisit pas Sith ou Jedi sur le menu, il faut le devenir… donc plus vous êtes méchants, plus vous allez du coté obscur, et vice-versa, sachant que cela peut avoir une certaine influence sur vos pouvoirs (ou du moins sur le nombre de points de force qu’ils vous coûtent… c’est un peu comme le mana dans les jdr classiques ^^)

Autre point fort (in my humble opinion) du jeu, sachez également que les personnages qui voyagent avec vous sont très travaillés, avec une bonne dose d’interactivité… on en est pas au niveau de Planescape Torment, mais franchement, ils sont vraiment attachants, même les plus insupportables… J’avoue être fan de HK-47 (et son incroyable vision de la vie) et de Jolee (Maitre Yoda sans la grammaire inversée et en plus grand).

Bref, je n’ai qu’une hâte, avoir 15 jours de libre pour jouer au deuxième volet… suis pas non plus folle au point de m’y mettre à trois mois de la fin de l’année ^^.