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dimanche 17 juin 2012

Walking Dead 13-15 - Robert Kirkman & Charlie Adlard

Me voilà enfin à jour dans cette série, puisque le tome 16 ne sort qu’en septembre, et que je n’ai pas franchement envie de lire le roman sur le Gouverneur. Une fois n’est pas coutume, comme il m’est impossible de parler de ces trois volumes sans en dévoiler l’intrigue, je vous invite à passer votre chemin si vous n’êtes pas à jour.


13. Point de non-retour

Dans ce tome, on voit notre petit groupe de survivants s’installer dans leur nouvelle enclave, et tenter de se faire à la normalité… ce qui ne marche absolument pas, on s’en rend vite compte. Rick surtout en fait les frais, lorsqu’il pète complètement les plombs ou peu s’en faut.

J’ai trouvé assez savoureux cette incapacité qu’ont tous ces survivants à mener une vie normale, par contre la tournure que prend l’album sur la fin (où finalement tout le monde accepte que Rick soit le chef idéal sans le moindre battement de sourcil) ne m’a pas franchement convaincue.

Enfin ça ne change pas trop de d’habitude, mais j’ai l’impression qu’on tourne en rond sur le sujet, et ce depuis presque treize tomes : Rick est le chef idéal, mais il a ses défauts et il lui arrive de péter un câble, du coup il n’est plus chef, mais on le remet à la tête de la bande quand même, et ainsi de suite…



14. Piégés !

Ce tome-là, par contre, amène un peu de fraicheur dans l’histoire, puisque les zombies y redeviennent franchement une menace (alors que ces derniers temps, c’était plutôt les rares survivants qui posaient problème, ce qui est un comble vu le ratio zombie/humain dans cette histoire).

Mine de rien, ça fait du bien, et c’est presque agréable de voir Rick ressortir une vieille astuce qui remonte aux premiers tomes pour tenter de se sortir de la situation. Evidemment, comme d’habitude, la moitié du casting est rayé du tableau à la fin de l’histoire, mais Rick semble se reprendre en main malgré toute la tragédie, ce qui pourrait être intéressant pour la suite…



15. Deuil et espoir

Jamais tome n’a aussi bien porté son titre, puisque l’intérieur pourrait vraiment se résumer à ces deux mots. Après l’arrivée d’une horde zombie qui a bien failli dévasté la petite communauté, il faut faire son deuil, enterrer les morts, reconstruire et commencer à envisager l’avenir. Le tout sous la houlette de Rick.

C’est une orientation plutôt encourageante, même si je ne doute pas qu’une grosse catastrophe finisse par leur arrivée. Ceci dit j’ai trouvé qu’on tournait de plus en plus en rond au niveau des relations des personnages : couples qui se font et se défont (on dirait presque que les noms sont tirés au sort par l’auteur) ; éternel débat sur Rick bon chef/tyran…

Je n’aime pas laisser des séries en cours, c’est ce qui m’a poussé à avancer jusqu’au tome 15, mais j’avoue être un peu lassée. J’ai du mal à rentrer vraiment dans l’univers en fait.

Cependant (oui je sais à ce niveau ça relève de l’acharnement), j’ai commencé à regarder la série sur les recommandations d’Elysio. Et ma foi j’aime mieux le format série télé. Moquez-vous, mais je crois que la couleur change tout (par contre je n’avance pas vite, en général je regarde mes séries en mangeant, et c’est juste pas possible pour celle-ci !).


vendredi 4 mai 2012

Walking Dead 9-12 - Robert Kirkman

Je n’étais pas vraiment partie pour continuer la série Walking Dead (et encore moins la chroniquer), mais en allant chercher le tome 9 que j’avais réservé à la bibliothèque, j’ai dégoté les trois tomes qui suivaient, et je me suis offert une belle après-midi de lecture.

Même s’il y a toujours des passages qui me plaisent moyennement, j’ai trouvé ces quatre tomes plutôt agréables à lire, avec quelques bons rebondissements, de bonnes évolutions pour les personnages, et quelques réflexions tout à fait pertinentes.

Pour le coup, j’ai bien envie de revenir un peu plus en détail sur chacun des tomes. Spoilers au rendez-vous, vous vous en doutez.


9. Ceux qui restent

Ce tome-là est un tome de transition, entre la fuite de la prison après l’attaque du Gouverneur, et le démarrage d’une nouvelle intrigue grâce à l’arrivée de nouveaux survivants (qui filent vers Washington pour trouver un moyen d’arrêter les zombies). Et c’est un peu celui qui m’a fait reprendre goût à l’histoire, principalement pour un élément.

C’est l’histoire de Rick et du téléphone, sans doute parce qu’on le voit vraiment péter un câble, en toute tranquillité qui plus est. J’aime bien ce genre de folie douce qui s’installe, et la scène où il explique à Michonne qu’il parle à sa femme au téléphone et qu’ils en déduisent qu’ils sont tous les deux fous est une des plus touchante de toute la série.


10. Vers quel avenir ?

Revoilà donc notre joyeuse bande de héros sur la route vers Washington (tandis que l’atmosphère se dégèle un peu entre Rick et Abraham), ce qui ne fait pas que des heureux. Je me demande si Robert Kirkman est capable de nous écrire un personnage qui n’est pas fou ou le devient, qui ne cherche pas à tuer quelqu’un ou à se tuer lui-même.

J’imagine bien que dans une telle situation, tout le monde est forcément affecté d’une façon ou d’une autre, mais je crois qu’à l’heure actuelle il n’y a plus aucun personnage qui a été épargné dans son histoire. C’est vraiment le point de référence, la petite lueur d’espoir qui me manque (même si c’est probablement très réaliste comme ça).

Bref, être la route toute la sainte journée, permet à Rick de retrouver ses premiers compagnons du tome 1 (le père et son fils qu’on avait presque oublié). Seul le père est en vie, et pour le moment il me fait l’effet d’une bombe à retardement ce type. Vu que tous les personnages le sont à coup sûr (et ceux qui ont l’air le moins fous sont ceux qui nous horrifient le plus), ce sera probablement le dernier à exploser !


11. Les chasseurs

L’histoire continue (en route vers Washington, toujours), avec l’apparition d’un nouveau (un prêtre), des morts (forcément), et la question du cannibalisme qui se pointe enfin. Je dis « enfin » parce que ça m’étonne qu’on n’y ait pas eu le droit plus tôt (mais bon j’ai été tellement été traumatisée par La Route que ça ne me fait plus rien maintenant).

Le retour de bâton de notre joyeuse bande contre les cannibales ne se fait pas attendre, et ma foi, je suis assez contente de ne pas avoir plus de détails. Je pense que c’est vraiment dans ce tome qu’on se rend compte qu’ils sont tous brisés, d’une façon ou d’une autre. C’est toujours un peu ce qui me pose problème, vous noterez.


12. Un monde parfait

C’est assez marrant parce que j’y croyais vraiment à cette équipe de scientifiques qui bossait sur le problème à Washington en secret comme dans tous les films. Et là en début de tome, patatras c’était un gros mensonge d’un prof de lycée. Pour le coup j’ai bien aimé le retournement bien savoureux !

Et après trois tomes d’errance, nos héros retentent l’aventure de la vie en communauté sédentaire, où ils sont accueillis à bras ouverts par des gens profondément normaux, tellement normaux qu’ils soupçonnent le coup fourré.

C’est assez savoureux de constater le décalage, leurs difficultés voir leur incapacité à se réhabituer à une vie « normale ». C’est assez marrant parce que lorsqu’ils avaient construit leur refuge dans le pénitencier, l’élément perturbateur venait de l’extérieur de leur communauté (les anciens prisonniers, le Gouverneur).

Ici, ce sont eux les éléments perturbateurs, et on a vraiment l’impression qu’à un moment ils vont craquer et tuer tous ces gens trop normaux et trop propres sur eux. Affaire à suivre dans le tome suivant donc…

lundi 25 juillet 2011

Walking Dead 5-8 – Robert Kirkman

Oui j’ai fait un quarté gagnant à la bibliothèque (ou presque), j’ai réussi à emprunter quatre tomes en deux semaines ! C’est là où on se rend compte que c’est une série qui n’est vraiment pas faite pour être lue au compte-goutte, on l’apprécie beaucoup mieux quand on lit les tomes à la suite.

Au programme cette semaine, nous avons donc :


5. Monstrueux
6. Vengeance
7. Dans l’œil du cyclone
8. Une vie de souffrance

J’ai l’impression d’avoir déniché un arc narratif complet pour le coup, avec un évènement perturbateur du quotidien, suivi par pas mal de péripéties et une conclusion (sinistre, pour ceux qui se poseraient la question, Walkind Dead n’est pas plus optimiste au tome 8 qu’au tome 1).

Concrètement, maintenant que nos survivants ont correctement repris en main leur prison (ils ont même l’électricité de temps en temps, le grand luxe !), il faut bien qu’un nouveau danger les menace. Et ce danger, ce sont les autres.

En effet, alors qu’un hélicoptère s’écrase non loin de la prison, notre joyeuse bande de survivants se rend sur les lieux du crash et ne retrouve personne… mais beaucoup de traces de pas. Les suivre les emmène vers une autre communauté de survivants, dirigée par le Gouverneur. Mais sous cette communauté épanouie, tout n’est pas idyllique, loin de là.

Si vous trouviez la série violente jusque-là, sachez qu’on monte un cran au-dessus dans Monstrueux et Vengeance (et ne parlons même pas du tome 8). C’est peut-être ce que je trouve le plus dur dans cette série, le peu de foi qu’elle a en l’humanité.

Je suis une indécrottable optimiste, moi, alors voir les derniers survivants se mettre sur la gueule des pires façons possibles dès qu’ils ont l’occasion de se rencontrer, même si c’est une issue probable, ça ne plait pas plus que ça.

Et puis, comme je n’ai pas trop d’atomes crochus avec le héros, Rick, le fait qu’il n’en sorte toujours (même si pas indemne, cela va de soi) commence à me lasser, surtout qu’on avait là une bonne opportunité de changer de tête dans ces derniers tomes. Enfin objectivement je vois bien pourquoi il est toujours là (c’est clairement le point d’entrée dans l’univers), mais sa capacité à survivre à tout finit par m’exaspérer un peu…

Je continuerais probablement à l’occasion, mais j’avoue que c’est plus pour avoir le fin de mot de l’histoire qu’autre chose. Je ne suis même pas sûre de chroniquer la fin !

En attendant ça remplit mon Challenge Fins du Monde. Bon allez je vais laisser les zombies de côté et lire autre chose en post-ap...

mercredi 1 juin 2011

Walking Dead 4 : Amour et Mort - Robert Kirkman


Je continue petit à petit à avancer dans Walking Dead, au gré des réservations en bibliothèque (et il ne faut pas être pressé, je soupçonne les listes d’attente d’être assez longues…). Dans ce tome-ci, on continue à suivre les aventures de nos survivants réfugiés en prison, comment ils vont se dépatouiller de la triste situation de la fin du tome 3, et le reste, mais ne spoilons pas.

Je commence à me dire que la série va en s’améliorant, puisque j’ai mieux apprécié ce tome-ci. C’est sans doute parce que Rick (héros de l’histoire, et je ne le supporte pas, ça explique pourquoi j’ai du mal à accrocher à la série) s’en prend quelques-unes dans le cadre de son statut de chef plus ou moins auto-proclamé, ce qui fait du bien.

Le fait qu’ils se posent la question de définir des lois (lesquelles ?) et de désigner un gouvernement est plutôt intéressant, surtout quand on voit les premières idées qui sortent, et à quel point elles trouvent très vite leurs limites.

J’avoue par contre accrocher moyennement au côté très Dallas de la série, avec les couples qui se font et se défont dans tous les sens. J’imagine qu’il faut bien qu’ils s’occupent en pleine fin du monde (et qu’ils repeuplent la Terre par la même occasion), mais ça finit par me lasser. Le récapitulatif des personnages à la fin sert bientôt plus à repérer les changements de situation (célibataire, en couple, etc.) qu’à compter les morts !

Bon allez le tome 5 finira bien par revenir à la bibliothèque, et je suis tout de même curieuse de lire la suite…


CITRIQ

jeudi 21 avril 2011

Walking Dead T 2 & 3 - Robert Kirkman


Comme ces deux tomes étaient revenus à la bibliothèque (vive la bibliothèque !), je continue un peu cette série, même si j’avoue avoir un sentiment assez mitigé sur elle. Ce n’est mauvais, c’est juste que je n’accroche pas trop. Je suis curieuse de voir la suite, mais ça s’arrête là.

L’ensemble m’évoque une série télé à l’américaine (en fait ça me fait un peu penser à la première saison de Lost), et comme je suis pas fana des séries américaines, ça limite un peu mon intérêt. Par contre l’adaptation en série télé doit plutôt bien rendre.

Bon ça coule de source, quelques spoilers se sont glissés dans mes avis, mais rien de bien majeur susceptible de vous gâcher la lecture. C’est juste qu’il est difficile d’évoquer un tome sans parler, même vaguement, du précédent.


2. Cette vie dernière nous

Notre bande de survivants est sur les routes, à bord d’un camping-car, dans le but de trouver un refuge mieux apte à les protéger des zombies. L’aventure n’est pas aisée : l’hiver arrive, la nourriture manque, et les rencontres avec les autres vivants ne sont pas toujours des plus joyeuses.

J’ai vraiment eu du mal avec ce tome-ci, à tel point que si je n’avais pas eu le tome 3 avec moi, je ne suis pas sûre que j’aurais continué plus avant dans la lecture. Je n’accroche toujours pas des masses aux personnages (et tout particulièrement Rick qui m’énerve prodigieusement en fait), d’autant plus que j’ai du mal à m’y retrouver vu la quantité de personnages présents.

Même si le comic plein de questions très pertinentes (Sont-ils vraiment morts ces zombies ? Quelle solidarité entre les survivants ? Qu’en est-il de l’autorité lorsque plus rien n’existe ?), la façon dont elles sont traitées me laisse relativement de marbre.

Par contre, je dois le reconnaitre, les passages d’horreur sont particulièrement bien amenés et sont tout à fait susceptibles de faire froid dans le dos (notamment le passage dans le lotissement). Ce n’est pas le genre de truc à lire avant de dormir, sous peine de remâcher ça une bonne partie de la nuit.


3. Sains et saufs ?

J’ai beaucoup plus aimé ce tome-là, sans doute parce que le pitch de base est intéressant : trouver refuge dans une prison, qui dit mieux comme renversement de valeurs ? Surtout quand la prison est déjà occupée…

C’est amusant de voir comment un environnement carcéral, conçu normalement pour garder les gens à l’intérieur, se retrouve ici utile pour garder les gens dehors (et accessoirement offre le meilleur du confort moderne), et l’auteur met parfaitement en scène cet aspect ironique.

Ce n’est pas tout rose comme ambiance, j’ai même trouvé ce tome encore plus noir que le précédent, car les morts sont nombreux et pas forcément du fait des zombies (ça va qu’on voit apparaitre quasiment autant de nouveaux qu’il n’en meurt, sinon on se retrouverait vite seuls avec Rick !). La question de la santé mentale se pose réellement dans ce tome, et personne n’est épargné sur le sujet.

Ça m’a un peu réconcilié avec la série, je l’aurais bien laissé tomber à la fin du tome 2, mais finalement, je vais poursuivre un peu, quand le tome 4 reviendra à la bibliothèque.

vendredi 18 février 2011

Walking Dead 1 : Passé décomposé - Robert Kirkman


J’avance doucement dans mon challenge Fins du monde avec un comic qui a fait pas mal de bruit (mais dont j’étais bizarrement complètement passée à côté), adapté en série télé qui plus est : Walking Dead, qui avait ses villes envahies de zombies et ses derniers humains essayant de survivre, est tout à fait post-apocalyptique dans son genre.

Le premier tome, Passé décomposé, nous emmène sur les traces de Rick, policier qui sort de son coma pour trouver un monde envahi de zombies anthropophages, où les survivants se terrent, barricadés dans des maisons ou dans des camps de fortune. Sa femme et son fils ayant disparu, il part à leur recherche, fusil à l’épaule, et c’est finalement tout un camp de survivants qu’il va découvrir en bordure d’Atlanta…

J’ai un peu l’impression de plagier la couverture, mais l’un des points forts de cette série se trouve définitivement les relations entre les personnages, et pas forcément la lutte zombies vs humains qui passe souvent au second plan (même si on le droit à quelques belles scènes dans le genre).

En effet le récit déborde de dialogues où les personnes s’interrogent sur leur devenir, et on se rend compte assez vite que le fait d’être peut-être les derniers survivants ne garantit en aucun cas une bonne entente entre les gens, surtout lorsqu’on se retrouve avec des différences d’opinion, et (fatalement, ais-je envie de dire) avec des luttes de pouvoir sur des questions de survie.

Le ton est très noir (vous vous attendiez à quoi ?), mais il m’est arrivé d’esquisser un sourire dans certains passages, notamment lorsque les femmes discutent du fait qu’elles se retrouvent à faire la lessive pendant que les hommes chassent : « Ce n’est pas une question de droit des femmes, c’est une question de réalisme et de faire ce qu’il y a à faire ».

Pour le moment je ne suis pas hyper conquise ceci dit. J’avoue avoir du mal avec le protagoniste principal, Rick, ce qui nuit un peu à ma lecture. Du coup, j’ai envie de lire la suite, mais je ne suis pas si pressée que ça… on verra comment ça évolue sur le 2e tome.


CITRIQ