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mercredi 26 janvier 2022

Sacrées sorcières par Roald Dahl & par Pénélope Bagieu

Sacrées sorcières - le roman 

Inspirée par ma collègue du Dragon galactique, j’ai eu très envie cet hiver de relire Sacrées sorcières de Roald Dahl. Mon exemplaire ayant disparu de la bibliothèque familiale (récupéré j’imagine par la nouvelle génération et c’est tant mieux), j’ai été obligée de le racheter, et j’en ai profité au passage pour acquérir son adaptation BD. Voilà mon petit retour sur cette lecture comparée.

samedi 17 septembre 2016

Danny, le champion du monde – Roald Dahl


Danny, le champion du monde a toujours été présent dans la bibliothèque familiale, aussi loin que je me souvienne, mais je n’avais jamais lu ce roman de Roald Dahl jusqu’à maintenant, la faute à une couverture moins attrayante (Quentin Blake n’est pas au rendez-vous) et à une thématique moins fantastique que ce à quoi j’étais habituée. Le HS de Lire sur Roald Dahl m’a donné envie de lui donner sa chance, et maintenant je regrette presque d’avoir attendu aussi longtemps pour le découvrir !

Danny, le champion du monde raconte l’histoire de Danny, un jeune garçon qui vit seul avec son père garagiste dans une roulotte. Un cadre qui peut sembler un peu triste au premier abord, mais il n’en est rien car, pour citer Danny, « mon père était, sans l’ombre d’un doute, le plus merveilleux et le plus épatant des pères dont un petit garçon pût rêver ».

Le père de Danny est en effet entièrement dévoué à son fils : il prend soin de lui, lui apprend la mécanique automobile et lui raconte des merveilleuses histoires (dont une sur un Grand Gentil Géant chasseur de rêves qui finira par avoir son propre roman…). Mais il a également une passion secrète que Danny découvrira un soir de ses neuf ans : le braconnage.

La découverte de ce secret va entraîner Danny et son père dans une aventure rocambolesque impliquant des faisans, des raisins secs, des chapeaux, des chandails noirs et même un landau !

Ce qui frappe à la lecture de ce roman, c’est la force de cette relation père-fils : ils sont seuls (la mère de Danny est morte) et vivent presque dans le dénuement (dans une roulotte sans eau ni électricité), mais ils sont heureux grâce à tous les moments qu’ils partagent ensemble, les bons comme les mauvais.

J’ai aimé le fait qu’ils soient presque sur un pied d’égalité : Danny a son lot de bonnes idées, et il va se retrouver à sauver son père à un moment (dans une aventure extrêmement simple mais ô combien épique pour un enfant de son âge), mais lorsqu’ils montent leur grand coup, son père mène l’affaire parce qu’il maîtrise le sujet. Bref ce n’est ni l’histoire de Danny, ni celle de son père mais bien des deux ensemble.

Tout cela est sans doute un peu idéaliste, de même que la connivence entre les habitants du village sur la fin, mais il est bon des fois de lire des romans qui font chaud au cœur et qui rappellent qu’on n’est pas obligé de cracher en permanence sur ses voisins, qu’on peut aussi comploter contre un méchant homme de pouvoir imbu de lui-même et s’en sortir indemne !

Bref si comme moi vous avez jadis écarté ce Roald Dahl (ou si vous ignoreriez son existence, ce qui est possible vu qu’il est édité au Livre de poche jeunesse contrairement à la majorité des textes de l’auteur), n’hésitez pas à le rattraper, c’est un bon petit moment de lecture qui fait chaud au cœur.
« Message aux enfants qui ont lu ce livre : quand vous serez grands et qu'à votre tour vous aurez des enfants, n'oubliez surtout pas cette chose capitale : ce n'est pas du tout rigolo d'avoir des parents trop sérieux. Ce que les enfants veulent –ce qu'ils méritent– ce sont des parents plein de vie. »

CITRIQ

lundi 8 novembre 2010

Le Bon Gros Géant - Roald Dahl


Petit à petit, j'essaye de compléter ma connaissance de Roald Dahl avec ses romans jeunesse que j'ai réussi à ne pas lire lorsque j'étais enfant. Comme avec le Bon Gros Géant que j'ai déniché chez les bouquinistes pour moins d'un euro, et qui trainait dans ma pile. En fait, je l'ai commencé voilà quelques mois, mais la magie habituelle de Dahl n'a pas fait son effet, du coup je l'ai abandonné un bon moment avant de le terminer enfin.

Le Bon Gros Géant (alias le BGG comme l'auteur l'abrège si bien lui-même) raconte l'histoire d'une orpheline, Sophie, qui aperçoit une nuit un étrange géant se déplacer dans les rues. Hélas, celui-ci la repère et la kidnappe pour l'empêcher de raconter ce qu'elle a vu. Mais pas de panique, car son kidnappeur n'est autre que le BGG, un gentil géant qui ne mange pas les humains, mais préfère leur souffler des rêves pendant la nuit.

J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire, pourtant on y retrouve tout ce qui fait le charme des romans de Roald Dahl d'ordinaire, à savoir un enfant ordinaire et de préférence orphelin qui découvre un univers extraordinaire. J'avoue avoir même peiné sur la première partie un peu lourdingue où Sophie découvre le pays des géants.

Il faut dire que le Géant n'est pas très éduqué bien qu'il ait appris à lire, et utilise les mots à sa façon qui n'est pas sans rappeler celle du Prince de Motordu. Je ne devais pas être très bien disposée envers le procédé à ma lecture, parce que j'ai pratiquement trouvé ça insupportable. Même si c'est brillamment fait (et bien rendu dans la traduction à priori).

En fait j'ai plus aimé la deuxième partie où le BGG et Sophie passent à l'action, et qui contient des passages bien truculents typiques de Roald Dahl, ne serait-ce que le petit déjeuner avec la Reine d'Angleterre qui m'a bien fait rire, surtout pour la description du maitre d'hôtel.

Du coup je ne sais pas trop quoi penser. A mon avis c'est un bon Roald Dahl, mais peut-être s'apprécie plus avec des jeunes yeux, et surtout lu d'une traite et sans interruption. Il faudra peut-être que je réessaye.

CITRIQ

samedi 31 octobre 2009

Bizarre ! Bizarre ! – Roald Dahl



De manière générale, Roald Dahl est plutôt connu comme auteur de romans pour la jeunesse. Si vous n’avez jamais entendu parlé et/ou lu Charlie et la Chocolaterie, Mathilda, ou encore la Potion magique de George Bouillon et Sacrées Sorcières (pour citer mes deux favoris), sans vous traiter d’ignare, vous avez raté quelque chose, surtout que pour les deux premiers au moins, ils ont été adaptés en films.

Mais cet auteur n’a pas produit que ces romans légèrement subversifs plein d’humour et de magie, on lui doit aussi le sympathique recueil de nouvelles Bizarre ! Bizarre !. Le titre exact anglais est Someone like you (Quelqu’un comme vous), et je me demande si le titre français n’exprime pas tout simplement ce que pensait l’éditeur français de l’ouvrage.

Parce que sans faire dans le lieu commun, on m’a présenté ce recueil comme bizarre, et il faut reconnaitre, qu’il l’est, bizarre. Alors finalement, Bizarre ! Bizarre ! est plus qu'adapté comme titre.

Le livre contient une vingtaine de nouvelles sur des thèmes assez variés. On y parle notamment meurtre, manipulation, tricherie, complot, pari, illusion, vengeance... que du bonheur, et y’en a pour tous les goûts.

On reconnait bien le style d’écriture de Dahl, dans ses descriptions pointilleuses, sa  manière à s’adresser au lecteur, et l’humour toujours présent. Si certaines nouvelles sont franchement glauques, on les lit toujours avec un sourire en coin.

Dahl maitrise à merveille ce format court, puisqu’il arrive à monter une intrigue en quelques pages, et surtout à vous scotcher jusqu’au dénouement final, souvent à des kilomètres de ce qu’on attendait. A la façon d’une bonne blague la plupart des nouvelles ont une chute, souvent fort surprenante.

Certaines, je l’avoue, m’ont laissé assez sceptiques sur leur sens, mais globalement c’est très agréable à lire, avec un ton frais et léger. Le connaisseur (ou pourquoi les paris peuvent être dangereux), Coup de gigot (un drame conjugale et culinaire), Venin (pour ceux qui détestent les serpents) et La grande grammatisatrice automatique (qui pourrait passer pour de l’anticipation) valent vraiment le détour.