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vendredi 15 juin 2012

La Tour Sombre en comics


Cela faisait des années que je voulais me mettre à cette série de comics. Je n’ai jamais été une grande fan de Stephen King (ses romans fonctionnent bien mais j’avoue que je ne les aie jamais trop gardé en tête, à part les Yeux du Dragon), mais il y a une série de romans qu’il a écrit que j’ai vraiment beaucoup aimé, il s’agit de la Tour Sombre.

Je crois que j’ai passé à peu près autant de temps à attendre la fin d’Harry Potter et la fin de la Tour Sombre, sauf que n’ayant jamais relu les premiers volumes de cette série qui compte aussi sept tomes, j’ai un peu peiné sur les derniers. Depuis je me prévoie une relecture complète sans jamais en trouver le temps.

A défaut, comme tous les volumes traduits étaient disponibles à la bibliothèque, je me suis donc jetée sur le comic.

Et ça fait tout bizarre de replonger dans cet univers (assez inclassable d’ailleurs, on y trouve des éléments de western, de fantasy, de post-apo…), de retrouver la façon de parler si particulièrement de Roland, et même cette façon de raconter (enfin il me semble qu’il y avait la même dans les romans).

L’histoire démarre avec la jeunesse de Roland (celle qu’il nous raconte dans Magie et cristal), et se poursuit avec la chute de Gilead (qui est le titre de l’arc narratif dans lequel je me trouve actuellement). C’est assez étrange parce que du coup, on est à mi-chemin entre l’adaptation pure et simple (pour les premiers volumes) et le comblage de trous (pour la suite).

Du coup je me suis un peu ennuyée au début, mais ça va mieux depuis qu’on a quitté les terres connues du quatrième tome pour des histoires basées sur quelques détails évoquées ici ou là par Roland. Je pense que cette série s’adresse surtout aux fans des romans, parce que je ne vois pas trop l’intérêt de commencer l’histoire par la jeunesse de Roland.

D’ailleurs ce côté « pour les fans » se ressent dans ce que j’aime le plus (et c’est un peu contradictoire pour une BD) : à la fin de chaque tome, on trouve des pages de texte à la fin, qui forment une véritable petite encyclopédie sur les coutumes et l’histoire de l’Entre-Deux-Mondes (et il y a même une carte !). Cela apporte une profondeur à l’univers, et aussi une meilleure compréhension.

Les dessins sont assez particuliers, avec un découpage en très grandes cases. A vrai dire j’aime bien l’aspect général, mais je trouve que les personnages se ressemblent tous, si bien que je me rattache plus aux dialogues qu’autre chose pour les identifier…

Du coup comme je le disais, ça me parait réservé à des connaisseurs. Ce n’est pas un coup de foudre pour ma part, mais j’apprécie de remettre les pieds dans l’univers de la Tour Sombre, et cela réveille furieusement mon envie de relire les romans !

CITRIQ