vendredi 14 février 2020

Doctor Who 12x04 – Nikola Tesla's Night of Terror


Alternance oblige, après un épisode dans le futur la semaine dernière (ce n’est pas de ma faute si vous ne lisez pas cet article dans la bonne période temporelle), on enchaîne cette semaine avec un petit tour dans le passé, à la rencontre d’un personnage historique célèbre cité directement dans le titre. Au moins on sait à quoi s’attendre. Voyons tout cela en détails.


Nous voilà donc projetés au début du XXe siècle aux États-Unis, en pleine rivalité entre Nikola Tesla et Thomas Edison. Le premier est un brillant inventeur à qui il manque sans doute les talents d’entrepreneur du second, qui n’hésite pas à le conspuer à la première occasion.

Mais là n’est pas le sujet de cet épisode. Doctor Who oblige, on a le droit à de mystérieux objets puis à de mystérieux aliens, ce qui a vite fait d’attirer le Docteur et sa famille dans les parages. Inutile de vous dire qu’assez rapidement tout le monde est en train de courir dans tous les sens, comme d’habitude.

En commençant cette chronique, je ne pensais pas avoir grand-chose à dire sur cet épisode. D’abord parce que je l’ai regardé juste avant le suivant qui l’a complètement éclipsé pour plein de raisons évidentes si vous l’avez vu. Et aussi parce qu’il est tout à fait correct, bien meilleur que Orphan 55, sans être extraordinaire pour autant.


Mettre en scène Nikola Tesla est un excellent choix pour Doctor Who (je m’étonne d’ailleurs que cela ne soit pas arrivé avant). Pour ma part je n’ai pas été très convaincue par son interprète (Goran Višnjić) mais je suis complètement biaisée : pour moi Tesla c’est David Bowie (dans Le Prestige).

L’acteur est cependant très bon et on a un bel aperçu du personnage qui forme un excellent duo avec le Docteur. Il y a de beaux échanges sur la figure de l’inventeur et l’impression d’être en décalage avec la société, cela fonctionne très bien.

J’ai également trouvé très intéressant le personnage d’Edison. Je m’attendais à un gros cliché d’homme d’affaires américain (un peu comme dans l’épisode des araignées), mais on a finalement un portrait assez nuancé (il se soucie du sort de ses employés). Il a des échanges intéressants avec les personnages et il adopte une stratégie plutôt maligne pour évacuer les rues dans le dernier tiers de l’épisode.


Du côté des compagnons du Doctor, un bon point pour avoir enfilé des costumes d’époque POUR UNE FOIS. C’est à peu près tout ce que j’ai retenu de leur performance pour cet épisode.

C’est un peu symptomatique de cet entourage élargi sur lequel je suis toujours un peu partagée. En même temps je les aime tous beaucoup et je trouve que ça créé de nouvelles dynamiques. Ils permettent de faire des équipes séparées et ils peuvent échanger sur le Docteur, ce qui était impossible quand il n’y avait qu’un seul compagnon.

Mais quand il faut les mettre en scène et développer les personnages secondaires, on finit par manquer de temps. Ce qui fait que Dorothy Skerritt, l’assistante de Tesla, très sympathique au demeurant, manque aussi de temps d’antenne.


Quant aux méchants… j’ai bien peur que ce soit le point faible de l’épisode. Pourtant c’est dommage, sur le papier cela aurait pu très bien fonctionner ces Skithra qui s’approprient les technologies des autres et qui n’hésitent pas à kidnapper un inventeur pour les faire fonctionner. C’est l’occasion de faire plein de petites allusions aux aliens de l’univers d’ailleurs.

Mais leurs incarnations ne sont pas très convaincantes. Les sbires scorpions ne sont pas très réussis (les araignées de la saison précédente étaient nettement mieux fichues) et même franchement ridicules dans la course poursuite sur la fin. Quant à leur reine…

J’ignore si c’est volontairement ou par manque d’imagination qu’on se retrouve avec une copie de l’impératrice des Racnoss (qu’on avait vu dans The Runaway Bride, épisode de la première apparition de Donna), mais j’ai beau être très (très) bon public, j’ai trouvé le résultat assez désastreux. D’autant plus que le personnage n’est pas vraiment mis en valeur : ses premières apparitions sont toujours faites avec le même cadrage serré qui donne vraiment l’impression qu’on a économisé sur le costume et qu’on cherche à le planquer !

C’est un peu dommage pour son interprète qu’on avait déjà croisé dans The Sarah Jane Adventures dans le rôle de Rani. J’espère que sa prochaine apparition dans le whoniverse sera un peu plus convaincante.


Bref si on fait les comptes, Nikola Tesla's Night of Terror ne remplit que la moitié des promesses du titre : si on profite effectivement très bien de Nikola Tesla, l’aspect « Night of Terror » laisse clairement à désirer au regard des antagonistes un peu bâclés (ou frappés par une baisse de budget, allez savoir). Bon allez, c’est bien sympa tout ça mais si on passait à la suite ?

Infos utiles : Nikola Tesla's Night of Terror est le quatrième episode de la saison 12 de Doctor Who. Réalisé par Nida Manzoor à partir d’un scénario de Nina Metivier. Première diffusion en janvier 2020. 50 min environ.

Autres avis : Yoda Bor, Zakath Nath et les chroniques de Den of the Geek et io9

6 commentaires:

  1. J'adore Goran Višnjić, je le trouve terriblement choubidou du coup j'étais déjà séduite par l'épisode avant même qu'il commence <3

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    1. @Yoda Bor
      C'est vrai qu'il est charmant à défaut d'être David Bowie :D

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  2. Je passe juste pour relever le mot "whoniverse"... C'est beau! :)

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  3. Oh oui, la suite ! *_*
    Les compagnons n'ont jamais aussi bien porté leur nom, ils tiennent compagnie.

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