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mercredi 15 mars 2023

Nouvelles complètes 1 : 1947-1953 – Philip K. Dick

Nouvelles complètes de Philip K. Dick, tome 1

En 2021, j’avais gagné grâce à Lune le très beau coffret de l’intégrale des nouvelles de Philip K. Dick. Un an et demi plus tard, je suis enfin venue à bout du tome 1, il est donc temps de faire un bilan à mi-parcours.

samedi 10 juillet 2021

Ubik 🎧 – Philip K. Dick

Ubik - Couverture

Après une première expérience réussie d’audiolecture, j’ai décidé de continuer l’aventure en m’attaquant à un classique de la SF, le roman Ubik de Philip K. Dick. L’expérience a été très plaisante, autant pour le contenu que pour l’excellente qualité de la narration.

mercredi 20 février 2019

Philip K. Dick’s Electric Dreams (livre & série)


Je n’avais pas prévu de vous en parler en détail de la série Philip K. Dick’s Electric Dreams mais après avoir lu le recueil regroupant les nouvelles qu’elle adapte, j’ai eu envie de faire des parallèles entre les deux formats et de faire deux articles pour le prix d’un.

dimanche 5 octobre 2014

Question de méthode - Philip K. Dick


S'il y a un auteur qui a contribué à forger mon goût pour la science-fiction, c'est certainement Philip K. Dick. Surtout sur les formats courts. Aujourd'hui encore, je me rends compte que je juge souvent les nouvelles de SF par rapport aux nombreuses nouvelles de Dick que j'ai lu. Il était donc grand temps que je revienne aux sources.

Question de méthode est un recueil de onze nouvelles écrites en 1953 et 1964. Je n'ai pas trop saisi s'il y avait un réel fil rouge qui unissait les textes du recueil ou s'ils avaient été tirés au sort, mais en tout cas cela permet de lire onze textes plutôt variés, allant du sympathique au franchement délicieux.

On y parle (en vrac) de voyage dans le temps (voilà qui plaira à Lune grâce à qui j'ai obtenu ce livre en plus), de mutations de l'espèce humaine, de colonisation de planète, de manipulations et de maladies mentales, d'inventions surprenantes et de manière générale, on y parle du futur.

Évidemment, ce futur se révèle, gris, noir et pas forcément encourageant, mais on se régale parce que l'auteur semble ne jamais être à court d'idées, et n'a pas son pareil pour ajouter une bonne dose d'humour noir ou d'ironie à ses textes. Il est même assez fréquent de finir une nouvelle avec un sourire en coin, en dépit de sa thématique pas joyeuse, parce que la chute fait tout son charme. Oui des fois je blâme complètement Philip K. Dick pour m'avoir donné le goût des textes à chute.

En plus, si le contexte technologique ou historique peut sembler désuet (certains textes se déroulent dans un futur antérieur, comme les années 1960 ou 2000), les thématiques sonnent encore très juste aujourd'hui, preuve que la SF peut parfaitement se conserver à travers le temps !

Je ne vais pas revenir en détail sur tous les textes, mais je suis tout de même obligée de pointer mes favoris :
  • Être humain, c'est... un court texte où une femme a un mari affreux, et jure qu'elle va le quitter à son retour de mission. Sauf qu'il revient complètement changé.
  • Visite d'entretien, où un homme reçoit un soir la visite d'un réparateur pour un appareil qui n'existe pas encore. Prévisible, mais savoureux à lire.
  • Question de méthode qui nous projette dans une société où on traque tous les gens faisant preuve d'un talent spécial, la construction de l'intrigue est fort chouette et la chute... je n'en dirais pas plus !
  • A l'image de Yancy, un texte très actuel sur la possibilité de manipuler les foules par les médias.
  • Copies non conformes, probablement le texte qui garde la connotation la plus actuelle, en nous emmenant dans un monde post-apocalyptique où les hommes dépendant de créatures aliens capables de reproduire tous leurs objets pour survivre (avec les imprimantes 3D qui montent, ça fait réfléchir).
Les autres textes sont fort sympathiques, mais ne m'ont pas forcément autant marqué (mais Phobie or not phobie a son charme également, entre autres). Une chose est sûre : qu'on ait 15 ans ou bien plus, Philip K. Dick est un auteur toujours aussi plaisant à lire, on aurait bien tort de s'en priver !

CITRIQ

vendredi 1 mars 2013

Le maître du haut château - Philip K. Dick


C’est toujours très frustrant, lorsqu’un monument de la SF vous échappe. J’ai fait connaissance avec Philip K. Dick il y a bien longtemps, et si j’ai toujours adoré ses nouvelles, j’ai malheureusement bloqué sur ma seule expérience romanesque, Le maître du haut château, en dépit de sa réputation, ce qui m’a toujours un peu vexée.

Du coup lorsque par un concours de circonstance (impliquant le Winter Time Travel, le Cercle d’Atuan et le fait d’avoir les épreuves de la nouvelle traduction sous la main) j’ai eu l’opportunité de faire une nouvelle tentative, j’ai voulu donner une deuxième chance à ce classique d’entre les classiques, ce que je ne suis pas mécontente d’avoir fait.

Le maître du haut château est une uchronie se déroulant aux Etats-Unis, prenant comme point de divergence l’assassinat de Roosevelt avant la seconde guerre mondiale, ce qui conduisit à la défaite du pays. Celui-ci est désormais occupé à l’est par les Allemands, et à l’ouest par les Japonais, avec quelques états neutres dans les Rocheuses.

Dans ce contexte, on suit le parcours d’un certain nombre de personnages : M. Tagomi, un Japonais qui s’apprête à entamer de grandes négociations avec un industriel suédois : Frink, un ouvrier qui décide de se lancer dans la fabrication de bijoux ; Juliana, sa femme qui vit dans les Rocheuses et enseigne le judo ; Childan, un vendeur d’« antiquités » américaines, et quelques autres.

Leurs histoires se croisent à leur façon tandis que l’on découvre peu à peu ce monde différent où un roman, Le poids de la sauterelle, fait grand bruit en racontant le destin alternatif d’une Amérique ayant gagné la guerre.

A la première lecture, j’avais détesté ce roman, principalement à cause de la fin plus qu’étrange, mais aussi à cause de l’omniprésence du Yi King, dont je n’avais jamais entendu parler jusque-là. D’ailleurs ironiquement, je me souviens l’avoir recroisé peu de temps après en lisant Le miroir d’ambre, je me suis sentie légèrement harcelée à l’époque !

A la deuxième lecture, je savais à quoi m’attendre, si bien qu’il a été bien plus facile d’apprécier le texte. Le maître du haut château est un texte étrange, car si on parle toujours principalement de son caractère uchronique, l’uchronie elle-même semble parfois n’être qu’un prétexte, une vague toile de fond.

Finalement ce n’est pas ce qui compte vraiment (surtout à l’heure actuelle où les uchronies sont assez nombreuses pour que ce soit plus vraiment une grande innovation), mais plutôt le jeu des personnages qui se cherchent (Frink dans la fabrique de bijoux, Childan dans sa tentative de rentrer dans les hauts cercles japonais avec ses antiquités…), et toutes ces destinées qui s’entrecroisent sans pour autant se lier complètement (Frink et Tagomi ne se rencontrent jamais, et pourtant…)

C’est un roman extrêmement bavard, truffé de monologues intérieurs assez longs (et parfois un peu fatigants quand on n’est pas passionnés par les modes de pensés orientaux), mais finalement pas désagréable une fois qu’on s’est habitué au style truffé de phrases courtes (qui est bien mieux rendu dans la nouvelle traduction, il me semble).

Du coup, même si j’aurais toujours du mal à considérer ce texte comme un chef d’œuvre, je me suis suffisamment réconciliée avec lui pour en sortir avec une impression plutôt positive, même si toujours assez confuse.

A noter que la nouvelle édition dispose d’une postface rédigée par Laurent Queyssi qui replace très justement le roman dans son contexte d’écriture et offre quelques éléments d’analyse plus qu’appréciables. C’est intéressant notamment de découvrir que Philip K. Dick s’est servi du Yi-King pour écrire son roman (bonjour la mise en abîme !), ou que l’histoire des bijoux est liée à l’entreprise de sa femme.

Cette deuxième lecture n’aura donc pas été un mal, et même si j’aurais toujours du mal à recommander ce roman que je trouve assez difficile d’accès, je ne suis pas mécontente d’avoir réussi à renouer avec !

Avis des autres Atuaniens :  Euphemia, Rose

CITRIQ