Les éditions Scylla organisent actuellement un financement participatif pour leur sixième ouvrage. J’allais participer les yeux fermés comme d’habitude car ce sont toujours des livres aussi beaux qu’intéressants. Cependant, j’ai eu l’occasion de lire en avant-première alors je vous en touche quelques mots.
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mercredi 12 février 2025
mercredi 20 avril 2022
TysT – luvan
TysT est un roman de fantasy de luvan qui fait actuellement l’objet d’une campagne de financement participatif par les éditions Scylla, pour une sortie prévue à la fin de cette année.
dimanche 17 décembre 2017
Few of us – luvan

Ayant plutôt bien aimé Cru, le précédent recueil de luvan publié Dystopia, j’ai voulu découvrir son petit dernier Few of us, qui propose seize nouvelles présentées sous une très jolie forme (comme toujours avec cette maison d’édition). La lecture n’a pas toujours été facile, mais je ne suis pas mécontente d’avoir replongé dans les univers particuliers de cette auteure.
lundi 12 octobre 2015
Le chevalier rouge – Luvan

L’an dernier, j’avais fait connaissance avec l’univers étrange et fantastique de Luvan, au travers de son recueil de nouvelles Cru. Comme j’avais bien aimé cette première expérience, j’ai remis ça avec une novella illustrée, Le chevalier rouge.
Le chevalier rouge est une histoire assez difficile à résumer, car même une fois terminée, on n’est pas sûr de savoir à quoi on avait affaire. Je me contenterais de vous dire qu’on y suit les pas d’un certain Viggo, que tout commence dans un train, et qu’un monstre africain est impliqué dans l’histoire.
Le ton est clairement celui d’un conte (dans le mode de récit), à la fois moderne (il se déroule à notre époque) et primitif (il est plutôt noir et sans pitié). On y croise d’ailleurs des sorcières, des ogres et des princesses (entre autres). Et on trouve souvent des histoires dans l’histoire.
Le résultat est un récit un brin décousu, par lequel il vaut mieux se laisser emporter sans trop se poser de questions, car c’est clairement l’ambiance et les saynètes ici et là qui font le plaisir de la lecture.
Et il y a l’écriture bien sûr, extrêmement fine et maîtrisée. J’ai aimé sa capacité à dire beaucoup de choses en peu de mots, et je me suis parfois surprise à relire certaines phrases pour mieux en savourer les sonorités et la construction.
Petit plaisir supplémentaire, Le chevalier rouge est un roman illustré (par un certain Ambre, encore un pseudonyme !), et les petits dessins entre les paragraphes comme les grandes planches en noir et blanc contribuent également à l’expérience de lecture.
Bref Le chevalier rouge est un joli texte, une promenade dans un monde étrange et perturbant porté par une superbe écriture et de belles illustrations. Lorsque je l’ai commencé, j’étais dans une période où bien peu de lectures m’enthousiasmaient vraiment. J’ai donc d’autant plus apprécié ma lecture que cette novella finement ciselée m’a tout simplement guéri de ma mélancolie littéraire du moment.
dimanche 19 janvier 2014
Cru - Luvan

Au premier abord, Cru est un livre un petit peu perturbant : un auteur au nom mystérieux (j’ai dû me rendre sur Internet pour savoir si c’était Luvan ou Iuvan), un titre pour le moins concis, pas de résumé en quatrième de couverture. C’est comme si tout était fait pour titiller le lecteur, le pousser à l’ouvrir pour en savoir plus… et ça marche !
Cru est en fait un recueil de nouvelles fantastiques, allant de la mini-nouvelle de quelques pages à la novella qui avoisine les 100 pages, qui est caractérisé par son atmosphère plutôt glaciale : la plupart des histoires se déroulent dans les pays du Nord, ou en lien avec.
Au début de ma lecture, j’ai pensé à Lisa Tuttle et Mélanie Fazi, dans cette tendance à l’horreur douce, qui met mal à l’aise en très peu de mots. Mais le style de Luvan est très différent. Elle a en effet une plume très particulière où tout est dans l’évocation, la déconstruction, le non-dit.
On a parfois l’impression que les interstices entre les paragraphes en disent plus que le texte lui-même, et il m’est arrivé de relire certains textes pour mieux les comprendre (certains m’échappent encore d’ailleurs).
C’est une écriture très particulière, pas forcément facile à prendre en main, mais fascinante. On se laisse vite imprégner par l’atmosphère glaciale, étrange, décalée, qui s’appuie en plus sur un univers presque exotique (en tout cas pour moi), celui des pays du Nord. Cela va de paire avec un bestiaire fantastique un peu différent de ce qu’on croise d’ordinaires, les créatures ont un côté très primitif, d’authentiques esprits de la nature.
Si la plupart des textes sont courts (voire très courts), le recueil se conclut sur une novella où l’auteur se révèle tout aussi à l’aise dans une histoire d’amnésie, de mystères et de meurtres qui offre un joli portrait de Paris tandis qu’on se laisse porter par l’intrigue.
Bref, si je devais résumer en deux mots ce recueil, je le qualifierais d’étrange (tout est perturbant, du format du livre au mode de récit), et de fascinant (par son atmosphère, son écriture). Je ne suis pas sûre d’avoir tout saisi à la lecture, mais c’est un des livres qui imprègnent et dont les échos résonnent encore bien longtemps après la lecture.

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